• Les Légendes Du Temps Des Fêtes !

    Les Légendes Du Temps Des Fêtes !

    Histoire De La Fête De Noël

    Les peuples préhistoriques adoraient la lumière 
    et ils avaient construit des temples 
    qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons 
    pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique.

    Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, 
    la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.

    De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre, 
    le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d'été.

    Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris, Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d'une étoile d'or.

    Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes. 

    Au 6ème jour qui suivit le solstice d'hiver, notre 1er janvier, ils coupaient en grande cérémonie le gui sacré qui montrait que la nature revivait sur les chênes qui semblaient morts ; le druide criait alors: "o ghel an heu!" 
    qui signifiait "que le blé lève" et qui est devenu "Au gui , l'an neuf". 

    Les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 25 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.

    Un peu plus tard, sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né. 

    La religion chrétienne qui célébrait jusqu'au 3ème siècle 
    la naissance du Christ le 6 janvier (anciennes saturnales romaines) décida en 354 que le 25 décembre deviendrait la date de la naissance de Jésus Christ. 

    Le 25 décembre est une fête 
    qui regroupe de nombreuses croyances très anciennes 
    avant de devenir une des dates les plus importantes du calendrier chrétien. 

    Le Père Noël

    Le père Noël original fut Saint-Nicolas, né en Asie Mineure, 
    la Turquie d'aujourd'hui, il y a 1600 ans. 
    Le petit Nicolas était bon et généreux. 

    Les Légendes Du Temps Des Fêtes !

    Il devint évêque de Myre, et plusieurs belles légendes sont connues à ce sujet.

    L'une de ces légendes raconte 
    comme il eut pitié des trois jolies filles d'un noble 
    qui étaient trop pauvres pour fournir la dot nécessaire à leur mariage. 

    A trois reprises, le bon saint Nicolas lança par leur fenêtre des sacs d'or qui leur permirent de trouver de bons époux et d'être heureuses.

    A travers les siècles, on perpétua la légende du généreux évêque à la barbe blanche qui volait au-dessus des maisons sur un cheval blanc et jetait des cadeaux par la cheminée. 

    Les premiers émigrants hollandais qui arrivèrent aux États-Unis appelaient saint Nicolas "Sinter klaas" qui devint ensuiteSanta Claus.

    Les enfants suisses croyaient qu'un ange de Noël 
    appelé "Kriss Kringle" arrivait sur un traîneau tiré par six rennes. 

    Les lutins du père Noël viennent du folklore norvégien.

    Plus tard, au 19ème siècle, en, 1822, un professeur de séminaire, le docteur Clément C. Moore écrivit pour ses enfants "une visite de Saint Nicolas".  Il y rassemblait toutes les légendes mentionnées plus haut, les confondant dans une seule merveilleuse histoire qui est devenue un classique de la littérature sous le titre "la nuit avant Noël". (The Night before christmas...)

    Les Légendes Du Temps Des Fêtes !

    En 1863, le caricaturiste Thomas Nast reçut la mission d'illustrer cette histoire. De sa plume émergea le père Noël que nous connaissons aujourd'hui, avec son habit rouge, sa tuque et ses bottes luisantes. 

    La Bûche De Noël

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    Il est dit que la bûche protège la maison du danger. 
    C'est une des traditions païennes répandues en Europe 
    depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d'hiver. 

    On allumait des feux de joie, symboles modestes 
    mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil. 

    Cette traditions païenne est encore vivante 
    dans de nombreuses régions de l'Italie et dans plusieurs pays.

    En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes, on fait brûler une grosse bûche d'olivier jusqu'aux premiers jours de janvier. 

    A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs 
    et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.

    Pour les Pouilles et en Calabre, on recouvre la bûche de lierre et on l'entoure de douze bûches plus petites pour représenter les douze apôtres. 

    En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu'à minuit.

    Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu'une souche brûle dans l'âtre. 

    Le Sapin De Noël

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    La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. 
    En effet, l'arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel. 

    Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes l'adoptèrent pour célébrer le solstice d'hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l'Égypte est le symbole. 

    Un disque solaire surmontait la pyramide. 
    Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique 
    furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu. 

    Si le feu atteignait la pyramide, 
    l'année serait non seulement heureuse mais très fructueuse. 

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    Ce fut Martin Luther qui , au dire de certains, 
    remplaça ce simulacre égyptien par le sapin, 
    qui rappelait la pyramide par sa forme. 

    Ses branches toujours vertes pouvaient être, 
    même en plein hiver, un présage de printemps.

    Ce sont les luthériens qui eurent l'idée de couvrir l'arbre de petites bougies, pour remplacer les bâtonnets de bois. 

    Ces lumières représentent la vie let la foi.

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    Voici une des belles légendes qui entourent l'arbre de Noël :  Il était une fois en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron. En rentrant chez lui, par une d'hiver claire mais glaciale, l'homme fût ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d'un sapin recouvert de neige et de glace. 

    Pour expliquer à sa femme, la beauté de ce qu'il venait de voir, le bûcheron coupa un petit sapin, l'emporta chez lui, 
    et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans. 

    Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu'il avait vu briller, et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.

    Des gens virent l'arbre et s'en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël.

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  • La Légende De Saint-Nicolas

    La Légende De Saint-Nicolas

    Je viens du Nord-Est de la France et chez nous, la tradition veut que le 6 décembre, nous fêtions le grand Saint Nicolas. C’est le patron de tous les écoliers et Saint patron de la Lorraine.

    Saviez-vous que cette fête est également célébrée en Belgique, en Allemagne, en Suisse, ou encore en Pologne, en Russie…

    Mais Qui Était Saint Nicolas ?

    La Légende De Saint-Nicolas

    Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari.

    Il est né à Patara, une cité de Lycie, au sud-ouest de l’Asie Mineure...

    (Région appelée maintenant Turquie d’Asie) entre 250 et 270 après J-C.

    Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville...

    Portuaire de Myre, en Asie Mineure.

    C’est l’un des saints les plus populaires en Grêce et dans l’Eglise Latine.

    On sait qu’il fût Evêque de Myre au 4ème siècle.

    Voici les paroles de la chanson...

    Qui raconte la légende de Saint Nicolas...

    Qui a bercée mon enfance, ils étaient trois petits enfants...

    Qui s’en allaient glaner aux champs...

    La Légende De Saint-Nicolas

    Tant sont allés, tant sont venus

    Que vers le soir se sont perdus.

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    S’en sont allés chez le boucher :

    « Boucher, voudrais-tu nous loger ? »

     http://img.over-blog-kiwi.com/1/38/27/60/20161106/ob_73f342_saint-nicolasenfants.tiff

    « Entrez, entrez, petits enfants,

    Y’a de la place assurément. »

     

    Ils n’étaient pas sitôt entrés

    Que le boucher les a tués,

    Les a coupés en p’tits morceaux

    Mis au saloir comme un pourceau.

     

    Saint Nicolas au bout d’sept ans

    Vint à passer dedans ce champ,

    Alla frapper chez le boucher :

    « Boucher, voudrais-tu me loger ? »

     

    « Entrez, entrez, Saint Nicolas,

    Y’a de la place, il n’en manque pas. »

     

    Il n’était pas sitôt entré qu’il a demandé à souper.

    « Voulez-vous un morceau d’ jambon ? »

    « Je n’en veux pas, il n’est pas bon. »

    « Voulez-vous un peu de rôti ? »

    « Je n’en veux pas, il n’est pas cuit.

     

    Du p’tit salé, je veux avoir

    Qu’il y a sept ans qu’est au saloir. »

    Quand le boucher entendit ça,

    Hors de la porte il s’enfuya.

    « Boucher, boucher, ne t’enfuies pas,

    Repens-toi, Dieu te pardonnera. »

    Saint Nicolas alla s’asseoir

    Dessus le bord de son saloir :

    « Petits enfants qui dormez là,

    Je suis le grand Saint Nicolas. »

     

    Et le Saint étendit trois doigts,

    Les petits se levèrent tous les trois.

     

    Le premier dit : « J’ai bien dormi. »

    Le second dit : « Et moi aussi. »

    Et le troisième répondit

    « Je croyais être au Paradis. »

     

    C’est en 1477 (très exactement 500 ans avant ma naissance!)...

    Que saint Nicolas devint le patron de la Lorraine, après la bataille de Nancy.

    Le duc de Lorraine, ayant mis ses troupes sous la protection du saint, vaincu Charles le Téméraire.

    Une Tradition Plus Importante Que Noël

     Le 6 décembre, Saint Nicolas défile dans les rues des villages, sur le dos de son âne.

    Il distribue (aux enfants sages!) des oranges et du pain d’épices.

    Il est suivi par son fidèle compagnon (représentation du boucher de la légende) : le Père Fouettard !

    Ce dernier est vêtu d’un grand manteau noir et d’un capuchon, il poursuit les enfants qui n’ont pas été sages et leur donne des coups de triques!

    J’ai longtemps cru au Saint Nicolas car il venait vraiment frapper à la porte de notre maison !

    Il n’arrivait pas en traineau venu du ciel mais, par la route, avec sa charrette et son âne, ce qui était bien plus plausible !

    Le père Fouettard connaissait mes bêtises et me donnait souvent une trique!!!

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    Heureusement le Saint homme vêtu de rouge me pardonnait toujours et m’offrait des friandises!

    Dans mon coin de pays, les festivités de la Saint Nicolas sont plus importantes que celles de Noël.

    En effet, dans les écoles et les garderies c’est Saint Nicolas qui rend visite aux enfants.

    La grande parade en décembre est celle du Saint Nicolas. Il y a même un immense feu d’artifice !

    Le marché de Noël s’appelle « marché de Saint Nicolas ». C’est une incroyable fête, forte de sens, et tous les Lorrains y sont profondément attachés.

    Perpétuer La Tradition

    Même si je vis loin de ces traditions, je perpétue ces festivités avec mes enfants. Ça fait partie de notre histoire !

    Alors dans notre foyer, nous fêtons le 6 décembre et le 25 décembre!

    C’est l’avantage d’avoir deux cultures : nous avons deux fois plus de festivités !

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  • Les tsarevnas du royaume souterrain

    Painting by Victor Vasnetsov

     

     

    Le vieux couple a estimé qu'il était temps de faire courir quelques petits-enfants autour de la maison et a donc demandé à Gregory, le fils aîné, de sortir et de trouver une femme. Maintenant, Gregory était très heureux de vivre à la maison et ne souhaitait pas vraiment se marier, mais à cette époque, les enfants faisaient habituellement ce qui leur était dit.

     

    Alors c'est parti, Gregory, sans trop paraître, j'en ai peur. Étant un garçon un peu timide, Gregory traversa rapidement la ville et ressortit de l'autre côté, espérant que personne ne l'aurait remarqué. Alors qu'il passait à travers les portes de la vieille ville, certaines filles gloussantes le croisèrent. Il fit de son mieux pour paraître indifférent, mais dès qu'ils disparurent de la vue, il se leva.

    Sur un tronçon de route isolé à l'extérieur de la ville, il est tombé sur un terrible dragon. Terrifié, il se retourna pour courir, mais le dragon se tint devant lui et dit d'une voix polie:

    'Ne soyez pas effrayé, je ne vous ferai pas de mal. Puis-je vous demander où vous allez?

     

    Après quelques instants sans pouvoir rien dire, Gregory finit par bégayer: «Pas du tout. Je suis entrain de rentrer a la maison. Mes parents veulent que je me marie, mais je n'arrive pas à trouver la bonne femme.

    Le dragon répondit: "Viens avec moi, et je te mettrai à l'épreuve. Si vous réussissez, vous trouverez une femme.

    Bien que le dragon ait été extrêmement poli, son ton indiquait à Gregory que ce ne serait pas une bonne idée de refuser. Au bout d'un moment, ils arrivèrent devant une grosse pierre de marbre noir.

    Le dragon dit: "Si vous parvenez à déplacer cette pierre, vous trouverez ce que vous cherchez en dessous."

    La pierre n'avait pas l'air lourde et Gregory commença à se sentir un peu plus courageux. 'Je vais bientôt avoir ça à l'écart!' cria-t-il en essayant de soulever la pierre. Il tira et tira, mais la pierre ne bougea pas.

     

    «Ne vous inquiétez pas, dit-il au dragon, je ne fais que suivre le mauvais chemin - il faut le mettre de côté. Soufflant et haletant, la tête palpitante et la sueur lui coulant dans les yeux, il souffla et haleta sur la pierre jusqu'à ce qu'il soit sur le point de s'effondrer.

    Le dragon lui dit: 'J'ai bien peur que tu n'aies pas réussi le test. Tu ne trouveras pas de femme.

    Se sentant un peu déprimé qu'il ait échoué au test, bien que, d'un autre côté, soulagé qu'il ne soit pas obligé de se marier, Gregory rentra chez lui et raconta à ses parents ce qui s'était passé. Ils ont été déçus, bien qu'ils n'aient pas aimé le dire.

    Quelques jours plus tard, ils ont décidé d'envoyer leur deuxième fils, Misha, chercher une femme. Maintenant, Misha se sentait comme Gregory: il était plus qu'heureux de rester chez lui et de prendre sa vie au clair. Mais il savait qu'il devait y aller.

    Et exactement la même chose lui est arrivée. Il a rencontré le même dragon sur la route, eh bien peut-être que c'était un autre: en tout cas, cela disait que cela le mettrait à l'épreuve. Il est rentré à la maison les larmes aux yeux (un oignon aidé) et a dit à ses parents qu'il ne pouvait pas non plus déplacer la pierre.

    «Pauvre petit Misha! ils ont dit (bien qu'il soit plus grand qu'ils ne l'étaient) "nous savons que vous avez fait de votre mieux!"

    Même s'ils étaient aussi déçus qu'avant, ils s'efforcèrent de ne pas le montrer. Ce soir-là, quand les garçons étaient au lit, les parents ont discuté de ce qu'il fallait faire.

    "Nous ne pouvons pas envoyer Ivan chercher une femme, il ne fait jamais rien de bon!"

    «Tout ce qu'il fait, c'est se blottir au four et manger des graines de tournesol toute la journée! Pourquoi cela pourrait même être dangereux - le dragon pourrait se mettre en colère et le tuer! '

    Ivan n'était pas autorisé à y aller et il n'aimait pas ça du tout. Il a harcelé ses parents jusqu'à ce qu'ils finissent par céder. Le lendemain matin, ils ont encore changé d'avis, mais il était trop tard: Ivan était déjà parti pour son voyage.

    Sur la route, il a rencontré le dragon qui a demandé: "Où allez-vous?"

    «Mes frères voulaient se marier, mais ils ne trouvaient pas de femme, maintenant c'est à mon tour.

    Avec des sourcils levés (un peu poilu, en passant!), Le dragon demanda: "Vous attendez-vous vraiment à passer le test?"

    'Pourquoi pas?' répondit Ivan.

    'Vous savez que vos frères ont échoué?'

    'Je veux passer le test.' fut la réponse d'Ivan.

    «Viens avec moi alors, dit le dragon. Ils arrivèrent enfin à la pierre noire et le dragon demanda à Ivan d'essayer de la déplacer.

    «Tu veux dire cette chose? dit Ivan en le repoussant négligemment du pied de sa botte.

    'Oui, c'est ce que je voulais dire!'

    "Mais pourquoi mes frères ne pourraient-ils pas y arriver?", Dit Ivan. Il remarqua que la pierre recouvrait une profonde ouverture dans le sol.

    "Peut-être qu'ils essayaient trop," répondit le dragon.

    'Je me demande quelle est la profondeur?' Ivan se jeta à terre et scruta le bord. Les côtés du puits descendaient droit, comme les côtés d'un puits et se terminaient dans l'obscurité.

    Avec un frisson, Ivan roula rapidement en arrière et demanda au dragon:

    «Qu'est-ce qu'il y a là-bas?

    'Quoi? Dans cet arbre? Les régions souterraines bien sûr!

     «Je n'ai jamais entendu parler d'eux. Que sont-ils? demanda Ivan.

    Tu ne sais pas? Entre autres, le royaume du cuivre, le royaume de l'argent et le royaume d'or. Dans chaque royaume, il y a une tsarevna.

    'Bon, c'est bon à savoir!' dit Ivan. «Alors, où est cette femme que je suis supposée épouser quand je réussirai le test?

    'En bas! Vous devez épouser une des Tsarevnas.

    'Épouser l'un d'eux? Non merci! Je ne descends pas dans les mondes souterrains! Je pourrais être tué en bas!

    Soudain, le dragon rugit: 'C'est ce que tu es là pour Ivan! Tu dois libérer les princesses!

    Quelque peu ébranlé par la férocité soudaine du dragon et souhaitant qu'il soit en sécurité chez lui, Ivan murmura:

    Je vais devoir y réfléchir avant.

    Espérant que le dragon s'ennuierait au bout d'un moment et partirait, il resta un moment à regarder le long du manche. Il remarqua qu'un harnais était suspendu à deux longues cordes sur les côtés du puits.

    'Qu'est-ce que c'est?' il se retrouva à demander malgré lui.

    Le dragon répondit: 'Monte dans le harnais et je te laisserai tomber. Si vous n'aimez pas son look, je vous remonterai.

    À présent, sa curiosité l'emportant, Ivan décida de l'essayer.

    «Mais si je dois tirer deux fois sur les cordes, vous devez immédiatement me tirer! il a dit au dragon.

    Après avoir promis à Ivan de le ramener si nécessaire, le dragon le laissa lentement tomber au harnais.

    Ivan s'abaissa dans l'obscurité du puits profond, se demandant s'il allait jamais se terminer. Il leva les yeux une fois et aperçut un dernier aperçu de la lumière qui représentait le ciel russe. Il commença à se demander s'il ne le reverrait jamais.

    Il est devenu mortellement silencieux à l'intérieur du puits. Des cristaux scintillaient sur les murs, bien qu'il semblait y avoir peu de lumière à réfléchir. Il cria au dragon de le ramener immédiatement dans sa panique, oubliant qu'il était censé tirer deux fois sur les cordes. Sa propre voix lui fit écho dans le puits et augmenta sa terreur. Le harnais a commencé à balancer sauvagement. Tous les mouvements qu'il faisait ne servaient qu'à le frapper violemment contre les côtés du puits et des morceaux de terre et de roches s'effondraient dans les profondeurs de la fosse.

    Il a écouté le bruit des rochers frappant le fond et n'a rien entendu. Une pensée terrible lui vint.

    "Ce doit être un piège, et il va me laisser tomber d'une minute à l'autre!" Les pensées jaillissaient dans la tête d'Ivan alors qu'il se balançait sauvagement autour du manche.

    Il ferma étroitement les yeux, couvrit son visage avec ses bras et tenta d'imaginer qu'il était chez lui au lit. Cela ne fonctionna pas très bien, mais il commença à se sentir un peu plus calme. Il se demanda si le dragon était toujours là, tenant les cordes.

    «Mais il doit l'être, sinon je tomberais beaucoup plus vite que ça. Bientôt, l'air devint difficile à respirer. Il sentit ses paupières s'alourdir.

    "Je dois rester éveillé", pensa-t-il, "ça doit être un puits sans fond ..."

    Il a graduellement sombré dans l'inconscience.

    Quand il est arrivé, il était allongé sur des rochers froids dans la pénombre. Il y avait une légère lueur verdâtre sur les côtés de la tige. Il s'est rendu compte qu'il portait toujours le harnais et a déverrouillé les lanières de cuir épais.

    L'air semblait redevenir respirable, ou peut-être venait-il de s'y habituer. Il regarda autour de lui, se demandant comment il trouverait son chemin vers le royaume souterrain. Une fois habitué à la pénombre, ses yeux s'ouvrirent sur plusieurs passages.

    Un des passages semblait avoir une lumière rougeâtre à la fin de celui-ci. Il décida de marcher vers la lueur. En approchant de la lumière, il réalisa que c'était une couleur de cuivre. Au bout d'un moment, le passage se termina et il sembla être de nouveau à l'extérieur. Il se retrouva en train de marcher dans un bois de hêtre cuivré. Il leva les yeux au ciel mais ne put voir le soleil. Les nuages ​​étaient suspendus dans les airs et une brume sourde flottait au-dessus des arbres.

    Quand il est sorti du bois, la première chose qu'il a vue était un palais de cuivre. La porte du palais s’ouvrit et une belle Tsarevna descendit les marches qui le conduisaient. Tout dans le royaume semblait être en cuivre. Même les vêtements que portait la tsarevna étaient en cuivre fin et produisaient un curieux son métallique lorsqu'elle se dirigeait vers lui. Ses longs cheveux étaient aussi une nuance de cuivre. Elle l'accueillit chaleureusement:

    'Bienvenue dans le royaume du cuivre! Entrez dans le palais et dites-moi d'où vous venez et où vous allez.

    "Chère dame," dit Ivan en s'inclinant devant elle, se sentant soudainement évanoui à la lumière de la lumière de cuivre qui semblait transformer même ses propres vêtements et sa peau en cuivre, "vous me posez tant de questions et vous ne l'avez pas encore fait. m'a offert quoi que ce soit à manger ou à boire encore.

    Elle lui apporta quelque chose à manger et à boire. Même s’il était étrange de manger des aliments qui avaient une teinte de cuivre si particulière, ils étaient aussi bons que tout ce qu’il avait jamais goûtés. Peut-être que tout cela n'est qu'un tour de la lumière, pensa-t-il.

    Comme si elle avait deviné ce qu’il pensait, la tsarevna sourit et dit: «Ne vous laissez pas berner par la lumière: beaucoup ont commis cette erreur et ont essayé de nager dans nos eaux - ce n’est pas une bonne idée! Tout dans ce royaume est en cuivre - même vous-même êtes en cuivre maintenant!

    Ivan toucha son visage et frissonna - elle avait raison: sa peau était devenue dure et froide!

    «Mais je ne veux pas être un homme de métal! cria-t-il en se levant d'un bond. Il lui sembla que même sa voix avait un curieux son métallique.

    «Mais c'est ce que tu es! elle a ri. Réalisant soudain qu'il n'était pas vraiment ravi à la perspective d'être transformé en métal, elle dit rapidement:

    «Ne t'inquiète pas, Ivan - c'est seulement pendant que tu es ici que ce changement aura lieu - cela fait partie de l'enchantement. Dès que nous retournerons dans le monde supérieur, nous redeviendrons des gens normaux. Alors maintenant, assieds-toi et parle-moi de toi, je dois savoir si c'est toi qui vas me libérer d'ici.

    'Depuis combien de temps êtes-vous ici?' il lui a demandé.

    «Je ne me souviens d'aucun autre endroit, répondit-elle. "Je ne me souviens que vaguement de ce qu'on appelle un soleil et une lune - mais c'était il y a longtemps - il n'y a rien de tel ici," dit-elle tristement.

    Ivan commença à tout raconter à la tsarevna et à sa rencontre avec le dragon. Il a également mentionné qu'il était venu chercher une femme et qu'il serait heureux de l'épouser si elle l'acceptait.

    «Non, répondit la princesse, ce n'est pas vrai, car je ne peux partir d'ici qu'après la libération de la Tsarevna d'or. Vous devez remonter dans le bois de hêtre, puis continuer le long du tunnel sombre et vous viendrez finalement au Royaume de l'Argent, où vous trouverez une Tsarevna encore plus belle que moi. '

    Avant de partir, elle lui a donné un anneau de cuivre pour se protéger. Ivan la remercia et continua.

    Ivan continua son chemin dans le tunnel. Au loin, il vit une faible lueur de lumière blanche au bout du tunnel. Au fur et à mesure qu'il s'approchait, la lumière devint progressivement plus brillante. Bientôt, il se retrouva dans une gigantesque grotte dont le toit semblait être à des kilomètres au-dessus de sa tête.

    Un rayon de clair de lune brillait sur une forêt de bouleaux argentés du toit de la grotte.

    Un palais se tenait au bord d'une mer d'argent miroitante. Un sable argenté doux recouvrait le sol de la grotte. Des stalactites scintillantes pendaient au plafond de la grotte. Les seuls bruits étaient les soupirs du vent et le déferlement des vagues sur la plage.

    La tsarevna qui chevauchait une jument blanche au bord de l'eau se retourna et se dirigea vers lui. Il frissonna légèrement en regardant le cheval s'ébattre dans les vagues froides. Elle retint son cheval devant lui et repoussant ses cheveux argentés de son visage, elle dit:

    'Bienvenue dans le royaume d'argent!'

    Ivan s'inclina devant elle, se demandant si elle aussi était en argent. Elle sourit et lui demanda d'où il venait et où il allait.

    Un peu nauséeux, il répondit: "Chère Madame, je dois d'abord boire et manger avant de pouvoir répondre à vos questions."

    Ils revinrent au palais et elle mit la nourriture et le vin devant lui. La nourriture était d'argent pur et le vin étincelait dans le bécher. Pendant qu’il mangeait, il baissa les yeux sur ses mains et remarqua que la teinte cuivrée avait presque disparu et qu’elles prenaient lentement un éclat argenté. Alors qu'il passait ses doigts dans ses cheveux et frissonnait, cela produisait un curieux tintement. 'Oh bien, espérons que ça ne dure pas trop longtemps!' se dit-il.

    Lorsqu'il eut mangé, il dit à la tsarevna qu'il cherchait une femme et lui demanda si elle l'épouserait.

    Elle répondit: «Hélas, cela ne peut pas être, car vous devez emprunter le sombre tunnel jusqu'à atteindre le Royaume d'Or, où la Tsarévna vous attend. Prenez cette bague en argent et portez-la toujours. Cela vous protégera pendant votre voyage.

    Ivan remercie la tsarevna du royaume d'argent et poursuit son chemin.

    Après avoir traversé le tunnel obscur, il vit une lueur dorée devant lui. Bientôt, le tunnel se termina et il déboucha dans une caverne encore plus grande que la précédente. Tout dans ce Tzardom semblait être baigné d'une pure lumière dorée. Un instant, il crut sentir le soleil, mais quand il leva les yeux, il réalisa que, bien que cette lumière dorée semblait avoir un peu de chaleur du monde supérieur, il n'y avait pas de soleil à voir.

    Quand il repensa à cela plus tard, cela lui rappela plus un reflet de la lumière du soleil sur l’eau que la lumière du soleil elle-même. Sous cette lumière, sa peau et ses vêtements ont commencé à prendre une couleur dorée. Tout dans le royaume d'or était fait d'or le plus pur.

    La tsarevna se tenait sur le sable doré devant le palais. Elle fut ravie de le voir et mit devant lui de la nourriture dorée et du vin doré mousseux.

    Puis il lui a dit qu'il avait quitté la maison pour chercher une femme. 'Si vous voulez m'épouser, alors venez avec moi maintenant.'

    À sa grande surprise et sa plus grande joie, la princesse répondit avec un sourire: «Bien sûr que je vais t'épouser. Mais prenez cette bague en or qui vous protégera. Vous devez le porter toujours, avec le cuivre et les bagues en argent. Et maintenant, nous devons aller libérer mes soeurs.

    Sur le chemin du retour dans le tunnel obscur, ils traversèrent le royaume d'argent. Ici, ils ont été accueillis avec une grande joie par la Tsarevna d'Argent, qui les a rejoints. Bientôt, ils arrivèrent dans le royaume du cuivre, où la première tsarevna les rejoignit.

    Ils continuèrent leur chemin jusqu'à atteindre le puits par lequel Ivan était descendu dans les royaumes souterrains.

    Le harnais pendait toujours et, bien qu'Ivan ne puisse pas voir le haut de la hampe, à son insu, ses deux frères se trouvaient au même moment. Leurs parents les avaient envoyés chercher Ivan. En devinant qu'il se trouvait quelque part en dessous, ils avaient déjà passé plusieurs heures à essayer de trouver le courage de descendre. Ils se sont finalement persuadés qu'Ivan était probablement mort.

    Ils étaient sur le point de partir lorsque la tsarevna du royaume du cuivre est montée dans le harnais et l'a tiré légèrement. Les frères virent les cordes bouger et réalisèrent que quelqu'un signalait d'en bas. Ils ont commencé à dresser le harnais contenant la tsarévna du cuivre. Quand elle fut en sécurité au sommet, ils relâchèrent le harnais.

    Cette fois, la tsarevna du royaume de l’Argent se mit au harnais et fut dressée. Puis la tsarevna du royaume d'or a été dressée dans le puits. Finalement, Ivan lui-même est monté dans le harnais et les frères ont tiré et tiré. À ce moment-là, ils en avaient marre de tirer sur les cordes.

    Quand ils ont compris que c'était Ivan, ils sont devenus jaloux à la pensée que leur jeune frère avait réussi là où ils avaient lamentablement échoué. «Pourquoi devrions-nous l'aider? dit Grégory.

    «Nous serons la risée du village! convenu Misha. Juste avant qu'il soit à mi-hauteur, Grégory se baissa et avant que les tsarevnas ne puissent l'arrêter, il s'était frayé un chemin à travers les cordes du harnais. Les tsarevnas pleurèrent amèrement Ivan et prièrent les frères de l'aider, mais ils ne le firent pas. Les Tsarevnas ne pouvaient que se consoler en pensant qu’Ivan était

    Ivan s'effondra dans le puits et resta stupéfait dans l'obscurité du fond du puits. Il n'a pas pu bouger pendant deux jours. Quand il eut suffisamment récupéré pour pouvoir continuer, il était désespéré - comment trouverait-il un moyen de sortir?

    Des larmes chaudes coulèrent sur ses joues alors qu'il trébuchait, se demandant quel tunnel emprunter.

    Il en prit une autre cette fois-ci, espérant que c'était la bonne. Ce tunnel était très graduel et tournoyant et il marchait à moitié, glissait à moitié sur des tas de rochers. Le toit du tunnel était bas par endroits et il dut ramper à quatre pattes pendant un certain temps.

    Au bout d'un moment, le tunnel sembla s'élargir et il se retrouva bientôt dans une gigantesque grotte, qui semblait faire complètement partie d'un autre monde. Même s'il faisait noir, il pouvait voir assez bien. Comme le ciel était plein de nuages ​​bas, il ne pouvait pas dire s'il y avait des étoiles, ou même une lune dans ce royaume.

    Il se tenait dans une clairière en lisière d'un marais. Il faisait humide et le vent soufflait très froid. Il fut donc obligé de continuer à se déplacer pour rester au chaud. Des champignons de toutes sortes et de toutes formes ont recouvert le sol.

    Juste après l'aube, il rencontra un vieil homme minuscule avec une longue barbe blanche assis sur une racine d'arbre de forme étrange. Il lui a dit tout ce qui lui était arrivé. Le petit vieillard pointa un doigt noueux vers une chênaie:

    «Voyez-vous cette tour ronde derrière ces arbres?

    Ivan regarda dans la direction que le vieil homme pointait et au-dessus des arbres, il pouvait voir le sommet d'une haute tour étroite au loin.

    «Oui, dit Ivan.

    'Eh bien, dans cette tour vit le grand sorcier; sa tête touche presque le toit. Il vous dira comment rentrer en Russie.

    Après avoir remercié le petit vieillard, Ivan se précipita vers la tour du grand sorcier. En s'approchant de celui-ci, il vit ce qui lui paraissait ressembler à une traînée de fumée blanche et moelleuse dérivant par la petite fenêtre en haut de la tour

    Alors qu'il ouvrait la porte de la tour, un nuage de particules d'argent gossamer flottait dans son visage. Il avait l'impression d'avoir pénétré dans des milliers de toiles d'araignées miniatures. Il 

    essuya de son mieux les minuscules fils de soie de son visage et essaya d'arrêter d'éternuer avant d'entrer.

    Heureusement, la porte s’ouvrait vers l’extérieur, car même si la tour était haute, elle était extrêmement étroite et Ivan devait se presser contre le mur une fois à l’intérieur, car il restait à peine de la place pour une personne. Heureusement que le grand sorcier était aussi mince que grand.

    Le grand sorcier se tenait là, peignant sa longue barbe argentée avec un peigne en ivoire. Ses cheveux argentés étaient aussi longs que sa barbe et au-dessus de sa tête, il avait une tache chauve brillante à l'endroit où elle touchait le plafond. Les robes marron en forme de sac qu'il portait étaient presque entièrement recouvertes d'une épaisse couche de fins cheveux argentés.

    Il a cessé de se peigner lorsqu'il a vu Ivan et a commencé à nettoyer son peigne en soufflant plusieurs petits nuages ​​de cheveux par la fenêtre. De plus en plus de nuages ​​de cheveux flottaient dans la pièce, se déplaçant partout.

    De petits nuages ​​flottaient autour de la tête du sorcier afin qu'Ivan ne puisse pas voir tout son visage en même temps.

    Il fallut plusieurs minutes au grand sorcier pour se racler la gorge avant de s'adresser à Ivan d'une voix aiguë:

    "Personne n'a dit aux os russes de venir - ils sont venus tout seuls."

    Ivan attendait de voir s'il allait dire autre chose mais il ne le fit pas. Malheureusement, un grand nuage de cheveux a obscurci la tête du sorcier pendant plusieurs minutes, de sorte qu'Ivan ne pouvait pas dire quelle était son expression. Il pensa qu'il valait mieux essayer de faire plaisir au sorcier. Se tendant le cou pour le regarder, entre deux toux, il acquiesça:

    'Oui, ils sont venus seuls!'

    Le grand sorcier ne dit rien à cela, mais semblait préoccupé de se peigner à nouveau la barbe. Ivan continua:

    'O puissant sorcier, peux-tu s'il te plaît me dire comment retourner sur la terre humide de Mère Russie?'

    Le grand sorcier commença de nouveau à nettoyer son peigne, soufflant une fois de plus une avalanche miniature de poils dans la pièce, dont une plus grande partie flottait à travers la petite fenêtre. Plusieurs minutes s'écoulèrent à nouveau avant qu'il ne s'éclaircisse la gorge et que la voix aiguë ne se répète:

    «Pour revenir à la terre humide de la mère Russie, il faut parcourir une trentaine de lacs profonds. De l'autre côté se trouve une hutte sur les cuisses d'un poulet et la vieille sorcière Baba Yaga vit dans cette hutte. Avant d'entrer dans la cabane, vous devez d'abord prononcer l'incantation. Le vieil a un aigle qui peut vous porter à la mère Russie.

    Ivan demanda: "Mais je ne comprends pas. Qu'est-ce que l'incantation?"

    'Vous le saurez!' revint la voix d'en haut. Il se racla la gorge pendant plusieurs minutes et Ivan attendit avec impatience.

    À sa grande déception, tout le sorcier a dit: "C'est drastique ici, tu sais."

    Il commença à chatouiller de manière insupportable, Ivan réussit à dire: "En effet, ça doit être", remercia le sorcier et se précipita hors de la hutte, à la recherche d'air frais.

    Il se demanda ce que le sorcier avait voulu dire à propos de l'incantation. Il a dû se tromper bien sûr! Comment était-il supposé savoir quelque chose comme ça?

    Il a vu un groupe de lacs au loin et a commencé à errer autour d'eux. Il lui fallut plusieurs jours pour revenir sur ses pas et compter pour s'assurer seulement qu'ils avaient trente ans, car au loin, il pouvait voir plusieurs autres lacs. Il n'était pas tout à fait sûr d'avoir compté avec précision, mais il y avait bien sûr la petite hutte sur les cuisses de poulet, juste au bord du trentième lac.

    En s'approchant de la cabane, il vit que celle-ci tournait très vite, tout en criant et en grinçant. Le bruit qui déchirait les oreilles, combiné à la rotation de la hutte, le fit se sentir assez étourdi. Soudain, ne sachant pas vraiment d'où venaient les mots, il se mit à chanter:

                        «Petite cabane, petite cabane,

                        Tourne ta porte vers moi

                        Et laissez-moi entrer!

    Soudain, la hutte a cessé de tourner, le bruit a progressivement diminué et avec un dernier craquement, la hutte a frissonné doucement. Les cuisses de poulet s'abaissèrent jusqu'à ce que la hutte, qui vibrait encore légèrement, soit au niveau du sol. La porte, qui lui faisait face à présent, s'ouvrit soudainement avec un long soupir.

    'Maintenant, comment ai-je réussi à faire ça!' était sa seule pensée quand il entra dans la hutte.

    Il entra et vit Baba Yaga allongée sur son ancien poêle en briques, son long nez touchant presque le plafond pendant qu'elle ronflait (pas très mélodieusement, j'en ai peur). Mais d'un moment à l'autre, elle pointa son long nez dans sa direction et rugit d'une voix terrible:

    'Je sens un os russe! Que fais-tu ici?'

    Tremblant de peur, Ivan jeta un coup d'œil autour de lui et réalisa qu'elle parlait de lui, balbutia:

    «Le grand sorcier m'a envoyé demander à l'aigle de me ramener à la chère Mère Russie.

    «Os russe, va dans le jardin et trouve la femme qui garde les sept portes. Obtenez la clé d'elle et ouvrez-les. Lorsque vous ouvrez le dernier, l’aigle commencera à battre des ailes. Si vous n'avez pas peur, vous pouvez monter sur le dos et vous envoler. N'oubliez pas de prendre beaucoup de viande pour mon animal de compagnie!

     

    Quel jardin? De quoi parle-t-elle?' Ivan réfléchissait à lui-même en sortant, car il savait qu'il n'y avait pas eu de jardin dans la forêt.

    À sa grande surprise, les lacs avaient disparu et il se retrouva en train de marcher dans un jardin d'herbes aromatiques bien entretenu qui était entouré d'un mur. Sept portes en chêne massif ont été placées dans le vieux mur, avec une femme à l'air féroce les gardant. Bien que son cœur se serre à la vue d'elle, il se dit: "Eh bien, si je faisais face à Baba Yaga et que rien ne m'est arrivé, elle ne peut sûrement pas être pire!"

     

    Mais quand il arriva à quelques mètres d'elle, elle commença soudainement à brandir une grande épée et le regard sauvage dans son œil lui glaça le sang. Il cria: 'Baba Yaga m'a dit de prendre la clé!' À son grand soulagement, la femme jeta immédiatement son épée et lui souhaita la bienvenue. Elle lui apporta de la nourriture, des boissons et des provisions pour le voyage.

     

    Ivan a exécuté les instructions de Baba Yaga. Il a grimpé sur le dos de l'aigle avec autant de viande qu'il pouvait en emporter et s'est envolé. Après un moment, il commença à avoir faim et décida de manger lui-même un peu de viande. «Après tout, pensa-t-il, il y a plus qu'assez pour nous deux!

    Quand ils eurent pris l'avion pendant un certain temps, l'aigle tourna son œil jaune sur lui. Ivan lui tendit un morceau de viande, les mains tremblantes.

    Avec son bec cruel, l'aigle saisit la viande de la main d'Ivan et l'engloutit d'un trait. Cela a été répété plusieurs fois pendant le vol et chaque fois, Ivan était terrifié à l'idée que le bec tranchant comme un rasoir lui enlève la main.

     

    Bientôt, toute la viande avait disparu et il restait encore beaucoup à faire. L'aigle a commencé à tourner à nouveau sa tête vers Ivan. Ivan sachant qu'il n'y avait plus de viande à donner, cria:

     

    «Tourne-toi, il ne reste plus rien pour toi! L'aigle fixa Ivan avec son regard lugubre.

     

    Ivan regarda l'aigle mais il tremblait de tous ses membres. Après ce qui semblait être une enternité, l'aigle se détourna à nouveau et Ivan poussa un soupir de soulagement.

     

    Soudain, avec un cri qui a gelé le sang d'Ivan, l'aigle a tourné la tête, a arraché un morceau de chair du cou d'Ivan et l'a avalé. Tout à coup, ils volaient dans le puits.

     

    Ivan était dans un tel état de peur et de choc qu'il ne ressentait aucune douleur. Il était certain que l'aigle allait le dévorer pièce par pièce. Il décida de sauter immédiatement, même si cela le regardait à nouveau.

     

    Comme dans un rêve, il enregistrait qu'il volait de haut en bas à travers le puits vers un point de lumière lointain. Quand ils atteignirent le sommet, l'aigle se posa près de la pierre de marbre noire. Ivan s'effondra sur le sol depuis le dos de l'aigle. Il était assommé sur l'herbe humide et s'attendait à ce que l'aigle le dévore.

     

    Mais au lieu de cela, l'aigle ramassa le morceau de chair qu'il avait avalé et dit à Ivan de le tenir contre la plaie. Ivan a fait comme l'aigle a dit et sa blessure a été guérie. L'aigle revint dans le puits.

     

    Réchauffé par les rayons du soleil, Ivan sentit lentement la force revenir dans son corps. Alors qu'il était allongé sur la terre fraîche, la lumière du soleil étincelait sur l'un de ses anneaux et il se souvint où il était.

     

    Il s'agenouilla et embrassa la terre noire et humide de Mère Russie, puis vit que sa peau et ses vêtements étaient redevenus normaux. Après avoir remercié, il est rentré chez lui.

     

    Ivan a trouvé les trois Tzarevnas en attente de son retour chez ses parents. Eux aussi avaient été libérés de l'enchantement depuis leur retour dans le monde supérieur.

     

    Les parents d'Ivan avaient été informés de ce que ses frères avaient fait et ils avaient été renvoyés en disgrâce. Ivan a supplié ses parents de pardonner à ses frères et ils ont été autorisés à revenir à la maison.

     

    Ivan a épousé la tsarevna du royaume d'or et ils ont eu beaucoup d'enfants. Les deux autres Tsarevnas se sont également mariés, mais pas les frères d'Ivan, qui sont restés heureux de vivre avec leurs parents.

     

    La fin

     

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  • Légende Hongroise...

    Le Demi-Kreutzer De Diamant...

    Du Petit Coq...

    Il était une fois une femme qui était bien pauvre. Elle avait un petit coq. Il picorait, il grattait sur le tas de fumier quand il trouva un demi-kreutzer de diamant. L’empereur turc passait par là, il vit le demi-kreutzer de diamant. Il dit au coq...
    «Petit coq, donne-moi ton demi-kreutzer de diamant !
    -Je ne te le donne pas parce que ma fermière en a besoin», répondit le petit coq.

    Mais l’empereur turc eut recours à la force et il prit tout de même le demi-kreutzer. Il l’emporta avec lui, et il le mit dans sa chambre du trésor. Le petit coq se mit en colère, s’envola par dessus de la clôture et commença à crier...

    «Petit coq, donne-moi ton demi-kreutzer de diamant !

    -Je ne te le donne pas parce que ma fermière en a besoin», répondit le petit coq.

    Mais l’empereur turc eut recours à la force et il prit tout de même le demi-kreutzer. Il l’emporta avec lui, et il le mit dans sa chambre du trésor. Le petit coq se mit en colère, s’envola par dessus de la clôture et commença à crier...

    «Cocorico, empereur turc...Rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc, pour ne plus l’entendre, rentra dans sa maison. Le petit coq s’envola jusque sur le rebord de sa fenêtre et cria...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant!»

    L’empereur turc se fâcha et dit à son serviteur...

    «Va attraper ce petit coq pour qu’il cesse de crier et jette-le dans le puits !»

    Ce fut ainsi. Mais le petit coq dit une fois dans le puits...

    « Bois beaucoup d’eau, mon jabot !Bois beaucoup d’eau, mon jabot ! »

    Et son jabot absorba l’eau qui était dans le puits.
    Le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc appela de nouveau son serviteur et lui dit...

    «Attrape ce petit coq pour qu’il cesse de crier et jette-le dans le four bien chaud !»

    Mais le petit coq dit dans le four...

    «Mon jabot, fais sortir ton eau pour qu’elle puisse éteindre le feu! Mon jabot, fais sortir ton eau pour qu’elle puisse éteindre le feu!»

    Ce fut ainsi. Le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc s’emporta davantage et dit à son serviteur...

    «Mon serviteur, attrape ce petit coq, jette-le dans un nid de guêpes et laisse les guêpes le piquer !»

    Le serviteur jeta dans le nid de guêpes le coq qui commença de nouveau à dire...

    «Avale les guêpes mon jabot ! Avale les guêpes mon jabot !»

    Ce fut ainsi. Alors, le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc ne savait plus quoi faire. Il dit à son serviteur...

    «Va chercher le petit coq afin que je puisse le mettre dans l’un des plis de mon ample pantalon !»

    Le serviteur obéissant alla le chercher, et le mit dans l’un des plis du large pantalon de l’empereur. Mais le petit coq recommença à dire...

    «Mon jabot, laisse sortir les guêpes afin qu’elles puissent piquer le derrière de l’empereur ! Mon jabot, laisse sortir les guêpes afin qu’elles puissent piquer le derrière de l’empereur !»

    Le jabot fit sortir toutes les guêpes, elles piquèrent bien fort le derrière de l’empereur qui bondit...

    «Aïe! Aïe! Que le diable l’emporte, ce petit coq! Emmenez-le tout de suite dans ma chambre du trésor et laissez-le pour chercher son demi-kreutzer de diamant !»

    Les serviteurs firent ainsi. Mais le petit coq dit dans la chambre du trésor...

    «Avale tout l’argent mon jabot ! Avale tout l’argent mon jabot !»

    Et son jabot avala le contenu des trois coffres d’argent de l’empereur. Le petit coq rentra avec l’argent à la maison et donna tout à sa fermière qui devint riche. Elle vit encore aujourd’hui si elle n’est pas morte entre-temps....
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  • La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne

    Par Sophie Bogrow...Du Magazine Détours en France

    ****

    De vallées encaissées en landes mélancoliques, de frais bocages en forêts drues et sombres, de cascades pétillantes en rocs taillés par l’érosion, ce petit massif granitique à l'est de Vichy, recèle d’innombrables balades qui dévoilent une nature authentique et préservée.

    Depuis le sommet du rocher Saint- Vincent, entre Ferrières-sur- Sichon et Lavoine, profitez de la vue sur le puy de Montoncel,
 point culminant de l’Allier.

    C’est à peine une montagne, qui ne dépasse guère les 1 000 mètres, sinon au sud, où les pentes à sapins des Bois Noirs culminent au puy de Montoncel (1 287 m), et à l’est, dans les monts de la Madeleine, où quatre remonte-pentes font de la Loge des Gardes (1 175 m) une station de ski miniature.

    Les curistes de Vichy y venaient en excursion, avant guerre, profiter de la fraîcheur. Un petit train à voie étroite, le Tacot, mis en service en 1910, mettait des heures à les conduire de Vichy à Lavoine et Laprugne en passant par Cusset, Le Mayet-de-Montagne et Ferrières : 38 kilomètres, 13 stations...

    Pour ceux de la Montagne, c’était le seul moyen d’exporter leurs productions.

    La ligne a fermé en 1949, mais son tracé demeure, qu’on repère ici et là à la présence d’un viaduc (telle l’arche de béton de Ferrières) ou à une maisonnette typique des gares.

    Édifié en 
1910 près de Ferrières-sur-Sichon, le pont du Moulin Neuf est un vestige 
de l’ancienne ligne de chemin de fer du Tacot. Son arche de plus de 50 mètres 
a été conçue 
en béton armé.

    Une Atmosphère De Mystère

    Entre-temps, on est passé d’une douce houle céréalière à des collines herbues, secouées de plissements, puis aux pentes abruptes des vallées où la forêt l’emporte.

    Tout ici est propice aux légendes...

    Les blocs de granit moussus, que les fées ou les druides, c’est certain, ont creusés de cupules rondes, à l’image des Pierres du Jour à Laprugne...

    Les hêtres que des siècles de taille ont transformés en tortueux décor pour conte fantastique, près de Saint-Nicolas-des-Biefs.

    Dans les Bois noirs, proches
de Saint-Nicolas- des-Biefs, 
des hêtres tortueux âgés de 400 ans bordent un chemin de randonnée,
 l’allée des Géants, lui donnant un
 air de décor pour conte de fées.

    Même le brouillard, qui se lève souvent sur le dédale des bois et des haies, contribue à créer le mystère.

    De tous ces mystères, le plus passionnant est l’énigme de Glozel.

    En 1924, le jeune Émile Fradin, alors qu’il labourait, tomba sur une fosse enfouie qui regorgeait d’ossements, de poteries, de galets gravés, d’objets en os, et surtout de tablettes couvertes de signes inconnus.

    Les plus grandes sommités s’accordant à dater du néo- lithique la moisson recueillie par le docteur Morlet, on spécula sur l’existence d’une écriture antérieure aux Phéniciens.

    Mais en 1927, un de ces messieurs, auteur d’une autre théorie sur la question, décida de disqualifier la concurrence en criant à la fraude et une commission officielle décréta le jeune paysan, armé de son certificat d’études, coupable d’une gigantesque falsification qui eût exigé une thèse en anthropologie...

    Quand, après des années de procès, les tribunaux eurent fini de blanchir Fradin, le mal était fait. Son honneur était terni.

    Le bourg de Ferrières, traversé par le Sichon, était autrefois prospère. En témoignent les sept foires annuelles qui rythmaient la vie des villageois. Au fond, le clocher de l’église Saint-Désir.

    Entouré
 de douves alimentées par un canal, le château de Chappes à Ferrières- sur-Sichon (XVe siècle)
a abrité de prestigieux personnages de l’histoire de France. 
Il est classé Monument historique depuis 1992.

    Au Pays Des Verriers

    Pourtant, à partir des années 1970, de nouvelles analyses, confirmées vers 1995, ont permis de préciser certaines datations.

    Ainsi, bien que les tablettes gravées affichent entre 3 000 et 7 000 ans (sauf une part de copies médiévales), Glozel aurait été un site funéraire et cultuel de l’époque gauloise et romaine, réinvesti au Moyen Âge pour servir peut-être de four à des verriers.

    La forme ovale de ses tombes pourrait être liée à ces inexplicables souterrains annulaires creusés en nombre (au moins 34) dans la région.

     

    La tourbière
 du plateau
 de la Verrerie.
 Ce milieu protégé se découvre en suivant les pontons de bois, au ras des sphaignes et des droséras.

    Quant aux verriers, ils étaient nombreux entre autres vers Saint-Nicolas-des-Biefs, fondant le sable des rivières grâce aux hêtres des forêts.

    En 150 ans, avant la Révolution, ils ont ainsi entièrement dénudé le bien nommé plateau de la Verrerie.

    Restent 60 hectares de lande mauves de callunes, myrtilles et genêts, gardés par des chèvres et moutons, et de tourbière avec vue plongeante sur la plaine de Roanne.

    Dominant 
la vallée 
de la Besbre, l’imposante église Notre-Dame de Châtel-Montagne (1095-1216).

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  • Pourquoi a-t-on peur du Vendredi 13 ?

    Le chiffre 13 est au centre de nombreuses superstitions. On dit qu'il ne faut jamais être 13 à table et les hôtels n'ont généralement pas de chambre 13. Quand il est associé au vendredi, le chiffre 13 a encore plus mauvaise réputation ! Nous allons vous expliquer pourquoi.

    Croyances religieuses

    La mauvaise réputation du vendredi 13 se fonde en grande partie sur des croyances en rapport avec la bible et les évangiles, certaines liées au vendredi, d'autres au chiffre 13.
    Il est probable que le Christ soit mort crucifié un vendredi, même si la date exacte de sa mort n'est pas connue des historiens.
    Une opinion assez répandue, quoique farfelue, voudrait qu'Adam et Eve aient croqué la pomme un vendredi !
    Quant au chiffre 13 lui-même, sa mauvaise réputation viendrait en partie de ce qu'au dernier repas du Christ, appelé aussi la Cène, les apôtres étaient 13 à table jusqu'à ce que Judas soit parti pour accomplir sa trahison.

    Un vendredi 13 funeste

     

    Autre fait marquant pour expliquer la mauvaise réputation du vendredi 13 : il existe dans l'histoire un vendredi 13 particulièrement funeste. C'est en effet le vendredi 13 octobre 1307 que le roi de France Philippe IV, dit le Bel, fit arrêter les chevaliers du Temple ainsi que le Grand Maître Jacques de Molay et tous les dignitaires de l’ordre des Templiers. Injustement accusés de crimes avoués sous la torture, ils furent condamnés au bûcher.

    Et si c'était un jour de chance ?

    Il existe autant de personnes effrayées par le vendredi 13 que de personne qui pensent que ce jour est propice à la prise de risque. Les plus optimistes d'entre vous profiteront donc de ce vendredi 13 pour jouer au loto, prendre un engagement important ou, pourquoi pas, sauter en parachute !

    Les objets qui portent bonheur

    De nombreux objets sont réputés pour leur capacité à porter chance. Alors, si vous êtes superstitieux, transformez grâce à un porte-bonheur le vendredi 13 en un jour de chance.

    A lire aussi : Symbolique des porte-bonheur

    Munissez-vous d'un trèfle à 4 feuilles ou d'un fer à cheval ; cassez du verre blanc et marchez du pied gauche dans un excrément. A l'inverse, vous éviterez de casser un miroir, d'ouvrir un parapluie dans une maison, ou encore de passer sous une échelle... Et si vous n'osez pas avouer que vous êtes superstitieux, sachez que la majorité des gens le sont sans le dire, parmi lesquels de nombreuses personnalités ; ainsi, le couturier Christian Dior ne se séparait jamais d'une multitude de porte-bonheur qui encombraient ses poches. Le muguet, tout particulièrement, était pour lui une fleur fétiche qu'il aimait à décliner dans ses collections. Quant aux plus cartésiens d'entre nous, ils ont bien, un jour ou l'autre dans leur vie, touché du bois pour se porter chance !

     

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  • Vendredi 13 – Légendes & Superstitions

    Vendredi 13 – Légendes & Superstitions

    Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'événements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance.

    Quellle est l'origine de cette superstition ? Linternaute.com a enquêté pour connaître les origines de cette croyance.

    Une Superstition Remontant À La Bible

    La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13...

    Jésus et ses 12 apôtres,"Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ...

    Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. " (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.

    Les Croyances Nordiques

    La crainte du vendredi 13 puiserait également ses origines dans les mythes nordiques antiques.

    Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla.

    Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu.

    Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus.

    Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours.

    Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé".

    Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.

    Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday",vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait "Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.

    Mythologies Gréco-Romaines

    Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative.

    Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection.

    Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit.

    Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre.

    Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.

    Calculer La Fréquence Des Vendredis 13

    Une distribution annuelle ayant fait l'objet de savants calculsréquence des vendredi 13 

    Plusieurs démonstrations mathématiques ont prouvé que toute année comporte, au minimum, un vendredi 13 et, au maximum, 3 vendredis 13.

    Par ailleurs, deux mois consécutifs peuvent comporter chacun un vendredi 13 : cela a été le cas en 1998 (vendredi 13 février et vendredi 13 mars). 

    Plusieurs mathématiciens se sont penchés sur la fréquence à laquelle tombaient les vendredis 13.

    Dean Huffman, de l'Université du Texas, a ainsi montré qu'il y avait 7 intervalles de jours possibles sans aucun vendredi 13 : 27, 90, 181, 244, 272, 335 ou encore 426 jours (à cheval sur deux ans).

    Il faut remonter aux périodes du 13 juillet 1990 au 13 septembre 1991 et du 13 août 1999 au 13 octobre 2000 pour trouver ces intervalles bénis, sans aucun vendredi 13.

    Il semblerait, par ailleurs, que le 13 du mois aurait légèrement plus de chances de tomber sur un vendredi que sur n'importe quel autre jour de la semaine.

    Ce serait l'adoption du calendrier grégorien, adopté, coïncidence troublante, par Grégoire XIII...

    Qui serait responsable de cette prédominance du vendredi 13.

    La Paraskevidékatriaphobie

    Le vendredi 13 a généré sa propre phobie :  la paraskevidékatriaphobie, forme de triskaïdékaphobie ou peur irraisonnée du nombre 13.

    Certaines pratiques comme les mariages, les naissances ou la navigation sont évitées en Occident les 13 du mois.

    Dans de nombreuses villes, il n'y a pas d'habitations portant le n°13.

    Les grands immeubles, également, évitent de nommer le 13e étage (qui devient un 12 bis ou un 14a) et certains hôtels n'ont pas de chambre 13 pour éviter d'y loger un client supersticieux.

    Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, bref, ne sortent pas de chez eux.

    Un économiste américain a d'ailleurs relevé l'impact économique des vendredis 13 ...

    Ces jours-là connaissent en effet une baisse importante de la consommation.

    Quelques Triskaïdékaphobes

    Les pilotes de formule 1 ont peur du chiffre 13 depuis la mort de 2 pilotes portant ce numéro en 1926.

    Ce chiffre n'est jamais porté en F1 sauf si le pilote en fait la demande.

    Stephen King a également fait l'aveu de cette phobie qui l'empêche de lire les pages 13 des livres.

    Ça S'est Passé Un Vendredi 13...

    Vendredi Noir Pour Les Templiers

    En octobre 1307, tous les baillis et prévôts de France reçoivent une ordonnance cachetée du roi Philippe le Bel, avec ordre de ne l'ouvrir que le vendredi 13.

    Le pli leur demande d'arrêter tous les Templiers de France. Le jour même, 2 000 Templiers sont arrêtés simultanément par les sénéchaux (gardes du roi) et les baillis du royaume.

    Ils sont interrogés sous la torture avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains.

    Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué des crimes hérétiques...

    Tels que cracher sur la croix ou pratiquer des baisers impudiques.

    Crash Dans Les Andes

    Le plus célèbre crash advenu un vendredi 13 est le vol T-571 qui s'est écrasé dans les Andes en 1972.

    Le vendredi 13 octobre, l'avion décolle de Montevideo et fait route vers Santiago au Chili, transportant l'équipe de rugby Old Christians.

    Mais l'avion, qui percute un pic andin, s'écrase dans les montagnes à plus de 12 000 pieds.

    Les survivants, qui ne seront retrouvés que 2 mois plus tard, ont dû recourir au cannibalisme pour rester en vie.

    Au total, 29 des 45 personnes à bord ont été tuées, dont 5 passagers morts dans une avalanche le 30 octobre 1972.

     Vendredi 13 Les origines D'une Superstion

    Un jour de chance pour certains
    Vendredi 13 n'est pas un jour de malchance pour tout le monde.

    Ainsi, tous les vendredis 13, la Française des Jeux enregistre 3 fois plus de joueurs.

    Depuis 1991, elle organise une campagne appelée "opération V13" ; le vendredi devient la "Journée de la Chance" et les joueurs sont susceptibles de remporter des cagnottes extraordinaires.

    Mais il n'y pas que pour eux que le vendredi est synonyme de chance.

    Tour d'horizon des autres pays du monde
     En Espagne et dans les pays d'Amérique latine, on ne craint pas le vendredi 13 mais le mardi 13.

    En effet, le mardi est placé sous le signe de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine.

    Ce jour est également associé à la planète rouge, synonyme de destruction et de violence.

    En Italie, c'est le chiffre 17 et non le 13 qui est associé à la malchance. En effet, en chiffres romains, 17 s'écrit XVII.

    Ce chiffre est l'anagramme de VIXI, qui signifie en latin "j'ai vécu", interprété, par extension, comme "je suis mort"! 

     En Chine, c'est le 4 (qui se prononce, "shi", la mort) qui est effrayant et non le 13. Ce dernier chiffre est, au contraire, associé à la vie.

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  • Le Petit Carcassin...

     Source:tarkabarka.cafeblog.hu   Il était une fois un homme pauvre. Avec sa femme, aussi pauvre que lui, ils étaient les plus démunis de leur village. L’homme allait pêcher chaque jour pour qu’ils aient de quoi manger.  Un jour, quand il tira son filet, il y trouva un petit carassin. 
    «Puisque tu es rentré dans mon filet, je te prends. Je t’emporte à la maison, et je vais te donner à mon chat», dit le pauvre.
    «Ecoute mon pauvre, dit le petit poisson, si tu ne me donnes pas au chat, en échange de ta bonne action, je te ferai du bien. Tu sais, un bienfait n’est jamais perdu.» Le pauvre homme remit alors le petit poisson dans l’eau.
    En rentrant, sa femme lui posa tout de suite la question: «Alors, as-tu pris quelque chose ?»
    «Rien», répondit-il et il raconta son histoire avec le poisson. Sa femme lui dit...

    «Retourne, et dis au petit poisson qu’il fasse de toi un juge.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»
    «Je suis ici! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le juge de mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, tu seras élu dimanche matin», dit le petit carassin.

    Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:

    «Alors, tu t’en es bien tiré?»

    Il lui raconta que dimanche il sera élu juge.


    Ce fut ainsi. Il était le juge de son village pendant trois ans. Il ne devait plus aller pêcher puisque avec sa femme ils vécurent à l’aise de son salaire.

    Un jour sa femme luit dit...

    «Etre juge n’est pas assez. C’est la fonction la moins appréciée dans le village. Va voir le petit carassin et dis lui que tu veux devenir notaire.»


    Ce fut ainsi. Le pauvre cria...
     

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?» 
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?» répondit le carassin.
    «Je souhaite devenir le plus important notaire dans mon village», dit le pauvre homme.
    «D’accord, rentre chez toi, demain tu seras élu notaire», dit le petit carassin. Le pauvre homme rentra à la maison, sa femme lui demanda:
    «Alors, ta journée, qu’est-ce qu’elle a donné ?»
    «Il dit que demain je serai élu le notaire le plus important du village! Mais maintenant calmons-nous!» répondit le pauvre homme. Sa femme ne disait rien. Les années passèrent, un jour elle dit à son mari:

    «Ecoute-moi ! Cela ne me va plus! Sois juge du comitat ! »


    Le pauvre homme alla le lieu où il rencontrait le poisson et se mit à crier...
     


    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être juge du comitat!» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, tu le seras !» répondit le petit poisson.

    En rentrant à la maison, le pauvre homme dit à sa femme...


    «Je souhaite que nous nous soyons d’accord pour que je reste sur ce poste. Cela me suffira !»

    «D’accord!» céda sa femme.

    Mais au bout de cinq ans, elle n’en pouvait plus et recommença...

    «Je veux que tu sois le premier dignitaire! Sois préfet du comitat »

    Le pauvre homme alla au bord de la rivière où il avait rencontré le poisson et
    se mit à crier... 

    «Petit carassin! Petit carassin! Où es-tu ?»

    Le petit poisson fit son apparition et lui demanda:
    «Je suis ici ! Que puis-je faire pour toi ?»
    «Je veux être le préfet du comitat !» dit le pauvre homme.
    «Rentre chez toi, ne t’inquiète de rien, tu seras élu!» répondit le petit carassin.

    Six ans passés, sa femme lui dit:

    «Tu sais ce que je pense ? Tu dois être roi !»

    Le pauvre homme cria au bord de la rivière...


    «Petit carassin! Petit carassin !»

    Le poisson sautilla et lui demanda...
    «Dis-moi ce que tu veux, je t’écoute !»
    «Je veux être roi! » dit le pauvre homme.
    «Ton vœu sera exhaussé», répondit le petit carassin.  

    Ce fut ainsi, le pauvre homme devint le roi de son pays.


    Mais un beau jour la femme murmura à l’oreille de son mari...

    «Chaque pays a son roi, c’est normal. Mais je veux que tu dises au petit poisson que c’est toi qui veux diriger la Lune et le Soleil.»

    La pauvre homme alla voir le petit poisson et cria...

    «Petit carassin! Petit carassin !» 
    «Que puis-je faire pour toi, pauvre homme ?» répondit le carassin.
    «Je veux diriger la Lune et le Soleil», répondit le pauvre homme.

    Le petit carassin se mit en colère, et répondit au pauvre homme...

    «Rentre chez toi pour reprendre ta vie misérable. Remercie ta femme qui n’a jamais été contente de tes fonctions et qui demandait toujours plus. Tu ne peux pas être Dieu ! »

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  • « Oncles & Tantes D’Amérique » :
    D’héritages Légendaires & Fabuleux

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    En Escroqueries Notoires.. (D’après « Le Petit Journal Illustré », Paru En 1937)... Publié Par...LA RÉDACTION

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    Les héritages fabuleux d’ « oncles et tantes d’Amérique » suscitèrent bien des convoitises et donnèrent lieu, non seulement aux légendes les plus improbables bientôt ruinées par de méticuleuses recherches...

    Mais encore à des escroqueries notoires, telles l’histoire d’un certain Bonnet prétendument parti se faire nommer roi de Madagascar, ou celle de la « Grande Thérèse » dont s’amusa tout Paris à la fin du XIXe siècle

    Une histoire d’héritage fantastique enfièvre depuis des mois maintes familles d’Alsace et d’Allemagne, rapporte en 1937 le journaliste Jean Lecoq du Petit Journal.

    Il s’agit de la succession d’une « tante d’Amérique », succession qui avoisinerait, dit-on, le demi-milliard, un tel chiffre expilquant les convoitises des candidats héritiers qui sont au nombre de plus de 10 000.

    Dans la première moitié du XIXe siècle, un modeste habitant de Bitschwiller, en Alsace, du nom de Christophe Schaeffer, émigra en Amérique, s’y maria et eut une fille, Henriette, laquelle épousa un grand planteur de tabacs, Walter Garrett.

    Celui-ci mourut dans les dernières années du XIXe siècle. Sa veuve, Henriette Garrett, née Schaeffer, lui survécut jusqu’en 1930. Le 16 novembre de cette année-là, elle partait à son tour, à l’âge de 90 ans, pour un monde meilleur.

    Mais elle laissait après elle une des plus belles fortunes d’Amérique, une fortune de 17 millions de dollars, acquise par son époux dans la culture des tabacs.

    Mme Garrett n’avait pas d’héritiers directs. Soucieuse de faire profiter de son argent les membres de sa famille paternelle qui pouvaient exister encore dans la région rhénane...

    Elle laissa par testament une somme de plus d’un million qui devait être consacrée à des recherches minutieuses en vue de découvrir ces parents éloignés.

    « Oncles & Tantes D’Amérique » :..........En Escroqueries Notoires..

    Des recherches commencèrent aussitôt. Pendant ce temps, la fortune d’Henriette Garrett produisait des intérêts évalués à 1500 dollars par jour ; et en 1937, ce n’était plus 17 mais 20 millions de dollars qu’elle représentait.

    On conçoit que l’espoir d’un tel héritage ait éveillé les espérances de tous les Schaeffer d’Alsace et d’Allemagne.

    Or, ce nom est, là-bas, aussi commun que le sont, ailleurs, ceux de Durand ou de Dupont. Et cela n’était pas fait pour faciliter la besogne des enquêteurs.

    Le chroniqueur du Petit Journal nous rapporte qu’existe à cette époque au ministère des Affaires étrangères un service spécial qui s’occupe des recherches relatives aux successions lointaines..

    Il est facile d’imaginer, poursuit-il, si on a enregistré là des histoires d’héritages fabuleux, d’héritages qui demeurent en souffrance, et qui ne datent pas d’hier.

    La plus ancienne de ces revendications est celle qui a pour objet la succession de Jean Thierry, lequel n’était pas, d’ailleurs, un oncle d’Amérique, mais un oncle de Venise.

    Ce Jean Thierry, fils d’un cordonnier de Château-Thierry, était allé, à la fin du XVIIe siècle, s’établir dans la cité de Saint-Arc.

    Il y mourut en 1700, laissant une énorme fortune placée à la célèbre banque vénitienne, la Zecca. Or, Jean Thierry avait, à Château-Thierry, deux neveux, ses héritiers directs, qui ne furent jamais avertis de la mort de leur oncle, et de la merveilleuse succession qu’ils pouvaient revendiquer.

    Celle-ci demeura dans les coffres de la Zecca, improductive.

    Et il arriva que, quatre-vingt-dix-sept ans plus tard, Bonaparte vint à Venise avec ses soldats en haillons.

    L’armée manquait de tout : il fallait la vêtir, la nourrir. L’or déposé à la Zecca fut réquisitionné. Les millions de Jean Thierry revinrent ainsi, du moins, à la France.

    Mais il arriva qu’un jour, les descendants des deux neveux de Château-Thierry connurent l’histoire.

    C’était au nom du gouvernement français que Bonaparte avait mis la main sur la fortune de leur grand-oncle.

    Ils en réclamèrent à l’Etat la restitution, firent des procès, furent déboutés, recommencèrent, ne se lassèrent pas.

    Au début du XXe siècle l’un d’entre eux introduisait encore, devant la première chambre du tribunal civil, une action contre l’Etat en revendication des millions de Jean Thierry.

    Cet héritage de Jean Thierry n’était pas purement légendaire. Il exista réellement : et des papiers de l’époque du Directoire, conservés aux Archives, en font la preuve.

    Mais que dire de tant d’autres successions fantaisistes qui n’existèrent jamais que dans l’imagination de ceux qui en réclamaient la possession ?

    Il y a, notamment, la succession d’un certain Jean-Etienne Martin, « originaire du Languedoc » (on ne dit point de quelle ville ni de quel village, et décédé à Buenos-Aires, on ne sait pas exactement en quelle année) ;

    La succession Martin qui, pendant des lustres, a enfiévré toutes les familles Martin...

    Et Dieu sait s’il y en a, de la Lozère, du Gard, de l’Hérault, de l’Ardèche, de la Haute-Loire, des Landes, de la Haute-Garonne, etc. Hélas !

    Malgré les recherches opérées en Argentine par les soins de l’administration du Quai d’Orsay, on ne trouva nulle trace de ce Martin et de sa fortune.

    Il y a aussi la succession de Jean-Antoine Mallet, qui serait décédé au Brésil en 1888, et dont l’administration n’a jamais pu découvrir l’acte de décès.

    On n’a même pu savoir en quelle cité brésilienne était mort ce millionnaire.

    Cela n’a pas empêché d’innombrables Mallet de réclamer les six cents millions que la légende attribuait à ce Crésus mystérieux.

    Mais il y eut cet autre Malet — avec un seul « l », celui-ci — qui serait mort dans l’Etat de l’Ohio, laissant une fortune supérieure à 10 millions de dollars.

    Ce Malet était, disait-on, le fils du général Malet, le célèbre conspirateur.

    Les recherches opérées en Amérique démontrèrent que le personnage avait bien existé :

    Mais, de la fortune qu’on lui attribuait, on ne trouva pas la moindre trace.

    Et il y eut encore Picard, mort à Philadelphie en 1832 ; Dupont, mort à Saint-Louis ; Tissier, de Marmande, qui serait décédé en 1884, à l’hôpital Bellevue de New-York ;

    Poilras et Lafforgue, qui seraient morts à Chicago, l’un en 1887, l’autre en 1905 ; et Durand, mort en Argentine ; et Guérin, décédé au Brésil ; et Boyer, à Haïti ; et Huc, au Chili ; sans compter quelques nababs des Indes néerlandaises :

    Colmon, Dubois, Renard, qui avaient fait, à Batavia, d’immenses fortunes dans la culture de la canne à sucre.

    Car tous ces oncles d’Amérique, d’Asie, d’Océanie possédaient d’incalculables richesses.

    La moindre de ces fortunes, revendiquées par tant d’héritiers, s’élevait à 25 millions. Certaines de ces revendications remontent au XIXe siècle.

    Le seul malheur était qu’en dépit des recherches consciencieuses et obstinées de l’administration, on ne put jamais retrouver, non seulement les héritages, mais même la plus petite trace de tous ces oncles opulents.

    Ils étaient innombrables, pourtant, car nous n’avons nommé ici que quelques-uns ; nous en avons passés, et des plus riches ; et, notamment, l’un des plus fantastiques, l’oncle Bonnet.

    Le nommé François-Claude Bonnet était un oncle, non plus d’Amérique, mais de l’Inde.

    A en croire ses héritiers, ledit Bonnet, après avoir vécu longtemps à Calcutta, où il aurait acquis une fortune de 75 millions, serait parti se faire nommer roi de Madagascar.

    Il serait mort dans la Grande Ile vers 1830.

    Pendant des années, cette fable ridicule enflamme l’imagination de tous les Bonnet de France et de Navarre —

    Et il y en a presque autant que de Schaeffer dans les régions rhénanes.

    Sur la demande de tous ces Bonnet, l’administration se livra à toutes les recherches possibles à Madagascar, à l’île Bourbon, dans l’Inde et même en Angleterre :

    Elle ne trouva absolument rien ; et elle constata le fait dans une note publiée au « Moniteur officiel » le 19 mars 1834.

    Cette note aurait dû mettre fin à toutes les espérances et à toutes les convoitises des héritiers Bonnet : il n’en fut rien.

    La légende subsista, prenant même une force nouvelle.

    Et l’histoire Bonnet suscita même, en fin de compte, la plus jolie escroquerie.

    En 1887, un Comité se forma, à Paris, et mit l’affaire Bonnet en actions. Tout le monde — Bonnet ou non — pouvait souscrire.

    Dès la rentrée de la succession on assurait aux souscripteurs vingt fois la valeur du capital versé.

    Les fonds affluèrent. Après quoi, le Comité disparut, et l’argent des victimes avec lui.

    Car ce sont là, trop fréquemment, explique notre chroniqueur, la conséquence et l’aboutissement de toutes ces histoires d’héritages fabuleux.

    Tant qu’elles se contentent de bercer des espérances et de décevoir des convoitises, elles ne font pas grand mal ; mais trop souvent, elles favorisent l’escroquerie.

    Et ce ne sont pas toujours les héritiers — ou pseudo-héritiers — qui sont les seules victimes de ces dangereuses illusions.

    Il faut rappeler à ce propos une affaire qu’on dénomma justement « la plus dangereuse escroquerie du siècle. »

    Et dont le retentissement ne fut peut-être jamais égale : l’affaire Humbert.

    Il s’agissait d’une somme de 40 millions qu’un Anglais, nommé Henry Crawford, mort à Toulouse en 1883, aurait léguée à Mme Marie-Thérèse Daurignac, épouse de Frédéric Humbert (né en 1857), député de Seine-et-Marne et fils de Gustave Humbert (né en 1822), ancien garde des Sceaux, premier président de la Cour des Comptes.

    Marie-Thérèse Humbert allait donc entrer en possession de ce magnifique héritage, quand surgirent deux neveux du testateur, Robert et Henry Crawford, lesquels prétendaient détenir un autre testament de leur oncle aux termes duquel la fortune était léguée, non plus à Mme Humbert, mais à eux, Crawford frères, et à Mlle Maria Daurignac, sœur de Mme Humbert, à charge de servir à cette dernière une rente de 360 000 francs.

    Or, à cette époque, Mlle Daurignac était mineure. En attendant que sa majorité rendît une transaction possible, M. et Mme Humbert étaient nommés séquestres de la fortune. On imagine ce qu’une pareille histoire pouvait entraîner de complications et favoriser d’escroqueries.

    Il y eut des procès ; les tribunaux rendirent des arrêts qui donnaient une existence légale à ces Crawford que personne n’avait jamais vus, pour la bonne raison qu’ils n’existaient pas plus que l’oncle opulent dont ils étaient les héritiers.

    C’était Thérèse Humbert qui avait imaginé, monté et machiné toute l’affaire. Les Humbert menaient grande vie. Tout leur monde leur faisait crédit sur l’héritage. Les personnages les plus en vue fréquentaient leurs salons.

    Mais tant va la cruche à l’eau... Il suffit d’une seule plainte pour faire crouler l’échafaudage de mensonges dressé patiemment par la « Grande Thérèse ».

    Il fallut ouvrir le fameux coffre-fort dans lequel celle-ci affirmait que les millions étaient enfermés. Il était vide.

    Jamais Paris ne s’amusa tant. Il faudrait un volume pour énumérer les chansons, les images, les cartes postales...

    Les bibelots de toutes sortes commémorant les principaux épisodes de l’affaire.

    L’ouverture du coffre-fort, surtout, suscita la verve des chansonniers. On y trouva, disaient-ils, un grand écrin...

    Et dans ce grand écrin,
    Un autr’ petit écrin,
    Et dans ce p’tit écrin,
    Peau d’balle et balai d’crin !

    Et par là-dessus, la foule, à tous les carrefours, reprenait le refrain dans un éclat de rire :

    Ah ! les poires !...
    Les bonnes poires !...

    Au jour de l’An, les camelots vendirent sur les trottoirs « le coffre-fort et le lapin » ; au jour des Rois, les pâtissiers glissèrent dans leurs galettes une opulente Thérèse en porcelaine.

    On vendit « le Billet de banque Craquefort », le « Jeu des Oies de la mère Humbert », le « Dernier soupir de Thérèse ».

    Celle-ci fut mise en prison. « Je suis une grande victime », dit-elle. Et le plus curieux de l’histoire, c’est qu’elle le croyait.

    Ces escroqueries chez lesquelles la folie de la richesse et des grandeurs est favorisée par un manque absolu de scrupules...

    Bâtissent leur fable si laborieusement, vivent leur rêve si intensément, qu’elles finissent par en faire une réalité.

    Leur imagination a créé autour d’elles un monde fabuleux qui, peu à peu, leur apparaît vivant, agissant, réel.

    Ce fut le cas de la « Grande Thérèse » : le rêve, à force d’occuper son esprit, était devenu réalité.

     

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