• L'anneau de Jeanne d'Arc restera en France

    L'anneau de Jeanne d'Arc restera en France

     

    Fin de la « bataille » qui oppose depuis deux mois l'Angleterre et le Puy du Fou. Le Conseil des Arts britannique a indiqué ce jeudi qu'il renonçait à récupérer la relique de la Pucelle d'Orléans acquise par le parc vendéen le 26 février.

    Porté par la Pucelle d'Orléans quand elle commandait les troupes françaises contre l'envahisseur britannique, récupéré à sa mort par les Anglais, racheté par des Français, réclamé par les Anglais, retenu par les Français, le modeste anneau de laiton de Jeanne d'Arc a connu une histoire mouvementée qui semble toucher à sa fin aujourd'hui.

    À quelques jours à peine des fêtes qui se tiendront le 8 mai en l'honneur de la sainte, les Anglais renoncent définitivement à la relique.

    Inscrit à la dernière minute à des enchères qui se tenaient à Londres le 26 février, le propriétaire du Puy du Fou Nicolas de Villiers avait acquis le bijou à Londres pour la somme de 376.833 euros et l'avait rapporté en France, mais en ne demandant qu'après coup la licence d'exportation exigée par la loi. Au nom de cet oubli, la Conseil des Arts britannique l'avait sommé de rendre la relique dans les délais les plus brefs. La réponse de Nicolas de Villiers était ferme: «Cet anneau est tout ce qu'il nous reste de Jeanne d'Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Nous ne livrerons pas une deuxième fois la Pucelle d'Orléans aux Anglais».

    Exposé dans un monument unique

    L'un refusait d'accorder la licence d'exportation. L'autre refusait de rendre l'anneau. Après un long bras de fer de deux mois, le Conseil des Arts vient de céder en remettant au Puy du Fou la pièce manquante pour que le transfert du bijou soit définitivement légal. «La bataille fut rude mais loyale.», concluent avec soulagement les représentants du parc vendéen dans un communiqué.

    Le 14 avril, Nicolas de Villiers avait envoyé à la reine d'Angleterre une lettre que s'est procurée le Figaro. Au nom de «l'histoire commune» de le France et de l'Angleterre, il y suppliait Elisabeth II «que la relique de notre grande héroïne puisse demeurer dans notre pays et que les difficultés juridiques soient vite aplanies par son arbitrage». Il rappelle notamment que son «ancêtre la Reine Victoria avait manifesté le désir de restituer l'anneau à la France.» Nul ne saura si c'est cette missive qui a fait pencher la balance en faveur du Puy du Fou.

    «Revenu en France, après six siècles d'exil, l'anneau de Jeanne d'Arc va finalement rester au Puy du Fou, a annoncé Nicolas de Villiers. Il fera l'objet d'une présentation provisoire cet été, puis il sera exposé dans un monument spécialement construit à l'extérieur du Grand Parc du Puy du Fou pour permettre à chacun d'admirer gratuitement ce trésor de l'Histoire de France.»

    La rédaction vous conseille :

    http://www.lefigaro.fr/culture

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  • « On touche avec les yeux »

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    Regard tourné vers le lointain, buste de trois-quarts, léger sourire… Ce monsieur un peu fier ferait-il tout pour adopter une pose avantageuse ? Ou est-il pris d’une soudaine inspiration ? C’est un peu plus compliqué que cela…

    Nous sommes en 1775. Le marquis de Choiseul commande son portrait à une jeune artiste talentueuse dont il est épris : Élisabeth-Louise Vigée.

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    La jeune femme de 20 ans est au tout début de sa carrière. Elle connaît déjà un grand succès à Paris. En plus d’être douée, Vigée est belle et maîtrise l’art de la conversation. Ce qui est parfait pour faire passer les longues heures de pose nécessaires à la réalisation des portraits.

    Bien vite, les riches messieurs viennent se faire tirer le portrait pour des raisons qui n’ont plus rien à voir avec la peinture. Ils espèrent plutôt séduire la jeune femme ! Mais pour éviter leurs regards concupiscents, l’artiste a trouvé une parade…

     

     

    Dans ses Souvenirs, les mémoires qu’elle écrit à la fin de sa vie, Vigée raconte son ingénieux stratagème. Lorsque les regards de ses modèles masculins se faisaient trop insistants, elle prétendait qu’elle était justement en train de peindre les yeux… et ordonnait au modèle de les garder levés !

    C’est ce qu’on appelle « peindre à regard perdu ». Cette méthode est par la suite utilisée par les peintres romantiques du XIXe siècle. Elle donne l’illusion que le modèle est saisi par l’inspiration. Cette pose si particulière a d’ailleurs contribué à la renommée de Vigée-Le Brun… quitte à contrarier quelques messieurs au passage !

    http://telavivcat.unblog.fr

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  • Napoléon :
    splendeur et décadence

    Le sacre de Napoléon, David; Portrait inachevé de David;  Napoléon sur le trône, d'Ingres; La mort de Napoléon de Vernet

    Napoléon Public / Privé

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Portrait inachevé ( J.L David) & Le pont d'Arcole (A.J Gros)© Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau / Louvre

    Bonaparte, jeune héros de la Révolution

    Bonaparte, qui a fait ses premières armes en 1789, a démontré à plusieurs reprises son génie militaire. En 1796, il est nommé commandant en chef de l'armée d'Italie. En moins d'un mois, il écrase les Autrichiens à Montenotte, Lodi et Arcole et les Sardes à Mondovi. A son retour fin 1797, il est accueilli en héros par les dirigeants du Directoire.

    Maîtriser son image

    Bonaparte sait déjà manipuler l'image pour en faire un puissant outil de propagande. En 1797, il invite certains artistes à la réception organisée pour son retour. Parmi eux, Jacques-Louis David qui représente le général en début de carrière, dans la fraîcheur de l'âge, les cheveux longs, le visage émacié et le corps élancé. A l'inverse, c'est l'action qui domine dans le tableau d'Antoine Gros : Bonaparte, peint de plain pied, est engagé dans le combat. Le regard déterminé, le bras levé, le drapeau à la main, il indique sa ferme volonté de remporter la victoire. Antoine Gros le représente déjà comme l'homme providentiel, le maître d'une épopée qui marquera l'Histoire.

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Bonaparte au conseil des Cinq-Cent (F. Bouchot) & Bonaparte Premier consul (Ingres © Musée national du Château de Versailles / Musée de Liège

     

    Le coup d'état du 18 Brumaire

    Durant l'été 1799, la France connaît une crise politique et économique. Une part croissante de la classe dirigeante souhaite faire tomber le Directoire. A son retour d'Egypte, Bonaparte prend la tête du coup d'étatqui éclate le 18 Brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799). Il se fait nommer premier consul et met en place un régime autoritaire.

    Un consul ambitieux

    Le tableau de François Bouchot met en scène un moment critique du coup d'état. Le général Bonaparte, conspué au Conseil des Cinq-Cent, doit être évacué de la salle. Une intervention militaire est nécessaire pour faire aboutir le coup d'état parlementaire. S'il est en position de faiblesse dans l'œuvre de Bouchot, le portrait d'Ingres donne de lui l'image inverse. Les changements dans la représentation de Bonaparte sont déjà perceptibles. Il pose en homme mature, avec ses cheveux coupés courts et sa fameuse main gauche déjà glissée sous son veston ; l'uniforme militaire est délaissé au profit d'un ensemble pourpre, couleur royale. La fenêtre ouverte symbolise ses perspectives d'avenir.

    Du sacre au mariage

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Le sacre de l'Empereur Napoléon (J.L David) & Mariage religieux de Napoléon Ier et Marie Louise (Rouget) © Louvre

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    L'avènement de Napoléon Ier

    En avril 1804, le conseil d'Etat annonce officiellement la création de l'Empire. Le titre d'Empereur, plus conciliable avec l'héritage révolutionnaire, est préféré à celui de roi. Le règne de Napoléon doit se placer sous protection divine et le sacre est organisé le 2 décembre 1804 à Notre-Dame de Paris.

    En 1810, aprés avoir divorcé de Joséphine, Napoléon réaffirme son attachement à l'Eglise en se mariant avec Marie-Louise d'Autriche dans le carré du Louvre, transformé en chapelle pour l'occasion. Napoléon espère que ce mariage lui donnera l'héritier qu'il n'a jamais eu.

    Les grands cérémoniaux de l'Empire

    Le tableau de David, peintre officiel de l'Empereur, est une reconstitution embellie du décorum monarchique et carolingien du sacre. Malgré la cérémonie religieuse, Napoléon n'entend pas être le serviteur de l'Eglise. Il reçoit la bénédiction pontificale de Pie VII mais, contrairement à tous les usages, se pare lui-même de la couronne avant de couronner Joséphine.

    Dans la scène du mariage, Napoléon et Marie-Louise reçoivent la bénédiction nuptiale entourés de la noblesse. Si la composition de l'œuvre est semblable à celle de David, Napoléon est peint dans une position plus modeste : au même niveau que Marie-Louise, il se présente en homme plus qu'en Empereur.

    La vie de famille

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Napoléon, Marie-Louise et le roi de Rome (A. Menjaud)© Musée national du Château Fontainbleau

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    Une vie privée secondaire

    Contrairement aux tableaux représentant la vie publique de Napoléon, les scènes d'intimité restent rares. Selon l'historien Jean Tulard, ni ses liaisons - aussi nombreuses qu'elles aient été - ni sa vie de famille n'auraient eu d'incidence sur sa vie politique. La question de sa descendance sort cependant de la sphère strictement privée : c'est l'avenir de la dynastie qui est en jeu.

    Le successeur

    L'œuvre d'Antoine Menjaud est l'une des rares représentations d'une scène réellement intimiste. Il témoigne de l'amour que Napoléon porte à son fils, né le 20 mars 1811. L'Empereur fixe le spectateur pour lui certifier que sa descendance est assurée. L'Impératrice Marie-Louise, peinte en blanc en premier plan, regarde cette scène d'amour filiale avec tendresse. La gouvernante et la nourrice de l'enfant, déjà roi de Rome, ont coutume de l'amener quotidiennement à l'Empereur qui daigne jouer quelques minutes avec son fils.

    Les exploits militaires

    Napoléon :  splendeur et décadence

    La bataille d'Austerlitz (F. Gérard)© Musée national du Château de Versailles

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    Les conquêtes de Napoléon

    La bataille d'Austerlitz ou "bataille des trois empereurs" est l'une des plus célèbres victoires napoléoniennes. En 1805, une coalition entre Russes et Autrichiens se forme contre Napoléon. Face à cette offensive soudaine, sa réaction est immédiate. Il conduit la Grande Armée en Autriche où il remporte, le 2 décembre, une glorieuse victoire.

    La mise en scène de la victoire

    Une véritable industrie célébrant les victoires de l'Empire se met en place. Les peintres doivent répondre à des commandes précises, très souvent de scènes militaires. François Gérard, qui reçoit une somme importante pourLa Bataille d'Austerlitz, suit les exigences de l'Empereur à la lettre. Il peint le moment d'apothéose, quand le général Rapp rapporte à Napoléon les drapeaux et canons pris à l'ennemi. Dans ce tableau animé, les généraux de la Grande Armée expriment leur joie alors Napoléon se tient fièrement sur son cheval blanc, insensible au massacre qui l'entoure. Il est illuminé de la lumière des cieux tandis que l'ennemi gît sur la terre obscure

    Napoléon :  splendeur et décadence

     

    Retour de Napoléon sur l'île de Lobau (C. Meynier)© Musée national du Château de Versailles

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    La bataille d'Essling

    En 1809, l'Autriche, qui cherche à se venger de la terrible défaite d'Austerlitz, déclare une nouvelle guerre à l'Empereur. Après avoir été encerclée par les troupes autrichiennes qui ont coupé les ponts du Danube, la Grande Armée se trouve bloquée sur l'île de Lobau. Une vingtaine de ponts sont construits entre les îles du Danube pour mener les soldats au combat. Mais dans ces conditions difficiles, la Grande Armée a du mal à prendre le dessus. Les deux armées se livrent un combat désespéré : 90 000 soldats meurent dans les deux camps.

    Le serment de la Grande Armée

    La toile de Charles Maynier illustre l'attachement des soldats à l'Empereur. Napoléon assert ses troupes en leur imposant le serment. Les artistes néo-classiques se mettent donc à illustrer la fidelité de la Grande Armée. Napoléon, en prince, est représenté victorieux même dans la défaite. Il vient réconforter ses hommes moribonds qui gisent sur l'île de Lobau. Accompagné de son chef d'Etat Major, il étend le bras pour faire corps avec eux. Reprenant la gestuelle du salut romain, il s'affiche en chef suprême.

    La diplomatie orientale

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Napoléon reçoit l'ambassadeur de Perse au château de Finkenstein (F.H Mulard)© Musée national du Château de Versailles

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    Le Grand Empire

    Les brillantes campagnes militaires de Napoléon ont permis à l'Empire d'élargir ses frontières. En 1811, date de son expansion maximale, 50 millions de personnes, 130 départements et une multitude d'Etats sont sous domination française. Le "Grand Empire" recouvre la quasi-totalité de l'Europe, à l'exception de l'Angleterre que Napoléon cherche à isoler du reste des pays européens. Aussi, lorsque le Chah de Perse, traditionnel allié de l'Angleterre contre la Russie, se tourne vers la France pour conquérir l'Arménie, Napoléon n'hésite pas à recevoir son ambassadeur dans son château de Finkenstein, en Prusse orientale.

    La diplomatie de Napoléon

    Le tableau de François-Henri Mulard, d'influence orientalisante comme ce fut à la mode après la campagne d'Egypte, représente l'arrivée de l'ambassadeur perse, Mirza Reza. Il est peint en situation de faiblesse, quasiment agenouillé en signe de soumission à l'Empereur. Ce dernier se poste en observateur pour accueillir la délégation. Isolé du reste du groupe, il marque sa supériorité. Unique trace iconographique de cet événement, cette toile témoigne de la politique mondiale menée par Napoléon.

    La chute

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Adieux de Napoléon au Château de Fontainebleau (A.Montfort) & Napoléon à Fontainebleau (P. Delaroche)© Musée national du Château de Versailles / Musée der bildenden Künste de Leipzig

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    L'abdication

    En février 1814, l'Empire est en crise : les généraux de Napoléon se rebellent et les forces alliées (Royaume-Uni, Prusse, Russie, Autriche) envahissent Paris. La bourgeoisie parisienne comme le peuple ne soutient plus l'Empereur. Le Sénat proclame la chute de l'Empire et, le 6 avril, Napoléon accepte d'abdiquer en faveur de Louis XVIII. Le 20 avril, il part en exil pour l'île d'Elbe.

    De la gloire à la déchéance

    La toile de Monfort, inspiré de l'œuvre de Vernet, se situe dans la cour du Cheval Blanc. Napoléon, au milieu de sa garde impériale, fait son adieu en costume militaire, botté, coiffé de son célèbre tricorne, épée sur la hanche. Fier, il ne laisse paraître aucun signe de faiblesse. En revanche, Delaroche se permet de le peindre abattu dans sa toile de 1845 : les traits grossis, le ventre rebondi, Napoléon est avachi sur une chaise. Pour une fois, la silhouette n'est pas composée : l'Empereur est tête nue, dans un costume négligé. Le frêle jeune homme de 1797 a laissé place au petit homme bedonnant, rongé par le pouvoir

    La naissance d'un mythe

    Napoléon :  splendeur et décadence

    L'Astre brillant (Antoine Aubert) © Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau

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    Une légende sous contrôle

    En contrôlant son image, Napoléon crée de son vivant sa propre légende. Après le couronnement de 1804, son régime personnel prend une tournure sacrée qui ne fait qu'augmenter avec le temps. En 1806, la Saint Napoléon est inventée : on la célèbre le 15 août, date d'anniversaire du souverain. Déjà auréolé par ses victoires militaires, il fait l'objet d'un culte quasi religieux.

    Napoléon, dieu vivant

    La gravure d'Antoine Aubert qui date de 1812 montre que l'idolâtrie napoléonienne n'a pas attendu la Restauration pour éclore. Napoléon est réduit à son visage, illuminé d'un halo de lumière céleste. Il irradie la Terre, elle-même soutenue par les aigles impériaux. Aubert accompagne sa gravure d'une légende qui attribue à l'Empereur des pouvoirs divins : "Astre brillant, immense, il éclaire, il féconde. Et seul fait à son grès tous les destins du monde". Le visage de l'Empereur serait tiré du tableau d'Ingres représentant Napoléon sur son trône.

    Les icônes napoléoniennes

    Napoléon :  splendeur et décadence

    La mort de Napoléon, H. Vernet & Napoléon sortant du tombeau, C.J Werner © Collection particulière / Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau

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    Le bonapartisme

    Le bonapartisme fait son grand retour sous la Monarchie de Juillet (1830-1848). Louis-Philippe, critiqué par les républicains et les royalistes, encourage ce courant : il traite les bonapartistes avec soin et revalorise l'Empire à travers l'art officiel. D'abord développée par les anciens soldats de la Grande Armée, la glorification de l'Empereur est reprise puis soutenue par les romantiques, tels qu'Hugo. En 1840, le courant bonapartiste connaît son apothéose avec le retour des cendres des Napoléon.

    Un Napoléon christique

    Alors qu'en 1815, on le représente seul et abandonné sur son île, Napoléon devient, dès 1830, un saint républicain. Horace Vernet lui témoigne son admiration en le peignant dans une mort quasi christique. Il se concentre sur le visage de l'Empereur défunt qu'il orne d'une couronne de laurier en signe de glorification. La gravure de Werner s'inspire également de l'iconographie chrétienne : Napoléon, ressuscité, surgit de son tombeau. Cette allégorie s'accompagne du texte du testament de Napoléon : "Je désire que mes cendres soient déposées sur les bords de Seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé…".

    L'allégorie républicaine

    Napoléon :  splendeur et décadence

    Napoléon, Allégorie (J.B Mauzaisse) © Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau

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    Napoléon s'incrit dans l'Histoire

    Ce tableau, qui a été exposé au Salon de 1833, participe du culte napoléonien. Jean-Baptiste Mauzaisse, peintre officiel, présente une œuvre destinée à un public bourgeois et républicain. Napoléon est représenté en héros tel que la mythologie grecque le définissait : mi-homme, mi-dieu, il a sa place dans l'Olympe. Il est revêtu de son uniforme militaire et doté de ses attributs symboliques (les lauriers et l'aigle). Si Pie VII n'avait pas eu ce privilège en 1804, l'archange qui le protège s'apprête à le couronner. L'Empereur, béni des dieux et immortel (la faucheuse est abaissée), grave sa loi sur des tables de pierre. En regardant le spectateur droit dans les yeux, il s'inscrit dans l'Histoire.

     

     

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  •  Royaume-Uni

    Fondé au XVIIIe siècle


    Baron et héritier d'une des plus grosses fortunes d'Angleterre, Francis Dashwood, Lord Le Despencer, fonde le Hell Fire Club dans les années 1750. Avant cela, il a déjà fondé de nombreuses sociétés secrètes : l'ordre des chevaliers de Saint François, les Moines de Medmenham ou encore l'ordre des Chevaliers de West Wycombe. Dans ces différentes organisations règnent toujours les mêmes mots d'ordre : satanisme et débauche. Appartenir au club veut avant tout dire partager des plaisirs licencieux avec des prostituées, seul ou à plusieurs, et abjurer sa foi pour adorer le Diable.

    Membres de la haute société

    Les membres dirigeants de ce club appartenaient souvent aux plus hautes couches de l'aristocratie britannique. Parmi eux :

    -le Comte de Sandwich, premier Lord de l'Amirauté, à la tête de la Royal Navy entre 1763 et 1771,
    -le Comte de Bute, proche du roi George III, Premier Ministre à partir de 1762,
    -Thomas Potter, fils de l'archevêque de Canterbury et vice-trésorier de l'Irlande,
    -le poète Charles Churchill,
    -le peintre William Hogarth,
    -et peut-être même Benjamin Franklin.


    Hell Fire Club, entre débauche et politique

    Etant donnée l'influence de ses membres, le Hell Fire Club a eu une immense influence sur l'Angleterre, au point, peut-être, de gouverner le pays. En 1760, le club est confronté à quelques ennuis : l'écrivain Charles Jonhson publie "Chrysal, ou les aventures d'une guinée", livre racontant les péripéties d'une pièce d'une guinée. Il est question dans un chapitre de la soirée d'un gentlemen du Hell Fire Club, entre messes noires et orgies. Le livre est un succès et des foules de curieux se pressent aux portes de l'abbaye de Medmenham, où se déroulent les réunions du Hell Fire. Ni une ni deux, Sir Francis Dashwood décide de changer le lieu de rendez-vous : sous sa demeure de West Wycombe, il décide de construire un réseau de caves et de galeries, où l'on peut traverser le "Styx", voir des sculptures grimaçantes ou boire dans le "puits des jurons". Ainsi, plus aucun œil indiscret n'a pu épier les activités très privées du Hell Fire Club, qui n'aurait disparu qu'à la mort de ses fondateurs.

     

    Inde

    Fondé au XIIIe siècle

     

    En Inde existe une légende racontant qu'au début de l'Humanité, un démon gigantesque avait le monde entre ses mains. La déesse Kâli décida de sauver le monde d'une mort certaine en exterminant le démon : cela ne fut finalement possible que par la strangulation. Les Thugs ont parcouru les routes de l'Inde du XIIIe au XIXe siècle, pillant voyageurs isolés et caravanes, avant d'étrangler leurs victimes au moyen de cordes et de mouchoirs. Hindouistes ou musulmans, les Thugs avaient tous pour particularité de rendre un culte fervent à la déesse Kâli. Pour eux, l'assassinat en vue d'un profit était une obligation religieuse, une façon de manifester leur foi, sans qu'aucune considération morale entre en compte. Les Thugs auraient tué plus de 2 000 000 de personnes.

    Les Thugs ou des meurtres par milliers

    Dans les années 1830, le capitaine William Sleeman décide de mettre un terme aux opérations des Thugs. Il enquête sur ce mouvement et découvre qu'au moins 5 000 individus font partie de ce groupe en Inde. Il collecte les informations historiques, interroge les suspects et sillonne les villages, à la recherche de récits d'attaques. Une force policière spéciale est créée : la Thuggee and Dacoity Department. S'ensuit une période d'"éradication" : assisté de 17 adjoints, Sleeman poursuit 3 000 Thugs en justice. Ces derniers lui révèlent l'existence d'un maître, un prince à qui ils obéissent tous : Faringeea. William Sleeman et ses compagnons partent à sa recherche et parviennent à interpeller sa mère, sa femme et son enfant. Quelques jours plus tard, Faringeea se rend, réclamant le statut de "repenti" : il livre ensuite une foule d'informations sur les crimes et l'organisation. Le mouvement des Thugs sera éradiqué quelques dizaines d'années plus tard.

     

    Afrique du Sud

    Fondé au XXe siècle


    En Afrique du Sud, on a volontiers affaire aux Sangomas pour se guérir de ses maux : si de nombreux sorciers se contentent de prescrire des remèdes à partir de plantes et parfois de chair animale, certains pensent que la chair humaine a aussi ses vertues. Muti, qui signifie en langue zoulou "médecine", désigne cette forme de sorcellerie.

    Certains Sangomas n'hésitent pas à fabriquer des médicaments à base de cadavres et réclament pour cela le sacrifice d'enfants, réputés plus purs que les adultes. C'est qu'en effet les parties de corps humains sont douées de bien des bienfaits : les parties génitales auraient le pouvoir d'accroître la virilité ou la fertilité ;les yeux d'un enfant donneraient une vue perçante ; la graisse de l'estomac garantirait de bonnes récoltes. Par ailleurs, le traitement aurait davantage d'effet lorsque les prélèvements sont effectués sur des victimes vivantes, leurs cris éveillant les puissances surnaturelles. En Afrique du Sud, les disparitions étranges se sont pour cette raison multipliées ces dernières années.

    Le sacrifice rituel est longtemps resté un sujet tabou, dont personne ne voulait s'occuper. Peur des représailles des sorciers, perçus comme très puissants par la majorité de la population ? Manque d'intérêt pour des disparitions qui peuvent passer inaperçues dans un pays où l'on enregistre 22 000 homicides par an ? Volonté de laisser dans l'ombre un aspect de la culture sud-africaine, traditionnel et barbare ?

    Muti : des sorciers et des sacrifices rituels

    En 1995, le gouvernement sud-africain a entrepris de lutter contre ces meurtres rituels en lançant desenquêtes sur la violence des pratiques de certains sorciers. Mais ces enquêtes sont restées dans l'ombre tandis que la vaste campagne d'information qui devait prendre leur suite n'a jamais eu lieu. Dans les zones rurales, les coutumes tribales et les superstitions restent très fortes : on a encore inculpé récemment des personnes mangeant des organes humains, tandis que de nombreux enfants ont été agressés. Des pratiques qui ne se cantonnent pas à l'Afrique du Sud : dans le reste du continent et même en Angleterre ont été découverts des sacrifices mutis. Jusqu'à Londres, où, en septembre 2001, le corps atrocement mutilé d'un enfant a été retrouvé, flottant dans la Tamise.

    Les sociétés secrètes d'hier et d'aujourd'hui

    Les sociétés secrètes ont toujours fait partie de l'Histoire et l'ont parfois même fait évoluer. Nombreuses sont les organisations qui avaient pour ambition de changer la face du monde. Sociétés occultes, premiers mouvements terroristes, lieux de débauche... . Des Haschichin à l'Ordo Templi Orientis, en passant par le Ku Klux Klan et les Thugs, les sociétés secrètes sont marquées par le mystère et le secret.

    D'autres organisations d'entraide et de club de réflexion existent et ne sont pas assimilables à des sociétés secrètes :

     

    -La Table ronde française : réseau social français d'entraide entre hommes

    -L'Ordre de Malte : association caritative catholique

    -Les Chevaliers de Colomb : association humanitaire catholique

    Et aussi sur L'Internaute :

    Les théories du complot et de la conspiration

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  • Espagne

    Fondée en 1928

    Membres supposés : Christine Boutin, Claude Bébéar, Louis Schweitzer



    Le Vatican mène depuis plusieurs années une vaste campagne de communication autour de l'Opus Dei; précisément depuis la sortie du Da Vinci Code de Dan Brown qui égratigne l'organisation taxée de secte et usant de châtiments corporels. Fondé en 1928 par saint Josémaria Escriva de Balaguer, prêtre espagnol, l'Opus Dei est "une prélature personnelle de l'Eglise catholique". Elle compte actuellement 85 000 membres à travers le monde. Ce titre, accordé par le Vatican, permet à l'organisation mener une mission propre : la sienne est de servir Dieu dans le travail et la vie quotidienne. Ses membres sont des laïcs et des prêtres qui exercent chacun une activité professionnelle mais qui ont fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'abstinence. Ils s'astreignent à deux heures de pratique spirituelle quotidienne car l'Opus est centrée sur l'enseignement religieux. Les membres reversent par ailleurs une partie de leurs revenus à l'ordre. Lerecrutement, supposé sélectif et sur invitation, est en réalité davantage ouvert depuis quelques années.

     Pourquoi l'Opus Dei fait-il débat ?

    Reconnu par le pape Pie XII en 1950 et "prélature personnelle" par la volonté de Jean-Paul II en 1982, l'Opus Dei est toutefois sous l'emprise du secret. Il estinterdit aux membres de révéler leur appartenancesans l'avis de la hiérarchie. Son mode de fonctionnement, opaque, est remis en cause. Certains de ses détracteurs y voient une Eglise dans l'Eglise, une autorité parallèle au Vatican. Autoritaire et quasi clandestine, elle encouragerait les pénitences, desmortifications corporelles avec notamment la flagellation hebdomadaire. Elle pratiquerait aussi la manipulation mentale. La richesse supposée de l'organisme, qui possède son siège à New-York, une quinzaine d'universités ainsi que des hôpitaux et écoles, fait polémique. En 2006, une enquête du Times l'évaluait à 2,8 milliards de dollars. Bien au-delà de ses principes de suivre le message du Christ, l'Opus Dei aurait comme but ultime de placer le plus possible de ses adeptes au cœur du pouvoir politique et économique mondial. Les soupçons de domination mondiale sont régulièrement alimentée par la formation de gouvernement conservateurs que l'Opus est censé contrôler. Certains citent comme exemple la Pologne des frères Kaczynski.

     

    Allemagne

    Fondée au XVIIe siècle


    La Rose-Croix est une association mystique qui trouve son origine en Allemagne vers 1614. Mouvement à la fois philosophique et religieux, il s'appuie sur plusieurs manifestes publiés la même année dont le Fama Fraternitatis qui raconte la vie du fondateur de l'ordre, un allemand dont le nom est toujours inconnu. Selon la Rose-Croix, ses enseignements remontent à l'ancienne Egypte et à ses écoles des Mystères qui mêlaient ésotérisme et mysticisme. Ses membres sont appelés les rosicruciens. Son symbole est une croix dorée avec une rose rouge en son centre. Plusieurs courants existent comme l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, la Rose Croix d'Or ou encore The Rosicrucian Fellowship.


    Devenir membre de la Rose-Croix

    Aujourd'hui, la Rose-Croix compte 250 000 membres dans le monde dont 25 000 en France selon l'organisation. Ses détracteurs la considèrent comme une secte, ce que le mouvement nie vigoureusement. En effet, l'ordre se définit comme un mouvement philosophique non religieux, non sectaire et apolitique. En 2001, il a publié la « Positio Fraternitatis Rosae-Crucis », que des historiens de l'ésotérisme considèrent comme le quatrième Manifeste rosicrucien. La véracité des manifestes à l'origine de sa fondation ainsi que ses enseignements en douze degrés sont toutefois remis en cause par certains universitaires et scientifiques. De plus, tout un chacun peut en devenir membre dès lors qu'il possède 18 ans révolus et qu'il en manifeste le désir.

     

    France

    Fondé en 1832

    Membres supposés : Arlette Charbot, Maurice Lévy, Louis Gallois, Michel Field entre autres


    Le Siècle n'est pas une société secrète à proprement parler mais un club très sélectif. Fondé le 2 septembre 1944 par le Français Georges Bérard-Quélin, il est unclub de réflexion des élites françaises et possède les statuts d'une association. Selon l'article 1er de son règlement, il a pour but de "rapprocher des personnalités politiques, des hauts fonctionnaires, de industriels, des financiers [...]". Il s'illustre par ses dîners, chaque dernier mercredi du moisà l'Automobile club de France de Paris, qui sont l'objet de débats et de discussions. Tout ce qui est dit pendant les rencontres reste confidentiel. Chaque recrue doitêtre cooptée par deux membres et la candidature est validée par le Conseil d'administration après plusieurs mois d'activité.

     Les dîners du Siècle

    En 2011, l'association Le Siècle possède 751 membres qui versent chacun une cotisation. L'excédent financier sert au soutien financier de plusieurs associations caritatives. Sa présidente actuelle est Nicole Notat. Mais le club est critiqué par certaines personnalités politiques et certains médias qui y dénoncent une possible collusion entre dirigeants.

     

     Pays-Bas

    Fondé en 1954

     Membre célèbre : David Rockfeller


    Le Groupe de Bilderberg est un club de réflexion des grands de ce monde. Chaque année, ses 140 membres se réunissent pour un week-end de discussions appelé "conférence annuelle". Fondé en mai 1954 à l'hôtel Bildeberg d'Oosterbreek aux Pays-Bas, le groupe éponyme réunit à la fois des hommes d'affaires, des personnalités politiques, artistiques et intellectuelles. Les rencontres sont des discussions sur l'économie et des problématiques contemporaines.
    Le caractère secret des débats ainsi que des identités de ses membres fait l'objet de critiques. La théorie d'un complot et d'une conspiration des élites mondialesressurgit régulièrement. Les nouveaux membres sont invités à participer et ne peuvent solliciter l'adhésion.

     

    Etats-Unis

    Fondée en 1843

     Membre célèbre : Sigmund Freud


    Le B'nai B'rith est une organisation juive dont le fonctionnement peut s'apparenter à une société secrète. Qualifiée parfois de secte ou loge franc-maçonne par ses détracteurs, le B'nai B'rith, qui veut dire en hébreu "fils de l'Alliance", a été fondée à New York le 13 octobre 1843 par l'Allemand Henry Jones et 11 immigrants juifs. Les buts de l'organisation sont l'enseignement du judaïsme, la défense et l'unité du peuple juif. Organisée en loges, elle milite ainsi contre l'antisémitisme et en faveur des Droits de l'homme depuis les années 1870 et l'expansion du sentiment anti-juif. Son siège social est installé à Washington.

    Le B'nai B'rith aujourd'hui

    Le B'nai B'rith est présent dans plus de 50 pays, dont la France, et compte 100 000 membres. Ceux-ci appartiennent le plus souvent au monde des affaires et à la classe politique. Cette organisation religieuse possède des dizaines de bâtiments et notamment des maisons de retraites pour ses membres âgés. Sa branche jeunesse, créée en 2001, s'appelle le B'nai B'rith Youth Organization.

     

    Plusieurs autres organisations plus ou moins secrètes existent. En voici quelques unes.

     La Kabbale : cette organisation mêle ésotérisme et judaïsme. Née au Moyen Âge, la tradition de la kabbale vise à accéder à Dieu sans intermédiaire par la voie de la connaissance. Depuis 2004, l'organisation occupe le devant de la scène avec la conversion de plusieurspersonnalités médiatiques comme la chanteuse américaine Madonna. Depuis, elle est souvent estampillée "sectes des stars" par ses détracteurs.

    Le Council on Foreign Relations ou Conseil des Relations Etrangères : ce club de réflexion américain, fondé en 1921, débat d'économie, de diplomatie et de politique. Il comprend actuellement 5000 membres. Il attire la critique parce que de nombreux participants occupent des postes hauts placés et que l'organisation aurait une grande influence sur les relations diplomatiques mondiales. 

     La Mysogyny Society : nulle trace officielle n'existe de cette mystérieuse société secrète. Fondée au Canada, elle serait exclusivement composée d'hommes d'affaires qui lutteraient contre les femmes en entreprises.

     

    Allemagne

     Fondé en 1776


    Groupe fondé le 1er mai 1776 par l'ancien jésuite Adam Weishaupt et par le baron Adolph von Knigge, ce groupe s'est d'abord appelé "Perfectibles". Proche de la franc-maçonnerie, cette société avait pour but d'adhérer à un code strict de moralité, dans le but de créer une société apte à résister aux forces du mal. Une mission a priori consensuelle, si elle ne s'était opposée à la visée d'une organisation bien plus grande et à l'époque toute puissante, celle de l'Eglise catholique, notamment bavaroise. Cette dernière ne voyait en effet pas d'un bon œil le rationalisme de Weishaupt, qui prétendait que les religions devaient être balayées en même temps que les notions de mariage et de propriété... Déclarés séditieux, les Illuminati auraient disparu en 1784. Une organisation bien éphémère qui n'aurait jamais atteint que 2 000 membres, parmi lesquels peut-être Goethe et Herder.

     Les Illuminati existent-ils toujours ?

    Rendus célèbres par Dan Brown dans son roman "Anges et démons", les Illuminati (en latin, "Ceux qui sont éclairés") font aujourd'hui l'objet de nombreuses spéculations du grand public. Le nom "Illuminati" a été porté par de nombreux groupes n'ayant pas forcément de rapport entre eux. Le plus connu était celui des "Illuminati" de Bavière

    Les Illluminati ont toujours eu une image ténébreuseen raison, notamment, des écrits de leurs opposants. Au XVIIIe siècle, courait la rumeur d'une vaste conspiration regroupant Jacobins, Templiers, Rosicruciens et Illuminati. Ces organisations auraient alors voulu remplacer toutes les religions par un humanismegénéral et les gouvernements des nations par un gouvernement mondial unique. Au XXe siècle, certains auteurs ont affirmé que cet ordre existait encore. Côté fiction, Dan Brown parle des visées expansionnistes du groupe aux Etats Unis dans les termes suivants : "Les Illuminati procédèrent par infiltration et aidèrent des banques, des universités et des industries pour financer leur but ultime : la création d'un seul Etat mondial unifié - une sorte de Nouvel Ordre mondial séculier". D'autres parlent de procédés criminels, chantage, assassinat, contrôle des banques, corruption, infiltration de secteurs stratégiques... Une vaste conspiration mondiale, une entreprise de corruption vers l'incroyance.  

     

    Allemagne

    Fondée en 1918


    A l'origine, la Société Thulé était un groupe d'études ethnologiques particulièrement intéressé par l'Antiquité et la mythologie nordiques. Raciste, elle a été l'une des sources du nazisme. Fondé en 1918, il tirait son nom de l'île la plus septentrionale d'Europe, lieu mythique pour les anciens Grecs et Romains, dont on pense qu'il correspond à la Scandinavie. Certains membres de ce groupe pensaient que Thulé était ce qui subsistait d'uncontinent aujourd'hui disparu, appelé Hyperborée, et que ce continent était le berceau de la race aryenne. Fondée par Rudolf von Sebottendorf, ancien membre de "l'ordre des Germains", société créée par une poignée d'occultistes allemands antisémites, la Société Thulé a rapidement grandi dans le contexte de l'Allemagne d'après-guerre, plongée dans la crise et marquée par le "Diktat" de Versailles. Antisémite, antirépublicaine, raciste, cette société comptait parmi ses sympathisants Hitler, et parmi ses membres Rudolf Hess (secrétaire particulier de Hitler), Alfred Rosenberg (futur ministre du Reich pour les territoires occupés de l'Est), ou encore Dietrich Eckhart (mentor de Hitler).

    A la naissance du nazisme

    Si la Société Thulé a disparu dans les années 1930, parallèlement à la montée du parti nazi, ses idées ont été largement reprises par la suite. Le régime nazi s'est en effet largement inspiré de l'idéologie de la Société Thulé. Himmler y aurait puisé son fantasme d'unesociété allemande blonde aux yeux bleus, à l'image des anciens héros germaniques. Chef des SS, il participa aussi bien à la solution finale qu'à une autre opération moins connue, celle du "Lebensborn". Il s'agissait d'un lieu où les femmes allemandes au physique conforme aux idéaux du nazisme pouvaient "rencontrer" des soldats SS. Parallèlement, des enfants blonds aux yeux bleus étaient enlevés dans les pays de l'Est pour être élevés par des familles allemandes.

     

     Allemagne

    Fondé en 1945


    Le groupe Odessa (Organisation der ehemaligen SS-Angehörigen, "Organisation des anciens membres SS") aurait été fondé à la fin de la Seconde guerre mondialepar des officiers SS, parmi lesquels Martin Bormann (secrétaire particulier de Rudolf Hess puis de Hitler) et Heinrich Himmler.

    Pendant longtemps, son existence a fait couler beaucoup d'encre sans être parfaitement prouvée. Si Simon Wiesenthal, célèbre chasseur de nazis, fut convaincu de l'existence du réseau Odessa dès le procès de Nuremberg (1945-1946), ce ne fut pas le cas de nombreux exégètes. En publiant dans les années 1970 "Odessa", roman sur d'anciens nazis de haut rang s'entraidant les uns les autres après la Seconde Guerre mondiale, l'écrivain Frederic Forsyth pensait faire une œuvre de fiction s'appuyant sur quelques faits historiques avérés. Il n'imaginait pas à quel point son livre était proche de la réalité. Il semblerait en effet que les hauts gradés SS se soient attelés à la fabrication de faux papiers dès avril 1945, parvenant ensuite à fuire pour l'Espagne et surtout l'Amérique latine (notamment l'Argentine de Peron, président du 4 juin 1946 au 21 septembre 1955 et du 12 octobre 1973 au 1er juillet 1974).

    Quelques acteurs du réseau Odessa

      Charles Lesca : né en Argentine, très familier des gradés nazis, il a longtemps vécu à Paris. De là, il a supervisé un réseau envoyant les officiers SS en Argentine. 

     Le président Peron : le président d'Argentine a accueilli des anciens nazis. En 1943, alors colonel de l'armée, il a conclu un accord secret avec Hitler prévoyant une protection illimitée pour les officiers nazis sur le territoire argentin contre un accès aux réseaux de communication des services secrets allemands pour l'armée argentine.

      La DAIE : la délégation européenne pour l'immigration en Argentine était en réalité un organisme fabriquant des faux papiers à destination des nazis voulant rejoindre l'Amérique du sud.

       Certains membres de l'Eglise : l'évêque Alois Hudal, l'archevêque Giuseppe Siri de Gênes auraient participé à ces opérations. Entre 1946 et 1952, le pape Pie XII aurait également envoyé de nombreuses suppliques aux juges de Nuremberg pour empêcher la condamnation à mort de nombreux dignitaires nazis.

       Ils ont fui en Amérique latine grâce à l'opération Odessa :
    Adolf Eichmann
    (responsable de la logistique de la Solution finale), Josef Mengele ("l'ange de la mort" qui a réalisé de monstreuses expérimentations sur des prisonniers d'Auschwitz), Erich Priebke (ancien capitaine SS), Aribert Heim (médecin SS sur le camp de concentration de Buchenwald), Paul Schaeffer (ex-caporal nazi et dignitaire sous le régime d'Augusto Pinochet)...

     

    Chine

     Fondée au XVIIIe siècle


    Fondée au XVIIe siècle, l'organisation des Tong avait pour but originel de combattre la dynastie des Ts'ingalors en place et de restaurer celle des Ming. Pendant longtemps, le groupe Tong se compose de "Chinois sans liens de parenté mais unis pour se porter mutuellement assistance, cette alliance comportant des cérémonies secrètes et des serments". Nulle visée criminelle donc. Au XIXe siècle se produit une forte vague d'immigration chinoise vers les Etats-Unis : les Tong suivent. Ils ont alors pour objectif de servir le noyau social chinois, d'assurer leur sécurité et de protéger leurs intérêts. Des objectifs officiels qui cachent mal les activités illicites des Tong, entre jeux illicites, drogue, racket et prostitution.

    Les guerres Tong

    Une chose manque aux arrivants dans leur nouvelle patrie : les femmes. Les Tong en profitent pour ouvrir denombreux bordels, où l'on peut passer la nuit avec des prostituées, souvent des jeunes femmes vendues par leurs familles ou kidnappées. Ces dernières, "importées" de Chine valent leur pesant d'or et font l'objet de guerres des gangs très violentes. Armés de hachettes, couteaux et fusils, les différentes factions des Tong se battent entre elles. Dans de nombreuses grandes villes américaines, Los Angeles, New York, San Francisco,éclatent des guerres Tong plus sanglantes les unes que les autres.

    Face à cette montée de la violence, le gouvernement américain fait voter le "Chinese Exclusion Act", loi restrictive sur l'immigration aux Etats-Unis, qui illustre la méfiance de la population américaine à l'égard des nouveaux arrivants chinois. Les lois restrictives se multiplient tout au long de la 1ère moitié du XXe siècle. A partir de 1943, la législation anti-chinoise s'adoucit et les sociétés Tong prospèrent à nouveau, souvent grâce au racket, trafics humains, enlèvements et chantages divers. L'organisation est aujourd'hui toujours très puissante.

     

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  • DOSSIER Les sociétés secrètes d'hier et d'aujourd'hui

    DOSSIER Les sociétés secrètes d'hier et d'aujourd'hui ....Stéphane Malphettes,

     Comment y entrer ? Quelles sont leurs activités ? Les sociétés secrètes fascinent depuis toujours. Voici quelques unes des plus célèbres organisations cachées d'hier et d'aujourd'hui.
    *********
     

     Etats-Unis

    Fondée en 1832

    Membres célèbres : George Bush père et fils, John Kerry, Harold Stanley, Frederick W. Smith


    le crâne est le symbole de skull & bones. Le crâne est le symbole de Skull & Bones. 

     Les Etats-Unis comptent plusieurs dizaines de confréries et sociétés secrètes d'étudiants. Dès leur arrivée sur le campus, quelques nouveaux élèves deviennent des recrues pour ces organisations. La plus célèbre est Skull & Bones de l'université de Yale, à New Heaven. Fondée au milieu du 19e siècle par un ancien élève, William Huntington Russell, Skull & Bones signifie "Crâne et os". Son emblème est d'ailleurs un crâne humain qui surmonte le chiffre 322. Ce nombre fait toujours l'objet d'interprétations diverses comme un rapport à la mythologie grecque, un chapitre d'un livre ou encore le montant d'un don. La confrérie, qui reste mystérieuse, est régulièrement appelée "fraternité de la mort". Les membres se promettent entraide et se jurent fidélité jusqu'à la mort.


    Le recrutement demeure très sélectif. Chaque année,quinze élèves issus des meilleures familles américaines y font leur entrée. Les membres se réunissent les jeudi soir et dimanche dans leur quartier général surnommé "la tombe". Une fois par an, un événement est organisé sur Deer Iland, île de l'Etat de New-York, qui aurait été léguée à la confrérie, par le biais de la Russel Trust Association, par un de ses membres. Réseau professionnel incroyable, l'ordre des Skull & Bones jouit d'une influence et d'un pouvoircertain puisque ses membres appartiennent aux plus hautes sphères de la société américaine. 
     

     Etats-Unis

     Fondée en 1865

    Membres célèbres : le président Harry Truman, des membres de la Cour Suprême dans les années 1920


    Société secrète et illégale, le Ku Klux Klan prône la supériorité de la race blanche, les fameux WASP américains, White Anglo Saxons Protestants. Créé à la fin de la Guerre de Sécession dans le Sud des Etats-Unis par des officiers confédérés, le "Klan" a pour but d'en découdre avec la communauté noire et leurs défenseurs. Littéralement, son nom vient du mot grec kuklos, qui signifie cercle. Vêtus de longues robes blanches, de cagoules, capuches et masques, ils ont mené de spectaculaires lynchages et expéditions punitives jusqu'en 1944. Son symbole est la croix enflammée.

    une parade du ku klux klan à washington, le 13 septembre 1926 Une parade du Ku Klux Klan à Washington, le 13 septembre 1926 © Library of Congress

    Dissout une première fois en 1869, et interdit en 1877 après des attentats racistes, le Klan s'est reformé par la suite à l'automne 1915 sous l'impulsion d'un certain William J. Simmons . En 1921, il compte plus de 100 000 membres ; en 1923, il obtient un siège au Sénat (Earl B. Mayfield, l'un de ses membres, devient sénateur) et en 1924, il atteint le chiffre-record de 3 millions de sympathisants. Dissous une seconde fois en 1944, le Ku Klux Klan renaît en 1946 en opposition aux droits civiques des minorités. Assassinats, bombardements, incendies de maisons et d'églises... Les membres du Klan combattent la fin de la ségrégation des Noirs notamment dans la ville de Birmingham, en Alabama, dans les années 1950. Entre 1960 et 1980, l'organisation secrète multiplie les crimes. 

    Le Ku Klux Klan aujourd'hui

    Depuis les années 1990, le Klan n'existe plus véritablement en tant qu'organisation unique. Il est composé d'une dizaines de groupuscules, certains néonazis et skinheads comme Imperial Klans of America, Knights of the White Kamelia, Knights of the Ku Klux Klan. Depuis les années 2000 et avec l'essor d'Internet et de sites racistes, les experts estiment que le Ku Klux Klan ou du moins son idéologie renaît. Il compterait actuellement entre 5000 et 8000 membres. 

    Royaume-Uni

     Fondée au XVIe siècle

    Membres célèbres : Alain Bauer, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux

    l'initiation d'un nouveau franc-maçon en amérique. L'initiation d'un nouveau franc-maçon en Amérique.© Library of Congress

    Organisation secrète par excellence, la franc-maçonnerie suscite toujours autant la curiosité. Ses rituels, ses codes et l'identité de ses membres fascinent. Née au Royaume-Uni au XVIe siècle, la franc-maçonnerie était uniquement réservée aux hommes. Ses membres, appelés "frères", sont regroupés en loges et se retrouvent pour des discussions humanistes, intellectuelles et spirituelles. A la fois philosophie et croyance spirituelle par ses rituels, symboles et son adhésion à une "entité supérieure" qui dépasse ses membres. La première loge fut fondée en 1717 en Angleterre. La poignée de main, majeur renversé, est souvent citée comme signe de reconnaissance entre frères. Durant leurs réunions, ils arborent le traditionnel tablier, symbole d'appartenance à l'ordre. A partir de la fin du XVIIIe siècle, les femmes sont admises selon certains pays.

     

    Pourquoi les francs-maçons intriguent-ils ?

    Premièrement parce que le processus de recrutement est très strict. Les nouveaux membres sont cooptés et doivent suivre une initiation dite en trois degrés, des étapes sur leur parcours de franc-maçon. Ensuite, les frères appliquent le principe de solidarité et de fraternité qui leur est souvent reproché. Des membres se serviraient de leurs activités de francs-maçons pour infiltrer les arcanes du pouvoir. On leur attribue ainsi le lobbying en 1905, en faveur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat; la franc-maçonnerie prônant le principe de laïcité. On sait aujourd'hui que de nombreuxentrepreneurs et décideurs français sont francs-maçons. Des observateurs politiques voient même un règlement de compte entre francs-maçons dans le dernier remaniement du gouvernement de François Fillon. Le regroupement de plusieurs loges forme uneobédience. La France en compte plusieurs avec, entre autres, le Grand Orient de France, la Grande Loge nationale française, la Grande Loge féminine de France et la Grande Loge nationale français.

     

    Autriche

     Fondé à la fin du XIXe siècle

     Membres célèbres : Aleister Crowley

     

    L'Ordo Templi Orientis, ou OTO ou encore Ordre du Temple de l'Est, est une organisation secrète fondée à la fin du XIXe siècle par le chimiste autrichien Karl Kellner. Son objectif est l'instruction de ses quelque 3000 membres. Elle promeut la fraternité universelle, la liberté, la connaissance et le pouvoir à travers "la beauté et le courage". Héritier du thélémisme, philosophie de vie du "fais ce que tu voudras", elle respecte le Livre de la Loi, Book of Law, rédigé par Aleister Crowley. Celui-ci mêle ésotérisme, principes de vie et recherche spirituelle et va devenir un membre éminent de l'Ordre jusqu'à le diriger jusqu'en 1947.

    L'Ordre aujourd'hui

    L'Ordo Templi Orientis est une organisation internationale dont les principes et le fonctionnement est semblable à la franc-maçonnerie. Les recrues passent une période d'initiation, avec un rituel précis, avant d'être officiellement accepté. L'Ordre, très implanté aux Etats-Unis avec 43 organismes à travers le pays, est toujours actif. Il est considéré comme une société secrète car comme les loges francs-maçonnes, l'appartenance des membres à l'Ordre est confidentielle. L'Ordo Templi Orientis comprend aussi une branche spirituelle avec l'Eglise Gnostique Catholique qui apllique également les principes de la loi de Thelema

     

    Royaume-Uni

     Fondé au XIXe siècle

    le golden dawn s'intéresse aux sciences occultes. Le Golden Dawn s'intéresse aux sciences occultes. 

    Le Hermetic Order of The Golden Dawn ou en français Ordre Hermétique de l'Aube Dorée a été fondé en 1888 à Londres par trois hommes : William Wynn Westcott, William Robert Woodman et Samuel Liddell MacGregor Mathers. Cette société secrète est centrée sur les sciences occultes avec l'étude de la théurgie, une forme de magie visant à communiquer avec les esprits, et le développement spirituel. Leurs enseignements mêlent philosophie ésotérique, Kabbale hermétique, divination et géomancie. Selon la légende, l'ordre s'appuierait sur les manuscrits de Cipher datant du début du XIXe siècle et qui contiennent des théories et formules mathématiques magiques. Le fonctionnement du Golden Dawn et l'initiation de ses recrues est similaire à celui de la franc-maçonnerie. L'apogée de l'ordre se situe vers 1890 avec plus d'une centaine de membres. Mais victime de conflits internes entre 1900 et 1905, l'organisation périclite mais ne disparaît pas pour autant.

    The Golden Dawn aujourd'hui

    Parallèlement à l'Hermetic Order of the Golden Dawn,d'autres courants existent : The Open Source of the Golden Dawn et the Esoteric Order of the Golden Dawn. Les deux sociétés sont principalement implantées au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Si ces organisations restent mystérieuses, et leurs membres gardent l'anonymat, il est plus aisé d'y entrer de nos jours en sollicitant une inscription par le biais de leurs sites Internet. 

     

    Etats-Unis

     Fondé en 1872

    Membres supposés : Valéry Giscard d'Estaing, Michel Rocard

    Club privé réservé aux hommes, le Bohemian Club est une société secrète par bien des aspects. Créée en 1872 à San Francisco, elle était au départ un lieu de rencontre entre journalistes. Aujourd'hui, il accueille l'élite américaine et quelques personnalités étrangères. Selon les rumeurs, ses membres sont les dirigeants des grandes entreprises les plus riches grandes entreprises et trustent régulièrement les premières places du classement des plus grandes fortunes. Son symbole est la chouette. Tous les présidents américains depuis Hoover sont censés y avoir appartenu.

    la chouette est le symbole du club privé bohemian club. La chouette est le symbole du club privé Bohemian Club. 

    Les 2000 membres se réunissent notamment chaque année au mois de juillet près du village californien de Monte Rio pour une "colonie de vacances" huppée baptisée Bohemian Grove. La propriété de la société est construite sur un vaste terrain ultra protégé de 1500 hectares. Les grands de ce monde y tiennent des discours et colloques sur l'économie, la défense ou encore les grands problèmes du monde contemporain. 

    Difficile de faire partie du Bohemian Club

    Cultivant le secret sur ses activités et l'identité de ses membres, le Bohemian Club est très sélectif sur ses recrues. Il faut être parrainé pour y entrer et la liste d'attente serait de 15 à 20 ans ! De plus, la cotisation annuelle coûterait la bagatelle de 10 000 dollars. Le siège de l'organisation est situé au 64 Taylor Street à San Francisco.

     

     Royaume-Uni

     Fondé en 1720

    Membre célèbres : Charles Dickens

     

    Cela pourrait être une farce, mais non. Les Chevaliers de la Table Ronde n'ont pas disparu. Cette société secrète reste d'actualité. L'Honorable Société des Chevaliers de la Table Ronde, en anglais "Honourable Society of Knights of the Round Table" vient des romans médiévaux mettant en scène le roi Arthur. Le monarque et ses chevaliers se réunissaient une fois par an, autour d'une table. Mythe littéraire ou vraie confrérie, les Chevaliers de la Table Ronde ont inspiré de nombreux auteurs à travers les époques. La quête du Graal, le supposé calice du Christ, Excalibur : l'épée magique d'Arthur, Lancelot du Lac ou encore Merlin l'enchanteur sont quelques légendes.
    Devenir chevalier de la Table Ronde

    Implantée au sein de l'église St Martin within Ludgate, la confrérie des Chevaliers de la Table Ronde entend perpétuer l'idéal du roi Arthur. Fondée officiellement en 1720, elle continue aujourd'hui à se réunir, notamment une fois par an pour la messe de Noël. Le nombre de chevaliers est limité à deux cents. Pour y entrer, la recrue doit être cooptée par deux chevaliers et doit être obligatoirement un sujet de sa majesté britannique. Après vote de l'assemblée, il est choisit ou non comme nouveau membre. 

     

     France

    Fondée en : date inconnue

     

    Vandermonde serait le nom de la société secrète du Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris. L'établissement, qui date de 1794, a été créé pour valoriser l'industrie française. L'organisation doit son nom au mathématicien français Alexandre-Théophile Vandermonde. L'homme, qui a été membre du CNAM dès sa création, est à l'origine de plusieurs théories et notamment de la matrice dite de Vandermonde. La société secrète des étudiants, en son hommage, aurait été fondée sur le modèle de Skull & Bones de l'université de Yale. Difficile de savoir si elle existe toujours. Le CNAM reste lui un établissement d'enseignement supérieur avec un musée installé en 1802 dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs à Paris.

    La suite dans le prochaine doc

     

     

     
     
     
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  • TOUSSAINT -

    Origine de la Toussaint : une fête religieuse catholique

    Comme chaque année, la date de la Toussaint 2016 est fixée au 1er novembre en France. Cette fête religieuse célébrant à l'origine l'ensemble des saints catholiques est devenue un jour ferié pour tous, après Halloween et avant Fête des morts. D'où vient cette célébration ? Quelle est son histoire ? Explications.

     

    [Mis à jour le 6 janvier 2015 à 19h32] Le 1er novembre est chaque année la date d'une fête religieuse mais aussi l'un des jours fériés les plus connus en France. L'origine comme la signification de la Toussaint font pourtant l'objet de versions divergentes. Les chrétiens y trouvent l'un des moments clés de la liturgie où l'on célèbre l'exemple donné par les saints. Le grand public y voit l'un des moments où l'on se souvient des proches disparus et où l'on se rend dans les cimetières. Attention cependant : il ne faut pas confondre la Toussaint avec la Fête des morts qui a lieu le lendemain, le 2 novembre. C'est seulement l'usage qui a fait "fusionner" les deux célébrations dans l'esprit de beaucoup. Quoi qu'il en soit, la tradition vieille de plusieurs siècles va de nouveau se perpétuer cette année en semant des milliers de fleurs de chrysanthème dans les cimetières. 

     

    La date de la Toussaint n'a pas toujours été fixée début novembre et ses origines sont enracinées dans une époque trouble, celle du Haut Moyen-Âge, constellé de spiritualité bâtie sur les ruines de l'Empire romain. Malgré son histoire religieuse, cette fête n'est pas autant menacée d'oubli que le lundi de Pentecôte et demeure partie intégrante du Code du travail. Parmi les 11 jours officiellement chômés (deux autres dates s'ajoutent à celles-ci en Alsace-Moselle), le 1er novembre reste donc l'un des jours fériés les plus respectés dans l'Hexagone. Il fait aussi l'objet des premièresvacances de l'année pour les écoliers. La Toussaint a également succédé dans le calendrier des fêtes à la fin des vendanges et des travaux agricoles avant la grande dormance de l'hiver. Dans le passé comme aujourd'hui, la période peut également se caractériser par une légère amélioration de la météo.

    Origine de la Toussaint : une fête religieuse catholique

    A l'origine, la Toussaint est une création de l'Eglise catholique, qui n'est jamais mentionnée dans la Bible. La Toussaint, fête de tous les saints a été créée par le pape Boniface IV, en 610 de notre ère. Le pontife voulait ainsi honorer la mémoire des martyrs parmi les premiers chrétiens. En effet, les convertis à cettereligion monothéiste furent massacrés par les Romains au début de notre ère. A partir du IVe siècle, les chrétiens avaient rendu des hommages posthumes à ces premiers croyants, exaltant leur courage et échangeant leurs reliques.
    La création d'une fête commune permettait à la hiérarchie catholique de regrouper toutes ces célébrations non-officielles. Depuis, le 1er novembre, les catholiques célèbrent ainsi la Toussaint. Ce jour-là, les croyants fêtent tous les martyrs et saints de la chrétienté, connus et inconnus. Les saints sont des personnes remarquables, données en exemple pour leurs actions. Pour devenir saint, il faut avoir accompli des miracles ou des actes particulièrement vertueux aux yeux de l'Eglise, qui peuvent engager une procédure de canonisation.

    Date de la Toussaint : pourquoi a t-elle lieu le 1er novembre ?

    Lorsque Boniface IV a décidé la célébration de la Toussaint, celle-ci avait lieu le 13 mai. C'est en effet ce jour là que le pape avait sacré le Panthéon, temple romain transformé en sépulture des martyrs chrétiens. Le Panthéon célébrait tous les dieux, la Toussaint célébrera tous les saints. C'est vers 835 que le pape Grégoire IV décale la fête au 1er novembre. Ce changement de calendrier liturgique pourrait tirer son origine de la dédicace d'une chapelle de l'église Saint-Pierre de Rome à l'ensemble des saints par l'un de ses prédécesseurs.

    La Toussaint, un jour férié en France

    Aujourd'hui, la Toussaint fait partie des 11 jours fériés reconnus dans l'Hexagone et figure dans l'article L3133-11 du Code du travail. Avant la Révolution française, on comptait près de 50 jours fériés religieux en France, parmi lesquels la Toussaint. Afin de réduire l'influence du catholicisme et par souci d'efficacité économique, ils sont supprimés avec l'avènement du calendrier révolutionnaire, qui entre en vigueur le 6 octobre 1793 (ou 15 vendémiaire de l'an II de la République - voir notre table de conversion). Dans les villages, on se prête de mauvaise grâce à ce nouvel état de fait et l'on continue de chômer le jour de la Saint-Jean ou de la Toussaint. En 1802, Napoléon rétablit quatre jours fériés religieux, un par saison : Noël en hiver, l'Ascension au printemps, l'Assomption en été et la Toussaint en automne. Malgré son anticléricalisme, la IIIe République ne reviendra pas sur cet héritage religieux. La crise pourrait, en revanche, remettre en cause l'existence de certains jours fériés religieux : en 2012, le Portugal a supprimé la Toussaint de sa liste de journées chômées... 

    Toussaint et Fête des morts du 2 novembre

    Pour l'Eglise, la Toussaint est la fête de tous les saints, tandis que la Fête des morts a lieu le lendemain, c'est à dire le 2 novembre. C'est à cette occasion que l'on lit des prières à destination de l'ensemble des défunts, afin d'assurer le salut de leur âme. La tradition est apparue dans les communautés de bénédictins, notamment à Cluny, peu avant l'an mil, avant de se propager à toute l'Europe avec l'assentiment des papes. Mais, en pratique, beaucoup de gens tendent à confondre les deux célébrations. Pour une raison toute simple : l'usage veut que l'on se rende massivement dans les cimetières dès le 1er novembre, puisque c'est cette journée est chômée dans de nombreux pays d'Europe

    000arsdigital fotoliaDans certains pays comme l'Allemagne, on associe encore les ancestrales bougies aux chrysanthèmes © arsdigital - Fotolia

    Au contraire, dans certains pays comme le Mexique, c'est le 2 novembre qui compte le plus. Au cours du Día de Muertos, des familles entières se réunissent dans les cimetières pour faire des offrandes (nourriture, statuettes à tête de mort, fleurs...) sur les autels dressés en l'honneur des défunts. Le caractère joyeux de cette fête contraste avec nos célébrations très solennelles.

    Toussaint et Halloween : quel est le rapport ?

    La fête d'Halloween pourrait, elle-aussi, être directement liée à la Toussaint. Selon certains historiens, cette période consacrée au souvenir des morts et à la spiritualité (et le choix de l'Eglise d'y consacrer le début du mois de novembre) serait un héritage de Samain, une ancienne fête religieuse celte marquant le début de la saison "sombre". En Irlande, certains moines auraient transformé le culte ancien en rituel catholique au moment de la conversion de l'île, au Moyen-Âge. Déguisements et feux servaient à retrouver la paix avec les esprits. La pratique aurait traversé l'Atlantique avec les immigrants britanniques et irlandais, avant de faire florès aux Etats-Unis sous le nom d'Halloween (contraction de "Hallowed evening", c'est à dire "le soir saint, sacré"). Sur le continent, la veille de la Toussaint avait également un aspect marquant : en France, on veillait dans les cimetières, tandis que dans l'Espagne médiévale, on sonnait les cloches à toute volée le soir du 31 octobre.

    La Toussaint et les chrysanthèmes sur les tombes

    Pourquoi met-on des chrysanthèmes sur les tombes à la Toussaint ? Cette fleur, originaire d'extrême-orient (Corée, Chine, Japon), aurait été crée par l'hybridation de plusieurs espèces sauvages. Elle fleurit naturellement en automne et résiste bien au gel : elle est donc parfaitement adaptée au climat automnal du début du mois de Novembre. Selon une étude de 2010 réalisée par Sofres pour France AgriMer : "pour la Toussaint, 21,3 millions de pots de chrysanthèmes ont été achetés pour un montant total de 163,2 millions d'euros". Au début du XXe siècle,elle se substitue progressivement aux bougies que l'on posait sur les tombes début novembre. En Europe, la fleur a pris une signification funèbre puisqu'elle sert à rendre hommage aux défunts. Elle est néanmoins perçue différemment dans d'autres contrées : au Japon, c'est le symbole de l'Empereur (on parle parfois du "trône du chrysanthème"). 

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  • Une ferme gauloise découverte sous l’École Polytechnique

    Une ferme gauloise découverte sous l’École Polytechnique

    Les fouilles de vestiges datés des époques gauloises, romaines et médiévales touchent à leur fin. Cette ferme a été découverte dans le cadre de l’aménagement du quartier de l’École Polytechnique dans l’Essonne.

    Aussi fou que cela puisse paraître, des Gaulois foulaient, il y a plus de 2000 ans, les mêmes chemins que nos étudiants polytechniciens. C’est en tous cas ce que révèle la fouille dite «de sauvetage» lancée sur presque deux hectares par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), après la découverte en novembre 2013 d’un nouveau site archéologique sur la zone d’aménagement du futur «cluster» Paris-Saclay. Bientôt terminés, les travaux de recherche des archéologues ont permis de retracer l’histoire d’une ferme gauloise bourgeoise, devenue villa romaine abandonnée jusqu’à l’ère médiévale. Les fouilles se concentrent notamment sur une partie du vaste campus de l’X.

    La ferme, dont l’occupation gauloise est identifiée par la «présence d’un vaste système de fossés en «V» et de structures en creux (puits, trous de poteaux, etc.)», comportait de nombreux bâtiment en bois. Indépendante économiquement, la petite communauté - «une bonne centaine de personnes» assure l’INRAP - participait à des activités d’agriculture céréalière, d’élevage, d’artisanat textile et même de métallurgie. «On a retrouvé de nombreux outils de tonte, de tissage, de filage […] des traces d’élevage de bœufs, de sangliers et de chevaux […] des lingots de fer, des petites enclumes» détaille Cyril Giorgi, en charge des recherches sur le site.

    L’un des fossés gaulois - © C.Giorgi/INRAP

    L’un des fossés gaulois - © C.Giorgi/INRAP

     

    Mais la ferme, dont «la superficie a nettement augmenté - jusqu’à 8 hectares - avec les années», a des allures bourgeoises. «Rien d’extraordinaire, explique l’archéologue, mais quelques habitudes qui témoignent d’un rang social supérieur à la moyenne». Sont ainsi dénichées des perles, des fibules témoins d’un apparat assez riche. Pas étonnant finalement de la voir se fondre avec la culture romaine qui l’envahit dès le Ier siècle. «Il n’y pas eu de rupture, de remplacement radical, contrairement aux idées reçues sur la conquête romaine» témoigne le membre de l’INRAP.

    Des amphores, contenant du vin, ainsi que des arêtes de poisson et des coquilles d’huîtres ou de moules témoignent ainsi des importations lointaines du petit village, devenu romain. La céramique et l’architecture «reflètent bien cette évolution» explique Cyril Giorgi. Doucement, la ferme gauloise adopte un mode de vie romain avec, par exemple, «des charpentes en bois et en pierre». Une lente acculturation qui prend finalement fin au IVe siècle, lorsque les invasions barbares signent la chute de l’Empire romain. Brusquement «abandonné», le site trouve une seconde vie, sur laquelle les chercheurs savent moins de choses, lors des XI-XIIèes siècles, probablement sous le règne d’un seigneur du royaume de l’époque.

    «Paris-Saclay indirectement à l’origine de nos découvertes»

    Pour l’INRAP, c’est ainsi un troisième site remarquable, à quelques centaines de mètres de deux autres lancés en 2001 et 2012, qui s’est offert. Une concentration de découvertes qui ne doit, selon Cyril Giorgi, rien au hasard. «Avant la construction, au moment de l’obtention du permis, nous sommes appelés pour réaliser un diagnostic de 10 % de la surface. Et comme il s’agit, sur ce plateau, d’immenses surfaces…» explique-t-il, avant de conclure: «Indirectement, le projet Paris-Saclay participe à de belles découvertes archéologiques».

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  • L’histoire du Mont Saint-Michel

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    Le Mont Saint-Michel est universellement connu. Situé en Basse-Normandie, dans le sud-ouest du département de la Manche, il se compose d’un îlot rocheux sur lequel s’élève l’abbaye du Mont Saint-Michel. C’est le 3e site touristique de France (après la Tour Eiffel et le château de Versailles), et depuis 1979, il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

     

    La première église fut consacrée le 16 octobre 709, à la demande de l’Archange Michel.

    Dès 966, une communauté de Bénédictins s’installe sur l’îlot rocheux.

    Au fil des siècles, une église abbatiale, des cryptes, des bâtiments romans, puis gothiques, furent érigés et agrandis.

    Des constructions militaires lui permirent de faire face à la Guerre de Cent Ans.
    Transformée en prison pendant la Révolution, puis l’Empire, de nombreux travaux de restauration furent nécessaires à partir du XIXe siècle.

    A partir de 1874, l’Abbaye est confiée aux services des Monuments Historiques.

    A côté de cette Abbaye, et dès le Moyen-Âge, un village à vocation commerciale va se développer.

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