•  

    L’histoire se situe en 1856 et 1857, dates de la création et de la première ouverture aux lyonnais du parc.

    A cette époque, le Rhône inondait régulièrement les terrains qui l’entouraient, puis tout rentrait ensuite dans l’ordre.

    La ville de Lyon décida, à la suite du projet de parc public présenté par le préfet Vaïsse, de devenir propriétaire du domaine de la Tête d’Or.

    Il faut savoir qu’à ce moment là, Lyon connaissait des périodes houleuses.

    En effet, par deux fois, en 1831 et 1834, les Canuts s’étaient révoltés à cause des mauvaises conditions de travail dans la soierie et du chômage relatif à ce secteur d’activité.

    Aveuglés par la pauvreté et la misère, ces travailleurs désoeuvrés devaient être canalisés pour éviter d’autres débordements plus importants. Le projet de la ville arrivait donc à point nommé.

    Les soyeux-chômeurs constituaient une main d’oeuvre interessante, permettant d’apaiser les esprits, d’éviter les émeutes sanglantes, et aussi d’apporter un pécule supplémentaire aux familles de canuts.

    Mobilisés pour la création du lac dans le parc, les Canuts se munirent de pelles, de pioches, brouettes……………, tout en gardant espoir de trouver un jour, le fameux trésor du domaine de la Tête d’Or.

    C’est en tout 900 000 m3 de terre qui ont été déblayés, pour servir ensuite à l’édification de digues sur les quais du Rhône.

    Le parc de la Tête d'Or est un parc urbain de Lyon, l'un des plus grands de France. Œuvre des frères Denis et Eugène Bühler, le parc est ouvert dès 1857 alors que les travaux ne sont pas achevés.

    Wikipédia

    Pourtant une légende perdure au sein de la communauté de tisseurs lyonnais. Certains racontent qu’après avoir longtemps déblayé, remblayé, nivelé et même creusé ce terrain sur plusieurs mètres de profond (et sur une surface de 12 hectares pour aménager des massifs et autres lieux de plantations), la pelle d’un Canut aurait rencontré un obstacle résistant.

    En enlevant la terre excédante, l’homme vit apparaître, comme en rêve, la tête de Christ en or.

    Ne pouvant cacher bien longtemps sa découverte aux yeux de ses compatriotes, ils ne tardèrent pas à se quereller au sujet du partage du précieux butin. Ne voulant partager, les Canuts s’empoignèrent devant le visage impassible de la Tête d’Or.

    Face à ce triste spectacle, la légende veut que ce Christ se mît à pleurer en voyant comme sa simple présence semait le trouble chez ces travailleurs. Une larme coula le long de son visage puis tomba sur la terre de la vaste étendue creusée par les tisseurs lyonnais, pour se transformer en gigantesque lac.

    La montée des eaux fut telle qu’elle engloutit à jamais la tête du Christ sous le regard médusé des ouvriers. Selon cette légende, c’est ainsi que naquit le lac de la Tête d’Or.

    On sait qu’un réalité, après des fouilles approfondies, le domaine ne livra jamais son secret.

    Source : http://www.jardin-botanique-lyon.com/jbot/

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  • Le renard et le coq

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    Contes et légendes de l'AFRIQUE

     

    Le renard et le coq habitaient le même quartier.  Le renard ne s'approchait jamais de son voisin quand bien même il crevait de faim. Aussi pouvait-il manger toute autre volaille, selon ses possiblités, mais jamais le coq.

    Jamais le coq; à cause de toute une montagne chimérique qu'il avait conçue à l'égard de la personne du roi de la basse-cour. A chaque fois qu'il voyait le coq, il fuyait même plus vite que l'éclair. Ils se voyaient souvent mais chacun demeurait dans sa solitude et cela finit par écoeurer le coq.

    Après avoir constaté cet état de fait, , le coq, comme il rentrait un après-midi à la basse-cour après s'être vagabondé dans la nature, rencontra le renard en pleine forêt sans issu. Ce dernier voulut déjà reprendre la fuite mais le coq l'interpella: «  Ami, pourquoi as-tu toujours eu peur de moi? Qu'est ce que je fais de mal?»  Le renard lui répondit que c'était à cause du feu qui se trouve au-dessus de la tête de son voisin. Curieux, le coq lui demanda s'il voulu parler de quoi, car il n'y comprenait rien. La renard, avec tout le sérieux du monde, ajouta qu'il ne peut en aucun cas s'approcher de cette volaille de peur d'être embrasé par ce feu qui, nuit et jour, sort de la tête du roi de la basse-cour. le Coq lui répliqua qu'il ne s'agissait pas de feu mais d'une partie de son corps. Ce faisant, il l'appela de venir toucher ce truc rouge afin qu'il se rassure que ce n'était point du feu...

    Timidement, le renard se dit en son chef: « Comment ai-je été aussi stupide en laissant tranquille cette bonne viande? » C'était le premier jour de leur amitié, le jour également de leur inimitié; car dès le lendemain,le renard déclara la guerre à tous les coqs du monde. Il commencça d'abord par tuer son voisin qui lui a révélé le secret et en fit de même à tous les coqs qu'il rencontrait. Et d'aucun dise qu'il continue à faire la chasse aux coqs...

    Quelle lecçon pouvons-nous tirer de ce conte?

    Je pense que le leçon est assez claire: Il ne faut jamais révéler celui qu'on est à n'importe qui, même s'il en faudrait rester solitaire.

     

    Source: S.O.S. AFRIKA asbl

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  • La Légende Hongroise...Du Cheval Blanc...


    Quand l’ambassadeur  Kusid, fils de Kond1 arriva dans la Bassin des Carpates où la terre était rendue fertile par le Danube, il apprécia le beau paysage et sa terre riche et féconde ainsi que les rives du fleuve très verdoyantes. Il se rendit immédiatement chez Svatopluk2, prince de la province. Il le salua au nom de son peuple et lui présenta le motif de sa venue en faisant l’éloge de sa belle et riche région. Svatopluk  s’en réjouit et pensa que Kusid et sa troupe étaient des paysans et qu’ils venaient pour cultiver la terre. Pour cette raison il se montra bienveillant à son égard, et il laissa partir l’ambassadeur.
    Après avoir rempli une gourde avec de l’eau du Danube, et avoir mis dans sa besace de la terre et de l’herbe, Kusid retourna chez les siens qui furent très contents d’entendre tout ce qu’il leur raconta. Puis Kusid leur montra l’eau, la terre et l’herbe qu’il avait rapportées.

    Ils humèrent  la terre et  ils furent convaincus qu’elle était excellente, l’eau était douce, et l’herbe était comme Kusid leur décrivait.

    Árpàd, le chef des sept tribus, en présence de tout le monde, remplit son cor de l’eau du Danube et demanda la grâce du Seigneur tout puissant pour que celui-ci leur cède définitivement cette terre fertile. Quand il termina son discours, les Hongrois crièrent trois fois: «Seigneur! Seigneur! Seigneur!» Les Hongrois gardent encore aujourd’hui cette habitude.

    Ils décidèrent ensemble de renvoyer l’ambassadeur chez Svatopluk avec un beau cheval équipé d’une selle d’or et d’une bride en or en échange de la terre. Quand Svatopluk le vit, il fut encore plus heureux que lors de la première visite de l’ambassadeur car il pensait que ce cadeau venait de la part des nouveaux cultivateurs en échange de la terre. L’ambassadeur demanda donc de la terre, de l’herbe et de l’eau à Svatopluk qui lui répondit avec le sourire qu’il en prenne autant qu’il voulait.

    L’ambassadeur retourna chez les siens. Entre-temps, Árpàd et les chefs des sept tribus, rentrèrent en Pannonie3 non pas en tant qu’invités mais comme ceux qui détenaient la terre par héritage. Ils envoyèrent un deuxième ambassadeur chez le Prince Svatoplouk avec le message suivant...

    «Árpàd et son peuple te font dire que tu ne restes  plus sur la terre qu’ils t’ont achetée pour un cheval, l’herbe pour une bride et l’eau pour une selle. Puisque tu étais à la fois dans le besoin et cupide, tu leur as cédé la terre, l’herbe et l’eau.»

    Quand Svatoplouk entendit le message, il répondit en souriant...

    «Que l’on abatte le cheval avec un maillet, que l’on jette la bride au champ et la selle d’or dans le Danube.»

    L’ambassadeur répondit ainsi...

    «Qu’avons-nous à perdre avec cela ? Si tu tues le cheval, tu donneras à manger à nos chiens, si tu jettes la bride dans l’herbe, nos faucheurs vont tomber sur la bride en or, si tu jettes la serre d’or, nos pêcheurs vont la retrouver et vont l’emporter chez eux. Donc si la terre, l’herbe et l’eau sont à nous, tout est à nous.»

    En entendant ces paroles, le Prince mobilisa vite son armée. Ayant peur des Hongrois, il demanda de l’aide de ses amis. Quand les troupes se furent regroupées, ils allèrent voir les Hongrois qui arrivaient entre-temps au bord du Danube. A l’aube, sur un champ magnifique, la bataille éclata. Avec l’aide du Seigneur, les Hongrois mirent l’ennemi en déroute. Jusqu’au Danube les Hongrois poursuivirent Svatopluk qui, étant pris de peur, se jeta dans le fleuve et fut emporté par le courant rapide. Le Seigneur rendit ainsi aux Hongrois la Pannonie.

    1 L’un des chefs de sept tribus des Magyars
    2 Prince de Grande-Moravie (870-894)...3 La Pannonie est une ancienne région de l’Europe centrale située à l’emplacement de l’actuelle Hongrie, partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l’Autriche et de la Slovaquie...

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  • Il Était Une Fois...Contes & Légendes Hongrois...

    Pourquoi Le Renard Est-il Roux ?

     

    Il était une fois un petit ruisseau qui coulait lentement. Des écrevisses nageaient gaiement dans son eau. Tout près de ce ruisseau se trouvait un terrain broussailleux habité par des renards.
    Par une belle journée d’été bien chaude un renard eut très soif. Il descendit boire au bord du ruisseau. En buvant tranquillement, gorgée après gorgée de l’eau fraîche, il aperçut tout à coup une écrevisse. Elle ne nageait pas comme les autres animaux, vers l’avant, mais bien vers l’arrière. Le renard dit:

    «Dis donc, heureusement que le bon Dieu n’a pas créé d’autre animal aussi incapable que toi, qui n’avance jamais vers l’avant mais vers l’arrière!»
    L’écrevisse s’approcha du bord de l’eau et lui répondit:

    «Peut-être, mais je cours quand même plus vite que toi, espèce de crâneur! Regarde là-bas, il y a un vieux chêne. Celui qui y arrivera le premier, gagnera la course. En plus, je te permets de commencer avec trois pas d’avance. Quand je dirai un, deux, trois, partez! cours autant que tu le peux, car de toute façon j' arriverai avant toi.»

    Le renard rit de bon cœur.

    «Marché conclu! dit-il en souriant. On verra qui sera le vainqueur!»

    Pendant ce temps, sans se faire remarquer, l’écrevisse s’accrocha à la queue du renard avec ses pinces. Puis, elle donna le signal du départ...
    «Un, deux, trois … Partez!»

    Le renard s’élança. Après avoir fait un bon bout de chemin, il se dit:

    «Elle m’a bien eu, celle-là. Il se peut qu’elle ne soit même pas sortie de l’eau et qu'elle m’ait quand même bien fait courir. Tant pis, je vais continuer le chemin qui me reste encore à parcourir!»

    Il arriva au chêne, se retourna et à ce moment-là l’écrevisse lâcha rapidement la queue du renard. Elle se planta devant lui et dit:

    «Ce n’est que maintenant que tu arrives ? Moi, je suis là depuis longtemps. Qu’est-ce que tu as fait jusqu’ici ? Tu vois, tu étais présomptueux et finalement c’est moi qui ai dû t’attendre !»

    Le renard eut honte et devint tout rouge. C’est depuis ce temps-là que le renard a un pelage roux.
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  • Histoire de la colline des Croix en Lithuanie

    Un curieux endroit!

    La Colline des Croix est un lieu de pèlerinage situé près de la ville de Šiauliai, au nord de la Lituanie. Les premières croix ont été posées sur la colline fortifiée au XIVe siècle. Au cours des siècles, de nombreuses croix, des crucifix, sculptures de patriotes lituaniens, des statues de la Vierge Marie, des effigies en étain et des rosaires y ont été apportés par les pèlerins catholiques.

    Histoire de la Colline des Croix

    La vraie raison de l'existence de cette colline est ancrée dans l'histoire de la Lituanie. Au cours des siècles, l'endroit s'identifia à la résistance pacifique des Lituaniens catholiques en dépit des menaces auxquelles ils ont dû faire face à travers leur histoire.

    Envahie en 1795 par la Russie durant le partage de la Pologne (qui à l'époque formait une fédération avec le Grand-duché de Lituanie), la Lituanie a disparu de la carte de l'Europe. Quand l'ancienne structure politique de l'Europe de l'Est s'effondre en 1918, la Lituanie déclare à nouveau son indépendance. Durant toute cette période, la Colline des Croix a été utilisée par les Lituaniens comme centre de prière pour la paix, pour leur pays et pour l'amour des disparus.

    Plus récemment, le site a pris une signification plus particulière durant les années 1944-1990, alors que la Lituanie faisait officiellement partie de l'URSS. Les Lituaniens ont continué à se rendre à la Colline afin d'y déposer des offrandes et montrer leur attachement à leur identité, leur religion et leur racines. Ainsi, malgré l'acharnement des Soviétiques à retirer les nouvelles croix et à raser le site au bulldozer (au moins par trois fois), de nouvelles croix ont continué à apparaître. En 1985, les autorités sovétiques ont renoncé à retirer les croix.

    Depuis l'indépendance de leur pays, les Lituaniens ont continué à ajouter des milliers de croix, chapelets et autres objets de culte. Les croix y sont actuellement au nombre de 50 000, rappelant aux visiteurs la lutte d'un peuple pour la liberté de son pays.
    Le 7 septembre 1993, le Pape Jean-Paul II s'est rendu à la Colline des Croix, la déclarant site d'espoir, de paix, d'amour et de sacrifice.
    Devenues représentatives de l'art populaire du pays, des croix existent dans de nombreux villages et au bord des routes. La Lituanie est d'ailleurs parfois surnommée "le Pays des Croix".
     










     
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  • Légende chinoise, L'éléphant du Lijiang.

     

    La Colline en trompe d'éléphant, située au sud de Guilin à la confluence de la rivière Li et de la rivière des Fleurs de pêchers, en Chine.

     

    Selon la légende, le mythique empereur de Jade décida un jour de faire un voyage dans le Sud de la Chine. Comme il se déplaçait toujours en grand apparat, il était accompagné d'une suite impressionnante et de plusieurs éléphants. Comme l'empereur de Jade ne souffrait d'aucun obstacle, il détruisait tout sur son passage.

     

    L'un des éléphants transportait une jarre pleine de joyaux et tomba malade alors qu'il traversait dans la région de Guilin. Jugé inutile et ne pouvant continuer le voyage, il fut abandonné sur place.

     

    Un vieil homme s'émut de son sort et le recueillit. Il prodigua des soins à l'éléphant si bien que celui-ci fut totalement guérit. Pour le remercier, l'éléphant l'aida à rebâtir son village, détruit par le passage impérial.

     

    Quand le souverain céleste apprit la nouvelle, il rentra dans une rage folle et envoya des soldats punir cet éléphant qui s'intéressait trop au sort des hommes. L'animal se défendit avec courage pendant plusieurs jours mais fut tué par traîtrise : alors qu'épuisé, il trempait sa trompe dans le Lijiang pour se désaltérer, un soldat lui enfonça son épée dans le dos.

     

    Le temps passa et le corps de l'éléphant devint une colline en forme de trompe d'éléphant du nom de Xiangbi que l'on peut voir encore de nos jours, le long de la rive droite du fleuve Lijiang. On raconte que l'épée du traître serait devenue la pagode Puxian que l'on peut aujourd'hui admirer sur la colline.

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  • Légende Hongroise...

    Le Petit Carcassin...

    **********

      Il était une fois un homme pauvre. Avec sa femme, aussi pauvre que lui, ils étaient les plus démunis de leur village. L’homme allait pêcher chaque jour pour qu’ils aient de quoi manger.   Un jour, quand il tira son filet, il y trouva un petit carassin. 
    «Puisque tu es rentré dans mon filet, je te prends. Je t’emporte à la maison, et je vais te donner à mon chat», dit le pauvre.
    «Ecoute mon pauvre, dit le petit poisson, si tu ne me donnes pas au chat, en échange de ta bonne action, je te ferai du bien. Tu sais, un bienfait n’est jamais perdu.» Le pauvre homme remit alors le petit poisson dans l’eau.
    En rentrant, sa femme lui posa tout de suite la question: «Alors, as-tu pris quelque chose ?»
    «Rien», répondit-il et il raconta son histoire avec le poisson. Sa femme lui dit...

    «Retourne, et dis au petit poisson qu’il fasse de toi un juge.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»
    «Je suis ici! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le juge de mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, tu seras élu dimanche matin», dit le petit carassin.

    Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:

    «Alors, tu t’en es bien tiré?»

    Il lui raconta que dimanche il sera élu juge.


    Ce fut ainsi. Il était le juge de son village pendant trois ans. Il ne devait plus aller pêcher puisque avec sa femme ils vécurent à l’aise de son salaire.

    Un jour sa femme luit dit...

    «Etre juge n’est pas assez. C’est la fonction la moins appréciée dans le village. Va voir le petit carassin et dis lui que tu veux devenir notaire.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?» 
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le plus important notaire dans mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, demain tu seras élu notaire», dit le petit carassin. Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:
    «Alors, ta journée, qu’est-ce qu’elle a donné ?»
    «Il dit que demain je serai élu le notaire le plus important du village! Mais maintenant calmons-nous!» répondit le pauvre homme. Sa femme ne disait rien. Les années passèrent, un jour elle dit à son mari:

    «Ecoute-moi ! Cela ne me va plus! Sois juge du comitat ! »


    Le pauvre homme alla le lieu où il rencontrait le poisson et se mit à crier...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être juge du comitat!» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, tu le seras !» répondit le petit poisson.

    En rentrant à la maison, le pauvre homme dit à sa femme...


    «Je souhaite que nous nous soyons d’accord pour que je reste sur ce poste. Cela me suffira !»

    «D’accord!» céda sa femme.

    Mais au bout de cinq ans, elle n’en pouvait plus et recommença...

    «Je veux que tu sois le premier dignitaire! Sois préfet du comitat »

    Le pauvre homme alla au bord de la rivière où il avait rencontré le poisson et se mit à crier...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être le préfet du comitat !» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, ne t’inquiète de rien, tu seras élu!» répondit le petit carassin.

    Six ans passés, sa femme lui dit:

    «Tu sais ce que je pense ? Tu dois être roi !»

    Le pauvre homme cria au bord de la rivière...


    «Petit carassin! Petit carassin !»

    Le poisson sautilla et lui demanda...
    «Dis-moi ce que tu veux, je t’écoute !»
    «Je veux être roi! » dit le pauvre homme.
    «Ton vœu sera exhaussé», répondit le petit carassin. 

    Ce fut ainsi, le pauvre homme devint le roi de son pays.


    Mais un beau jour la femme murmura à l’oreille de son mari...

    «Chaque pays a son roi, c’est normal. Mais je veux que tu dises au petit poisson que c’est toi qui veux diriger la Lune et le Soleil.»

    La pauvre homme alla voir le petit poisson et cria...

    «Petit carassin! Petit carassin !» 
    «Que puis-je faire pour toi, pauvre homme ?» répondit le carassin.
    «Je veux diriger la Lune et le Soleil», répondit le pauvre homme.

    Le petit carassin se mit en colère, et répondit au pauvre homme...

    «Rentre chez toi pour reprendre ta vie misérable. Remercie ta femme qui n’a jamais été contente de tes fonctions et qui demandait toujours plus. Tu ne peux pas être Dieu ! » 
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  • Légendes Du Monde

     
    Légende de la CorriveauPhilippe Aubert De Gaspé père...Les Anciens Canadiens...
     

    Trois ans après la conquête du pays, c’est-à-dire en 1763, un meurtre atroce eut lieu dans la paroisse de Saint-Valier, district de Québec...

    Et quoiqu’il se soit bientôt écoulé un siècle depuis ce tragique événement, le souvenir s’en est néanmoins conservé jusqu’à nos jours, entouré d’une foule de contes fantastiques qui lui donnent tout le caractère d’une légende.

    En novembre 1749, une femme du nom de Corriveau se maria à un cultivateur de Saint-Valier.

    Après onze ans de mariage, cet homme mourut dans cette paroisse le 27 avril 1760. Une vague rumeur se répandit alors que la Corriveau s’était défaite de son mari, en lui versant, tandis qu’il était endormi, du plomb fondu dans l’oreille.

    On ne voit pas toutefois que la justice de l’époque ait fait aucune démarche pour établir la vérité ou la fausseté de cette accusation...

    Et trois mois après le décès de son premier mari, la Corriveau se remariait en secondes noces, le 20 juillet 1760, à Louis Dodier, aussi cultivateur de Saint-Valier.

    Après avoir vécu ensemble pendant trois ans, la tradition s’accorde à dire que, sur la fin du mois de janvier 1763, la Corriveau, profitant du moment où son mari était plongé dans un profond sommeil, lui brisa le crâne, en le frappant à plusieurs reprises avec un broc (espèce de pioche à trois fourchons).

    Pour cacher son crime, elle traîna le cadavre dans l’écurie, et le plaça en arrière d’un cheval, afin de faire croire que les blessures infligées par le broc provenaient des ruades de l’animal. La Corriveau fut en conséquence accusée du meurtre conjointement avec son père.

    Le pays étant encore à cette époque sous le régime militaire, ce fut devant une cour martiale que le procès eut lieu.

    La malheureuse Corriveau exerçait une telle influence sur son père (Joseph Corriveau), que le vieillard se laissa conduire jusqu’à s’avouer coupable de ce meurtre...

    Sur cet aveu, il fut condamné à être pendu, ainsi que le constate la pièce suivante extraite d’un document militaire, propriété de la famille Nearn, de la Malbaie.

    La Cour martiale, dont le lieutenant-colonel Morris était président, ayant entendu le procès de Joseph Corriveau et de Marie-Josephte Corriveau, Canadiens, accusés du meurtre de Louis Dodier, et le procès d’Isabelle Sylvain, Canadienne, accusée de parjure dans la même affaire...

    Le gouverneur ratifie et confirme les sentences suivantes: Joseph Corriveau, ayant été trouvé coupable du crime imputé à sa charge, est en conséquence condamné à être pendu.

    La Cour est aussi d’opinion que Marie-Josephte Corriveau, sa fille, veuve de feu Dodier, est coupable d’avoir connu avant le fait le même meurtre, et la condamne, en conséquence, à recevoir soixante coups de fouet à neuf branches sur le dos nu, à trois différents endroits, savoir...

    Sous la potence, sur la place du marché de Québec et dans la paroisse de Saint-Valier, vingt coups à chaque endroit, et à être marquée d’un fer rouge à la main gauche avec la lettre M.La Cour condamne aussi Isabelle Sylvain à recevoir soixante coups de fouet à neuf branches sur le dos nu, de la même manière, temps et places que la dite Josephte Corriveau, et à être marquée d’un fer rouge à la main gauche avec la lettre P.

    » Heureusement ces sentences ne furent point exécutées, et voici comment le véritable état de la cause fut connu.

    Le malheureux Corriveau, décidé à mourir pour sa fille, fit venir le Père Glapion, alors supérieur des Jésuites à Québec, pour se préparer à la mort.

    À la suite de sa confession, le condamné demanda à communiquer avec les autorités. Il dit alors qu’il ne lui était pas permis consciencieusement d’accepter la mort dans de pareilles circonstances, parce qu’il n’était pas coupable du meurtre qu’on lui imputait.

    Il donna ensuite aux autorités les moyens d’arriver à la vérité et d’exonérer Isabelle Sylvain du crime supposé de parjure, dont elle était innocente.

    À la suite des procédés ordinaires, l’ordre suivant fut émané...

    « Quebec, 15th April, 1763 GENERAL ORDER.

    The Court Martial, whereof lieutenant colonel Morris was president dissolved.

    The General Court Martial having tried Marie Josephte Corriveau, for the murder of her husband Dodier, the Court finding her guilty. The Governor (Murray) doth ratify and confirm the following sentence...

    That Marie Josephte Corriveau do suffer death for the same, and her body to be hung in chains wherever the Governor shall think fit.

    (Signé) THOMAS MILLS, T. Major » (Traduction) « Québec, 15 avril 1763 ORDRE GÉNÉRAL.

    La Cour Martiale, dont le lieutenant-colonel Morris était président, est dissoute.

    la corriveau

    La cage de La Corriveau dans le Château Ramezay, à Montréal. Photo : © GrandQuebec.com

    La Cour Martiale Générale ayant fait le procès de Marie- Josephte Corriveau, accusée du meurtre de son mari Dodier, l’a trouvée coupable.

    Le Gouverneur (Murray) ratifie et confirme la sentence suivante: – Marie-Josephte Corriveau sera mise à mort pour ce crime, et son corps sera suspendu dans les chaînes, à l’endroit que le gouverneur croira devoir désigner. » (Signé) THOMAS MILLS, Major de ville ».

    Conformément à cette sentence, Marie-Josephte Corriveau fut pendue, près des plaines d’Abraham, à l’endroit appelé les buttes à Nepveu, lieu ordinaire des exécutions, autrefois.

    Son cadavre fut mis dans une cage de fer, et cette cage fut accrochée à un poteau, à la fourche des quatre chemins qui se croisent dans la Pointe-Lévis, près de l’endroit où est aujourd’hui le monument de tempérance – à environ douze arpents à l’ouest de l’église, et à un arpent du chemin. 

    Légendes Du Monde... 

    Les habitants de la Pointe-Lévis, peu réjouis de ce spectacle, demandèrent aux autorités de faire enlever cette cage, dont la vue, le bruit et les apparitions nocturnes tourmentaient les femmes et les enfants.

    Comme on n’en fit rien, quelques hardis jeunes gens allèrent décrocher, pendant la nuit, la Corriveau avec sa cage, et allèrent la déposer dans la terre à un bout du cimetière, en dehors de l’enclos.

    Cette disparition mystérieuse, et les récits de ceux qui avaient entendu, la nuit, grincer les crochets de fer de la cage et cliqueter les ossements, ont fait passer la Corriveau dans le domaine de la légende.

    Après l’incendie de l’église de la Pointe-Lévis, en 1830, on agrandit le cimetière; ce fut ainsi que la cage s’y trouva renfermée, et qu’elle y fut retrouvée en 1850, par le fossoyeur.

    La cage, qui ne contenait plus que l’os d’une jambe, était construite de gros fer feuillard. Elle imitait la forme humaine, ayant des bras et des jambes, et une boîte ronde pour la tête.

    Elle était bien conservée et fut déposée dans les caveaux de la sacristie. Cette cage fut enlevée secrètement, quelque temps après, et exposée comme curiosité à Québec, puis vendue au musée Barnum, à New-York, où on doit encore la voir.

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  • Halloween 2016, 2017 et 2018 - Date et origine

    Citrouilles d'Halloween

    Dates d'Halloween

    Halloween est prévue aux dates suivantes :

    • lundi 31 octobre 2016
    • mardi 31 octobre 2017
    • mercredi 31 octobre 2018

    La date est fixe, chaque année elle a lieu le 31 octobre.

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    Origine d'Halloween

    Le terme Halloween est l'abréviation anglaise d'"All Hallow's Eve", qui pourrait être traduite comme la veille de Tous les Saints ou la veille de la Toussaint1. Cette fête où l'on peut croiser des zombies, des vampires et autres déguisements effrayants, est en fait un héritage celtique d'une fête très ancienne, la fête de Samhain.

    L'héritage d'une fête celtique

    La fête de Samhain, Samain ou encore Samonios, est une célébration païenne et celtique qui commémorait la fin des moissons, la fin de l'été et le début de la saison courte (appelée la saison sombre en opposition avec la saison claire). Elle existe depuis environ 2500 ans et était fêtée le 31 octobre, qui correspondait au dernier jour de l'année du calendrier celte2. Lors de cette célébration, les druides priaient les Dieux pour les remercier des récoltes de l'année écoulée et afin qu'ils assurent leur protection durant l'hiver3.

    La fête durait 7 jours, 3 jours avant la Samhain et 3 jours après, et était obligatoire. Elle avait pour but d'accueillir la nouvelle année, mais aussi les défunts, autorisés à rendre visite aux vivants ce seul jour de l'année4. Les disparus étaient honorés par un grand repas et avaient leur place à table1.

    Les druides allumaient des feux sacrés pour faire revenir le soleil et chasser les mauvais esprits. Chaque habitant emportait chez lui une part de ce feu sacré pour allumer un foyer nouveau dans sa maison. La citrouille utilisée aujourd'hui comme lanterne pourrait rappeler les réceptacles utilisés pour ramener le feu chez soi5, et qui étaient peut-être à l'origine des navets2.

    Reprise par les Romains puis par les catholiques

    Quelques siècles plus tard, l'Empire romain a étendu son influence jusque dans les territoires celtiques : la fête de Samhain sera peu à peu remplacée par une célébration à la fin des moissons en l'honneur de Pomona, déesse des arbres fruitiers3. La fête en l'honneur des disparus a cependant lieu le 21 février, dans le cadre de la célébration des Feralia2.

    AU IVe siècle, la religion chrétienne devient obligatoire dans tout l'Empire. Les fêtes païennes sont lentement remplacées par des fêtes religieuses : la Toussaint est célébrée dans un premier temps au temps pascal. Plus tard, au VIIIe siècle, le pape Grégoire III la fixa à la date du 1er novembre. Les coutumes païennes persistèrent et Halloween, signifiant la veille de tous les saints, était fêtée le 31 octobre5.

    Un folklore irlandais exporté aux États-Unis

    En Irlande, mais aussi en Écosse et au Pays de Galles, la célébration de Halloween a perduré. Vers 1600, la tradition était d'installer devant chez soi un navet dans lequel on avait placé une chandelle pour guider les âmes. Pour effrayer les mauvais esprits, des visages grimaçants étaient découpés dans les navets2.

    Au XIXe siècle, une grande famine s'est abattue sur l'Irlande. De nombreux Irlandais émigrèrent aux États-Unis emportèrent avec eux cette coutume : les citrouilles illuminées ont remplacé les navets5.

    L'emploi de courge utilisée comme lanterne rappelle une autre légende irlandaise associée à l'étrange et aux mauvais esprits : la légende de Jack O'Lantern. Jack O'Lantern était un ivrogne cruel et méchant qui aurait joué aux cartes avec le diable. Plusieurs versions existent : dans l'une d'elles, le fait d'avoir gagné contre le diable lui assure de ne jamais aller en enfer. Dans une autre version, il aurait trompé plusieurs fois le diable qui cherchait à avoir son âme en lui jouant des mauvais tours.

    À sa mort, Jack O'Lantern ne put entrer au paradis, les portes étant closes. Il ne fut pas non plus accueilli en enfer, le diable lui ayant fait la promesse de ne jamais aller en enfer. Destiné à errer jusqu'à la fin des temps, Jack a demandé au diable une lanterne pour s'éclairer. Il lui fournit un navet et des braises qui lui servirent de torche6.

    Trick or Treat

    Durant Halloween, les enfants, déguisés de manière effrayante, font du porte-à-porte en annonçant cette formule pour avoir quelques friandises5. S'ils ne récoltent rien, ils sont autorisés à faire une farce.

    Les origines de la coutume Trick or Treat (un mauvais tour ou un cadeau) sont méconnues. Cette pratique était fermement ancrée dans la culture américaine dès 1950, puisqu'on la retrouve dans le comic strip Peanuts, plus connu sous le nom Snoopy et les Peanuts, ainsi qu’un épisode de Disney avec Donald Duck, nommé "Trick or Treat". Ceci dit, on retrouve dans certaines traditions celtiques de la Samhain des pratiques de déguisement, à l'aide de peaux d'animaux7.

    Au moyen-âge apparait la pratique du mumming dans les îles britanniques, qui consiste à se déguiser et à effectuer des pitreries en échange de nourriture ou de boisson. La Toussaint et la fête des Morts dans les pays celtiques conservaient aussi certains rituels de la Samhain : les pauvres frappaient aux portes des maisons riches et recevaient des soul cakes (gâteaux d'âme) en promesse de prières aux disparus de la maison. Cette pratique appelée souling a été par la suite confiée aux enfants7.

    En Écosse et en Irlande, les jeunes suivaient une pratique appelée guising : ils se déguisaient et demandaient des cadeaux de porte-à-porte. Au lieu de s'engager à prier pour les défunts, ils récitaient un poème, chantaient une chanson ou réalisaient un "tour" avant de réclamer leur cadeau, qui était le plus souvent un fruit sec ou une pièce7.

    Aujourd'hui, Halloween est une fête nationale aux États-Unis et la seconde fête la plus rentable, après Noël. En France, elle est apparue à la fin des années 1990, mais n'a pas le même succès qu'outre Atlantique.

    Célébration d'Halloween

    Ce jour-là, les enfants arborent des déguisements terrifiants et sonnent à toutes les portes pour demander des friandises. Les mamans sont mises à contribution pour la préparation de nos Sorcières, Dracula et chauve-souris d'un soir. Une citrouille est évidée afin de représenter un visage. Une bougie est placée en son centre afin de compléter l'emblème de ce jour.

    Halloween dans le monde

    • En Irlande, la fête de Samhain reste populaire dans tout le pays. La ville la plus imprégnée des festivités reste Londonderry qui voit chaque année se dérouler un magnifique défilé.
    • À Hawaï, lors de la fête d'Halloween, le centre culturel polynésien organise à la nuit tombée une excursion sur le lagon. Sur des barques, l'on y découvre alors les mystères d'une maison hantée.
    • En Transylvanie, le pays de Dracula propose des bals costumés, visites et chasses aux sorcières dans les châteaux des Carpates. De très nombreuses animations sont aussi organisées dans la ville de Sighisoara.
    • Aux États-Unis, dans la ville de New-york est organisée la "world famous pumpkin race" qui permet à qui le souhaite de transformer une citrouille en petit bolide à roulettes. Ces dernières descendront la pente jusqu'à la mer pour finalement être dégustées.
    • À la Nouvelle-Orléans, c'est tout le mois d'octobre qui est à la fête avec des défilés et décorations de circonstance sur les murs des maisons. Le Voodoo Music Experiment clôt le tout avec des concerts partout dans la ville qui rassemblent de nombreux artistes internationaux.
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