• Le renard et le coq

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    Contes et légendes de l'AFRIQUE

     

    Le renard et le coq habitaient le même quartier.  Le renard ne s'approchait jamais de son voisin quand bien même il crevait de faim. Aussi pouvait-il manger toute autre volaille, selon ses possiblités, mais jamais le coq.

    Jamais le coq; à cause de toute une montagne chimérique qu'il avait conçue à l'égard de la personne du roi de la basse-cour. A chaque fois qu'il voyait le coq, il fuyait même plus vite que l'éclair. Ils se voyaient souvent mais chacun demeurait dans sa solitude et cela finit par écoeurer le coq.

    Après avoir constaté cet état de fait, , le coq, comme il rentrait un après-midi à la basse-cour après s'être vagabondé dans la nature, rencontra le renard en pleine forêt sans issu. Ce dernier voulut déjà reprendre la fuite mais le coq l'interpella: «  Ami, pourquoi as-tu toujours eu peur de moi? Qu'est ce que je fais de mal?»  Le renard lui répondit que c'était à cause du feu qui se trouve au-dessus de la tête de son voisin. Curieux, le coq lui demanda s'il voulu parler de quoi, car il n'y comprenait rien. La renard, avec tout le sérieux du monde, ajouta qu'il ne peut en aucun cas s'approcher de cette volaille de peur d'être embrasé par ce feu qui, nuit et jour, sort de la tête du roi de la basse-cour. le Coq lui répliqua qu'il ne s'agissait pas de feu mais d'une partie de son corps. Ce faisant, il l'appela de venir toucher ce truc rouge afin qu'il se rassure que ce n'était point du feu...

    Timidement, le renard se dit en son chef: « Comment ai-je été aussi stupide en laissant tranquille cette bonne viande? » C'était le premier jour de leur amitié, le jour également de leur inimitié; car dès le lendemain,le renard déclara la guerre à tous les coqs du monde. Il commencça d'abord par tuer son voisin qui lui a révélé le secret et en fit de même à tous les coqs qu'il rencontrait. Et d'aucun dise qu'il continue à faire la chasse aux coqs...

    Quelle lecçon pouvons-nous tirer de ce conte?

    Je pense que le leçon est assez claire: Il ne faut jamais révéler celui qu'on est à n'importe qui, même s'il en faudrait rester solitaire.

     

    Source: S.O.S. AFRIKA asbl

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  • La Légende Hongroise...Du Cheval Blanc...


    Quand l’ambassadeur  Kusid, fils de Kond1 arriva dans la Bassin des Carpates où la terre était rendue fertile par le Danube, il apprécia le beau paysage et sa terre riche et féconde ainsi que les rives du fleuve très verdoyantes. Il se rendit immédiatement chez Svatopluk2, prince de la province. Il le salua au nom de son peuple et lui présenta le motif de sa venue en faisant l’éloge de sa belle et riche région. Svatopluk  s’en réjouit et pensa que Kusid et sa troupe étaient des paysans et qu’ils venaient pour cultiver la terre. Pour cette raison il se montra bienveillant à son égard, et il laissa partir l’ambassadeur.
    Après avoir rempli une gourde avec de l’eau du Danube, et avoir mis dans sa besace de la terre et de l’herbe, Kusid retourna chez les siens qui furent très contents d’entendre tout ce qu’il leur raconta. Puis Kusid leur montra l’eau, la terre et l’herbe qu’il avait rapportées.

    Ils humèrent  la terre et  ils furent convaincus qu’elle était excellente, l’eau était douce, et l’herbe était comme Kusid leur décrivait.

    Árpàd, le chef des sept tribus, en présence de tout le monde, remplit son cor de l’eau du Danube et demanda la grâce du Seigneur tout puissant pour que celui-ci leur cède définitivement cette terre fertile. Quand il termina son discours, les Hongrois crièrent trois fois: «Seigneur! Seigneur! Seigneur!» Les Hongrois gardent encore aujourd’hui cette habitude.

    Ils décidèrent ensemble de renvoyer l’ambassadeur chez Svatopluk avec un beau cheval équipé d’une selle d’or et d’une bride en or en échange de la terre. Quand Svatopluk le vit, il fut encore plus heureux que lors de la première visite de l’ambassadeur car il pensait que ce cadeau venait de la part des nouveaux cultivateurs en échange de la terre. L’ambassadeur demanda donc de la terre, de l’herbe et de l’eau à Svatopluk qui lui répondit avec le sourire qu’il en prenne autant qu’il voulait.

    L’ambassadeur retourna chez les siens. Entre-temps, Árpàd et les chefs des sept tribus, rentrèrent en Pannonie3 non pas en tant qu’invités mais comme ceux qui détenaient la terre par héritage. Ils envoyèrent un deuxième ambassadeur chez le Prince Svatoplouk avec le message suivant...

    «Árpàd et son peuple te font dire que tu ne restes  plus sur la terre qu’ils t’ont achetée pour un cheval, l’herbe pour une bride et l’eau pour une selle. Puisque tu étais à la fois dans le besoin et cupide, tu leur as cédé la terre, l’herbe et l’eau.»

    Quand Svatoplouk entendit le message, il répondit en souriant...

    «Que l’on abatte le cheval avec un maillet, que l’on jette la bride au champ et la selle d’or dans le Danube.»

    L’ambassadeur répondit ainsi...

    «Qu’avons-nous à perdre avec cela ? Si tu tues le cheval, tu donneras à manger à nos chiens, si tu jettes la bride dans l’herbe, nos faucheurs vont tomber sur la bride en or, si tu jettes la serre d’or, nos pêcheurs vont la retrouver et vont l’emporter chez eux. Donc si la terre, l’herbe et l’eau sont à nous, tout est à nous.»

    En entendant ces paroles, le Prince mobilisa vite son armée. Ayant peur des Hongrois, il demanda de l’aide de ses amis. Quand les troupes se furent regroupées, ils allèrent voir les Hongrois qui arrivaient entre-temps au bord du Danube. A l’aube, sur un champ magnifique, la bataille éclata. Avec l’aide du Seigneur, les Hongrois mirent l’ennemi en déroute. Jusqu’au Danube les Hongrois poursuivirent Svatopluk qui, étant pris de peur, se jeta dans le fleuve et fut emporté par le courant rapide. Le Seigneur rendit ainsi aux Hongrois la Pannonie.

    1 L’un des chefs de sept tribus des Magyars
    2 Prince de Grande-Moravie (870-894)...3 La Pannonie est une ancienne région de l’Europe centrale située à l’emplacement de l’actuelle Hongrie, partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l’Autriche et de la Slovaquie...

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  • Il Était Une Fois...Contes & Légendes Hongrois...

    Pourquoi Le Renard Est-il Roux ?

     

    Il était une fois un petit ruisseau qui coulait lentement. Des écrevisses nageaient gaiement dans son eau. Tout près de ce ruisseau se trouvait un terrain broussailleux habité par des renards.
    Par une belle journée d’été bien chaude un renard eut très soif. Il descendit boire au bord du ruisseau. En buvant tranquillement, gorgée après gorgée de l’eau fraîche, il aperçut tout à coup une écrevisse. Elle ne nageait pas comme les autres animaux, vers l’avant, mais bien vers l’arrière. Le renard dit:

    «Dis donc, heureusement que le bon Dieu n’a pas créé d’autre animal aussi incapable que toi, qui n’avance jamais vers l’avant mais vers l’arrière!»
    L’écrevisse s’approcha du bord de l’eau et lui répondit:

    «Peut-être, mais je cours quand même plus vite que toi, espèce de crâneur! Regarde là-bas, il y a un vieux chêne. Celui qui y arrivera le premier, gagnera la course. En plus, je te permets de commencer avec trois pas d’avance. Quand je dirai un, deux, trois, partez! cours autant que tu le peux, car de toute façon j' arriverai avant toi.»

    Le renard rit de bon cœur.

    «Marché conclu! dit-il en souriant. On verra qui sera le vainqueur!»

    Pendant ce temps, sans se faire remarquer, l’écrevisse s’accrocha à la queue du renard avec ses pinces. Puis, elle donna le signal du départ...
    «Un, deux, trois … Partez!»

    Le renard s’élança. Après avoir fait un bon bout de chemin, il se dit:

    «Elle m’a bien eu, celle-là. Il se peut qu’elle ne soit même pas sortie de l’eau et qu'elle m’ait quand même bien fait courir. Tant pis, je vais continuer le chemin qui me reste encore à parcourir!»

    Il arriva au chêne, se retourna et à ce moment-là l’écrevisse lâcha rapidement la queue du renard. Elle se planta devant lui et dit:

    «Ce n’est que maintenant que tu arrives ? Moi, je suis là depuis longtemps. Qu’est-ce que tu as fait jusqu’ici ? Tu vois, tu étais présomptueux et finalement c’est moi qui ai dû t’attendre !»

    Le renard eut honte et devint tout rouge. C’est depuis ce temps-là que le renard a un pelage roux.
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  • Histoire de la colline des Croix en Lithuanie

    Un curieux endroit!

    La Colline des Croix est un lieu de pèlerinage situé près de la ville de Šiauliai, au nord de la Lituanie. Les premières croix ont été posées sur la colline fortifiée au XIVe siècle. Au cours des siècles, de nombreuses croix, des crucifix, sculptures de patriotes lituaniens, des statues de la Vierge Marie, des effigies en étain et des rosaires y ont été apportés par les pèlerins catholiques.

    Histoire de la Colline des Croix

    La vraie raison de l'existence de cette colline est ancrée dans l'histoire de la Lituanie. Au cours des siècles, l'endroit s'identifia à la résistance pacifique des Lituaniens catholiques en dépit des menaces auxquelles ils ont dû faire face à travers leur histoire.

    Envahie en 1795 par la Russie durant le partage de la Pologne (qui à l'époque formait une fédération avec le Grand-duché de Lituanie), la Lituanie a disparu de la carte de l'Europe. Quand l'ancienne structure politique de l'Europe de l'Est s'effondre en 1918, la Lituanie déclare à nouveau son indépendance. Durant toute cette période, la Colline des Croix a été utilisée par les Lituaniens comme centre de prière pour la paix, pour leur pays et pour l'amour des disparus.

    Plus récemment, le site a pris une signification plus particulière durant les années 1944-1990, alors que la Lituanie faisait officiellement partie de l'URSS. Les Lituaniens ont continué à se rendre à la Colline afin d'y déposer des offrandes et montrer leur attachement à leur identité, leur religion et leur racines. Ainsi, malgré l'acharnement des Soviétiques à retirer les nouvelles croix et à raser le site au bulldozer (au moins par trois fois), de nouvelles croix ont continué à apparaître. En 1985, les autorités sovétiques ont renoncé à retirer les croix.

    Depuis l'indépendance de leur pays, les Lituaniens ont continué à ajouter des milliers de croix, chapelets et autres objets de culte. Les croix y sont actuellement au nombre de 50 000, rappelant aux visiteurs la lutte d'un peuple pour la liberté de son pays.
    Le 7 septembre 1993, le Pape Jean-Paul II s'est rendu à la Colline des Croix, la déclarant site d'espoir, de paix, d'amour et de sacrifice.
    Devenues représentatives de l'art populaire du pays, des croix existent dans de nombreux villages et au bord des routes. La Lituanie est d'ailleurs parfois surnommée "le Pays des Croix".
     










     
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  • Légende chinoise, L'éléphant du Lijiang.

     

    La Colline en trompe d'éléphant, située au sud de Guilin à la confluence de la rivière Li et de la rivière des Fleurs de pêchers, en Chine.

     

    Selon la légende, le mythique empereur de Jade décida un jour de faire un voyage dans le Sud de la Chine. Comme il se déplaçait toujours en grand apparat, il était accompagné d'une suite impressionnante et de plusieurs éléphants. Comme l'empereur de Jade ne souffrait d'aucun obstacle, il détruisait tout sur son passage.

     

    L'un des éléphants transportait une jarre pleine de joyaux et tomba malade alors qu'il traversait dans la région de Guilin. Jugé inutile et ne pouvant continuer le voyage, il fut abandonné sur place.

     

    Un vieil homme s'émut de son sort et le recueillit. Il prodigua des soins à l'éléphant si bien que celui-ci fut totalement guérit. Pour le remercier, l'éléphant l'aida à rebâtir son village, détruit par le passage impérial.

     

    Quand le souverain céleste apprit la nouvelle, il rentra dans une rage folle et envoya des soldats punir cet éléphant qui s'intéressait trop au sort des hommes. L'animal se défendit avec courage pendant plusieurs jours mais fut tué par traîtrise : alors qu'épuisé, il trempait sa trompe dans le Lijiang pour se désaltérer, un soldat lui enfonça son épée dans le dos.

     

    Le temps passa et le corps de l'éléphant devint une colline en forme de trompe d'éléphant du nom de Xiangbi que l'on peut voir encore de nos jours, le long de la rive droite du fleuve Lijiang. On raconte que l'épée du traître serait devenue la pagode Puxian que l'on peut aujourd'hui admirer sur la colline.

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