• Les deux jardiniers

    Les deux jardiniers............Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794).

    Deux frères jardiniers avaient par héritage
    Un jardin dont chacun cultivait la moitié ;
    Liés d'une étroite amitié,
    Ensemble ils faisaient leur ménage.
    L'un d'eux, appelé Jean, bel esprit, beau parleur,
    Se croyait un très grand docteur ;
    Et Monsieur Jean passait sa vie
    A lire l'almanach, à regarder le temps
    Et la girouette et les vents.
    Bientôt, donnant l'essor à son rare génie,
    Il voulut découvrir comment d'un pois tout seul
    Des milliers de pois peuvent sortir si vite ;
    Pourquoi la graine du tilleul,
    Qui produit un grand arbre, est pourtant plus petite
    Que la fève qui meurt à deux pieds du terrain ;
    Enfin par quel secret mystère
    Cette fève qu'on sème au hasard sur la terre
    Sait se retourner dans son sein,
    Place en bas sa racine et pousse en haut sa tige.
    Tandis qu'il rêve et qu'il s'afflige
    De ne point pénétrer ces importants secrets,
    Il n'arrose point son marais ;
    Ses épinards et sa laitue
    Sèchent sur pied ; le vent du nord lui tue
    Ses figuiers qu'il ne couvre pas.
    Point de fruits au marché, point d'argent dans la bourse ;
    Et le pauvre docteur, avec ses almanachs,
    N'a que son frère pour ressource.
    Celui-ci, dès le grand matin,
    Travaillait en chantant quelque joyeux refrain,
    Bêchait, arrosait tout du pêcher à l'oseille.
    Sur ce qu'il ignorait sans vouloir discourir,
    Il semait bonnement pour pouvoir recueillir.
    Aussi dans son terrain tout venait à merveille ;
    Il avait des écus, des fruits et du plaisir.
    Ce fut lui qui nourrit son frère ;
    Et quand Monsieur Jean tout surpris
    S'en vint lui demander comment il savait faire :
    Mon ami, lui dit-il, voici tout le mystère :
    Je travaille, et tu réfléchis ;
    Lequel rapporte davantage ?
    Tu te tourmentes, je jouis ;
    Qui de nous deux est le plus sage ?

     

     

     

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  • Le chat et le miroir

    Recueil : Fables (1792).

    *********

    Philosophes hardis, qui passez votre vie
    A vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,
    Daignez écouter, je vous prie,
    Ce trait du plus sage des chats.
    Sur une table de toilette
    Ce chat aperçût un miroir ;
    Il y saute, regarde, et d'abord pense voir
    Un de ses frères qui le guette.
    Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
    Surpris, il juge alors la glace transparente,
    Et passe de l'autre côté,
    Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
    Il réfléchit un peu : de peur que l'animal,
    Tandis qu'il fait le tour, ne sorte,
    Sur le haut du miroir il se met à cheval,
    Deux pattes par ici, deux par là ; de la sorte
    Partout il pourra le saisir.
    Alors, croyant bien le tenir,
    Doucement vers la glace il incline la tête,
    Aperçoit une oreille, et puis deux... à l'instant,
    A droite, à gauche il va jetant
    Sa griffe qu'il tient toute prête :
    Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien pris.
    Alors, sans davantage attendre,
    Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,
    Il laisse le miroir et retourne aux souris :
    Que m'importe, dit-il, de percer ce mystère ?
    Une chose que notre esprit,
    Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
    Ne nous est jamais nécessaire.

     

     

     

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  • Les éponges.

    Les éponges.............Antoine-Vincent Arnault (1766-1834)

    Fable X, Livre I.


    L'éponge boit, c'est son métier ;
    Mais elle est aussi souvent pleine
    De l'eau fangeuse du bourbier,
    Que de celle de la fontaine.
    Docteurs qui, dans votre cerveau,
    Logez le vieux et le nouveau,
    Les vérités et les mensonges,
    J'en conviens, vous retenez tout ;
    Mais aux yeux de l'homme de goût,
    Ne seriez-vous pas des éponges ?

     

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  • Le fleuve...

    Le fleuve.........Antoine-Vincent Arnault (1766-1834)

    Fable XVII, Livre I.


     Un grand fleuve parcourt le monde :
    Tantôt lent, il serpente entre des prés fleuris,
     Les embellit et les féconde ;
    Tantôt rapide, il s'enfle, il se courrouce, il gronde,
    Roulant, précipitant au milieu des débris
     Son eau turbulente et profonde.
    À travers les cités, les guérets, les déserts,
    Il va, distribuant à mesure inégale,
    Aux avides humains, dont ses bords sont couverts,
    Les trésors de son urne avare et libérale ;
     Ainsi, tandis que l'un, dans son repos,
     Bénit la main de la nature,
    Qui dans son héritage a fait passer leurs flots,
     Ou les lui donne pour ceinture,
    L'autre maudit le sol, dont les flancs déchirés ;
    Reproduisent sans cesse et le roc et la pierre,
    Indestructible digue, éternelle barrière,
    Assise entre le fleuve et ses champs altérés.
     Mais le plaisant de cette histoire,
     C'est de voir certain compagnon,
     Plongé dans l'eau jusqu'au menton ;
     Plus il a bu, plus il veut boire.
     Insatiable ; et dans son bain,
     Cent fois moins heureux et moins sage,
    Qu'un homme qui tout près, sans désir, sans dédain,
    Regardant l'eau couler, n'en prend pour son usage,
    Que ce qui peut tenir dans le creux de sa main.
     Homme rare, sur ma parole !
     Avec moi vous en conviendrez,
     Mes bons amis, quand vous saurez
     Que notre fleuve est le Pactole.

    .Antoine-Vincent Arnault

     

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  • La Fable Du Porc-Épic !

    La Fable Du Porc-Épic !

     

    C'était l'hiver le plus froid jamais vu.
    De nombreux animaux étaient morts en raison du froid.
    Les porcs-épics, se rendant compte de la situation
    avaient décidé de se regrouper.

    De cette façon ils se couvraient et se protégeaient eux-mêmes!

    Mais les piquants des porcs-épics de chacun
    blessaient leurs compagnons les plus proches
    même s'ils se donnaient beaucoup de chaleur les uns aux autres.

    Après un certain temps, ils ont décidé de prendre leur distance l'un de l'autre et ils ont commencé à mourir, seuls et congelés.

    Alors, ils devaient faire un choix :
    accepter les piquants de leurs compagnons ou disparaître de la terre.
    Sagement, ils ont décidé de revenir en arrière pour vivre ensemble.

    De cette façon, ils ont appris à vivre avec les petites blessures
    causées par l'étroite relation avec leurs compagnons
    mais la partie la plus importante était la chaleur qui venait des autres.
    De cette façon, ils ont pu survivre.

    La meilleure relation n'est pas celle qui rassemble les gens parfaits,
    mais le mieux est quand chacun apprend à vivre
    avec les imperfections des autres et on peut y découvrir et admirer
    les bonnes qualités des autres personnes.

    La morale de l'histoire :
    « Apprendre à aimer les piquants dans notre vie. »

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  • Les petits loups

    Les petits loups  1

    Les petits loups

     

    Dans une forêt tapie près des étoiles regardez bien vous les verrez les petits loups, ils sont trois leur pelage est bleu et leurs yeux verts étonnent la natureIls se nomment
    CANDIDE
    CUPIDE et
    DORE

    Ce sont des loups solitaires qui refusent de vivre avec une tribu
    Ce sont des artistes, des excentriques. La tribu voit d’un mauvais œil
    Ces trois loups solitaires vivre leurs passions d’artistes.

     
    CANDIDE est un poète qui compose des poésies  ravissantes
    il vient d’obtenir le PRIX DU RECUEIL D’OR »
    décerné tous les dix ans  par la maison d’édition les loups du levant

    CUPIDE  est un peu économe il collectionne les vieilles monnaies et
    les classe Selon leur valeur dans de grands classeurs
    cachés dans une armoire ancienne

    DORE  est musicien en attendant que sa musique connaisse le succès mérité
    Il vit aux crochets de ses deux frères qui ne s’en plaignent guère
    Je vous ai situé les trois marginaux et à présent débute notre conte

    il était une fois… Est-ce ainsi que l’on débute les contes
    dites moi si je suis dans le vrai ?
    Nos petits loups sommeillent dans cette forêt paisible ils sont charmants bercés
    Par leur bonne fée les étoiles se penchent afin de les apercevoir
    elles rient Mais cette tranquillité sera troublée dans peu de temps

    un réel danger apparaîtra
    Et…
    mais  les laissons dormir paisiblement
    à bientôt mes amis.
    A suivre

     

    Raymonde Verney

     

     

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  • La libellule et l’abeille

    La libellule et l’abeille

    Vous ai-je conté l’histoire de la libellule et de l’abeille ?

    Non ! Réparons cet oubli.

    Dans un été torride une libellule prenait ses aises

    Libellule

    Elle s’égayait dans une nature translucide

    Ne songeant qu’à s’amuser car l’été lui seyait à merveille.

    Une abeille observait ce manège d’un œil mauvais

     

    Cette paresseuse se moque des ouvrières laborieuses.

    Abeille

    Elle en réfèrera à la doyenne des abeilles: la reine mère.

    Ma fille, lui répondit la dame sage, accepte cette erreur de la nature

    Nous ne sommes pas tous égaux.

    La libellule a une vie fugitive. Toi, un jour, tu règneras.

    L’abeille bonne fille ne se fâcha plus contre la libellule.

    Pourtant à l’orée du soir les ragots allaient bon train

    Savez vous disait le bouleau à un chêne fripé que dans la forêt des vertes
    Saisons deux amoureux se rencontrent « en cachette » ?

    La fée LUCIOLE abrite leur rencontre dans la cabane hantée

    Le bruit se répandit dans une nature assoiffée de nouvelles

    L’abeille décida  de se déguiser en fleurs

    Une nuit où la lune oublieuse  de ses serments se coiffait et se parait

    Afin de séduire le ciel, métamorphosée en fleur notre petite curieuse se Planta (le mot est juste) à côté  de la cabane hantée! Elle attendit longtemps

    Soudain! La porte grinça…le bourdon et la libellule volèrent se serrant l’un contre l’autre

    L’abeille en était retournée et stupéfaite elle se précipita à la ruche puis conta sa découverte à la reine mère

    La sage vieille dame convoqua les deux amoureux et leur demanda de régulariser leur situation

    Ainsi fut fait: la forêt des quatre saisons célébra les noces

    La fée LUCIOLE offrit aux jeunes mariés une baguette magique

     

    Raymonde Verney

    Un conte pour enfants

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  • luna 2 Contes pour les enfants

    luna 2 Contes pour les enfants..

    Un comité se réunit la veille des festivités :
    qui  remplacerait dame LUNE dans ses fonctions ?
    Hors de question de laisser la nuit régner elle en profiterait

    pour s’installer et faire l’arrogante
    Une étoile plus lumineuse que  les autres  fut désignée

     

    elle se nommait TALIA
    Elle accepta gentiment le rôle de médiatrice du ciel
    Le lendemain soir dans le ciel opaque les étoiles firent
    une haie d’honneur à la mère LUNE portant la petite LUNA.
    La source DEVIA coulait dans un bruissement soyeux d’un nuage
    à l’autre depuis mille ans cela se passait ainsi !

    Elle s’arrêta un moment et d’un doigt humide humecta
    le front de l’enfant  et lui parla une langue ancienne
    connue des initiésL’enfant
    LUNA  vêtue d’une tunique jaune était émerveillée,
    le soleil son parrain, les marraines l’étoile ANTEA ,
    la fée RYA promirent de s’occuper de son éducation.
    Le soleil ausculta sa montre : il était temps de dîner.
    On se pressa dans une caverne mousseuse.Où un bougeoir
    à  dix branches distillait une lumière délicate.
    Les étoiles, délicieuses habillées de satin beige prirent place
    sur des chaises spécialement conçues pour elles la mère LUNE,
    LUNA, le parrain et les marraines eurent les places d’honneur;
    des fantômes faisant office de valets servirent une boisson orangée
    Le repas se composa de végétaux lunaires qui poussaient en temps normal
    dans un jardin cosmique.Puis une soupe aux herbes folles suivit d’une tourte
    aux plantes, le dessert se présenta sous forme de beignets  semi-lunaire
    LUNA grandit

    << regarde le ciel les nuits de pleine lune
    tu verras une dame aux cheveux argentés tenant la main
    d’une petite fille souriante>>

    FIN

     

    Raymonde Verney

    Un conte pour enfants

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  • LA ROCHE DES FEES conte enfantin

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    HELINOR se promène dans la montagne des grandes roches elle apprécie le soleil, la nature verdoyante
    Soudain son pied est pris dans un piège, elle pousse des cris de douleur et appelle à l’aide…
    Personne ne l’entend
    HELINOR se dégage tant bien que mal mais elle boîte, elle se dirige vers un rocher afin de s’asseoir et…  à son grand étonnement le rocher lui adresse la parole
    Une fée minuscule sort d’une petite fente elle frôle la jeune fille de sa baguette magique

     

    La douleur s’en va le pied est guéri
    Mon nom est PHILEA suis moi dans mon pays merveilleux
    si tu es d’accord je te toucherai avec ma baguette magique et tu deviendras minuscule
    Ainsi fut fait, les deux petites filles entrent dans la roche et au bout
    d’une marche silencieuse arrivent au pays des fées.
    Le tonnerre gronde pour avertir de la présence des deux visiteuses,
    les fleurs chantent et exécutent un ballet sur une musique moderne,
    les habitants de cette contrée sont petits et ravissants
    PHILEA emmène sa nouvelle amie au château des aurores
    (il est construit en cristal) résidence magique
    Dans le vestibule les tableaux parlent et s’offrent des sucreries,
    un cd sert le thé  à tous les invités et un poisson chat distribue des petits fours
    à la ronde.Les armoires en paille froissée déménagent sans cesse,
    les costumes brillants, de couleurs vives volent d’un cintre à l’autre,
    les deux fées se rendent à la cuisine où un ordinateur leur demande fort
    gentiment ce qu’elle désirent déguster des
    casseroles fument des cigarettes et cuisent le repas dans un four à bois.

    Il existe dans ce pays merveilleux un jardin où les fleurs  ravissantes ,
    dans un étang Dansent un ballet aquatique dirigé par un canard
    monsieur SERVUS maître  de ballet
    Figurez vous que les arbres marchent et traversent la forêt pour rendre visite à des amis

    le va et vient est incessant  (tout est minuscule évidemment dans cette région)
    Les oiseaux se racontent des blagues et se posent des devinettes, irréel
    me direz- vous ! Mais je vous assure que ce récit est authentique.
    Les papillons se déplacent dans un char volant, le soleil oublie
    son sérieux et danse le rock en roll Dans un ciel très étonné,
    les nuages roses, bleus, rouges participent à la danse folle.
    Helinor ramasse des pommes rouges de plaisir elles ont la grosseur
    d’une bille Une fontaine coule dans un pré  et son eau devient
    de l’or au contact du pré verdoyant  cet or est amassé
    dans une barque pour être distribué aux fées

    Les deux amies se voient dans un miroir, ce dernier,
    galant, offre à HELINOR un peigne en ivoire ne te sépare
    jamais de ce cadeau lui dit-il  sinon tu ne pourras
    jamais revenir au pays merveilleux
    Plus loin un gardien (un perroquet) dans sa livrée verte
    et jaune  ouvre le portail d’entrée du jardin Et lui
    demande de restituer le cadeau reçu la fée se méfie
    et nie avoir eu ce peigne en ivoire, car elle sait
    que désormais elle retournera souvent au pays des
    fées pour y retrouver tous ses amis

    Fin

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