• La légende de la Terre-Mère !

    La légende de la Terre-Mère !

    Au commencement, la terre n'existait pas. Le monde était une île qui flottait au-delà du ciel dans l'océan des premiers âges. Une jeune femme de la nation huronne-wendat, nommée Aataensic, partit à la recherche de plantes médicinales.

    Elle trébucha sur la racine d'un arbre qui s'abattit et qui l'entraina dans sa chute dans un trou du ciel. Pour la sauver de la noyade, les animaux se précipitèrent. Émues par sa beauté, les grandes oies prirent leur envol et amortirent sa chute et la déposèrent sur le dos de la tortue puisqu'il fallait lui trouver un endroit confortable où elle pourrait vivre.

     

    Les animaux tinrent conseil et ils décidèrent de créer pour elle une grande terre. Avec beaucoup de difficulté, ils recueillirent un peu de boue qui était collée aux racines de l'arbre.

     

    La Grande Tortue offrit de porter cette terre sur son dos. Aussi les animaux se mirent-ils à étendre la boue sur la carapace de la Grande Tortue et cette terre grandit jusqu'à devenir une grande île, puis un continent, et puis la terre que nous connaissons.

     

    C'est ainsi que la nation huronne-wendat, l'une des premières nations du Québec, raconte la légende de la création de la terre.

     

    texte : Mosaïcultures 2003, Vieux-Port de Montréal, été 2003
    crédit photo : Louis Poulin

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  • Les 1000 billes !

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    Plus je vieillis, plus j'apprécie les samedis matin. C'est peux-être à cause de la tranquille quiétude qui vient du fait d'être le premier à se lever, ou c'est peut-être la joie sans borne du fait de ne pas être au traveil. De toute façon les premières heures du samedi matin sont très agréables.

    Il y a quelques semaines, j'avançais en me trainant les pieds vers le sous-sol de ma cabane, une tasse de café bouillant dans une main et le journal du matin dans l'autre. Ce qui avait commencé comme un samedi matin bien ordinaire devint une de ces leçons que la vie semble nous présenter de temps en temps. Laissez-moi vous raconter.

    Je tournai le cadran du radio vers la section téléphone sur mon radio ondes-courtes pour écouter un réseau d'échange du samedi matin. À un moment donné, je tombai sur le son d'un type agé , avec un signal fantastique et une voix en or. Vous savez, le genre, il s'exprimait comme s'il était dans la radiodiffusion. Il racontait à la personne avec qui il parlait quelque chose au sujet "des mille billes".

    Je fus intrigué et m'arrêtai pour écouter ce qu'il avait à dire. " Et bien, Tom, c'est sûr que tu sembles être très occupé au travail. Je suis sûr qu'ils te payent bien mais c'est dommage que tu doives demeurer si longtemps loin de la maison et de la famille. C'est dur à croire qu'un jeune homme doive travailler soixante ou soixant-dix heures par semaine pour joindre les deux bouts. C'est malheureux que tu manques le récital de danse de ta fille."

    Il poursuivit, "Laisse-moi te dire quelque chose, Tom, quelque chose qui m'a aidé à garder une bonne perspective sur mes priorités." Et c'est alors qu'il commença à expliquer sa théorie des "mille billes".

    "Tu vois, un jour je me suis assis et j'ai fait un peu de mathématique. Une personne moyenne vie environ soixante-quinze ans. Je sais, certaines personnes vivent plus longtemps et d'autres moins longtemps, mais en moyenne, les gens vivent autour de soixante-quinze ans."

    "Maintenant je multiplie 75 par 52 pour obtenir 3,900, c'est le nombre de samedis qu'une personne moyenne a durant toute sa vie. Maintenant reste avec moi Tom, j'en arrive à la partie importante. "

    "Ça m'a pris cinquante-cinq ans de ma vie pour penser à tout cela dans le détail," il poursuivit, "et à ce moment-là j'avais vu plus de deux mille huit cents samedis. J'en suis venu alors à penser que si je vivais jusqu'à soixante-quinze ans il me restait environ seulement 1000 samedis à vivre et à apprécier."

    "Alors je me rendis dans un magasin de jouets et j'achetai toutes les billes qu'il y avait. J'ai dû visiter trois magasins de jouets avant de pouvoir ramasser 1000 billes. Je les apportai à la maison et les plaçai dans un grand pot en plastique transparent juste ici dans la cabane à côté de mon équipement. Depuis ce temps, chaque samedi, j'ai enlèvé une des billes du pot et je l'ai jeté."

    "Et j'ai trouvé qu'en surveillant mes billes diminuer, je me concentrais davantage sur les choses réellement importantes dans la vie. Il n'y a rien de mieux que de surveiller votre temps sur cette terre s'en aller pour vous aider à établir clairement vos priorités."

    "Maintenant laisse-moi te dire une dernière chose avant de te quitter et d'amener ma charmante épouse déjeuner au restaurant. Ce matin, j'ai enlevé la dernière bille du pot de billes. Je figure que si je peux me rendre jusqu'à samedi prochain, alors la vie m'aura fait cadeau d'un peu plus de temps. Et s'il est une chose que nous pouvons tous utiliser, c'est bien ce petit plus de temps."

    "Ça m'a fait plaisir de te rencontrer, Tom. J'espère que tu passeras plus de temps avec ta famille et j'espère te rencontrer à nouveau. "

    Vous auriez pu entendre une épingle tomber sur la radio quand ce type nous a dit au revoir. J'imagine qu'il nous a tous donné beaucoup à réfléchir. J'avais planifié de travailler sur mon antenne ce-matin là et je devais rencontrer quelques amateurs de radio pour travailler sur le prochain bulletin de nouvelles du club. Au lieu de cela, je montai l'escalier et réveillai mon épouse avec un baiser.

    "Viens-t-en mon amour, je vous amène, toi et les enfants, déjeuner au restaurant."

    "Pourquoi tout ça ? " demanda-t-elle avec un sourire.

    "Oh, rien de spécial, c'est juste que ça fait un bon moment depuis que nous avons passé un samedi ensemble avec les enfants. Hé, pouvons-nous nous arrêter à un magasin de jouets en passant ? J'ai besoin d'acheter quelques billes."

    Auteur: Jeffrey Davis

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  • Les trois vieillards !

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    Trois vieillards discutent sur un banc vermoulu dans la fraîcheur d'un soir d'été.

    Le premier s'adresse aux deux autres:

    "Quelle période magique que celle de l'enfance! Je me levais de bon matin et la rumeur du jour réchauffait ma poitrine comme un vin d'allégresse. Je me disais : "aujourd'hui, je vais aider mon père dans les champs" ou "tiens ! Ma mère a peut être besoin que je porte la jarre d'eau à sa place ?"

    Croyez-moi, le bonheur est perdu dès que le corps a fini de grandir. Aujourd'hui, je donnerais tout pour retrouver la vitalité de mes premières années..."

    Le second prend la parole et dit:

    "Moi, je n'ai jamais été aussi sage que pendant mon enfance. Pas de querelle avec les femmes, pas de coup bas entre hommes, aucune parole malheureuse, l'unique souci du jour présent.

    Croyez moi, le secret de la jeunesse éternelle, c'est l'insouciance du lendemain. Aujourd'hui, je pense à ma famille, à l'héritage, à la situation de mes fils. Je donnerais tout pour retrouver la tranquillité d'esprit.

    Alors, le troisième vieillard se racle la gorge et parle en ces termes:

    "Comme vous, il m'arrive de repenser aux matins de mon enfance lorsque je me disais : "aujourd'hui je vais ranger la maison, laver le linge ou apprendre mes leçons."

    Comme vous, je suis sensible au temps qui passe et à l'indifférence qui était alors la mienne. Mais contrairement à vous, j'ai compris pourquoi nous étions heureux à l'époque.

    Quelle est la condition du bonheur ? Ce n'est ni l'énergie perdue, ni l'insouciance à jamais envolée, mais la gratitude.

    Voici en réalité ce que vous vous disiez chaque matin en vous levant : "Merci de me permettre d'être vivant, jeune et en bonne santé. Le seul moyen que j'ai d'exprimer ma gratitude, c'est de tout faire le mieux possible aujourd'hui."

    "Le plaisir des bons coeurs, c'est la reconnaissance."
    Jean-François de la Harpe

    Auteur inconnu

     
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  • Les trois portes de la sagesse

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    Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

    - Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

    - Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

    Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

     

    "CHANGE LE MONDE"

    "C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

    Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

    - C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

    Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

     

    "CHANGE LES AUTRES"

    "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

    Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

    - Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

    Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

     

    "CHANGE-TOI TOI-MEME"

    "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

    - C'est bien, dit le Sage.

    - Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

    - C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

    Et il disparut.

    Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

     

    "ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

    Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

    - C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

    A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

     

    "ACCEPTE LES AUTRES"

    Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

    Il rencontra à nouveau le Vieux Sage :

    - "Qu'as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

    - J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

    - C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

    Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

     

    "ACCEPTE LE MONDE"

    "Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois." Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

    "- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

    - C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."

    Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

    - Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

    Et le Vieil Homme disparut.

    Texte de Charles Brulhart

     

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  • Vieille légende hindoue !

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    Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.

    Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
    - « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »
    Mais Brahma répondit :
    - « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »
    Alors les dieux répliquèrent :
    - « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »
    Mais Brahma répondit à nouveau :
    - « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »
    Alors les dieux mineurs conclurent :
    - « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »
    Alors Brahma dit :
    - « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.

    Auteur inconnu

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  • L'escalier mystérieux !

    L'escalier mystérieux !

    Ville de Santa Fé, New Mexico, USA. Un mystère qui dure depuis 130 ans et qui y attire plus de 250,000 visiteurs chaque année. La Chapelle Loretto.

    Ce qui différencie cette chapelle de toutes les autres, c’est la légende qui veut qu’un miracle y soit survenu lors de la construction de l’escalier qui mène au jubé.

    Cette chapelle fut construite à une date non précisée du 19e siècle. Quand elle fut terminée, les soeurs ont réalisé qu’on avait omis de construire l’escalier pour se rendre au jubé. Elles ont débuté une neuvaine à St-Joseph, le patron des charpentiers. La dernière journée de leur prière, un étranger vint frapper à leur porte. Il se présenta comme étant un charpentier et leur offrit de construire l’escalier manquant.

    Il construisit l’escalier, tout seul, ce qui déjà, est considéré comme un défi majeur pour un charpentier. Personne ne comprend comment l’escalier peut tenir en place sans avoir un poteau de support central. Le charpentier, n’a utilisé aucun clou ni colle dans la construction et il est mystérieusement disparu sans se faire payer à la fin de son travail.

    Depuis ce temps une rumeur circule à Santa-Fé à l’effet que le mystérieux charpentier, serait St-Joseph lui-même ... envoyé par Jésus-Christ pour solutionner le problème des soeurs. Depuis, cet escalier est appelé “miraculeux” et la chapelle est devenue un site de pélérinage.

    Il y a trois mystères dans cette histoire selon le porte-parole de la chapelle.

    Le premier c’est, qu’à ce jour, l’identité de ce charpentier demeure toujours inconnue.

    Le second : tous les architectes, ingénieurs et scientifiques ne comprennent pas comment cet escalier peut s’équilibrer et tenir sans support central.

    Et le troisième : d’où provient le bois qui a servi à sa construction ? Après de nombreuses vérifications, ils ont découvert que l’essence et le type de bois utilisé dans la construction n’existe tout simplement pas dans la région.

    Et il y a un autre détail qui ajoute à la théorie du miracle : l’escalier a trente-trois marches , l’âge qu’avait le Christ à sa mort .

    Auteur inconnu

     
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  • Les deux loups !

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    Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

    "Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments"

    Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

    Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

    Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda : " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"

    Le grand-père sourit et répondit doucement : "Celui que je nourris."

    Une fable amérindienne que l'on raconte le soir autour du Feu Sacré.
    Auteur inconnu

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  • Un enfant demande à son père:

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    - Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
    Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
    - Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

    Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
    - Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
    - Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
    - Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

    Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
    - Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
    Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
    Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.

    Auteur inconnu

     
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  • La légende de l'esturgeon !

    esturgeon

     

    Dans les feuilles du ginkgo biloba, on entend parfois des contes qui remontent à des époques très lointaines.

    Avant le temps des dinosaures, il y a 250 millions d’années, dans l’océan clair et limpide nage un très grand poisson. Sa peau est lisse. Son squelette est principalement constitué de cartilage. Son museau allongé, terminé par des barbillons, lui donne un air rigolo. Il n’est pas bien méchant avec sa petite bouche sans dent. Son seul moyen de défense reste son puissant coup de queue. C’est tout. Alors, il est prudent et regarde toujours un peu partout. Il se promène sans embêter personne et espère que personne ne l’embête.

    Ce jour là, il fait beau, et l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, remonte à la surface de l’eau pour voir briller le soleil sous les vagues. Tout à coup, il aperçoit la fille du Grand Manitou. Elle vole au dessus de l’océan, belle comme un lever de soleil. Fasciné par sa beauté, il ne peut détacher son regard d’elle.

    Dans sa nonchalance juvénile, elle s’est aventurée trop loin. Le vent du Nord menace de la balayer encore plus loin… Après un long moment, elle le réalise mais il est déjà trop tard. Elle est exténuée et ne se sens plus la force de rentrer. Paniquée, elle regarde autour d’elle : personne! Elle appelle à l’aide : personne ne répond! Elle invoque le Grand Manitou de lui venir en aide : il l’entend et scrute l’océan autour d’elle. Il y a bien quelques grands poissons aux dents acérées (des requins) assez près pour la secourir mais ils font la sourde oreille. Ils ne s’intéressent qu’à ce qu’ils peuvent manger. Et les autres poissons s’avèrent bien trop effrayés pour tenter quoi que ce soit.

    L’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, est complètement ébloui par la beauté et profondément touché par la détresse de la fille du Grand Manitou. Alors, il s’élance, sans même penser au danger qui le guette! Sa peau lisse et sans défense attire immédiatement les requins. Le plus grand d’entre eux s’élance et le mord au flan! L’esturgeon, donne un immense coup de queue, il se dégage de justesse des mâchoires meurtrières et se débat vaillamment pour avancer malgré les requins.

    Le Grand Manitou à tout vu. Touché par le geste courageux de l’esturgeon, il lui accorde sa protection. Content d’être vivant, l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu bondit dans les airs. Puis, se déplaçant à fleur d’eau, il prend sur son immense dos la fille du Grand Manitou. Il la transporte avec beaucoup d’attention jusqu’à un immense estuaire où, enfin, elle met pied à terre.

    Aussitôt, elle touche délicatement le flan de l’esturgeon. Alors, il guérit de toutes ses blessures. Puis pour le remercier de son aide, elle lui fait un don. À chaque fois qu’il observera quelque chose en se laissant toucher par la beauté, cette observation s’inscrira au plus profond de sa peau, le transformera et le protégera. Il sera donc protégé par la beauté qu’il trouvera…

    Et depuis ce temps, dans la peau lisse et douce de l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, il y a des rangées de boucliers osseux en forme d’oiseaux marins, de poissons et même de voiliers. Ces plaques osseuses le protège si bien qu’il n’a pas de prédateur. Alors, depuis 250 millions d’années, ce poisson préhistorique est resté le même. Il a gardé la même forme et c’est ainsi que nous pouvons encore aujourd’hui observer l’esturgeon, ce poisson grand, fort, barbu et protégé de boucliers osseux!

    Ourepik (Décembre 2009 )

     

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