• Marie-Morgane, la fée des eaux

    Marie-Morgane, la fée des eaux

    Lorsque la mer fut apaisée, le saint homme Guénolé, servi par le vieux Gradlon, voulut dire une messe pour le salut de la ville engloutie. Dressé sur le rocher de Pentrêz, il élevait dans ses mains le calice en cristal de Byzance quand apparut, soudain, surgi des eaux scintillantes, le torse blanc d’une fille aux cheveux de cuivre, un bras levé au ciel. Une lourde queue aux écailles bleuâtres terminait son corps. Et c’était Ahès-Dahut, devenue Marie-Morgane pour le temps de sa damnation. La main de Guénolé trembla de si forte surprise que le précieux calice lui échappa et vint se briser sur le rocher. Ainsi, la messe du rachat ne fut point consommée. Is demeure maudite et Morgane sirène, en attendant le jour où le saint sacrifice pourra se dérouler jusqu’au bout, un vendredi de la Croix, dans une église de la cité des abîmes. C’est pourquoi les pêcheurs de la baie ont rencontré, la nuit, sur la mer de lune, l’ardent fantôme de la fille-poisson. Elle sépare ses cheveux de cuivre avec le peigne de ses longs doigts et chante, en vieux langage, une complainte si désolée que le coeur manque de leur faillir dans la poitrine. Mais ils s’éloignent à grand-hâte: chaque fois que se montre Ahès, un orage terrible est bien près de crever.

     

    Un jour, le patron Porzmoger avait mouillé sa barque en baie. Quand il voulut remonter l’ancre, il ne put parvenir à la décrocher. Il se dévêtit, se laissa glisser le long du filin. L’ancre était engagée dans les branches d’une croix dorée qui sommait une église. Des cloches s’ébranlèrent sourdement au-dessous de lui. A Dieu va ! Il sombra le long de la tour et, par une fenêtre sans vitrail, pénétra dans une nef illuminée où se pressait une foule fervente. Au ban du choeur, se tenaient quarante seigneurs à manteaux rouges. Immobile, dans une haute cathèdre, une princesse aux cheveux de cuivre tenait les yeux fixés sur Porzmoger. Adossé à l’autel, un prêtre en ornements attendait on ne sait quoi. Le sacristain quêteur présenta au marin, avec insistance, un large plat où s’entassaient des pièces d’or aux curieuses marques: “Pour les chers trépassés!”. Porzmoger n’avait pas un liard. Un pêcheur, sur la mer, n’a besoin que d’un couteau. Il secoua les épaules. Alors le prêtre ouvrit les bras et se mit à chanter: Dominum vobiscum ! . Pas de réponse. Tous les fidèles regardaient Porzmoger intensément. Deux fois encore s’éleva le dominum vobiscum. Puis, une grande plainte monta de la nef, où les assistants furent cadavres livides puis squelettes blanchis. La princesse vint vers le pêcheur, naviguant de sa lourde queue aux écailles bleuâtres, les yeux couleur de désespoir: “Ne pouvais-tu répondre et cum spiritu tuo, Porzmoger ! Tu nous aurais sauvés tous.”

     

    À l’instant, il reconnut Marie-Morgane, et il sut qu’il était dans Is. Il n’eut que le temps de remonter par la corde des cloches et le filin de l’ancre. À peine avait-il sectionné le filin et hissé la voile que l’orage fantastique de la sirène creusait déjà les vagues autour de lui.

     

    Et la ville d’Is attend toujours que finisse, enfin, la messe du rachat.

     

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  • La cloche et le dragon

    La cloche et le dragon (Breton)

    La cloche miraculeuse de St-Pol-de-Léon

     

    La cloche et le dragon

    Devant le comte Guithur de Léon, en son manoir de l’île de Batz, se tenait Pol Aurélien. Il avait quitté Bretagne la Grande et abordé l’île d’Ouessant à l’endroit que l’on appelle aujourd’hui Porz-Ool. Mais un ange vint lui dire que là n’était pas sa destiinée. Alors, il se résolut à gagner la grande terre. Il avait fait plusieurs actions mémorables, dans le Léon, quand un gardien de pourceaux lui proposa de le conduire à son maître Guithur qui gouvernait le pays pour l’empereur Childebert, Guithur s’était retiré à l’île de Batz qu’il tenait en particulière affection. Quand il vit Pol, il le reconnu pour l’un de ses proches parents. Lui-même avait passé la mer, plusieurs années auparavant, pour venir en Armorique.

    Ainsi, Pol Aurélien, vous vous êtes mis au service de Dieu ?

    Oui, comte Guithur. Comme l’a fait ma soeuf ainée, Sicofolla, qui est abbesse de monastère en Bretagne la Grande. J’ai fait retraite auprès d’elle avant d’appareiller sur la mer.

    Mais pourquoi vouliez-vous partir ? Il y a des âmes à gagner, en Bretagne la Grande.

    Le roi Marc et ses barons désiraient me faire évêque. C’est un trop pesant fardeau pour mes épaules. Hélas, j’ai bien peur d’avoir mécontenté le roi. Quand je l’ai quitté, il m’a durement refusé le gage de paix que je demandais: une cloche de son carillon de table. Elle s’appelle Hirglaz, la Longue-Verte.

    À peine Pol avit-il dit ces mots qu’un pêcheur de Guithur se présenta dans la salle et déposa devant le comte un gros poisson qu’il venait de pêcher aux rivages de l’île et qui tenait une cloche en sa gueule.

    Je n’ai jamais vu, devant mes yeux, poisson de cette espèce, dit Guithur. Mais si la cloche vous plaît, Pol Aurélien, je serai plus riche parrain que le roi Marc. Je vous la donne de bon vouloir pour vous servir à votre gré.

    Pol Aurélien fait sonner la cloche et puis la fit sonner encore. Pour la seule fois de sa vie, il éclate d’un rire si clair que tout le manoir en tressaille.

    C’est la Longue-Verte elle-même. Apparemment, le Seigneur me l’avait destiné et m’en a fait l’envoi chez vous par la mer. Comte Guithur, par ceci je vois bien qu’il vous aime. Et moi, son serviteur, je dois vous aider autant qu’il me donnera pouvoir de le faire.

    Hélas, Pol Aurélien, je n’osait point vous parler du serpent monstrueux qui désole mon île. Sa puante haleine empoisonne jusqu’à l’herbe. Il ne se passe pas de jour sans qu’il étouffe un homme ou qu’il enlève une tête de bétail. J’ai pris les armes contre lui, mais je n’ai pu lui causer la moindre blessure.

    Si le Seigneur nous aide, Guithur, nous lui écraserons la tête.

    Aussitôt, il part vers l’antre du serpent. Le seul qui veut le suivre est le chevalier Nuz, de Cléder. Pol Aurélien dompte le monstre pas son pouvoir surnaturel. Il lui noue une étole au cou, dans le noeud il passe un bâton et Nuz emmène la bête au nord de l’île, comme il l’aurait fait d’un mouton. Là, sur un ordre de Pol, le dragon se jette à la mer du haut d’un rocher. L’endroit s’appelle Toull ar Sarpant.

    Dans la cathédrale de Saint-Pol est conservée la Longue-Verte. Au cours des siècles, elle a sonné au-dessus des fidèles et les a préservés des maux de tête. Le chevalier Nuz, après son exploit, reçut le nom de Gournadeh, “l’homme qui ne fuit pas”, et son manoir de Kergourdaneh se dresse toujours dans le Léon. Quant à Pol Aurélien, à sa mort, il choisit de reposer dans sa cathédrale de la grande terre, par devoir ou humilité. Mais, de même qu’entre ses trois soeurs il aimait mieux Sicofolla, entre tous les séjours de son temps mortel, il préférait Batz, son île de mer.

    KergourdanehKergourdaneh

     

     

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  • La Légende De Krampus

    La Légende De Krampus

    Krampus , légende populaire d’Europe centrale, un monstre mi-chèvre, mi-démon...

    Punissant les enfants mal élevés  . Il est le compagnon diabolique de  Saint-Nicolas . 

    On pense que Krampus est originaire d’ Allemagne et son nom dérive du mot allemand Krampen , qui signifie «griffe».

    On pensait que Krampus avait fait partie des rituels païens du solstice d’hiver . Selon la légende, il est le fils de  Hel , le dieu nordique des enfers. 

    Avec la diffusion du christianisme , Krampus est devenu associé à Noël – malgré les efforts de l’ église catholique pour l’interdire. 

    On dit que la créature et Saint-Nicolas arriveront le soir du 5 décembre ( Krampusnacht ; «La nuit de Krampus»). 

    Tandis que Saint-Nicolas récompense les beaux enfants en leur laissant des cadeaux, Krampus bat ceux qui sont vilains avec des branches et des bâtons. 

    Dans certains cas, on dit qu’il les mange ou les emmène en enfer. Le 6 décembre  Saint-Nicolas , les enfants se réveillent pour trouver leurs cadeaux ou soigner leurs blessures.

    Les fêtes impliquant Krampus comprennent le Krampuslauf («course de Krampus»). 

    Dans cette activité, qui implique souvent de l’alcool, des personnes déguisées en créatures défilent dans les rues, effrayant les spectateurs et parfois les pourchassant.

     À partir de la fin du 20ème siècle, dans le cadre des efforts de préservation du patrimoine culturel, les courses de Krampus sont devenues de plus en plus populaires en Autriche et en Allemagne. 

    Au cours de cette période, Krampus a commencé à être célébré dans le monde entier, et de nombreux films d’horreur en témoignent.

     Certains ont affirmé que la popularité croissante de Krampus était une réaction à la commercialisation de Noël.

    (Source : Britannica)

    La Légende De Krampus

    Krampus -

    Le Krampus est une créature mythique anthropomorphe et munie de cornes, fréquemment décrite comme « mi-chèvre, mi-démon » et présente dans un certain nombre de folklores européens...

    Comme l'Autriche, la Bavière, la Croatie, la République tchèque, la Hongrie, l'Italie du Nord et le Tyrol du Sud, la Slovaquie et la Slovenie1ainsi que le Liechtenstein.

    Ces folklores lui donnent pour rôle, à l'époque de Noël, de punir les enfants s'étant mal conduits. Il est fréquemment associé à saint Nicolaslors de la fête homonyme...

    Qui, lui, récompense les enfants avec des cadeaux. Son origine reste mal connue...

    Mais certains anthropologues et folkloristes lui attribuent une origine pré-chrétienne.

    Origine -

    L'histoire du Krampus peut probablement être ramenée à une époque pré-chrétienne dans les régions alpines. Le premier à proposer cette théorie fut Maurice Bruce qui dans un article de 1958 écrit...

    « Il semble y avoir peu de doute quant à sa véritable identité, car dans aucune autre représentation, on ne retrouve autant deregalia du Dieu Cornu des Sorcières si bien préservées.

    Le bouleau - abstention faite de sa signification phallique - peut avoir une relation avec les rites d'initiation de certains cercleswicca.

    Cela dans des rites avec des comportements d'attachement et de flagellation comme une forme rituelle de mise à mort.

    Les chaînes ont pu être introduites dans une tentative de christianisation du rituel pour "lier le Diable" ou être une persistance d'un rituel païen quelconque3. »

    L'anthropologue John J. Honigmann écrit, concernant les observations qu'il a faites à Irdning, en Styrie, en 1975...

    « La fête de Saint-Nicolas que nous décrivons ici, incorpore plusieurs éléments culturels qui sont largement répandus en Europe...

    Dans certains cas ils remontent à des époques pré-chrétiennes. Saint Nicolas lui-même devint très populaire en Allemagne autour du XIe siècle.

    La fête de ce saint tutélaire d'enfants est l'une des occasions de l'hiver de fêter les enfants, les autres étant la Saint-Martin, lesSaints Innocents ou encore le Nouvel An.

    Des diables masqués tapageurs et dérangeants sont connus en Allemagne depuis le XVIe siècle, pendant que des diables avec...

    Des masques d'animaux tiennent un rôle (Schauriglustig ) dans des pièces jouées au Moyen Âge dans les églises. Une grande quantité d'écrits de folkloristes européens portent sur le sujet.4 »

    Saint Nicolas

    Guillaneu

    Cernunnos

     Fête païenne

    Personnage de Noël

    Créature du folklore populaire

    Portail des fêtes et des traditions

    Portail des créatures et animaux légendaires

    Krampus, sur Wikimedia Commons

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  • Aux origines de la légende du monstre du Loch Ness

    Aux origines de la légende du monstre du Loch Ness

    Photo du Monstre du Loch Ness prétendument prise par Sir Robert Kenneth Wilson, Le Petit Parisien, 1934 – source : BnF-RetroNews

    L’une des plus vieilles rumeurs au monde raconte qu’une créature légendaire se cacherait dans les profondeurs d’un lac écossais. C’est le monstre du Loch Ness. L’historien Thomas Snégaroff raconte à Brut l’origine de cette rumeur. 

    La légende du monstre du Loch Ness est née il y a 1500 ans. Selon la rumeur, l’une des plus vieilles au monde, il existerait un, voire même plusieurs, monstres dans un lac écossais : le lac du Loch Ness. En 1933, un médecin, Robert Kenneth Wilson, prend cette célèbre photo où l’on aperçoit une forme étrange et sombre sortant des eaux du Loch Ness. Sa photo fait la une du Daily Mail. On est alors dans les années 30, une

    « époque où on aime un peu les scandales, les mystères, les secrets. Ce n’est pas encore les extraterrestres, quoique ça commence un petit peu » explique l’historien Thomas Snégaroff.

    En 1994, le médecin, Robert Kenneth Wilson, qui avait pris la photo du supposé monstre du Loch Ness 60 ans plus tôt, avoue finalement, sur son lit de mort, que toute cette histoire était une simple supercherie : il avait accroché une fausse tête de monstre sur un sous-marin et avait pris la photo pour s’en amuser. Robert Kenneth Wilson assure qu’il ne pensait pas que cela prendre de telles proportions.

    Le monstre du Loch Ness, une rumeur qui dure depuis 1500 ans

    Mais si la légende du monstre du Loch Ness se propage aussi bien, dans les années 30, c’est parce qu’elle remonte en fait encore plus loin.

    « On a des premières traces de cette rumeur il y a 1500 ans, quand un missionnaire raconte l’histoire » précise l’historien Thomas Snégaroff.

    Un ami du missionnaire Saint Colomba aurait été happé par un monstre dans le lac du Loch Ness, en Écosse. Saint Colomba demande à un ami d’aller vérifier qu’il y a bien un monstre. Le monstre du Loch Ness ressort. À ce moment-là, Saint Colomba s’approche et impose au monstre d’aller dans les profondeurs du lac et de ne jamais en ressortir.

    « Après, il y a une autre version, plus de tradition celte, qui considère que ce monstre est caché dans les profondeurs du Loch Ness pour être le gardien des trésors celtes » ajoute Thomas Snégaroff. Les sources de la légende du Loch Ness sont donc multiples. Mais quoi qu’il en soit, « aujourd’hui, beaucoup de gens croient encore, qu’il y a un monstre ou des monstres, selon certaines versions, dans ce lac écossais » assure Thomas Snégaroff.

    Selon les scientifiques, ces apparitions, pourraient s’expliquer par la remontée naturelle de troncs d’arbres, gorgés de gaz, dans le lac du Loch Ness. Finalement, la « respiration du monstre » qu’aurait entendu certains serait donc simplement du gaz rejeté par ces arbres. En plus, une fois que le gaz est ressorti du tronc, l’arbre redescend dans les profondeurs.

    « Ça n’empêche que des gens continuent d’y croire, continuent de s’y rendre parce que c’est aussi une belle raison de faire du tourisme dans cette très belle région d’Écosse » conclut l’historien Thomas Snégaroff.

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  • La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

     

    La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

    Dans certaines cultures amérindiennes, un capteur de rêves ou attrape-rêves (en anglais : dreamcatcher) est un objet artisanal d'origine ojibwé (appelé asubakatchin ou bawajige nagwaagan dans cette langue) composé d'un cerceau, généralement en saule, et d'un réseau de fils en forme de filet.

    Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque capteur de rêves. Selon la croyance populaire, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d'envahir le sommeil de son détenteur.

    Agissant comme un filtre, il capte les songes envoyés par les esprits, conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises visions aux premières lueurs du jour.

    Fonction

    Dans la culture amérindienne, les capteurs de rêves sont accrochés du côté où le soleil se lève, afin que la lumière du jour puisse détruire les mauvais rêves qui se sont installés dans les perles et les fils de la toile.

    De nombreuses légendes, issues de différentes tribus expliquent l'origine et le fonctionnement du capteur de rêves. Elles ont souvent de nombreux points communs entre elles...

    Le capteur de rêves a été transmis aux Hommes lors d'un rêve, l'araignée, sous forme animale ou de divinité intervient souvent, l'enseignement du dreamcatcher est transmis en retour de la protection d'une araignée...

    On retrouve désormais le capteur de rêves dans l'artisanat de la plupart des cultures nord-amérindiennes.

    Selon la culture huronne, les humains font tous partie du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre.

    Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit. Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme.

    La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

    Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer. Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

    Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves.

    Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche d'arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre.

    Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour.

    Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau.

    Mythes

    La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

    Légende huronne du capteur de rêves...

    Il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, dans un village autochtone, un Amérindien dormait avec ses frères et ses sœurs dans leurs maison longue.

    Un jour, l’homme partit à la chasse pour aller chercher le repas pour les prochaines lunes. Il partit loin, afin de trouver un orignal s’abreuvant d'eau de source pure coulant de la montagne.

    La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

    Il traversa rivières et fleuves avec courage et détermination, sans apercevoir de chevreuils, ni d’orignaux dans les environs.

    Il décida alors de partir vers une montagne, songeant que le repas allait bientôt être servi.

    En chemin, il aperçut une grotte immense dans laquelle pouvait se trouver n’importe quelle bête. Il y entra en y projetant tous ses espoirs.

    Dans la grotte, l’orignal était absent. A la place un esprit malveillant s'y trouvait. L’homme se sentit mal, certain d'une sombre présence dans ces profondeurs.

    C’est alors qu’une bête surgit. Des yeux couleur de sang, un poil noir comme la nuit, un museau retroussé et des crocs prêts à mordre la chair.

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    L’homme sursauta et s'enfuit, paniqué, abandonnant son arc derrière lui, avec une minuscule lueur d’espoir de rester en vie.

    De retour au village, l’homme avait les bras vides. Pas de nourriture, ni d’armes pour chasser d’autres bêtes.

    Et il était terrorisé à l’idée de retourner à la chasse.

    Le soir-même, il n’arriva pas à trouver le sommeil. Des qu’il s’endormait, il voyait encore ces deux yeux couleur de sang le fixer et la bête au poil noir prête à le dévorer.

    https://i2.cdscdn.com/pdt2/7/6/8/1/700x700/tem3214690400768/rw/dreamcatcher-dream-catcher-capteur-de-reve-plume-s.jpg

    Le soir suivant, il essaya à nouveau de dormir, mais sans résultat.

    Nuit après nuit, lunes après lunes, l’homme ne pouvait plus dormir sereinement. L’esprit de la bête aux yeux de sang le hantait. Plusieurs soleils passaient et rien ne changeait.

    Une nuit, l’homme se leva après un cauchemar. Il sortit du village et partit vers la forêt. Mais, exténué, il s’endormit sur le sol couvert de branchages.

    Le lendemain à l’aube, l'homme se réveilla impressionné...

    Il n’avait fait aucun cauchemar. Il leva les yeux et aperçut une toile d’araignée où perlait la rosée du matin.

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    L'homme s’endormit toujours près de la toile qui, au matin, s'illuminait des rayons du soleil.

    Puis, il raconta cette histoire à son peuple, qui adopta cette technique.

    Dans certaines cultures amérindiennes, un capteur de rêves ou attrape-rêves (en anglais : dreamcatcher) est un objet artisanal d'origine ojibwé (appelé asubakatchin ou bawajige nagwaagan dans cette langue) composé d'un cerceau, généralement en saule, et d'un réseau de fils en forme de filet.

    Capteur de rêves — Wikipédia

    Dans la culture amérindienne, le capteur de rêves conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises aux premières lueurs du jour. À l'origine, destiné aux enfants, le capteur de rêves est aujourd'hui autant utilisé par les adultes.

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    Selon la culture huronne, les humains font tous partis du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre. Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit.

    Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme. Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer.

    Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

    Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves.

    http://attrapereve.fr/img/attrape-cauchemar.jpg

    Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche d'arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre. Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour.

    Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau. Les plumes représentent L'amour, la douceur et la bonté.

    On peut aussi insérer sur le filet du capteur, des petits objets précieux, comme une petite pierre de couleur ou tout autre objet qui pour nous est précieux.

    Le capteur aide l'enfant à mieux cerner ses idées et permet à l'adulte de vérifier les peurs de l'enfant. Le petit apprend ainsi à faire le tri dans les pensées qu'il veut garder et celles dont il veut se départir.

    Le capteur de rêves est l'un des objets le plus important. Ils est surtout utilisé par les tribus Ojibwas, les Sioux, les Creek, les Zunis, les Tinglits...

    La Légende Amérindienne - Du Capteur de Rêves -

    Mais les tribus du sud (Apache, Cherokee, Natchez, Napochi Algonquin etc.) et même les Hopis évoquent eux aussi des légendes concernant l'Araignée Femme.

    Le capteur de rêves servait à filtrer les bons des mauvais rêves.

    Celui-ci laissait passer à travers les mailles les bons rêves et les songes utiles et emprisonnait dans ses mailles les cauchemars et tout ce qui pouvait perturber le dormeur et lorsque venait le jour grand-père soleil détruisait toutes les mauvaises énergie à l'aide de ses rayons du soleil.

    https://i2.cdscdn.com/pdt2/7/3/7/1/700x700/auc2009844842737/rw/mega-deal-capteur-de-reves-attrape-reves-ornement.jpg

    Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre les hommes et le grand esprit et l'expression des besoins de l'âme.

    Il est essentiel de satisfaire les besoins de son âme comme ceux de son corps. Le rêve permet de se libérer et assurer l'équilibre.

    Il est principalement de forme ronde mais dans certaines tribus comme chez les iroquois il était en forme de goutte, tressé d'une toile en fibre d'ortie ou de tendons d'animal, qu'ils teignaient ensuite en rouge à l'aide d'écorce de prunier sauvage.

    On note que cette façon de faire concernait la période du début su siècle car de nos jours la méthode de tressage a bien changé et les matériaux aussi surtout avec l'arrivée des hommes blancs.

    Au 20 ième siècle, la fibre d'ortie et les tendons d'animal on été remplacés par de la fibre d'autres plantes puis quelques années plus tard par des matériaux synthétiques.

    http://www.goudet-energies.fr/image/cache/data/category_42/dentelle-capteur-de-reves-fait-a-la-main-attrape-reves-avec-des-plumes-et-des-perles--13569-500x500_0.jpg

    Lors de l'arrivée des hommes blancs les perles de verres sont venues ajouter une touche de couleur, mis sur des lacets de cuir elles ont d'abord servi de décors.

    Puis les Amérindiens y ont inséré des plumes pour aider à guider les bons rêves sur le dormeur.

    Il n'y a pas eu que l'aspect du capteur de rêves qui a changé mais aussi sa signification. Chacun interprète le capteur à sa façon (porte- bonheur, aide à décrire l'avenir etc.).

    Certaines personnes disent aussi que le capteur de rêves doit être surtout placé devant une fenêtre pour qu'il puisse fonctionner, mais faut bien se rappeler que les Amérindiens n'avaient pas de fenêtre dans leur tepee.

    https://www.lesbijouxdejade.com/2944-large_default/capteur-de-reves-multicolor-pas-cher.jpg

    Celui-ci doit être placé de façon à avoir les premières lueurs du soleil pour que les mauvais rêves prient aux pièges soient brûlés.

    Il ne faut pas oublier que le capteur de rêve sert de filtre pour empêcher les cauchemars de venir troubler les dormeurs.

    Artisanat Traditionnel : Capteurs de rêves 

    https://i2.cdscdn.com/pdt2/3/8/5/1/700x700/auc2009619940385/rw/5-anneaux-capteur-de-reves-attrape-reves-manuel-av.jpg

    Et...Capteurs Racines

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  • Sacrifices humains
    (D’après un article paru au XIXe siècle)
     
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    La religion que Jules-César trouva si fortement établie dans la croyance des Gaulois n’était pas nationale : ils l’avaient reçue des Bretons à une époque dont l’histoire ne fait pas mention ; et, plus tard, sous la domination des Romains, ils abandonnèrent le culte du dieu Teutatès pour celui de Jupiter et des autres divinités de l’Olympe. L’Evangile fut ensuite prêché par des ministres sans armes ni soldats, et les conquêtes de la religion chrétienne amenèrent encore de nouveaux changements.

    Mais comme il n’est pas au pouvoir de l’homme de transformer entièrement ses idées et ses croyances, le Gaulois mêla quelques restes de la religion des druides à celle des Romains, ses vainqueurs et ses maîtres ; et lorsqu’il devint chrétien, les deux cultes anciens ne furent pas complètement oubliés. Quelques pratiques religieuses du moyen âge ont beaucoup d’analogie avec celles que César a décrites ; il n’est donc pas sans intérêt de se reporter à cette époque éloignée de près de vingt siècles.

    Teutatès fut le Jupiter des Bretons et des Gaulois ; les druides étaient ses ministres, distribuaient ses faveurs, lançaient ses foudres contre les impies, interprétaient les réponses que le dieu daignait leur faire lorsqu’ils interrogeaient suivant les rites de son culte, etc. ; ils s’était même emparés de l’administration de la justice, et si quelqu’un osait décliner leur juridiction, ils le privaient de toute participation aux sacrifices : le recours à la divinité était alors interdit, à moins qu’on ne commençât par apaiser le courroux des ministres. Ainsi l’excommunication fut une arme redoutable entre les mains des prêtres de Teutatès, comme elle le fut par la suite lorsqu’elle fut lancée par des prêtres chrétiens.

    Les druides offrirent leurs secours aux malades, mais sans exercer la médecine : c’était par leur intercession auprès de Dieu qu’ils promettaient de rendre la santé ; mais Teutatès était quelquefois très exigent, et si la maladie était mortelle, il ne fallait rien moins qu’une victime humaine pour racheter la vie que l’on voulait conserver. Dans les cas ordinaires, le dieu voulait bien se contenter de l’offrande de quelques bestiaux.

    La cueillette du gui de chêne fut la cérémonie la plus imposante de la religion des druides, et celle dont la tradition a conservé le plus de vestiges. Nous sommes encore assez près du temps où le gui était un sujet de chants populaires, au lieu d’être traité comme un ennemi dont une bonne culture délivre les arbres. Chez les Gaulois, lorsque l’on avait découvert un gui de chêne, on s’apprêtait à le cueillir, en observant scrupuleusement les rites prescrits en cette occasion. Deux taureaux bancs étaient attachés par les cornes au tronc du chêne chargé de la précieuse excroissance ; le don qu’on allait recevoir valait au moins cette offrande. Un druide montait sur l’arbre armé d’une serpe d’or, et détachait le gui ; d’autres le recevaient sur un tissu de laine blanche destiné à cet usage. C’était une panacée universelle, dont une parcelle infusée dans l’eau préservait des atteintes du poison, procurait aux bestiaux un accroissement de force et de fécondité, etc. Pour célébrer dignement cette heureuse trouvaille, les dévots présentaient leurs offrandes, et c’était l’élite de leurs troupeaux. Les victimes étaient partagées en trois parts : l’une pour le dieu (elle était livrée aux flammes), l’autre pour les druides, et la troisième restait aux donataires.

    Dans les grandes calamités publiques, ou avant d’entrer en campagne contre un ennemi formidable, les druides avaient introduit l’exécrable usage des holocaustes humains. On construisait un énorme mannequin représentant un homme, on le remplissait de malheureux condamnés dans les assemblées, et si leur nombre était insuffisant, on choisissait des victimes parmi les hommes hors d’état de se défendre ; on entassait des combustibles autour de cette horrible figure, et l’on y mettait le feu.

    Quand on lit le détail de ces scènes d’horreur, on est tenté d’en révoquer l’authenticité ; mais malheureusement le souvenir encore tout récent des cruautés de l’inquisition est trop positif pour nous permettre de rejeter sur l’humeur poétique des historiens, et sur les infidélités des traditions, les crimes dont l’espèce humaine fut coupable.

     

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  • La Légende Du Cheval Noir - Légende Québécoise -

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    La Légende Du Cheval Noir - Légende Québécoise -

      Le Cheval Noir 

     S’il y a un personnage qu’on retrouve dans plusieurs légendes, d’un bout à l’autre du Canada...

    C’est bien le diable, qu’on appelle aussi Satan, le démon, ou parfois le Malin.

    C’est bien connu, le Malin peut prendre différentes formes pour S’approcher de nous, comme il l’a fait au Manitoba, au dix-neuvième siècle…

     Monseigneur Taché avait entrepris, à cette époque, la construction d’une église à Saint-Boniface.

    Cette année-là, l’hiver était dur. Les travaux avançaient de peine et de misère.

    Les hommes étaient fatigués, le froid était mordant, le découragement se faisait sentir sur le chantier.

     Un beau matin, un cheval noir surgit à travers les flocons qui tombaient sur les ouvriers.

    Une bête superbe, haute sur pattes et solide, mais qui semblait trembler sous le froid mordant de l’hiver manitobain.

    Les hommes s’approchèrent du cheval pour le caresser. Nul ne savait d’où venait ce cheval.

    Il n’appartenait à personne des environs.

    Les ouvriers proposèrent de le nourrir et de l’héberger dans l’écurie du chantier.

    Monseigneur Taché accepta, mais à une condition : personne ne devait jamais, jamais enlever la bride de cette bête.

    En aucun cas. Pas même pour la laisser manger. Le cheval devait rester bridé.

     Bien à l’abri dans la chaleur de l’écurie, le cheval retrouva rapidement ses forces.

    On le fit travailler au chantier. Les hommes l’attelèrent à une charge assez lourde...

    Mais comparable à celles que les autres bêtes travaillant à la construction de l’église pouvaient tirer.

    Le cheval noir fit tout le chemin avec sa charge comme si de rien n’était.

    Malgré l’effort, pas une goutte de sueur n’apparut sur sa robe lustrée. Le lendemain, on doubla sa charge.

    Le cheval la tira aussi facilement que la veille et travailla rudement toute la journée, sans manifester la moindre fatigue.

    Le jour suivant, on tripla le poids de la charge. Cet étalon ne ressemblait à aucun autre.

    Il était plus fort, plus résistant. Pour tout dire, il semblait infatigable.

      Les travaux avançaient tout à coup bien plus rapidement. Le moral remontait en flèche sur le chantier.

    Les hommes étaient reconnaissants envers cette bête qui leur facilitait la tâche.

    Tellement qu’un beau jour, l’un des ouvriers trouva que ce n’était pas convenable de traiter un cheval si utile de cette façon.

    Il décida de lui enlever sa bride pour lui offrir un peu de repos. Après tout, la brave bête l’avait amplement mérité.

     Eh bien ! À la seconde même où l’homme lui retira sa bride, le ciel s’obscurcit, le cheval se dressa sur ses pattes arrière...

    Il poussa un hennissement terrible qui glaça le sang de tous ceux qui étaient présents et il disparut en un instant.

    Tous tremblaient sur le chantier. Monseigneur Taché comprit immédiatement...

    Que c’était le diable qui les avait approchés ainsi...

     On ne revit plus la fabuleuse bête dans les environs. Elle ne revint jamais terminer les travaux.

    Si vous passez par Saint-Boniface, vous remarquerez qu’il manque toujours une pierre...

    En haut de l’un des murs de l’église qu’a fait construire monseigneur Taché.

    Grâce à cette pierre manquante, tous gardent en mémoire que le diable peut prendre bien des formes...

    Et les paroissiens se souviennent avec fierté qu’un jour, ils ont réussi à faire travailler le diable pour la cause de Dieu.

     Mais n’allez pas croire que le Malin a renoncé à s’approcher des hommes après avoir quitté Saint-Boniface…

    Parlez-en aux gens de Trois-Pistoles, de L'Islet ou de l’île d’Orléans, au Québec...

    Ils vous raconteront qu’on a aussi vu ce cheval rôder par chez eux.

    Si un jour vous croisez une bête noire, forte et infatigable, restez donc sur vos gardes.

    On ne sait jamais à qui on a affaire...

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  • Légende Hongroise...

    Le Demi-Kreutzer De Diamant...

    Du Petit Coq...

    Il était une fois une femme qui était bien pauvre. Elle avait un petit coq. Il picorait, il grattait sur le tas de fumier quand il trouva un demi-kreutzer de diamant. L’empereur turc passait par là, il vit le demi-kreutzer de diamant. Il dit au coq...
    «Petit coq, donne-moi ton demi-kreutzer de diamant !
    -Je ne te le donne pas parce que ma fermière en a besoin», répondit le petit coq.

    Mais l’empereur turc eut recours à la force et il prit tout de même le demi-kreutzer. Il l’emporta avec lui, et il le mit dans sa chambre du trésor. Le petit coq se mit en colère, s’envola par dessus de la clôture et commença à crier...

    «Petit coq, donne-moi ton demi-kreutzer de diamant !

    -Je ne te le donne pas parce que ma fermière en a besoin», répondit le petit coq.

    Mais l’empereur turc eut recours à la force et il prit tout de même le demi-kreutzer. Il l’emporta avec lui, et il le mit dans sa chambre du trésor. Le petit coq se mit en colère, s’envola par dessus de la clôture et commença à crier...

    «Cocorico, empereur turc...Rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc, pour ne plus l’entendre, rentra dans sa maison. Le petit coq s’envola jusque sur le rebord de sa fenêtre et cria...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant!»

    L’empereur turc se fâcha et dit à son serviteur...

    «Va attraper ce petit coq pour qu’il cesse de crier et jette-le dans le puits !»

    Ce fut ainsi. Mais le petit coq dit une fois dans le puits...

    « Bois beaucoup d’eau, mon jabot !Bois beaucoup d’eau, mon jabot ! »

    Et son jabot absorba l’eau qui était dans le puits.
    Le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc appela de nouveau son serviteur et lui dit...

    «Attrape ce petit coq pour qu’il cesse de crier et jette-le dans le four bien chaud !»

    Mais le petit coq dit dans le four...

    «Mon jabot, fais sortir ton eau pour qu’elle puisse éteindre le feu! Mon jabot, fais sortir ton eau pour qu’elle puisse éteindre le feu!»

    Ce fut ainsi. Le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc s’emporta davantage et dit à son serviteur...

    «Mon serviteur, attrape ce petit coq, jette-le dans un nid de guêpes et laisse les guêpes le piquer !»

    Le serviteur jeta dans le nid de guêpes le coq qui commença de nouveau à dire...

    «Avale les guêpes mon jabot ! Avale les guêpes mon jabot !»

    Ce fut ainsi. Alors, le petit coq s’envola de nouveau sur le rebord de la fenêtre de l’empereur turc et dit...

    «Cocorico, Empereur turc, rends-moi mon demi-kreutzer de diamant !»

    L’empereur turc ne savait plus quoi faire. Il dit à son serviteur...

    «Va chercher le petit coq afin que je puisse le mettre dans l’un des plis de mon ample pantalon !»

    Le serviteur obéissant alla le chercher, et le mit dans l’un des plis du large pantalon de l’empereur. Mais le petit coq recommença à dire...

    «Mon jabot, laisse sortir les guêpes afin qu’elles puissent piquer le derrière de l’empereur ! Mon jabot, laisse sortir les guêpes afin qu’elles puissent piquer le derrière de l’empereur !»

    Le jabot fit sortir toutes les guêpes, elles piquèrent bien fort le derrière de l’empereur qui bondit...

    «Aïe! Aïe! Que le diable l’emporte, ce petit coq! Emmenez-le tout de suite dans ma chambre du trésor et laissez-le pour chercher son demi-kreutzer de diamant !»

    Les serviteurs firent ainsi. Mais le petit coq dit dans la chambre du trésor...

    «Avale tout l’argent mon jabot ! Avale tout l’argent mon jabot !»

    Et son jabot avala le contenu des trois coffres d’argent de l’empereur. Le petit coq rentra avec l’argent à la maison et donna tout à sa fermière qui devint riche. Elle vit encore aujourd’hui si elle n’est pas morte entre-temps....
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  • Légende De La Chaussée Des Géants...

    La Bataille De 2 Géants… À L’origine De La Chaussée Des Géants.

    Légende De La Chaussée Des Géants... Guide Irlande.com

     

    La légende raconte qu’un géant irlandais du nom de Finn MacCool...

    Voulait se battre contre Benandonner, un géant habitant l’Écosse.

    Mais aucun bateau n’était assez grand pour les transporter l’un et l’autre.

    D’après la légende, Finn MacCool mit fin au dilemme en construisant...

    À l’aide de colonnes de pierre, une chaussée reliant les deux pays.

    Benandonner releva le défi et emprunta cette chaussée pour traverser la mer jusqu’en Irlande.

    Il était plus grand et plus fort que Finn MacCool.

    A peine la femme de Finn MacCool s’en aperçut qu’elle décida...

    De ruser et de déguiser son géant de mari en bébé.

    Quand Benandonner arriva à leur maison et vit le « bébé », il prit peur. Il se dit que si l’enfant était de cette taille, il préférait ne pas rencontrer le père.

    Il regagna l’Écosse et pour être sûr que Finn MacCool ne pourrait pas le suivre, il détruisit la chaussée derrière lui.

    En Irlande, il ne reste donc de cette chaussée que les pierres qui construisent aujourd’hui la Chaussée des Géants.

    Depuis plus de trois cents ans, cette histoire amusante est racontée aux enfants irlandais afin d’expliquer l’origine de la Chaussée des Géants.

    Comté d'Antrim >  La Chaussée Des GéantsPar Youtube... La Chaussée des Géants (en anglais : Giant's Causeway ; en irlandais : Clochán na bhFómharach, ce qui signifie...< « Le petit tas de pierre des Fomoires ») est une formation volcanique située sur la côte d'Irlande du Nord. Située à 3 km au nord de la ville de Bushmills. Dans le Comté d'Antrim, à l'extrémité septentrionale du plateau d'Antrim, elle se caractérise par... Environ 40 000 colonnes hexagonales verticales juxtaposées (colonnes ou orgues basaltiques). L'ensemble, érodé par l'action de la mer, évoque un pavage qui débute de la base de la falaise et disparait dans la mer. Les colonnes sont visibles sur l'estran mais aussi dans la falaise haute de 28 mètres, qui constitue la bordure du plateau d'Antrim.

    Le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986.

    Classé réserve naturelle nationale en 1987 par le Département de l'Environnement d'Irlande du Nord...

    Le site et sa côte ont également intégré le réseau Area of Outstanding Natural Beauty en 1989.

    Le site appartient et est entretenu par le National Trust Catégorie.

    Licence YouTube Standard

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