• La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne

    Par Sophie Bogrow...Du Magazine Détours en France

    ****

    De vallées encaissées en landes mélancoliques, de frais bocages en forêts drues et sombres, de cascades pétillantes en rocs taillés par l’érosion, ce petit massif granitique à l'est de Vichy, recèle d’innombrables balades qui dévoilent une nature authentique et préservée.

    Depuis le sommet du rocher Saint- Vincent, entre Ferrières-sur- Sichon et Lavoine, profitez de la vue sur le puy de Montoncel,
 point culminant de l’Allier.

    C’est à peine une montagne, qui ne dépasse guère les 1 000 mètres, sinon au sud, où les pentes à sapins des Bois Noirs culminent au puy de Montoncel (1 287 m), et à l’est, dans les monts de la Madeleine, où quatre remonte-pentes font de la Loge des Gardes (1 175 m) une station de ski miniature.

    Les curistes de Vichy y venaient en excursion, avant guerre, profiter de la fraîcheur. Un petit train à voie étroite, le Tacot, mis en service en 1910, mettait des heures à les conduire de Vichy à Lavoine et Laprugne en passant par Cusset, Le Mayet-de-Montagne et Ferrières : 38 kilomètres, 13 stations...

    Pour ceux de la Montagne, c’était le seul moyen d’exporter leurs productions.

    La ligne a fermé en 1949, mais son tracé demeure, qu’on repère ici et là à la présence d’un viaduc (telle l’arche de béton de Ferrières) ou à une maisonnette typique des gares.

    Édifié en 
1910 près de Ferrières-sur-Sichon, le pont du Moulin Neuf est un vestige 
de l’ancienne ligne de chemin de fer du Tacot. Son arche de plus de 50 mètres 
a été conçue 
en béton armé.

    Une Atmosphère De Mystère

    Entre-temps, on est passé d’une douce houle céréalière à des collines herbues, secouées de plissements, puis aux pentes abruptes des vallées où la forêt l’emporte.

    Tout ici est propice aux légendes...

    Les blocs de granit moussus, que les fées ou les druides, c’est certain, ont creusés de cupules rondes, à l’image des Pierres du Jour à Laprugne...

    Les hêtres que des siècles de taille ont transformés en tortueux décor pour conte fantastique, près de Saint-Nicolas-des-Biefs.

    Dans les Bois noirs, proches
de Saint-Nicolas- des-Biefs, 
des hêtres tortueux âgés de 400 ans bordent un chemin de randonnée,
 l’allée des Géants, lui donnant un
 air de décor pour conte de fées.

    Même le brouillard, qui se lève souvent sur le dédale des bois et des haies, contribue à créer le mystère.

    De tous ces mystères, le plus passionnant est l’énigme de Glozel.

    En 1924, le jeune Émile Fradin, alors qu’il labourait, tomba sur une fosse enfouie qui regorgeait d’ossements, de poteries, de galets gravés, d’objets en os, et surtout de tablettes couvertes de signes inconnus.

    Les plus grandes sommités s’accordant à dater du néo- lithique la moisson recueillie par le docteur Morlet, on spécula sur l’existence d’une écriture antérieure aux Phéniciens.

    Mais en 1927, un de ces messieurs, auteur d’une autre théorie sur la question, décida de disqualifier la concurrence en criant à la fraude et une commission officielle décréta le jeune paysan, armé de son certificat d’études, coupable d’une gigantesque falsification qui eût exigé une thèse en anthropologie...

    Quand, après des années de procès, les tribunaux eurent fini de blanchir Fradin, le mal était fait. Son honneur était terni.

    Le bourg de Ferrières, traversé par le Sichon, était autrefois prospère. En témoignent les sept foires annuelles qui rythmaient la vie des villageois. Au fond, le clocher de l’église Saint-Désir.

    Entouré
 de douves alimentées par un canal, le château de Chappes à Ferrières- sur-Sichon (XVe siècle)
a abrité de prestigieux personnages de l’histoire de France. 
Il est classé Monument historique depuis 1992.

    Au Pays Des Verriers

    Pourtant, à partir des années 1970, de nouvelles analyses, confirmées vers 1995, ont permis de préciser certaines datations.

    Ainsi, bien que les tablettes gravées affichent entre 3 000 et 7 000 ans (sauf une part de copies médiévales), Glozel aurait été un site funéraire et cultuel de l’époque gauloise et romaine, réinvesti au Moyen Âge pour servir peut-être de four à des verriers.

    La forme ovale de ses tombes pourrait être liée à ces inexplicables souterrains annulaires creusés en nombre (au moins 34) dans la région.

     

    La tourbière
 du plateau
 de la Verrerie.
 Ce milieu protégé se découvre en suivant les pontons de bois, au ras des sphaignes et des droséras.

    Quant aux verriers, ils étaient nombreux entre autres vers Saint-Nicolas-des-Biefs, fondant le sable des rivières grâce aux hêtres des forêts.

    En 150 ans, avant la Révolution, ils ont ainsi entièrement dénudé le bien nommé plateau de la Verrerie.

    Restent 60 hectares de lande mauves de callunes, myrtilles et genêts, gardés par des chèvres et moutons, et de tourbière avec vue plongeante sur la plaine de Roanne.

    Dominant 
la vallée 
de la Besbre, l’imposante église Notre-Dame de Châtel-Montagne (1095-1216).

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Pourquoi a-t-on peur du Vendredi 13 ?

    Le chiffre 13 est au centre de nombreuses superstitions. On dit qu'il ne faut jamais être 13 à table et les hôtels n'ont généralement pas de chambre 13. Quand il est associé au vendredi, le chiffre 13 a encore plus mauvaise réputation ! Nous allons vous expliquer pourquoi.

    Croyances religieuses

    La mauvaise réputation du vendredi 13 se fonde en grande partie sur des croyances en rapport avec la bible et les évangiles, certaines liées au vendredi, d'autres au chiffre 13.
    Il est probable que le Christ soit mort crucifié un vendredi, même si la date exacte de sa mort n'est pas connue des historiens.
    Une opinion assez répandue, quoique farfelue, voudrait qu'Adam et Eve aient croqué la pomme un vendredi !
    Quant au chiffre 13 lui-même, sa mauvaise réputation viendrait en partie de ce qu'au dernier repas du Christ, appelé aussi la Cène, les apôtres étaient 13 à table jusqu'à ce que Judas soit parti pour accomplir sa trahison.

    Un vendredi 13 funeste

     

    Autre fait marquant pour expliquer la mauvaise réputation du vendredi 13 : il existe dans l'histoire un vendredi 13 particulièrement funeste. C'est en effet le vendredi 13 octobre 1307 que le roi de France Philippe IV, dit le Bel, fit arrêter les chevaliers du Temple ainsi que le Grand Maître Jacques de Molay et tous les dignitaires de l’ordre des Templiers. Injustement accusés de crimes avoués sous la torture, ils furent condamnés au bûcher.

    Et si c'était un jour de chance ?

    Il existe autant de personnes effrayées par le vendredi 13 que de personne qui pensent que ce jour est propice à la prise de risque. Les plus optimistes d'entre vous profiteront donc de ce vendredi 13 pour jouer au loto, prendre un engagement important ou, pourquoi pas, sauter en parachute !

    Les objets qui portent bonheur

    De nombreux objets sont réputés pour leur capacité à porter chance. Alors, si vous êtes superstitieux, transformez grâce à un porte-bonheur le vendredi 13 en un jour de chance.

    A lire aussi : Symbolique des porte-bonheur

    Munissez-vous d'un trèfle à 4 feuilles ou d'un fer à cheval ; cassez du verre blanc et marchez du pied gauche dans un excrément. A l'inverse, vous éviterez de casser un miroir, d'ouvrir un parapluie dans une maison, ou encore de passer sous une échelle... Et si vous n'osez pas avouer que vous êtes superstitieux, sachez que la majorité des gens le sont sans le dire, parmi lesquels de nombreuses personnalités ; ainsi, le couturier Christian Dior ne se séparait jamais d'une multitude de porte-bonheur qui encombraient ses poches. Le muguet, tout particulièrement, était pour lui une fleur fétiche qu'il aimait à décliner dans ses collections. Quant aux plus cartésiens d'entre nous, ils ont bien, un jour ou l'autre dans leur vie, touché du bois pour se porter chance !

     

    Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Vendredi 13 – Légendes & Superstitions

    Vendredi 13 – Légendes & Superstitions

    Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'événements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance.

    Quellle est l'origine de cette superstition ? Linternaute.com a enquêté pour connaître les origines de cette croyance.

    Une Superstition Remontant À La Bible

    La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13...

    Jésus et ses 12 apôtres,"Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ...

    Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. " (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.

    Les Croyances Nordiques

    La crainte du vendredi 13 puiserait également ses origines dans les mythes nordiques antiques.

    Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla.

    Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu.

    Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus.

    Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours.

    Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé".

    Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.

    Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday",vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait "Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.

    Mythologies Gréco-Romaines

    Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative.

    Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection.

    Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit.

    Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre.

    Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.

    Calculer La Fréquence Des Vendredis 13

    Une distribution annuelle ayant fait l'objet de savants calculsréquence des vendredi 13 

    Plusieurs démonstrations mathématiques ont prouvé que toute année comporte, au minimum, un vendredi 13 et, au maximum, 3 vendredis 13.

    Par ailleurs, deux mois consécutifs peuvent comporter chacun un vendredi 13 : cela a été le cas en 1998 (vendredi 13 février et vendredi 13 mars). 

    Plusieurs mathématiciens se sont penchés sur la fréquence à laquelle tombaient les vendredis 13.

    Dean Huffman, de l'Université du Texas, a ainsi montré qu'il y avait 7 intervalles de jours possibles sans aucun vendredi 13 : 27, 90, 181, 244, 272, 335 ou encore 426 jours (à cheval sur deux ans).

    Il faut remonter aux périodes du 13 juillet 1990 au 13 septembre 1991 et du 13 août 1999 au 13 octobre 2000 pour trouver ces intervalles bénis, sans aucun vendredi 13.

    Il semblerait, par ailleurs, que le 13 du mois aurait légèrement plus de chances de tomber sur un vendredi que sur n'importe quel autre jour de la semaine.

    Ce serait l'adoption du calendrier grégorien, adopté, coïncidence troublante, par Grégoire XIII...

    Qui serait responsable de cette prédominance du vendredi 13.

    La Paraskevidékatriaphobie

    Le vendredi 13 a généré sa propre phobie :  la paraskevidékatriaphobie, forme de triskaïdékaphobie ou peur irraisonnée du nombre 13.

    Certaines pratiques comme les mariages, les naissances ou la navigation sont évitées en Occident les 13 du mois.

    Dans de nombreuses villes, il n'y a pas d'habitations portant le n°13.

    Les grands immeubles, également, évitent de nommer le 13e étage (qui devient un 12 bis ou un 14a) et certains hôtels n'ont pas de chambre 13 pour éviter d'y loger un client supersticieux.

    Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, bref, ne sortent pas de chez eux.

    Un économiste américain a d'ailleurs relevé l'impact économique des vendredis 13 ...

    Ces jours-là connaissent en effet une baisse importante de la consommation.

    Quelques Triskaïdékaphobes

    Les pilotes de formule 1 ont peur du chiffre 13 depuis la mort de 2 pilotes portant ce numéro en 1926.

    Ce chiffre n'est jamais porté en F1 sauf si le pilote en fait la demande.

    Stephen King a également fait l'aveu de cette phobie qui l'empêche de lire les pages 13 des livres.

    Ça S'est Passé Un Vendredi 13...

    Vendredi Noir Pour Les Templiers

    En octobre 1307, tous les baillis et prévôts de France reçoivent une ordonnance cachetée du roi Philippe le Bel, avec ordre de ne l'ouvrir que le vendredi 13.

    Le pli leur demande d'arrêter tous les Templiers de France. Le jour même, 2 000 Templiers sont arrêtés simultanément par les sénéchaux (gardes du roi) et les baillis du royaume.

    Ils sont interrogés sous la torture avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains.

    Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué des crimes hérétiques...

    Tels que cracher sur la croix ou pratiquer des baisers impudiques.

    Crash Dans Les Andes

    Le plus célèbre crash advenu un vendredi 13 est le vol T-571 qui s'est écrasé dans les Andes en 1972.

    Le vendredi 13 octobre, l'avion décolle de Montevideo et fait route vers Santiago au Chili, transportant l'équipe de rugby Old Christians.

    Mais l'avion, qui percute un pic andin, s'écrase dans les montagnes à plus de 12 000 pieds.

    Les survivants, qui ne seront retrouvés que 2 mois plus tard, ont dû recourir au cannibalisme pour rester en vie.

    Au total, 29 des 45 personnes à bord ont été tuées, dont 5 passagers morts dans une avalanche le 30 octobre 1972.

     Vendredi 13 Les origines D'une Superstion

    Un jour de chance pour certains
    Vendredi 13 n'est pas un jour de malchance pour tout le monde.

    Ainsi, tous les vendredis 13, la Française des Jeux enregistre 3 fois plus de joueurs.

    Depuis 1991, elle organise une campagne appelée "opération V13" ; le vendredi devient la "Journée de la Chance" et les joueurs sont susceptibles de remporter des cagnottes extraordinaires.

    Mais il n'y pas que pour eux que le vendredi est synonyme de chance.

    Tour d'horizon des autres pays du monde
     En Espagne et dans les pays d'Amérique latine, on ne craint pas le vendredi 13 mais le mardi 13.

    En effet, le mardi est placé sous le signe de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine.

    Ce jour est également associé à la planète rouge, synonyme de destruction et de violence.

    En Italie, c'est le chiffre 17 et non le 13 qui est associé à la malchance. En effet, en chiffres romains, 17 s'écrit XVII.

    Ce chiffre est l'anagramme de VIXI, qui signifie en latin "j'ai vécu", interprété, par extension, comme "je suis mort"! 

     En Chine, c'est le 4 (qui se prononce, "shi", la mort) qui est effrayant et non le 13. Ce dernier chiffre est, au contraire, associé à la vie.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Le Petit Carcassin...

     Source:tarkabarka.cafeblog.hu   Il était une fois un homme pauvre. Avec sa femme, aussi pauvre que lui, ils étaient les plus démunis de leur village. L’homme allait pêcher chaque jour pour qu’ils aient de quoi manger.  Un jour, quand il tira son filet, il y trouva un petit carassin. 
    «Puisque tu es rentré dans mon filet, je te prends. Je t’emporte à la maison, et je vais te donner à mon chat», dit le pauvre.
    «Ecoute mon pauvre, dit le petit poisson, si tu ne me donnes pas au chat, en échange de ta bonne action, je te ferai du bien. Tu sais, un bienfait n’est jamais perdu.» Le pauvre homme remit alors le petit poisson dans l’eau.
    En rentrant, sa femme lui posa tout de suite la question: «Alors, as-tu pris quelque chose ?»
    «Rien», répondit-il et il raconta son histoire avec le poisson. Sa femme lui dit...

    «Retourne, et dis au petit poisson qu’il fasse de toi un juge.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»
    «Je suis ici! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le juge de mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, tu seras élu dimanche matin», dit le petit carassin.

    Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:

    «Alors, tu t’en es bien tiré?»

    Il lui raconta que dimanche il sera élu juge.


    Ce fut ainsi. Il était le juge de son village pendant trois ans. Il ne devait plus aller pêcher puisque avec sa femme ils vécurent à l’aise de son salaire.

    Un jour sa femme luit dit...

    «Etre juge n’est pas assez. C’est la fonction la moins appréciée dans le village. Va voir le petit carassin et dis lui que tu veux devenir notaire.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?» 
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le plus important notaire dans mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, demain tu seras élu notaire», dit le petit carassin. Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:
    «Alors, ta journée, qu’est-ce qu’elle a donné ?»
    «Il dit que demain je serai élu le notaire le plus important du village! Mais maintenant calmons-nous!» répondit le pauvre homme. Sa femme ne disait rien. Les années passèrent, un jour elle dit à son mari:

    «Ecoute-moi ! Cela ne me va plus! Sois juge du comitat ! »


    Le pauvre homme alla le lieu où il rencontrait le poisson et se mit à crier...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être juge du comitat!» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, tu le seras !» répondit le petit poisson.

    En rentrant à la maison, le pauvre homme dit à sa femme...


    «Je souhaite que nous nous soyons d’accord pour que je reste sur ce poste. Cela me suffira !»

    «D’accord!» céda sa femme.

    Mais au bout de cinq ans, elle n’en pouvait plus et recommença...

    «Je veux que tu sois le premier dignitaire! Sois préfet du comitat »

    Le pauvre homme alla au bord de la rivière où il avait rencontré le poisson et
    se mit à crier... 

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être le préfet du comitat !» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, ne t’inquiète de rien, tu seras élu!» répondit le petit carassin.

    Six ans passés, sa femme lui dit:

    «Tu sais ce que je pense ? Tu dois être roi !»

    Le pauvre homme cria au bord de la rivière...


    «Petit carassin! Petit carassin !»

    Le poisson sautilla et lui demanda...
    «Dis-moi ce que tu veux, je t’écoute !»
    «Je veux être roi! » dit le pauvre homme.
    «Ton vœu sera exhaussé», répondit le petit carassin.  

    Ce fut ainsi, le pauvre homme devint le roi de son pays.


    Mais un beau jour la femme murmura à l’oreille de son mari...

    «Chaque pays a son roi, c’est normal. Mais je veux que tu dises au petit poisson que c’est toi qui veux diriger la Lune et le Soleil.»

    La pauvre homme alla voir le petit poisson et cria...

    «Petit carassin! Petit carassin !» 
    «Que puis-je faire pour toi, pauvre homme ?» répondit le carassin.
    «Je veux diriger la Lune et le Soleil», répondit le pauvre homme.

    Le petit carassin se mit en colère, et répondit au pauvre homme...

    «Rentre chez toi pour reprendre ta vie misérable. Remercie ta femme qui n’a jamais été contente de tes fonctions et qui demandait toujours plus. Tu ne peux pas être Dieu ! »

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • « Oncles & Tantes D’Amérique » :
    D’héritages Légendaires & Fabuleux

    **********


    En Escroqueries Notoires.. (D’après « Le Petit Journal Illustré », Paru En 1937)... Publié Par...LA RÉDACTION

    **********

    Les héritages fabuleux d’ « oncles et tantes d’Amérique » suscitèrent bien des convoitises et donnèrent lieu, non seulement aux légendes les plus improbables bientôt ruinées par de méticuleuses recherches...

    Mais encore à des escroqueries notoires, telles l’histoire d’un certain Bonnet prétendument parti se faire nommer roi de Madagascar, ou celle de la « Grande Thérèse » dont s’amusa tout Paris à la fin du XIXe siècle

    Une histoire d’héritage fantastique enfièvre depuis des mois maintes familles d’Alsace et d’Allemagne, rapporte en 1937 le journaliste Jean Lecoq du Petit Journal.

    Il s’agit de la succession d’une « tante d’Amérique », succession qui avoisinerait, dit-on, le demi-milliard, un tel chiffre expilquant les convoitises des candidats héritiers qui sont au nombre de plus de 10 000.

    Dans la première moitié du XIXe siècle, un modeste habitant de Bitschwiller, en Alsace, du nom de Christophe Schaeffer, émigra en Amérique, s’y maria et eut une fille, Henriette, laquelle épousa un grand planteur de tabacs, Walter Garrett.

    Celui-ci mourut dans les dernières années du XIXe siècle. Sa veuve, Henriette Garrett, née Schaeffer, lui survécut jusqu’en 1930. Le 16 novembre de cette année-là, elle partait à son tour, à l’âge de 90 ans, pour un monde meilleur.

    Mais elle laissait après elle une des plus belles fortunes d’Amérique, une fortune de 17 millions de dollars, acquise par son époux dans la culture des tabacs.

    Mme Garrett n’avait pas d’héritiers directs. Soucieuse de faire profiter de son argent les membres de sa famille paternelle qui pouvaient exister encore dans la région rhénane...

    Elle laissa par testament une somme de plus d’un million qui devait être consacrée à des recherches minutieuses en vue de découvrir ces parents éloignés.

    « Oncles & Tantes D’Amérique » :..........En Escroqueries Notoires..

    Des recherches commencèrent aussitôt. Pendant ce temps, la fortune d’Henriette Garrett produisait des intérêts évalués à 1500 dollars par jour ; et en 1937, ce n’était plus 17 mais 20 millions de dollars qu’elle représentait.

    On conçoit que l’espoir d’un tel héritage ait éveillé les espérances de tous les Schaeffer d’Alsace et d’Allemagne.

    Or, ce nom est, là-bas, aussi commun que le sont, ailleurs, ceux de Durand ou de Dupont. Et cela n’était pas fait pour faciliter la besogne des enquêteurs.

    Le chroniqueur du Petit Journal nous rapporte qu’existe à cette époque au ministère des Affaires étrangères un service spécial qui s’occupe des recherches relatives aux successions lointaines..

    Il est facile d’imaginer, poursuit-il, si on a enregistré là des histoires d’héritages fabuleux, d’héritages qui demeurent en souffrance, et qui ne datent pas d’hier.

    La plus ancienne de ces revendications est celle qui a pour objet la succession de Jean Thierry, lequel n’était pas, d’ailleurs, un oncle d’Amérique, mais un oncle de Venise.

    Ce Jean Thierry, fils d’un cordonnier de Château-Thierry, était allé, à la fin du XVIIe siècle, s’établir dans la cité de Saint-Arc.

    Il y mourut en 1700, laissant une énorme fortune placée à la célèbre banque vénitienne, la Zecca. Or, Jean Thierry avait, à Château-Thierry, deux neveux, ses héritiers directs, qui ne furent jamais avertis de la mort de leur oncle, et de la merveilleuse succession qu’ils pouvaient revendiquer.

    Celle-ci demeura dans les coffres de la Zecca, improductive.

    Et il arriva que, quatre-vingt-dix-sept ans plus tard, Bonaparte vint à Venise avec ses soldats en haillons.

    L’armée manquait de tout : il fallait la vêtir, la nourrir. L’or déposé à la Zecca fut réquisitionné. Les millions de Jean Thierry revinrent ainsi, du moins, à la France.

    Mais il arriva qu’un jour, les descendants des deux neveux de Château-Thierry connurent l’histoire.

    C’était au nom du gouvernement français que Bonaparte avait mis la main sur la fortune de leur grand-oncle.

    Ils en réclamèrent à l’Etat la restitution, firent des procès, furent déboutés, recommencèrent, ne se lassèrent pas.

    Au début du XXe siècle l’un d’entre eux introduisait encore, devant la première chambre du tribunal civil, une action contre l’Etat en revendication des millions de Jean Thierry.

    Cet héritage de Jean Thierry n’était pas purement légendaire. Il exista réellement : et des papiers de l’époque du Directoire, conservés aux Archives, en font la preuve.

    Mais que dire de tant d’autres successions fantaisistes qui n’existèrent jamais que dans l’imagination de ceux qui en réclamaient la possession ?

    Il y a, notamment, la succession d’un certain Jean-Etienne Martin, « originaire du Languedoc » (on ne dit point de quelle ville ni de quel village, et décédé à Buenos-Aires, on ne sait pas exactement en quelle année) ;

    La succession Martin qui, pendant des lustres, a enfiévré toutes les familles Martin...

    Et Dieu sait s’il y en a, de la Lozère, du Gard, de l’Hérault, de l’Ardèche, de la Haute-Loire, des Landes, de la Haute-Garonne, etc. Hélas !

    Malgré les recherches opérées en Argentine par les soins de l’administration du Quai d’Orsay, on ne trouva nulle trace de ce Martin et de sa fortune.

    Il y a aussi la succession de Jean-Antoine Mallet, qui serait décédé au Brésil en 1888, et dont l’administration n’a jamais pu découvrir l’acte de décès.

    On n’a même pu savoir en quelle cité brésilienne était mort ce millionnaire.

    Cela n’a pas empêché d’innombrables Mallet de réclamer les six cents millions que la légende attribuait à ce Crésus mystérieux.

    Mais il y eut cet autre Malet — avec un seul « l », celui-ci — qui serait mort dans l’Etat de l’Ohio, laissant une fortune supérieure à 10 millions de dollars.

    Ce Malet était, disait-on, le fils du général Malet, le célèbre conspirateur.

    Les recherches opérées en Amérique démontrèrent que le personnage avait bien existé :

    Mais, de la fortune qu’on lui attribuait, on ne trouva pas la moindre trace.

    Et il y eut encore Picard, mort à Philadelphie en 1832 ; Dupont, mort à Saint-Louis ; Tissier, de Marmande, qui serait décédé en 1884, à l’hôpital Bellevue de New-York ;

    Poilras et Lafforgue, qui seraient morts à Chicago, l’un en 1887, l’autre en 1905 ; et Durand, mort en Argentine ; et Guérin, décédé au Brésil ; et Boyer, à Haïti ; et Huc, au Chili ; sans compter quelques nababs des Indes néerlandaises :

    Colmon, Dubois, Renard, qui avaient fait, à Batavia, d’immenses fortunes dans la culture de la canne à sucre.

    Car tous ces oncles d’Amérique, d’Asie, d’Océanie possédaient d’incalculables richesses.

    La moindre de ces fortunes, revendiquées par tant d’héritiers, s’élevait à 25 millions. Certaines de ces revendications remontent au XIXe siècle.

    Le seul malheur était qu’en dépit des recherches consciencieuses et obstinées de l’administration, on ne put jamais retrouver, non seulement les héritages, mais même la plus petite trace de tous ces oncles opulents.

    Ils étaient innombrables, pourtant, car nous n’avons nommé ici que quelques-uns ; nous en avons passés, et des plus riches ; et, notamment, l’un des plus fantastiques, l’oncle Bonnet.

    Le nommé François-Claude Bonnet était un oncle, non plus d’Amérique, mais de l’Inde.

    A en croire ses héritiers, ledit Bonnet, après avoir vécu longtemps à Calcutta, où il aurait acquis une fortune de 75 millions, serait parti se faire nommer roi de Madagascar.

    Il serait mort dans la Grande Ile vers 1830.

    Pendant des années, cette fable ridicule enflamme l’imagination de tous les Bonnet de France et de Navarre —

    Et il y en a presque autant que de Schaeffer dans les régions rhénanes.

    Sur la demande de tous ces Bonnet, l’administration se livra à toutes les recherches possibles à Madagascar, à l’île Bourbon, dans l’Inde et même en Angleterre :

    Elle ne trouva absolument rien ; et elle constata le fait dans une note publiée au « Moniteur officiel » le 19 mars 1834.

    Cette note aurait dû mettre fin à toutes les espérances et à toutes les convoitises des héritiers Bonnet : il n’en fut rien.

    La légende subsista, prenant même une force nouvelle.

    Et l’histoire Bonnet suscita même, en fin de compte, la plus jolie escroquerie.

    En 1887, un Comité se forma, à Paris, et mit l’affaire Bonnet en actions. Tout le monde — Bonnet ou non — pouvait souscrire.

    Dès la rentrée de la succession on assurait aux souscripteurs vingt fois la valeur du capital versé.

    Les fonds affluèrent. Après quoi, le Comité disparut, et l’argent des victimes avec lui.

    Car ce sont là, trop fréquemment, explique notre chroniqueur, la conséquence et l’aboutissement de toutes ces histoires d’héritages fabuleux.

    Tant qu’elles se contentent de bercer des espérances et de décevoir des convoitises, elles ne font pas grand mal ; mais trop souvent, elles favorisent l’escroquerie.

    Et ce ne sont pas toujours les héritiers — ou pseudo-héritiers — qui sont les seules victimes de ces dangereuses illusions.

    Il faut rappeler à ce propos une affaire qu’on dénomma justement « la plus dangereuse escroquerie du siècle. »

    Et dont le retentissement ne fut peut-être jamais égale : l’affaire Humbert.

    Il s’agissait d’une somme de 40 millions qu’un Anglais, nommé Henry Crawford, mort à Toulouse en 1883, aurait léguée à Mme Marie-Thérèse Daurignac, épouse de Frédéric Humbert (né en 1857), député de Seine-et-Marne et fils de Gustave Humbert (né en 1822), ancien garde des Sceaux, premier président de la Cour des Comptes.

    Marie-Thérèse Humbert allait donc entrer en possession de ce magnifique héritage, quand surgirent deux neveux du testateur, Robert et Henry Crawford, lesquels prétendaient détenir un autre testament de leur oncle aux termes duquel la fortune était léguée, non plus à Mme Humbert, mais à eux, Crawford frères, et à Mlle Maria Daurignac, sœur de Mme Humbert, à charge de servir à cette dernière une rente de 360 000 francs.

    Or, à cette époque, Mlle Daurignac était mineure. En attendant que sa majorité rendît une transaction possible, M. et Mme Humbert étaient nommés séquestres de la fortune. On imagine ce qu’une pareille histoire pouvait entraîner de complications et favoriser d’escroqueries.

    Il y eut des procès ; les tribunaux rendirent des arrêts qui donnaient une existence légale à ces Crawford que personne n’avait jamais vus, pour la bonne raison qu’ils n’existaient pas plus que l’oncle opulent dont ils étaient les héritiers.

    C’était Thérèse Humbert qui avait imaginé, monté et machiné toute l’affaire. Les Humbert menaient grande vie. Tout leur monde leur faisait crédit sur l’héritage. Les personnages les plus en vue fréquentaient leurs salons.

    Mais tant va la cruche à l’eau... Il suffit d’une seule plainte pour faire crouler l’échafaudage de mensonges dressé patiemment par la « Grande Thérèse ».

    Il fallut ouvrir le fameux coffre-fort dans lequel celle-ci affirmait que les millions étaient enfermés. Il était vide.

    Jamais Paris ne s’amusa tant. Il faudrait un volume pour énumérer les chansons, les images, les cartes postales...

    Les bibelots de toutes sortes commémorant les principaux épisodes de l’affaire.

    L’ouverture du coffre-fort, surtout, suscita la verve des chansonniers. On y trouva, disaient-ils, un grand écrin...

    Et dans ce grand écrin,
    Un autr’ petit écrin,
    Et dans ce p’tit écrin,
    Peau d’balle et balai d’crin !

    Et par là-dessus, la foule, à tous les carrefours, reprenait le refrain dans un éclat de rire :

    Ah ! les poires !...
    Les bonnes poires !...

    Au jour de l’An, les camelots vendirent sur les trottoirs « le coffre-fort et le lapin » ; au jour des Rois, les pâtissiers glissèrent dans leurs galettes une opulente Thérèse en porcelaine.

    On vendit « le Billet de banque Craquefort », le « Jeu des Oies de la mère Humbert », le « Dernier soupir de Thérèse ».

    Celle-ci fut mise en prison. « Je suis une grande victime », dit-elle. Et le plus curieux de l’histoire, c’est qu’elle le croyait.

    Ces escroqueries chez lesquelles la folie de la richesse et des grandeurs est favorisée par un manque absolu de scrupules...

    Bâtissent leur fable si laborieusement, vivent leur rêve si intensément, qu’elles finissent par en faire une réalité.

    Leur imagination a créé autour d’elles un monde fabuleux qui, peu à peu, leur apparaît vivant, agissant, réel.

    Ce fut le cas de la « Grande Thérèse » : le rêve, à force d’occuper son esprit, était devenu réalité.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • UNE VIEILLE LEGENDE HINDOUE :

    Une vieille légende Hindouiste raconte qu’il fut un temps où tous les hommes étaient des dieux.
    Hélas, ils abusèrent tellement de leur pouvoir divin que Brahma, le maître des dieux, décida de leur retirer la divinité et de la cacher dans un endroit où il leur serait impossible de la retrouver.

     

    Oui, mais où ? Brahma convoqua en conseil les dieux mineurs pour résoudre ce problème.

     

    - Enterrons la divinité de l’homme, proposèrent-ils.

    Mais Brahma répondit :
    - Cela ne suffit pas, car l’homme creusera et trouvera.

    Les dieux répliquèrent :
    - Dans ce cas, cachons-la tout au fond des océans.

    Mais Brahma répondit :
    - Non, car tôt ou tard l’homme explorera les profondeurs de l’océan. Il finira pas la trouver et la remontera à la surface.

    Alors, les dieux dirent :
    - Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur Terre, ou sous la mer, d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.

    Mais Brahma répondit :
    Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.


    Et depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme explore, escalade, plonge et creuse, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.



                                                                 
    Le trésor à l’intérieur de soi !

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne

    ********

    Par Sophie Bogrow...Source...Détours en France...

    De vallées encaissées en landes mélancoliques, de frais bocages en forêts drues et sombres, de cascades pétillantes en rocs taillés par l’érosion, ce petit massif granitique à l'est de Vichy, recèle d’innombrables balades qui dévoilent une nature authentique et préservée.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Depuis le sommet du rocher Saint- Vincent, entre Ferrières-sur- Sichon et Lavoine, profitez de la vue sur le puy de Montoncel,
 point culminant de l’Allier.

    C’est à peine une montagne, qui ne dépasse guère les 1 000 mètres, sinon au sud, où les pentes à sapins des Bois Noirs culminent au puy de Montoncel (1 287 m), et à l’est, dans les monts de la Madeleine, où quatre remonte-pentes font de la Loge des Gardes (1 175 m) une station de ski miniature.

    Les curistes de Vichy y venaient en excursion, avant guerre, profiter de la fraîcheur. Un petit train à voie étroite, le Tacot, mis en service en 1910, mettait des heures à les conduire de Vichy à Lavoine et Laprugne en passant par Cusset, Le Mayet-de-Montagne et Ferrières : 38 kilomètres, 13 stations...

    Pour ceux de la Montagne, c’était le seul moyen d’exporter leurs productions.

    La ligne a fermé en 1949, mais son tracé demeure, qu’on repère ici et là à la présence d’un viaduc (telle l’arche de béton de Ferrières) ou à une maisonnette typique des gares.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Édifié en 
1910 près de Ferrières-sur-Sichon, le pont du Moulin Neuf est un vestige 
de l’ancienne ligne de chemin de fer du Tacot. Son arche de plus de 50 mètres 
a été conçue 
en béton armé.

    Une Atmosphère De Mystère

    Entre-temps, on est passé d’une douce houle céréalière à des collines herbues, secouées de plissements, puis aux pentes abruptes des vallées où la forêt l’emporte.

    Tout ici est propice aux légendes...

    Les blocs de granit moussus, que les fées ou les druides, c’est certain, ont creusés de cupules rondes, à l’image des Pierres du Jour à Laprugne...

    Les hêtres que des siècles de taille ont transformés en tortueux décor pour conte fantastique, près de Saint-Nicolas-des-Biefs.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Dans les Bois noirs, proches
de Saint-Nicolas- des-Biefs, 
des hêtres tortueux âgés de 400 ans bordent un chemin de randonnée,
 l’allée des Géants, lui donnant un
 air de décor pour conte de fées.

    Même le brouillard, qui se lève souvent sur le dédale des bois et des haies, contribue à créer le mystère.

    De tous ces mystères, le plus passionnant est l’énigme de Glozel.

    En 1924, le jeune Émile Fradin, alors qu’il labourait, tomba sur une fosse enfouie qui regorgeait d’ossements, de poteries, de galets gravés, d’objets en os, et surtout de tablettes couvertes de signes inconnus.

    Les plus grandes sommités s’accordant à dater du néo- lithique la moisson recueillie par le docteur Morlet, on spécula sur l’existence d’une écriture antérieure aux Phéniciens.

    Mais en 1927, un de ces messieurs, auteur d’une autre théorie sur la question, décida de disqualifier la concurrence en criant à la fraude et une commission officielle décréta le jeune paysan, armé de son certificat d’études, coupable d’une gigantesque falsification qui eût exigé une thèse en anthropologie...

    Quand, après des années de procès, les tribunaux eurent fini de blanchir Fradin, le mal était fait. Son honneur était terni.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Le bourg de Ferrières, traversé par le Sichon, était autrefois prospère. En témoignent les sept foires annuelles qui rythmaient la vie des villageois. Au fond, le clocher de l’église Saint-Désir.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Entouré
 de douves alimentées par un canal, le château de Chappes à Ferrières- sur-Sichon (XVe siècle)
a abrité de prestigieux personnages de l’histoire de France. 
Il est classé Monument historique depuis 1992.

    Au pays Des Verriers

    Pourtant, à partir des années 1970, de nouvelles analyses, confirmées vers 1995, ont permis de préciser certaines datations.

    Ainsi, bien que les tablettes gravées affichent entre 3 000 et 7 000 ans (sauf une part de copies médiévales), Glozel aurait été un site funéraire et cultuel de l’époque gauloise et romaine, réinvesti au Moyen Âge pour servir peut-être de four à des verriers.

    La forme ovale de ses tombes pourrait être liée à ces inexplicables souterrains annulaires creusés en nombre (au moins 34) dans la région.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    La tourbière
 du plateau
 de la Verrerie.
 Ce milieu protégé se découvre en suivant les pontons de bois, au ras des sphaignes et des droséras.

    Quant aux verriers, ils étaient nombreux entre autres vers Saint-Nicolas-des-Biefs, fondant le sable des rivières grâce aux hêtres des forêts.

    En 150 ans, avant la Révolution, ils ont ainsi entièrement dénudé le bien nommé plateau de la Verrerie.

    Restent 60 hectares de lande mauves de callunes, myrtilles et genêts, gardés par des chèvres et moutons, et de tourbière avec vue plongeante sur la plaine de Roanne.

    La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne  Par Sophie Bogrow...

    Dominant 
la vallée 
de la Besbre, l’imposante église Notre-Dame de Châtel-Montagne (1095-1216).

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    *****

    Heureuse nouvelle année lunaire! Des performances colorées comme celle-ci sont fréquentes lors des festivités du Nouvel An lunaire (aka chinois), qui commencent le premier jour du calendrier chinois lunisolar traditionnel, ou le 16 février de cette année. Ce sera l'année du chien, selon le zodiaque chinois. Dans une vue plongeante sur la danse traditionnelle du dragon chinois, nous pouvons voir comment l'équipe d'interprètes utilise des pôles pour manipuler la longue silhouette d'un dragon, tissant son corps dans différentes positions au rythme de la musique.

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

    Danse du dragon pour accueillir le Nouvel An lunaire à Chenzhou, Chine, 2017

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique.

    Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.

    De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre,
    le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d'été.

    Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris,
    Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d'une étoile d'or.

    Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres.

    Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court
    mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

    Au 6ème jour qui suivit le solstice d'hiver, notre 1er janvier, ils coupaient en grande cérémonie le gui sacré qui montrait que la nature revivait sur les chênes qui semblaient morts ; le druide criait alors: "o ghel an heu!" qui signifiait "que le blé lève" et qui est devenu "Au gui , l'an neuf".

    Les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 25 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.

    Un peu plus tard, sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.

    La religion chrétienne qui célébrait jusqu'au 3ème siècle
    la naissance du Christ le 6 janvier (anciennes saturnales romaines)
    décida en 354 que le 25 décembre deviendrait la date de la naissance de Jésus Christ.

    Le 25 Décembre Est Une Fête

    Qui regroupe de nombreuses croyances très anciennes...

    Avant de devenir une des dates les plus importantes du calendrier chrétien...

    Le Père Noël

    Les Légendes De Noël

    Le père Noël original fut Saint-Nicolas, né en Asie Mineure, la Turquie d'aujourd'hui, il y a 1600 ans.

    Le petit Nicolas était bon et généreux. Il devint évêque de Myre, et plusieurs belles légendes sont connues à ce sujet.

    L'une de ces légendes raconte comme il eut pitié des trois jolies filles d'un noble qui étaient trop pauvres pour fournir la dot nécessaire à leur mariage.

    A trois reprises, le bon saint Nicolas lança par leur fenêtre des sacs d'or qui leur permirent de trouver de bons époux et d'être heureuses.

    A travers les siècles, on perpétua la légende du généreux évêque
    à la barbe blanche qui volait au-dessus des maisons sur un cheval blanc et jetait des cadeaux par la cheminée.

    Les premiers émigrants hollandais qui arrivèrent aux États-Unis
    appelaient saint Nicolas "Sinter klaas" qui devint ensuite Santa Claus.

    Les enfants suisses croyaient qu'un ange de Noël appelé "Kriss Kringle" arrivait sur un traîneau tiré par six rennes. Les lutins du père Noël viennent du folklore norvégien.

    Plus tard, au 19ème siècle, en, 1822, un professeur de séminaire,
    le docteur Clément C. Moore écrivit pour ses enfants "une visite de Saint Nicolas".

    Il y rassemblait toutes les légendes mentionnées plus haut, les confondant dans une seule merveilleuse histoire qui est devenue un classique de la littérature sous le titre "la nuit avant Noël".

    En 1863, le caricaturiste Thomas Nast reçut la mission d'illustrer cette histoire.

    De sa plume émergea le père Noël que nous connaissons aujourd'hui, avec son habit rouge, sa tuque et ses bottes luisantes.

     

    Le Sapin

    Les Légendes De Noël

    La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l'arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.

    Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe.
    Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes l'adoptèrent pour célébrer le solstice d'hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l'Égypte est le symbole.

    Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu.

    Si le feu atteignait la pyramide, l'année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

    Ce fut Martin Luther qui , au dire de certains, remplaça ce simulacre égyptien par le sapin, qui rappelait la pyramide par sa forme. Ses branches toujours vertes pouvaient être, même en plein hiver, un présage de printemps.

    Ce sont les luthériens qui eurent l'idée de couvrir l'arbre de petites bougies, pour remplacer les bâtonnets de bois. Ces lumières représentent la vie let la foi.

    Voici une des belles légendes qui entourent l'arbre de Noël...

    Il était une fois en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron.

    En rentrant chez lui, par une d'hiver claire mais glaciale, l'homme fût ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d'un sapin recouvert de neige et de glace.

    Pour expliquer à sa femme, la beauté de ce qu'il venait de voir,
    le bûcheron coupa un petit sapin, l'emporta chez lui, et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans.

    Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu'il avait vu briller,
    et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.

    Des gens virent l'arbre et s'en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël.

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique