• Angkor : l’eau noie l’Empire Khmer ?

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    La cité ne fut pas entièrement abandonnée.© mathess – Fotolia

    Les incroyables temples d’Angkor, ciselés dans la pierre, témoignent encore du raffinement de l’Empire Khmer. Il domina l’Asie du sud est du IXe au XVe siècle. On sait en revanche peu de choses sur son déclin, entamé peu après l’an 1300 : à cette époque, la capitale politique et religieuse est progressivement abandonnée. Les historiens soupçonnent que la Peste noire, venue de Chine avant de se propager vers l’Occident, aurait décimé une grande partie de la population. Dans les terres, le mauvais entretien des systèmes d’irrigationperfectionnésqui avaient fait la richesse de la cité et la fortune des Khmers, couplé à un climat de plus en plus déréglé, aurait provoqué inondations catastrophiques lors de la Mousson et récoltes de riz désastreuses lors des sécheresses. Par ailleurs, la conversion du roi au bouddhisme theravada (lui retirant le rôle de figure divine) aurait favorisé l’instabilité politique et les guerres civiles.

     

     

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  • Ile de Pâques : trop de palmiers à terre ?

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    La surexploitation des richesses naturelles conduisit l’île au désastre. © stifos – Fotolia

    Qu’est-il arrivé aux créateurs des célèbres statues (moaï) du Pacifique ? Au XVIe siècle, alors qu’elle était encore inconnue des Européens, l’île aurait abrité plus de 15 000 personnes. Deux siècles plus tard, la population avait été divisée par six. En cause, la disparition du Paschalococos disperta, l’espèce de palmier indigène de l’île de Pâques. La population aurait coupé l’ensemble des plantes entre 1650 et 1722 pour se nourrir des coeurs de palmiers. Selon d’autres études récentes, c’est la présence du rat polynésien, arrivé avec les premiers hommes, qui aurait généré cette déforestation incontrôlable.

    Faute de bois, il est impossible de construire de bateaux de pêche, de bâtir de nouvelles statues et même de se nourrir correctement…

    Plus tard, des Péruviens venus capturer des esclaves transmirent des maladies inconnues aux derniers habitants. A la fin du XIXe siècle, on ne comptait plus que quelques dizaines de Pascuans.

     

    http://www.linternaute.com/actualite/histoire/comment-ces-civilisations-brillantes-ont-elles-disparu/ile-de-paques-trop-de-palmiers-a-terre.shtml

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  • Pourquoi de riches civilisations ont-elles disparu

     

    Riches et avancées, ces civilisations anciennes ont mystérieusement disparu. Maladies, changement climatique, défaites militaires…

     

    Tour d’horizon de facteurs qui ont effacé ces peuples de l’Histoire. Et qui pourraient nous toucher un jour !

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    L’Empire romain : le grand cercle vicieux ?

    Comment ces civilisations brillantes ont-elles disparu ?

    La construction en pierre marqua un net recul en Europe occidentale © delkoo – Fotolia

    En 476, le jeune Romulus Augustule abdique, mettant fin à l’Empire romain d’Occident. Classiquement, on a fait peser la responsabilité de cet évènement sur les « invasions barbares » du Ve siècle, ces violentes chevauchés des tribus germaniques et d’Europe de l’est. En réalité, l’explication semble plus complexe : les invasions ont rendu difficile la collecte de l’impôt, et donc la levée d’une armée romaine. De même, les valeurs et habitudes des tribus auraient essaimé dans l’Empire (lien personnel vassal-suzerain…) rendant caduque le lien entre les provinces.L’instabilité politique de Romeaurait favorisé le mouvement. Mais l’Empire romain a t-il vraiment disparu ? Si l’histoire classique fait de 476 une rupture, d’autres études plus récentes assurent que le Moyen-Âge, par ses valeurs, son droit et surtout la perception des protagonistes de l’époque, serait en fait la continuité directe de l’époque romaine. On parle alors d’Antiquité tardive.

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  • Pourquoi de riches civilisations ont elles disparu ?  

    Pourquoi de riches civilisations ont elles disparu ?   

    Riches et avancées, ces civilisations anciennes ont mystérieusement disparu. Maladies, changement climatique, défaites militaires…

     Tour d’horizon de facteurs qui ont effacé ces peuples de l’Histoire. Et qui pourraient nous toucher un jour !

    Les Incas : divisions, maladies et… chevaux ?

     

    Les Incas ont été capables de construire des cités remarquables comme Cuzco ou le sanctuaire du Machu picchu

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     Comme au Mexique, une petite armée de moins de 200 conquistadors – dirigée par Francisco Pizzaro - fit plier une civilisation florissante. Entre 1532 et 1572, l’Empire Inca, qui avait atteint son apogée au début du XVIe siècle, a été conquis dans le sang par ces aventuriers espagnols.

    Mais avant même cette défaite militaire, des failles importantes menaçaient déjà l’Empire. D’abord la maladie. Depuis l’arrivée des Européens sur le continent, les populations mourraient en masse de la variole, une maladie alors inconnue en Amérique. Ensuite la division. L’Empire Inca, qui s’étendait de l’actuelle Colombie au Chili, connaissait une guerre civile.

    D’autant que le territoire montagneux – deux fois plus vaste que la France actuelle – était difficile à surveiller et à administrer sans… chevaux. L’animal, très utilisé par les conquistadors, permet des déplacements rapides et des charges violentes. L’Empire Inca, bâti « à pieds » n’y a pas survécu.

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  • Il y a plusieurs années, j’ai vécu un voyage marquant. J’ai traversé un désert de montagnes dans l’Himalaya, dans une région  du nord de l’Inde qui vit encore selon des traditions ancestrales, perdue entre le ciel et la terre… Le Ladakh.

    Je me souviens d’une nuit en particulier durant ce voyage… J’avais quitté mon guide de montagne après trois jours dans les hauteurs et j’étais parti seul en suivant le chemin qu’on m’avait indiqué vers un monastère perché plus haut. Ce jour-là, je me suis trompé de vallée, ce qui allongea la marche de deux heures et je suis donc arrivé à destination à la tombée du jour. Un moine m’accueillit et, devinant que je devais avoir faim, m’accompagna jusqu’aux cuisines.

    Quand je suis entré dans la pièce, comme le jour était tombé à l’extérieur et qu’il n’y avait pas d’électricité, on m’aida à me diriger à la seule lumière des flammes du fourneau. Puisque les 2 cuisiniers ne parlaient pas anglais,  j’attendis en silence qu’on me serve mon repas. Je voyais leurs silhouettes se détacher, mais à peine leurs visages. Avec une grosse louche à soupe, ils remuaient le repas de la journée dans un immense chaudron. [Voir photo plus bas]. Après un repas de riz et de lentilles et un délicieux thé au beurre, le moine qui m’avait accueilli revint me chercher pour m’accompagner jusqu’à la chambre où j’allais passer la nuit. En chemin, j’entendais le murmure des moines en train de réciter leurs prières, une autre journée tirait à sa fin au monastère.

    On m’offrit une minuscule pièce avec pour seul ameublement un tapis de sol pour me coucher. Cette pièce devait avoir 300 ans et la peinture sur les murs à peine moins. Mon souhait se réalisait enfin, je vivais de l’intérieur, l’histoire fictive de Lobsang Rampa (L’histoire de Rampa) roman qui m’avait fait tant rêver. Sauf que ce tapis de sol me piquait de plus en plus la peau… Je sortis ma lampe frontale et regardai de près le tressage de mon humble lit et surprise: de tout petits insectes ne semblaient pas apprécier ma présence. Je regardai par la fenêtre, le ciel était clair… J’ai toujours aimé dormir à la belle étoile.

    Quelques minutes plus tard, j’étais étendu sur un des toits du monastère, sous un ciel parsemé d’étoiles à plus de 4000 mètres d’altitude.

    Je vis soudain une ombre avancer dans la nuit; un moine m’avait aperçu et se dirigeait vers moi. Je me suis dit qu’il allait me demander de retourner dans ma chambre et qu’il était peut-être interdit de dormir sur les toits, mais non, il s’assied à côté de moi, se présenta dans un anglais presque impeccable. Il était venu pour discuter et comprendre qui était l’étranger arrivé à la tombée du jour.

    Pendant ce qui me parut n’être que quelques minutes, mais qui dura quelques heures, il me raconta la vie au monastère depuis son enfance, de quoi étaient composées leurs journées, les étapes initiatiques par lesquelles devaient passer tout moine depuis l’âge de 5 ans, que parfois des tigres blancs descendaient des hauteurs jusqu’au monastère… Et il m’apprit un mot que je n’ai jamais oublié depuis: Impermanence.

    « Tu vois les montagnes qui nous entourent? Un jour, elles vont disparaître. Toute chose passe et se transforme. La vie et l’univers sont en perpétuel changement. C’est pourquoi il est vain de s’attacher aux choses matérielles, parce que tôt ou tard, elles disparaîtront. La vie n’est qu’une grande illusion… Comme ce tapis sur lequel nous sommes assis… Nous, nous voyons un tapis, mais en fait, ce n’est qu’un assemblage de milliers de fils tous différents les uns des autres. Nous voyons un tapis, mais ce n’est qu’une projection de notre esprit. Un jour, ce tapis disparaîtra, comme nous. Toute chose est illusion et toute chose passe… Ainsi est la vie. » 

    Hier, une personne que j’aime beaucoup m’a envoyé un lien vers l’intégralité du film Samsara dont l’histoire est mise en scène dans la magnifique région du Ladakh.  Lorsque j’ai publié cet article le 13 avril 2104, la video était accessible, malheureusement elle à depuis été retirée. Je sais par contre qu’elle est disponible sur Netflix. C’est un des plus beaux films que j’ai vus de ma vie, et ça m’a fait un bien énorme de le revoir.  Je vous partage aussi quelques photos de mon voyage.

    Bonne écoute et merci de partager vos impressions dans les commentaires plus bas.

    Sylvain Carufel
    La solution est en vous!

    Une journée mémorable en sage compagnie.

    Une journée mémorable en sage compagnie.
    Peinture faite à la main à partir de pigments achetés au marché.
    Peinture faite à la main à partir de pigments achetés au marché.
    Les femmes d'une famille qui m'a généreusement hébergé une nuit.
    Les femmes d’une famille qui m’a généreusement hébergé une nuit.
    Viel homme et son moulin à prière attendant l'arrivée du premier ministre Indien.
    Viel homme et son moulin à prière attendant l’arrivée du premier ministre Indien.
    Appel à la prière du matin dans un coquillage, sur le toit du monastère.
    Appel à la prière du matin dans un coquillage, sur le toit du monastère.
    Dans la cuisine d'un monastère où j'ai passé la nuit. Riz, lentilles et thé au beurre au menu. Avec comme seule cheminée un trou dans le toit.
    Dans la cuisine d’un monastère où j’ai passé la nuit. Riz, lentilles et thé au beurre au menu. Avec comme seule cheminée un trou dans le toit.
    Cérémonie pour une jeune Rimpoche de 14 ans en costume traditionnel. Les pierres bleues sur les tuniques sont de vraies turquoises.
    Cérémonie en costume traditionnel pour un jeune Rimpoche de 14 ans. Les pierres bleues sur les tuniques sont de véritables turquoises.

    Mon guide et moi à 5450 mètres d'altitude. Des sommets enneigés à perte de vue et 50% d'oxygène en moins. Mon guide et moi à 5450 mètres d’altitude. Des sommets enneigés à perte de vue et 50% d’oxygène en moins.

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  • Pour ceux qui aiment l’histoire

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    Les débuts de l’Histoire

    La civilisation de l’Indus

     

    A l‘écart du croissant fertile, cette grande civilisation a prospéré dans la plaine du Pakistan actuel.

    Aussi appelée « civilisation harapéenne » du nom d’Harapa, l’une des principales cités, elle a bénéficié des facilités d’irrigation dans la plaine de l’Indus mais elle garde encore une grande part de mystère.

    Une autre Mésopotamie aujourd’hui disparue

    La région, à cheval entre le Pakistan et l’Inde actuels, est très similaire à l’Egypte et à la Mésopotamie : il s’agit d’une plaine largement désertique irriguée par un grand fleuve, l’Indus. Un 2e grand fleuve, le Sarasvati, coulait probablement en parallèle à cette époque. Cette plaine est fermée au nord par l’arc himalayen et à l’ouest par des plissements montagneux moins élevés. Elle débouche au sud sur l’Océan Indien…

     

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  • Les grandes cités disparues

     

    Le mythe de l’Atlantide fait partie des grands mystères de l’Histoire. D’autres traditions et légendes, de toutes cultures confondues, évoquent des grandes cités ou îles disparues. Aucune n’a cependant suscité autant de fascination que l’Atlantide.

     

    » Avalon : selon la légende celtique, cette île brumeuse appartenant à la légende arthurienne, aurait disparu de la surface de la Terre quand Galahad aurait retrouvé le Graal.

    » Ys : d'après la mythologie nordique, Dahut, princesse de Cornouailles, se fit construire une ville sur la mer, protégée des vagues et des tempêtes par une porte de bronze. Par amour, elle vola la clé de la ville à son père Gradlon et une immense vague engloutit Ys à jamais.

    » La Lémurie : la théorie du "continent perdu de Mu", censé se trouver dans l’Océan Indien, remonte au XIXe siècle. Des scientifiques darwiniens ont émis l'hypothèse qu'un continent aurait un jour relié l'Inde du sud à l'Afrique. Certains voient en Mu l'originel jardin d'Eden.

     

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  • La récupération nazie

    Henri-Louis de la Tour d'Auvergne

    La cité idéalisée de Platon a été récupérée et détournée par le nazisme. S'inspirant de travaux des XIXe et XXe siècles, les nazis ont consideré que l'Atlantide était le berceau de la race aryenne. Adolf Hitler, fasciné par le haut degré de civilisation des Atlantes, faisait remonter leurs origines antérieurement à celles des sémites ; il pouvait ainsi attribuer aux Aryens la paternité des sciences, de l'art, de la technique et de la civilisation. Himmler, le dirigeant des SS et de la Gestapo, était également un "atlantomane" convaincu.

     

    Justifier l'impéralisme et la hiérarchie entre les peuples

    Au XVIe siècle, Olof Rudbeck associait l'Atlantide à la Suède et en tirait une légitimation de l'impérialisme. Au XIXe siècle, les colons européens situaient l'Atlantide en Afrique pour y justifier leur présence. Le mythe continue aujourd'hui à être manipulé à des fins racistes pour justifier une soi-disant hiérarchie des peuples. En 1997, les revues d'extrême droite "Nouvelle Ecole" et "Études indo-européennes", se sont consacrées à l'origine nordique des Indo-Européens évoqués comme des conquérants venus du Nord pour contrôler le reste de l'Europe.

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  • Des Atlantes dans l'Atlas

    Henri-Louis de la Tour d'Auvergne
    L'Atlas marocain par Erik Prunier

    Peu avant Platon, l'historien et géographe Hérodote (484 - 424 av. J.C) avait présenté les habitants de Lybie, vaste région s'étendant de l'Atlas à la boucle du Niger, comme les Atlantes. Ce peuple, ayant atteint un haut degré de civilisation, aurait été exterminé à l'Antiquité par les Troglodytes, un peuple guerrier vivant dans les rochers en Egypte. Bien que Platon ait puisé des éléments dans les textes d'Hérodote pour décrire l'armée des Atlantes, ce dernier n'a jamais fait le rapprochement avec l'Atlantide.

     

    Une justification de la colonisation

    Au XVIIe siècle, un auteur inconnu relance l'idée d'une Atlantide africaine. Elle se situerait à proximité des Canaries et des îles du Cap Vert, bordée au nord par l'Atlas et au sud par le golfe de Guinée. Cette théorie, sans réel fondement scientifique, connaît de nombreux partisans au XIXe siècle, au moment de la colonisation de l'Afrique. Les Européens, qui ne poussent pas vraiment les recherches, justifient leur présence en décrétant que leurs ancêtres étaient Africains.

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