• Le Coq De Barcelos

    Le Coq De Barcelos...  Légende...Du Portugal... 

    Le calvaire du XVIe siècle, conservé au Musée d'Archéologie de la ville de barcelos, est associé à la curieuse légende d'un coq, symbole de cette ville.

    D'après cette légende, un jour un crime fut commis dans ce village. Or, on ne retrouva pas le coupable, et les habitants de barcelos furent intrigués par cela.

    Cette histoire les préoccupait et les affolait.

    Un jour apparut dans la ville un homme de Galice, sur qui se portèrent on ne sait pour quelles raisons, immédiatement les soupçons.

    Les autorités l'arrêterent sans preuves.

    L'homme eut beau protester et clamer son innocence, rien n'y fit.

    Personne ne voulu croire que cet homme se rendait à saint jacques de compostelle pour accomplir un voeu...

    Car il était un fervent adorateur du saint que l'on vénérait à compostelle...

    Ainsi que de Saint Paul et de Notre-Dame...

    L'homme fut condamné à être pendu !

    Au moment où on le conduisait à la potence, il demanda à être remis en présence du juge qui l'avait condamné.

    L'autorisation lui fut concédée et on l'emmena à la résidence du magistrat, qui était en plein banquet avec quelques amis.

    L'accusé affirma de nouveau son innocence et devant l'incrédulité des assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s'exclama... .

    Cette déclaration ne fit que provoquer les éclats de rire de toute l'assistance; mais personne ne toucha au coq rôti, qui resta donc entier dans son plat.

    On entraîna alors l'homme vers la potence.

    Et ce qui semblait impossible arriva ! Au moment où le pèlerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta. Le juge et ses invités restèrent ébahis.

    Personne ne douta plus de l'innocence du condamné. Le juge couru à la potence et quelle ne fut pas sa stupéfaction quand il vit le pauvre homme la corde au cou, mais le noeud refusant absolument de se serrer !

    On le délivra immédiatement et on le renvoya en paix.

    Quelques années plus tard il revint à Barcelos, où il fit ériger un monument en hommage à la vierge et à Saint Jacques.

    Le portugal adopta le coq de Barcelos comme symbole, sans doute car ce dernier symbolisait une histoire morale, optimiste et juste.

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  • La Dame Blanche...

    Source  : L’appellation dame blanche est donnée à des mythes ou à des apparitions de natures diverses.

    Il peut s’agir soit d’entités surnaturelles tenant les rôles de fées, de sorcières, de lavandières de la nuit ou d’annonciatrices de mort prochaine, soit de fantômes de femmes décédées lorsqu’il s’agit de spectreshantant des châteaux ou d’auto-stoppeuses fantômes.

    Quelles que soient leurs formes, les légendes des dames blanches se retrouvent un peu partout en Europe et en Amérique du Nord.

    ***********

    Voici La Légende De la Dame Blanche

    **

    Connaissez-vous la chute Montmorency, sur la Côte-de-Beaupré, tout près de Québec? Au fil des ans, plusieurs personnes ont juré y avoir vu, quand la nuit tombe, une silhouette féminine, fine et blanche. C’est celle de Mathilde Robin, morte en 1759. Ou plutôt, celle du fantôme de cette femme qu’on appelle désormais : la Dame blanche…

    Remontons le fil du temps jusqu’en 1759 : Mathilde vit sur la Côte-de-Beaupré. Elle est pleinement heureuse : à la fin de l’été, elle épousera le beau Louis, celui qui fait battre son cœur. Mathilde a cousu elle-même sa robe de mariée, blanche, comme il se doit. Quelques rumeurs planent sur Québec, comme quoi les Anglais voudraient s’emparer de la ville, mais Mathilde n’y prête pas trop attention. Rien ne peut assombrir son bonheur… Rien, sauf la guerre. Car le 31 juillet, tout bascule. Des crisretentissent soudain : les Anglais sont là, au pied de la chute! Ils veulent prendre Québec aux mains de la France! Les femmes et les enfants se réfugient dans la forêt pour attendre la fin des combats. Les hommes vont prêter main-forte aux soldats français. Le courageux Louis embrasse Mathilde et promet de revenir rapidement.

    La Bataille de la chute Montmorency dure quelques jours. Quand elle cesse enfin, malgré le triste tableau des soldats des deux camps morts ici et là, des cris de joie montent dans le ciel de Québec : les Français ont gagné! Victoire! Les hommes regagnent la forêt pour retrouver leurs proches. Le cœur serré, Mathilde attend. Louis ne revient pas. Presque tous sont de retour, maintenant… et Mathilde attend, encore et encore.

    Un commandant lui apprend la terrible nouvelle: Louis est mort au combat. Il ne reviendra pas. Folle de douleur, elle court vers sa maison, enfile sa robe de mariée blanche, pose son voile sur ses cheveux. Mathilde Robin se dirige ensuite vers la chute où son fiancé et elle aimaient tant se promener.

    Cette chute au pied de laquelle Louis a péri. La pleine lune éclaire sa silhouette fragile. Mathilde ouvre largement les bras en croix. Dans un dernier gémissement de douleur, elle se laisse tomber dans les eaux tumultueuses de la chute Montmorency. On dit que son voile fut emporté par le vent et qu’il se déposa sur les rochers. Quand les gens de la Côte-de-Beaupré passèrent devant, le lendemain, une nouvelle cascade était apparue. On l’appela le Voile de la mariée. Elle est toujours là, juste à gauche de la chute.

    Aujourd’hui, deux siècles et demi plus tard, si vous passez par la chute Montmorency, la nuit, vous apercevrez sans doute une frêle jeune fille vêtue d’une longue robe blanche. C’est le fantôme de Mathilde, la Dame blanche. Il arrive même qu’on l’entende gémir jusque sur l’île d’Orléans. Si vous la voyez, ne l’approchez pas trop… On raconte que tous ceux qui ont tenté de toucher à la robe de la belle Mathilde ont connu une mort brutale quelques jours plus tard… Alors contentez-vous de regarder, de loin, le Voile de la mariée et cette Dame blanche, qui pleure pour toujours la mort de son fiancé. 

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  • La légende des amants maudits

    La légende des amants maudits

    Vérone n’a pas le monopole des histoires d’amour tragiques. Héloïse et Abélard sont nos « Roméo & Juliette » parisiens et les amants les plus célèbres du Moyen Age. Sortez vos mouchoirs car leur histoire ne vous laissera pas de marbre.

    Ces deux amants terribles vivent dans le Paris du 12ème siècle. Abélard, éminent professeur et intellectuel, tombe sous le charme de sa jeune étudiante Héloïse. Seize ans les séparent et pourtant, ils vivent un amour démesuré et surtout interdit. La passion les consume, bien loin des enseignements reçus par chacun d’eux. Héloïse tombe alors enceinte. Abélard l’enlève et ils se réfugient en Bretagne où elle donne naissance à leur fils Astrolabe.

    Le scandale de leur relation finit par éclater quand le Chanoine Fulbert furieux dénonce leur mariage secret, qui a trahi l’église, selon les lois de l’époque. Le Chanoine, furieusement jaloux du couple,  décide de les séparer cruellement : il commence par émasculer Abélard, puis le fait rentrer dans un monastère et envoie Héloïse au couvent. Séparés, ils échangèrent alors une correspondance, transformant la passion charnelle en une relation intellectuelle mais riche, ce dont les Lettres d’Abélard et d’Héloïse témoignent.

    Lettre d’Héloïse à Abélard

    Ô mon cher et fatal ! … Abailard … je t’ adore !
    Cette lettre, ces traits, à mes yeux si connus,
    Je les baise cent fois, cent fois je les ai lus.
    De sa bouche amoureuse Héloïse les presse ;
    Abailard ! Cher amant ! Mais quelle est ma faiblesse ?
    Quel nom, dans ma retraite, osé-je prononcer ?
    Ma main l’ écrit ! … hé bien, mes pleurs vont l’ effacer !
    Dieu terrible, pardonne, Héloïse soupire.
    Au plus cher des époux tu lui défends d’ écrire,
    À tes ordres cruels Héloïse souscrit…
    Que dis-je ? Mon cœur dicte… et ma plume obéit.

    Abélard meurt en 1142, Héloïse réclame sa dépouille et l’ensevelit dans l’abbaye du paraclet en Champagne. Lorsqu’elle disparaît en 1164, la légende dit que sa volonté d’être déposée après sa mort dans le tombeau de son mari fut respectée, et qu’Abélard, mort depuis tant d’années, étendit les bras pour la recevoir et les ferma, la tenant embrassée, à jamais. En 1817 la mairie de Paris fait transporter les restes de ce couple de légende au cimetière du Père-Lachaise, leur dernière demeure.

    Heloise and Abelard, Eleanor Fortescue-Brickdale, 1919.Abelard_and_Heloise_Pere-Lachaise

    heloise-abelard-paris

    9/11 Quai aux Fleurs

     

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  • L’ENFANT ET LA CORDE

    L’ENFANT ET LA CORDE..FABLE................Victor  

    FABLE

              La main d’industrieux maçons
        Avait construit un grand échafaudage ;
    Une corde y pendait. Un jeune enfant peu sage,
    Bravant de ses parents les utiles leçons,
              Grimpe en jouant sur l’échafaud.
              « Bah ! dit-il, ce n’est pas si haut,
              Mon bon papa tremble sans cesse,
              Il a peur que je ne me blesse
              Quand il n’existe aucun danger.
    À la moindre voiture, il faut se déranger.
              Il pousse trop loin la prudence.
              Par exemple, il me fait défense
    De monter là-dessus. Cependant, quel bonheur
              De grimper à cette hauteur !
    Ah ! Dieu ! le beau pays ! la magnifique vue !
              Que je suis content d’être ici !
              J’y ferai monter quelque ami. »
    Bientôt apercevant la corde suspendue :
    « Voyons, ajoute-t-il, si j’aurai le courage
    De me laisser glisser le long de ce cordage. »
    Aussitôt fait que dit ; mais la corde en frottant
              Lui brûle les doigts vertement.
              La douleur lui fait lâcher prise ;
              Il dégringole jusqu’en bas,
              Se meurtrit le front et le bras,
              Puis, gémissant de sa sottise :
    « Ah ! maintenant, dit-il, on ne me verra plus
    Braver mon bon papa, ni monter là-dessus,
              Oui, j’eus grand tort, je le confesse,
              De tromper ainsi sa tendresse. »
     
              Désobéir à ses parents,
              C’est rendre ses chagrins plus grands.

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  • La légende de la Terre-Mère !

    La légende de la Terre-Mère !

    Au commencement, la terre n'existait pas. Le monde était une île qui flottait au-delà du ciel dans l'océan des premiers âges. Une jeune femme de la nation huronne-wendat, nommée Aataensic, partit à la recherche de plantes médicinales.

    Elle trébucha sur la racine d'un arbre qui s'abattit et qui l'entraina dans sa chute dans un trou du ciel. Pour la sauver de la noyade, les animaux se précipitèrent. Émues par sa beauté, les grandes oies prirent leur envol et amortirent sa chute et la déposèrent sur le dos de la tortue puisqu'il fallait lui trouver un endroit confortable où elle pourrait vivre.

     

    Les animaux tinrent conseil et ils décidèrent de créer pour elle une grande terre. Avec beaucoup de difficulté, ils recueillirent un peu de boue qui était collée aux racines de l'arbre.

     

    La Grande Tortue offrit de porter cette terre sur son dos. Aussi les animaux se mirent-ils à étendre la boue sur la carapace de la Grande Tortue et cette terre grandit jusqu'à devenir une grande île, puis un continent, et puis la terre que nous connaissons.

     

    C'est ainsi que la nation huronne-wendat, l'une des premières nations du Québec, raconte la légende de la création de la terre.

     

    texte : Mosaïcultures 2003, Vieux-Port de Montréal, été 2003
    crédit photo : Louis Poulin

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  • Les 1000 billes !

    **********

    Plus je vieillis, plus j'apprécie les samedis matin. C'est peux-être à cause de la tranquille quiétude qui vient du fait d'être le premier à se lever, ou c'est peut-être la joie sans borne du fait de ne pas être au traveil. De toute façon les premières heures du samedi matin sont très agréables.

    Il y a quelques semaines, j'avançais en me trainant les pieds vers le sous-sol de ma cabane, une tasse de café bouillant dans une main et le journal du matin dans l'autre. Ce qui avait commencé comme un samedi matin bien ordinaire devint une de ces leçons que la vie semble nous présenter de temps en temps. Laissez-moi vous raconter.

    Je tournai le cadran du radio vers la section téléphone sur mon radio ondes-courtes pour écouter un réseau d'échange du samedi matin. À un moment donné, je tombai sur le son d'un type agé , avec un signal fantastique et une voix en or. Vous savez, le genre, il s'exprimait comme s'il était dans la radiodiffusion. Il racontait à la personne avec qui il parlait quelque chose au sujet "des mille billes".

    Je fus intrigué et m'arrêtai pour écouter ce qu'il avait à dire. " Et bien, Tom, c'est sûr que tu sembles être très occupé au travail. Je suis sûr qu'ils te payent bien mais c'est dommage que tu doives demeurer si longtemps loin de la maison et de la famille. C'est dur à croire qu'un jeune homme doive travailler soixante ou soixant-dix heures par semaine pour joindre les deux bouts. C'est malheureux que tu manques le récital de danse de ta fille."

    Il poursuivit, "Laisse-moi te dire quelque chose, Tom, quelque chose qui m'a aidé à garder une bonne perspective sur mes priorités." Et c'est alors qu'il commença à expliquer sa théorie des "mille billes".

    "Tu vois, un jour je me suis assis et j'ai fait un peu de mathématique. Une personne moyenne vie environ soixante-quinze ans. Je sais, certaines personnes vivent plus longtemps et d'autres moins longtemps, mais en moyenne, les gens vivent autour de soixante-quinze ans."

    "Maintenant je multiplie 75 par 52 pour obtenir 3,900, c'est le nombre de samedis qu'une personne moyenne a durant toute sa vie. Maintenant reste avec moi Tom, j'en arrive à la partie importante. "

    "Ça m'a pris cinquante-cinq ans de ma vie pour penser à tout cela dans le détail," il poursuivit, "et à ce moment-là j'avais vu plus de deux mille huit cents samedis. J'en suis venu alors à penser que si je vivais jusqu'à soixante-quinze ans il me restait environ seulement 1000 samedis à vivre et à apprécier."

    "Alors je me rendis dans un magasin de jouets et j'achetai toutes les billes qu'il y avait. J'ai dû visiter trois magasins de jouets avant de pouvoir ramasser 1000 billes. Je les apportai à la maison et les plaçai dans un grand pot en plastique transparent juste ici dans la cabane à côté de mon équipement. Depuis ce temps, chaque samedi, j'ai enlèvé une des billes du pot et je l'ai jeté."

    "Et j'ai trouvé qu'en surveillant mes billes diminuer, je me concentrais davantage sur les choses réellement importantes dans la vie. Il n'y a rien de mieux que de surveiller votre temps sur cette terre s'en aller pour vous aider à établir clairement vos priorités."

    "Maintenant laisse-moi te dire une dernière chose avant de te quitter et d'amener ma charmante épouse déjeuner au restaurant. Ce matin, j'ai enlevé la dernière bille du pot de billes. Je figure que si je peux me rendre jusqu'à samedi prochain, alors la vie m'aura fait cadeau d'un peu plus de temps. Et s'il est une chose que nous pouvons tous utiliser, c'est bien ce petit plus de temps."

    "Ça m'a fait plaisir de te rencontrer, Tom. J'espère que tu passeras plus de temps avec ta famille et j'espère te rencontrer à nouveau. "

    Vous auriez pu entendre une épingle tomber sur la radio quand ce type nous a dit au revoir. J'imagine qu'il nous a tous donné beaucoup à réfléchir. J'avais planifié de travailler sur mon antenne ce-matin là et je devais rencontrer quelques amateurs de radio pour travailler sur le prochain bulletin de nouvelles du club. Au lieu de cela, je montai l'escalier et réveillai mon épouse avec un baiser.

    "Viens-t-en mon amour, je vous amène, toi et les enfants, déjeuner au restaurant."

    "Pourquoi tout ça ? " demanda-t-elle avec un sourire.

    "Oh, rien de spécial, c'est juste que ça fait un bon moment depuis que nous avons passé un samedi ensemble avec les enfants. Hé, pouvons-nous nous arrêter à un magasin de jouets en passant ? J'ai besoin d'acheter quelques billes."

    Auteur: Jeffrey Davis

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  • Les trois vieillards !

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    Trois vieillards discutent sur un banc vermoulu dans la fraîcheur d'un soir d'été.

    Le premier s'adresse aux deux autres:

    "Quelle période magique que celle de l'enfance! Je me levais de bon matin et la rumeur du jour réchauffait ma poitrine comme un vin d'allégresse. Je me disais : "aujourd'hui, je vais aider mon père dans les champs" ou "tiens ! Ma mère a peut être besoin que je porte la jarre d'eau à sa place ?"

    Croyez-moi, le bonheur est perdu dès que le corps a fini de grandir. Aujourd'hui, je donnerais tout pour retrouver la vitalité de mes premières années..."

    Le second prend la parole et dit:

    "Moi, je n'ai jamais été aussi sage que pendant mon enfance. Pas de querelle avec les femmes, pas de coup bas entre hommes, aucune parole malheureuse, l'unique souci du jour présent.

    Croyez moi, le secret de la jeunesse éternelle, c'est l'insouciance du lendemain. Aujourd'hui, je pense à ma famille, à l'héritage, à la situation de mes fils. Je donnerais tout pour retrouver la tranquillité d'esprit.

    Alors, le troisième vieillard se racle la gorge et parle en ces termes:

    "Comme vous, il m'arrive de repenser aux matins de mon enfance lorsque je me disais : "aujourd'hui je vais ranger la maison, laver le linge ou apprendre mes leçons."

    Comme vous, je suis sensible au temps qui passe et à l'indifférence qui était alors la mienne. Mais contrairement à vous, j'ai compris pourquoi nous étions heureux à l'époque.

    Quelle est la condition du bonheur ? Ce n'est ni l'énergie perdue, ni l'insouciance à jamais envolée, mais la gratitude.

    Voici en réalité ce que vous vous disiez chaque matin en vous levant : "Merci de me permettre d'être vivant, jeune et en bonne santé. Le seul moyen que j'ai d'exprimer ma gratitude, c'est de tout faire le mieux possible aujourd'hui."

    "Le plaisir des bons coeurs, c'est la reconnaissance."
    Jean-François de la Harpe

    Auteur inconnu

     
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  • Les trois portes de la sagesse

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    Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

    - Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

    - Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

    Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

     

    "CHANGE LE MONDE"

    "C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

    Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

    - C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

    Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

     

    "CHANGE LES AUTRES"

    "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

    Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

    - Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

    Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

     

    "CHANGE-TOI TOI-MEME"

    "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

    - C'est bien, dit le Sage.

    - Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

    - C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

    Et il disparut.

    Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

     

    "ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

    Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

    - Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

    - C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

    A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

     

    "ACCEPTE LES AUTRES"

    Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

    Il rencontra à nouveau le Vieux Sage :

    - "Qu'as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

    - J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

    - C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

    Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

     

    "ACCEPTE LE MONDE"

    "Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois." Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

    "- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

    - J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

    - C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."

    Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

    - Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

    Et le Vieil Homme disparut.

    Texte de Charles Brulhart

     

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  • Vieille légende hindoue !

    **********

    Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.

    Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
    - « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »
    Mais Brahma répondit :
    - « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »
    Alors les dieux répliquèrent :
    - « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »
    Mais Brahma répondit à nouveau :
    - « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »
    Alors les dieux mineurs conclurent :
    - « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »
    Alors Brahma dit :
    - « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.

    Auteur inconnu

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