• Vieille légende hindoue !

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    Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.

    Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
    - « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »
    Mais Brahma répondit :
    - « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »
    Alors les dieux répliquèrent :
    - « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »
    Mais Brahma répondit à nouveau :
    - « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »
    Alors les dieux mineurs conclurent :
    - « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »
    Alors Brahma dit :
    - « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.

    Auteur inconnu

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  • L'escalier mystérieux !

    L'escalier mystérieux !

    Ville de Santa Fé, New Mexico, USA. Un mystère qui dure depuis 130 ans et qui y attire plus de 250,000 visiteurs chaque année. La Chapelle Loretto.

    Ce qui différencie cette chapelle de toutes les autres, c’est la légende qui veut qu’un miracle y soit survenu lors de la construction de l’escalier qui mène au jubé.

    Cette chapelle fut construite à une date non précisée du 19e siècle. Quand elle fut terminée, les soeurs ont réalisé qu’on avait omis de construire l’escalier pour se rendre au jubé. Elles ont débuté une neuvaine à St-Joseph, le patron des charpentiers. La dernière journée de leur prière, un étranger vint frapper à leur porte. Il se présenta comme étant un charpentier et leur offrit de construire l’escalier manquant.

    Il construisit l’escalier, tout seul, ce qui déjà, est considéré comme un défi majeur pour un charpentier. Personne ne comprend comment l’escalier peut tenir en place sans avoir un poteau de support central. Le charpentier, n’a utilisé aucun clou ni colle dans la construction et il est mystérieusement disparu sans se faire payer à la fin de son travail.

    Depuis ce temps une rumeur circule à Santa-Fé à l’effet que le mystérieux charpentier, serait St-Joseph lui-même ... envoyé par Jésus-Christ pour solutionner le problème des soeurs. Depuis, cet escalier est appelé “miraculeux” et la chapelle est devenue un site de pélérinage.

    Il y a trois mystères dans cette histoire selon le porte-parole de la chapelle.

    Le premier c’est, qu’à ce jour, l’identité de ce charpentier demeure toujours inconnue.

    Le second : tous les architectes, ingénieurs et scientifiques ne comprennent pas comment cet escalier peut s’équilibrer et tenir sans support central.

    Et le troisième : d’où provient le bois qui a servi à sa construction ? Après de nombreuses vérifications, ils ont découvert que l’essence et le type de bois utilisé dans la construction n’existe tout simplement pas dans la région.

    Et il y a un autre détail qui ajoute à la théorie du miracle : l’escalier a trente-trois marches , l’âge qu’avait le Christ à sa mort .

    Auteur inconnu

     
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  • Les deux loups !

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    Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

    "Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments"

    Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

    Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

    Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda : " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"

    Le grand-père sourit et répondit doucement : "Celui que je nourris."

    Une fable amérindienne que l'on raconte le soir autour du Feu Sacré.
    Auteur inconnu

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  • Un enfant demande à son père:

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    - Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
    Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
    - Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

    Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
    - Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
    - Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
    - Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
    - Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
    Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
    Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.

    Auteur inconnu

     
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  • La légende de l'esturgeon !

    esturgeon

     

    Dans les feuilles du ginkgo biloba, on entend parfois des contes qui remontent à des époques très lointaines.

    Avant le temps des dinosaures, il y a 250 millions d’années, dans l’océan clair et limpide nage un très grand poisson. Sa peau est lisse. Son squelette est principalement constitué de cartilage. Son museau allongé, terminé par des barbillons, lui donne un air rigolo. Il n’est pas bien méchant avec sa petite bouche sans dent. Son seul moyen de défense reste son puissant coup de queue. C’est tout. Alors, il est prudent et regarde toujours un peu partout. Il se promène sans embêter personne et espère que personne ne l’embête.

    Ce jour là, il fait beau, et l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, remonte à la surface de l’eau pour voir briller le soleil sous les vagues. Tout à coup, il aperçoit la fille du Grand Manitou. Elle vole au dessus de l’océan, belle comme un lever de soleil. Fasciné par sa beauté, il ne peut détacher son regard d’elle.

    Dans sa nonchalance juvénile, elle s’est aventurée trop loin. Le vent du Nord menace de la balayer encore plus loin… Après un long moment, elle le réalise mais il est déjà trop tard. Elle est exténuée et ne se sens plus la force de rentrer. Paniquée, elle regarde autour d’elle : personne! Elle appelle à l’aide : personne ne répond! Elle invoque le Grand Manitou de lui venir en aide : il l’entend et scrute l’océan autour d’elle. Il y a bien quelques grands poissons aux dents acérées (des requins) assez près pour la secourir mais ils font la sourde oreille. Ils ne s’intéressent qu’à ce qu’ils peuvent manger. Et les autres poissons s’avèrent bien trop effrayés pour tenter quoi que ce soit.

    L’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, est complètement ébloui par la beauté et profondément touché par la détresse de la fille du Grand Manitou. Alors, il s’élance, sans même penser au danger qui le guette! Sa peau lisse et sans défense attire immédiatement les requins. Le plus grand d’entre eux s’élance et le mord au flan! L’esturgeon, donne un immense coup de queue, il se dégage de justesse des mâchoires meurtrières et se débat vaillamment pour avancer malgré les requins.

    Le Grand Manitou à tout vu. Touché par le geste courageux de l’esturgeon, il lui accorde sa protection. Content d’être vivant, l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu bondit dans les airs. Puis, se déplaçant à fleur d’eau, il prend sur son immense dos la fille du Grand Manitou. Il la transporte avec beaucoup d’attention jusqu’à un immense estuaire où, enfin, elle met pied à terre.

    Aussitôt, elle touche délicatement le flan de l’esturgeon. Alors, il guérit de toutes ses blessures. Puis pour le remercier de son aide, elle lui fait un don. À chaque fois qu’il observera quelque chose en se laissant toucher par la beauté, cette observation s’inscrira au plus profond de sa peau, le transformera et le protégera. Il sera donc protégé par la beauté qu’il trouvera…

    Et depuis ce temps, dans la peau lisse et douce de l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, il y a des rangées de boucliers osseux en forme d’oiseaux marins, de poissons et même de voiliers. Ces plaques osseuses le protège si bien qu’il n’a pas de prédateur. Alors, depuis 250 millions d’années, ce poisson préhistorique est resté le même. Il a gardé la même forme et c’est ainsi que nous pouvons encore aujourd’hui observer l’esturgeon, ce poisson grand, fort, barbu et protégé de boucliers osseux!

    Ourepik (Décembre 2009 )

     

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  •  

    L’histoire se situe en 1856 et 1857, dates de la création et de la première ouverture aux lyonnais du parc.

    A cette époque, le Rhône inondait régulièrement les terrains qui l’entouraient, puis tout rentrait ensuite dans l’ordre.

    La ville de Lyon décida, à la suite du projet de parc public présenté par le préfet Vaïsse, de devenir propriétaire du domaine de la Tête d’Or.

    Il faut savoir qu’à ce moment là, Lyon connaissait des périodes houleuses.

    En effet, par deux fois, en 1831 et 1834, les Canuts s’étaient révoltés à cause des mauvaises conditions de travail dans la soierie et du chômage relatif à ce secteur d’activité.

    Aveuglés par la pauvreté et la misère, ces travailleurs désoeuvrés devaient être canalisés pour éviter d’autres débordements plus importants. Le projet de la ville arrivait donc à point nommé.

    Les soyeux-chômeurs constituaient une main d’oeuvre interessante, permettant d’apaiser les esprits, d’éviter les émeutes sanglantes, et aussi d’apporter un pécule supplémentaire aux familles de canuts.

    Mobilisés pour la création du lac dans le parc, les Canuts se munirent de pelles, de pioches, brouettes……………, tout en gardant espoir de trouver un jour, le fameux trésor du domaine de la Tête d’Or.

    C’est en tout 900 000 m3 de terre qui ont été déblayés, pour servir ensuite à l’édification de digues sur les quais du Rhône.

    Le parc de la Tête d'Or est un parc urbain de Lyon, l'un des plus grands de France. Œuvre des frères Denis et Eugène Bühler, le parc est ouvert dès 1857 alors que les travaux ne sont pas achevés.

    Wikipédia

    Pourtant une légende perdure au sein de la communauté de tisseurs lyonnais. Certains racontent qu’après avoir longtemps déblayé, remblayé, nivelé et même creusé ce terrain sur plusieurs mètres de profond (et sur une surface de 12 hectares pour aménager des massifs et autres lieux de plantations), la pelle d’un Canut aurait rencontré un obstacle résistant.

    En enlevant la terre excédante, l’homme vit apparaître, comme en rêve, la tête de Christ en or.

    Ne pouvant cacher bien longtemps sa découverte aux yeux de ses compatriotes, ils ne tardèrent pas à se quereller au sujet du partage du précieux butin. Ne voulant partager, les Canuts s’empoignèrent devant le visage impassible de la Tête d’Or.

    Face à ce triste spectacle, la légende veut que ce Christ se mît à pleurer en voyant comme sa simple présence semait le trouble chez ces travailleurs. Une larme coula le long de son visage puis tomba sur la terre de la vaste étendue creusée par les tisseurs lyonnais, pour se transformer en gigantesque lac.

    La montée des eaux fut telle qu’elle engloutit à jamais la tête du Christ sous le regard médusé des ouvriers. Selon cette légende, c’est ainsi que naquit le lac de la Tête d’Or.

    On sait qu’un réalité, après des fouilles approfondies, le domaine ne livra jamais son secret.

    Source : http://www.jardin-botanique-lyon.com/jbot/

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  • Le renard et le coq

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    Contes et légendes de l'AFRIQUE

     

    Le renard et le coq habitaient le même quartier.  Le renard ne s'approchait jamais de son voisin quand bien même il crevait de faim. Aussi pouvait-il manger toute autre volaille, selon ses possiblités, mais jamais le coq.

    Jamais le coq; à cause de toute une montagne chimérique qu'il avait conçue à l'égard de la personne du roi de la basse-cour. A chaque fois qu'il voyait le coq, il fuyait même plus vite que l'éclair. Ils se voyaient souvent mais chacun demeurait dans sa solitude et cela finit par écoeurer le coq.

    Après avoir constaté cet état de fait, , le coq, comme il rentrait un après-midi à la basse-cour après s'être vagabondé dans la nature, rencontra le renard en pleine forêt sans issu. Ce dernier voulut déjà reprendre la fuite mais le coq l'interpella: «  Ami, pourquoi as-tu toujours eu peur de moi? Qu'est ce que je fais de mal?»  Le renard lui répondit que c'était à cause du feu qui se trouve au-dessus de la tête de son voisin. Curieux, le coq lui demanda s'il voulu parler de quoi, car il n'y comprenait rien. La renard, avec tout le sérieux du monde, ajouta qu'il ne peut en aucun cas s'approcher de cette volaille de peur d'être embrasé par ce feu qui, nuit et jour, sort de la tête du roi de la basse-cour. le Coq lui répliqua qu'il ne s'agissait pas de feu mais d'une partie de son corps. Ce faisant, il l'appela de venir toucher ce truc rouge afin qu'il se rassure que ce n'était point du feu...

    Timidement, le renard se dit en son chef: « Comment ai-je été aussi stupide en laissant tranquille cette bonne viande? » C'était le premier jour de leur amitié, le jour également de leur inimitié; car dès le lendemain,le renard déclara la guerre à tous les coqs du monde. Il commencça d'abord par tuer son voisin qui lui a révélé le secret et en fit de même à tous les coqs qu'il rencontrait. Et d'aucun dise qu'il continue à faire la chasse aux coqs...

    Quelle lecçon pouvons-nous tirer de ce conte?

    Je pense que le leçon est assez claire: Il ne faut jamais révéler celui qu'on est à n'importe qui, même s'il en faudrait rester solitaire.

     

    Source: S.O.S. AFRIKA asbl

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  • La Légende Hongroise...Du Cheval Blanc...


    Quand l’ambassadeur  Kusid, fils de Kond1 arriva dans la Bassin des Carpates où la terre était rendue fertile par le Danube, il apprécia le beau paysage et sa terre riche et féconde ainsi que les rives du fleuve très verdoyantes. Il se rendit immédiatement chez Svatopluk2, prince de la province. Il le salua au nom de son peuple et lui présenta le motif de sa venue en faisant l’éloge de sa belle et riche région. Svatopluk  s’en réjouit et pensa que Kusid et sa troupe étaient des paysans et qu’ils venaient pour cultiver la terre. Pour cette raison il se montra bienveillant à son égard, et il laissa partir l’ambassadeur.
    Après avoir rempli une gourde avec de l’eau du Danube, et avoir mis dans sa besace de la terre et de l’herbe, Kusid retourna chez les siens qui furent très contents d’entendre tout ce qu’il leur raconta. Puis Kusid leur montra l’eau, la terre et l’herbe qu’il avait rapportées.

    Ils humèrent  la terre et  ils furent convaincus qu’elle était excellente, l’eau était douce, et l’herbe était comme Kusid leur décrivait.

    Árpàd, le chef des sept tribus, en présence de tout le monde, remplit son cor de l’eau du Danube et demanda la grâce du Seigneur tout puissant pour que celui-ci leur cède définitivement cette terre fertile. Quand il termina son discours, les Hongrois crièrent trois fois: «Seigneur! Seigneur! Seigneur!» Les Hongrois gardent encore aujourd’hui cette habitude.

    Ils décidèrent ensemble de renvoyer l’ambassadeur chez Svatopluk avec un beau cheval équipé d’une selle d’or et d’une bride en or en échange de la terre. Quand Svatopluk le vit, il fut encore plus heureux que lors de la première visite de l’ambassadeur car il pensait que ce cadeau venait de la part des nouveaux cultivateurs en échange de la terre. L’ambassadeur demanda donc de la terre, de l’herbe et de l’eau à Svatopluk qui lui répondit avec le sourire qu’il en prenne autant qu’il voulait.

    L’ambassadeur retourna chez les siens. Entre-temps, Árpàd et les chefs des sept tribus, rentrèrent en Pannonie3 non pas en tant qu’invités mais comme ceux qui détenaient la terre par héritage. Ils envoyèrent un deuxième ambassadeur chez le Prince Svatoplouk avec le message suivant...

    «Árpàd et son peuple te font dire que tu ne restes  plus sur la terre qu’ils t’ont achetée pour un cheval, l’herbe pour une bride et l’eau pour une selle. Puisque tu étais à la fois dans le besoin et cupide, tu leur as cédé la terre, l’herbe et l’eau.»

    Quand Svatoplouk entendit le message, il répondit en souriant...

    «Que l’on abatte le cheval avec un maillet, que l’on jette la bride au champ et la selle d’or dans le Danube.»

    L’ambassadeur répondit ainsi...

    «Qu’avons-nous à perdre avec cela ? Si tu tues le cheval, tu donneras à manger à nos chiens, si tu jettes la bride dans l’herbe, nos faucheurs vont tomber sur la bride en or, si tu jettes la serre d’or, nos pêcheurs vont la retrouver et vont l’emporter chez eux. Donc si la terre, l’herbe et l’eau sont à nous, tout est à nous.»

    En entendant ces paroles, le Prince mobilisa vite son armée. Ayant peur des Hongrois, il demanda de l’aide de ses amis. Quand les troupes se furent regroupées, ils allèrent voir les Hongrois qui arrivaient entre-temps au bord du Danube. A l’aube, sur un champ magnifique, la bataille éclata. Avec l’aide du Seigneur, les Hongrois mirent l’ennemi en déroute. Jusqu’au Danube les Hongrois poursuivirent Svatopluk qui, étant pris de peur, se jeta dans le fleuve et fut emporté par le courant rapide. Le Seigneur rendit ainsi aux Hongrois la Pannonie.

    1 L’un des chefs de sept tribus des Magyars
    2 Prince de Grande-Moravie (870-894)...3 La Pannonie est une ancienne région de l’Europe centrale située à l’emplacement de l’actuelle Hongrie, partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l’Autriche et de la Slovaquie...

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  • Il Était Une Fois...Contes & Légendes Hongrois...

    Pourquoi Le Renard Est-il Roux ?

     

    Il était une fois un petit ruisseau qui coulait lentement. Des écrevisses nageaient gaiement dans son eau. Tout près de ce ruisseau se trouvait un terrain broussailleux habité par des renards.
    Par une belle journée d’été bien chaude un renard eut très soif. Il descendit boire au bord du ruisseau. En buvant tranquillement, gorgée après gorgée de l’eau fraîche, il aperçut tout à coup une écrevisse. Elle ne nageait pas comme les autres animaux, vers l’avant, mais bien vers l’arrière. Le renard dit:

    «Dis donc, heureusement que le bon Dieu n’a pas créé d’autre animal aussi incapable que toi, qui n’avance jamais vers l’avant mais vers l’arrière!»
    L’écrevisse s’approcha du bord de l’eau et lui répondit:

    «Peut-être, mais je cours quand même plus vite que toi, espèce de crâneur! Regarde là-bas, il y a un vieux chêne. Celui qui y arrivera le premier, gagnera la course. En plus, je te permets de commencer avec trois pas d’avance. Quand je dirai un, deux, trois, partez! cours autant que tu le peux, car de toute façon j' arriverai avant toi.»

    Le renard rit de bon cœur.

    «Marché conclu! dit-il en souriant. On verra qui sera le vainqueur!»

    Pendant ce temps, sans se faire remarquer, l’écrevisse s’accrocha à la queue du renard avec ses pinces. Puis, elle donna le signal du départ...
    «Un, deux, trois … Partez!»

    Le renard s’élança. Après avoir fait un bon bout de chemin, il se dit:

    «Elle m’a bien eu, celle-là. Il se peut qu’elle ne soit même pas sortie de l’eau et qu'elle m’ait quand même bien fait courir. Tant pis, je vais continuer le chemin qui me reste encore à parcourir!»

    Il arriva au chêne, se retourna et à ce moment-là l’écrevisse lâcha rapidement la queue du renard. Elle se planta devant lui et dit:

    «Ce n’est que maintenant que tu arrives ? Moi, je suis là depuis longtemps. Qu’est-ce que tu as fait jusqu’ici ? Tu vois, tu étais présomptueux et finalement c’est moi qui ai dû t’attendre !»

    Le renard eut honte et devint tout rouge. C’est depuis ce temps-là que le renard a un pelage roux.
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