• Portrait De Sainte-Blandine Dite De Lyon...

    Portrait De Sainte-Blandine Dite De Lyon...

     

    Sainte Blandine, dite de Lyon, est une chrétienne (peut-être d'origine levantine ou micrasiate de la première communauté chrétienne connue de Lugdunum (Lyon). Elle est martyrisée durant le mois de juillet 177 sous Marc Aurèle.

    Fêtes le 2 juin (synaxe de tous les Martyrs de Lyon, jour de la mort du premier d'entre eux l'évêque Pothin, usage occidental), le 25 juillet (Blandine seule, usage oriental), le 8 août (commémoration des quatre derniers martyrs,Alexandre, Attale, Pontique et Blandine, ancien usage occidental) et le 9 août dans le calendrier de l'Archidiocèse de Lyon.

    Blandine est la patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi, avec Sainte Marthe, patronne des servantes. Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours. Elle est souvent représentée attachée à un pilier avec un lion et l'ours à ses pieds.

    Biographie

    À l'origine esclave romaine, elle se joint à la communauté chrétienne. Blandine et ses 47 compagnons (dont l'évêque de Lyon, Saint Pothin) sont les Martyrs de Lyon qui sont persécutés pendant l'été 177 ...

    Ils meurent en prison pour les uns, décapités (en vertu de leur citoyenneté romaine) ou livrés en pâture aux bêtes dans l'amphithéâtre des Trois Gaules (retrouvé sous le jardin des plantes de la Croix-Rousse).

    Les martyrs de Lyon sont connus grâce un témoin oculaire : l'auteur de la Lettre des chrétiens de Lyon à l'Église de Smyrne, qui a été insérée telle quelle par Eusèbe, évêque de Césarée, dans son Histoire ecclésiastique.

    Détention & Exécution

    Après avoir survécu à son incarcération, Blandine fait partie de six des quarante-sept martyrs de Lyon à être condamnés à l'arène. Lorsqu'elle est interrogée, elle garde systématiquement le même discours...

    « Je suis chrétienne et nous ne faisons aucun mal. » (Pour favoriser leur arrestation, les martyrs de Lyon ont été accusés d'inceste et de cannibalisme1).

    Dans un premier temps, elle est livrée aux bêtes, et ses compagnons se posent la question, en la voyant si frêle...

    « Aura-t-elle la force de tenir bon jusqu’au bout ? Ne va-t-elle pas apostasier ? ».

    Remarquant que les bêtes ne veulent lui faire aucun mal, Blandine, du haut de son poteau, prie, chante des cantiques et encourage ses compagnons à mourir pour le Christ2.

    Portrait De Sainte-Blandine Dite De Lyon...

    Saint-Pothin de Lyon

    Elle est par la suite flagellée, placée sur un gril brûlant puis livrée dans un filet à un taureau qui la lance en l'air avec ses cornes

    Comme elle survit, elle est renvoyée en prison, où elle garde un calme impressionnant alors que sa famille de substitution se fait massacrer.

    Sa quiétude est cependant ébranlée devant la martyrisation de son ami Pontique.

    Blandine doute de la solidité de sa foi, mais Pontique résiste à l’apostasie et meurt pour sa foi chrétienne.

    À la mort de Pontique, Blandine est la dernière de ses quarante-sept compagnons à être suppliciée.

    Seule dans l'arène, les spectateurs romains s’étonnent de voir que la dernière survivante est la jeune fille qui parait si fragile.

    Certains parlent entre eux : « On n’a jamais vu une femme souffrir aussi courageusement que cette esclave... », pendant que d'autres lui crient...

    « Abjure donc ! Sacrifie à nos dieux ! Tu auras la vie sauve ! », mais Blandine ne répond pas, le regard rivé vers le ciel2.

    Elle est finalement égorgée en août 177 par le bourreau, à la fin des jeux où elle a paru.

    Son corps et ceux des autres martyrs sont brûlés, et leurs cendres sont jetées dans le Rhône.

    Postérité

    En 1986, 1809 ans après les faits, le pape Jean-Paul II, alors en voyage à Lyon, déclare à son sujet et celui de ses compagnons 3 :

    « Ils n'ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa vie et les avait appelés à être ses témoins.

    Nous savons qu'ils sont nombreux aujourd’hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la Foi chrétienne.

    En eux le Christ manifeste sa puissance...

    Les martyrs d’aujourd’hui et les martyrs d'hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus ».

    L’Église catholique À Lyon

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  • BATAILLE DE RONCEVEAUX LA MORT DE ROLAND

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    Roland est une des plus intéressantes et aussi une des mieux conservées de ces figures à demi réelles, à demi inventées ; sa défaite à Roncevaux, son courage et celui des douze pairs qui l’accompagnent, forme un des épisodes les plus remarquables de ce vaste ensemble de poèmes appelé le Cycle de Charlemagne, dont la célèbre Chronique de l’archevêque Turpin a fourni les premiers et les principaux traits, et qu’animent Renaud de Montauban et ses frères, Merlin, Ganelon, tous ces personnages fameux des fantaisies chevaleresques du Moyen Age

    http://www.alex-bernardini.fr/histoire/images/roncevaux.jpg

    Au retour d’une expédition contre les Maures d’Espagne, Charlemagne, ayant imprudemment divisé son armée dans le passage des Pyrénées, fut attaqué par les Basques, qui défirent complètement son arrière-garde engagée dans la vallée de Roncevaux.

    https://historicmodelisme.files.wordpress.com/2014/03/1345743338-1488044-1902-grobet-778-roland-g-roncevaux.jpg

    Voici comment Eginhard, l’historien de Charlemagne, raconte cet échec du grand empereur : « Charles, dit-il, ramena d’Espagne ses troupes saines et sauves. A son retour cependant, et dans les Pyrénées, il eut à souffrir un peu de la perfidie des Basques. L’armée défilait sur une ligne étroite et longue, comme l’y obligeait la conformation du terrain. Les Basques se mirent en embuscade sur la crête de la montagne, qui, par l’étendue et l’épaisseur de ses bois, favorisait leur stratagème.

    Bataille de Roncevaux
    Bataille de Roncevaux

    « De là, se précipitant sur la queue des bagages et sur l’arrière-garde destinée à protéger ce qui la précédait, ils la culbutèrent au fond de la vallée, tuèrent, après un combat opiniâtre, tous les hommes jusqu’au dernier, pillèrent les bagages, et protégés par les ombres de la nuit, qui déjà s’épaississait, s’éparpillèrent en divers lieux avec une extrême rapidité.

    « Les Basques avaient pour eux dans cet engagement la légèreté de leurs armes et l’avantage de leur position. La pesanteur des armes et la difficulté du terrain rendaient au contraire les Francs inférieurs en tout à leurs ennemis. Egghiard, maître-d’hôtel du roi ; Anselme, comte du palais ;Rotland, commandant des marches de Bretagne, et plusieurs autres, périrent dans cette occasion. »

    http://pedagogie.ac-toulouse.fr/daac/religieux/heritage-musulman/chartif.jpg

    Son nom mêlé au récit de la défaite de Roncevaux, voilà le seul souvenir que l’histoire, dans sa réalité, consacre à Roland. Mais, si Roland n’a historiquement qu’une médiocre importance, sa figure s’agrandit et prend, dans le récit poétique, dans les traditions chevaleresques, des proportions héroïques. Alors ce n’est plus le commandant des marches de Bretagne dont Eginhard ne nous a transmis que le nom et le titre ; Roland, le chevalier du Moyen Age, est un des principaux personnages de ces naïves épopées où Charlemagne et sa cour apparaissent avec des mœurs imaginaires, des caractères de pure fantaisie, où la personnalité humaine et la réalité historique se transforment sous les inventions capricieuses de l’imagination, où enfin le Moyen Age revêt de son costume et anime de ses sentiments, de sa vie toutes ces fortes figures des premiers temps de la France, qui se montrent à lui dans un passé dont l’éloignement change la véritable physionomie.

    http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_06ARoncevaux_WEB.jpg

    C’est cependant ce héros imaginaire, ce brillant chevalier de la cour du grand roi Charlemagne dont nous avons ici voulu rappeler le souvenir ; pour un instant nous avons quitté l’histoire pour le roman, si toutefois c’est abandonner la vérité historique que de se mêler un moment aux goûts littéraires, aux habitudes, à la vie de toute une époque. Nous avons laissé l’annaliste raconter, avec sa sévère exactitude, la défaite de Roncevaux ; mais le nom de Roland mérite véritablement une autre attention, et il tient dans l’histoire une place plus considérable que celle qu’il occupe dans le récit d’Éginhard.

    Roland, le glorieux vaincu de Roncevaux, le héros des poèmes chevaleresques du Moyen Age, rappelle donc tout un ensemble de littérature, représente les mœurs de toute une époque ; et c’est sous cet aspect que nous l’avons surtout voulu considérer : c’est Roland revêtu de son armure, serrant sur sa poitrine la célèbre Durandal, que nous nous sommes efforcé de reproduire, plutôt que le commandant des marches de Bretagne.

    Celui-ci n’est qu’un nom jeté au hasard dans la foule de ceux qu’écrit le chroniqueur ; l’autre est le personnage illustre de bien des chants héroïques : c’est la personnification la plus brillante, la plus animée, de cette chevalerie qui née vers le milieu du XIe siècle se prolongea jusqu’aux derniers jours du XIIe dans sa réalité, et jusqu’au règne brillant de François Ier dans son apparence et dans sa forme. La chevalerie, dont la figure imaginaire de Roland est un des types les plus précis, les plus brillants, fut une institution d’une haute importance à une époque où la force semblait la seule loi, le seul droit.

    Roland sonnant du cor à Roncevaux
    Roland sonnant du cor à Roncevaux

    Fondée sur trois grandes passions : la foi, la valeur et l’amour ; prenant pour devise : Dieu et ma dame, la chevalerie, tant poétique, tant idéale malgré l’imperfection et le vague où elle demeura, fit faire de grandes choses, excita l’enthousiasme et influa heureusement sur le développement moral de la société. A la fois, pour ainsi dire, prêtre et soldat, le chevalier s’appuyait sur le courage et la religion : il faisait bénir cette épée qu’il consacrait à la défense du bon droit ; dans son noviciat, il apprenait l’obéissance et la valeur ; enfin, avant que le jeune écuyer reçût l’accolade, fût armé chevalier par son maître, il devait avoir fait preuve de vertu, de courage, de piété, et s’être lié par ses serments à protéger le faible, l’orphelin, et à ne combattre que pour la bonne cause ; puis il partait pour les grandes aventures, pour lesemprises d’armes, pour les lointaines expéditions.

    Ce sont ces mœurs, ces vertus héroïques, cette pureté de cœur, cette vaillante audace que célébraient les poèmes chevaleresques et, pour en rehausser sans doute l’éclat, on les mit sous le patronage des hommes qui avaient laissé dans l’histoire un nom célèbre, glorieux. C’est ainsi que Charlemagne fut le héros d’un roman, d’une épopée où le vainqueur des Saxons se transforme sous l’armure du chevalier.

    Dans ces récits l’histoire et la fantaisie, la réalité et l’idéalité se confondent, se mêlent à ce point que, plus tard, l’histoire hésita longtemps sur la voie qu’elle devait suivre, ignorant où était la vérité, et qui elle devait adopter, de ces physionomies idéales, resplendissantes de dévouement, de franchise, de piété, ou de ces barbares et courageux vainqueurs des invasions saxonnes, dont les traits sont durs, sauvages, dont la politique est adroite, rusée, la foi intéressée.

    Nous avons donné d’après les historiens le récit de la défaite et de la mort de Roland. Voici comme la tradition chevaleresque raconte cette journée dont Roland fut à la fois le héros et la victime. Surpris par les Sarrasins dans la vallée de Roncevaux, Roland et les douze pairs se défendent vaillamment ; mais, accablés par le nombre, ils succombent.

    Cependant, « navré de quatre coups de lances, forcé de pierres », Roland parvient à échapper seul aux Sarrasins. « Lors commença Roland, blessé qu’il était, à aller droit à la voie, tirant vers Charlemagne ; tant alla qu’il vint jusqu’au pied de la montagne de Césarée, au-dessous de la vallée de Roncevaux, où il trouva un beau préau d’herbe, auquel avait un bel arbre et un grand perron ; là, descendit de cheval, et s’assit pour soi reposer, et se trouva si malade que plus ne se pouvait soutenir, et se tourna le visage vers Espagne en faisant de grièves complaintes ;

    « et lors tira son épée Durandal toute nue, et, après qu’il l’eut longuement regardée, il commença à la regretter en pleurant : — Epée très belle, claire et flamboyante, j’aurai trop grande douleur si mauvais ou paresseux chevalier te possède après moi ! Et ce disant, il se leva, et en frappa trois coups sur le perron qui était là pour la briser et la rompre, et frappa de telle puissance qu’il brisa ledit perron tout en travers et demeura son épée saine et entière.

    « Alors son cor d’ivoire mit à la bouche, et sonna de si grande force et vertu qu’il le fendit, et tant s’efforça de souffler qu’il se rompit les nerfs et veines du col. » Charles entendit l’appel de son neveu ; mais le traître Ganelon, qui avait préparé l’embuscade de Roncevaux, l’empêcha de retourner sur ses pas. « Ne voyez-vous pas, dit-il, que Roland chasse dans la forêt et qu’il n’a pas besoin de vos secours ! » Son frère Beaudoin vient enfin à son aide ; mais « quand il retourna à lui, il le trouva prenant mort ; il bénit l’âme de lui ; son cor, son cheval, son épée prit et s’en alla droit à l’ost de Charlemagne. »

    De tous les souvenirs chevaleresques, celui de Roland est demeuré le plus populaire ; à chaque pas, dans le Midi, on retrouve les traces de cette fabuleuse et héroïque figure : la brèche de Roland, dans les Pyrénées, vaste défilé au milieu des montagnes, atteste encore la trempe de sa puissante épée ; dans le Roussillon, le pas de Roland maintient son souvenir ; à Blaye on a longtemps conservé son cor d’ivoire, ce cor merveilleux dont les sons se faisaient entendre à sept lieues de distance et avec lequel il adressa à son oncle Charlemagne ses suprêmes adieux ; enfin souvent nos soldats, dans les guerres contre les Anglais, s’animaient au combat en chantant la romance dont les aventures de Roland forment le sujet.

     
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  • HISTOIRE DE L'ABBAYE DE JUMIEGES  

      Clovis II, par Emile Signol, Château de Versailles

    ***

    Nichée dans une boucle de la Seine, l’Abbaye de Jumièges est fondée en 654 par l'abbé Philibert. Elle doit sa renommée à l'histoire sanglante du roi Clovis II et ses fils.

    Roi de Neustrie et de Bourgogne, Clovis II décide de partir en pèlerinage en Terre Sainte et laisse les rênes à sa femme Bathilde. Mais leur fils aîné se révolte et exclut sa mère du Conseil.


    Alerté, Clovis II écourte son séjour, mais arrivé sur ses terres, il est accueillit par une armée levée par ses deux fils aînés. Le roi sort vainqueur de l’affrontement, et veut occire ses fils pour avoir osé se rebeller.


    Mais la reine Bathilde plaide en faveur de la vie de ses fils… Au lieu de les tuer, elle suggère qu’ils soient énervés, châtiment qui consiste à brûler les nerfs et tendons des membres inférieurs.

      Les Énervés de Jumièges par Évariste-Vital Luminais, conservé au musée des Beaux-Arts de Rouen 

    Après avoir subi leur peine, les fils de Clovis II se repentent et émettent le souhait d’entrer en religion. Ne sachant pas dans quelle abbaye les placer, leurs parents les confient aux mains du destin et les installent sur un radeau dérivant le long de la Seine. 
    Le radeau s’échoue au pied de l’abbaye de Jumièges où ils sont recueillis par Philibert. Les fils de Clovis terminent leur vie en ces lieux dans la piété.

    En signe de reconnaissance, l’abbaye est placée sous protection royale, ce qui lui confère une grande puissance.
    Les gisants des énervés sont placés dans le chœur de l’abbaye en mémoire de cette protection.

         Les gisants des énervés de Jumièges

     

    Mais cette histoire est une légende. Elle est totalement fausse ! Elle a été forgée bien ultérieurement par les moines afin de justifier leur puissance sur la région.

    Les magnifiques gisants aujourd’hui conservés dans le logis abbatial n'ont été sculptés qu'au XIIIe siècle.

     

    D'après les historiens, le roi Clovis II est décédé trop jeune pour que ses fils puissent lever une armée contre lui et il n’y a aucune trace de son pèlerinage en Terre Sainte. Tous ses fils ont régné après lui.

    En revanche, la fondation de l’abbaye a bien été soutenue par la reine Bathilde qui a donné à Philibert le domaine royal de Jumièges ainsi que le droit de pêche dans la Seine et des dépendances forestières.

    L'abbaye de Philibert n’est pas celle dont nous connaissons aujourd’hui les ruines sublimes et mystérieuses. Les bâtiments originels ont été ravagés lors des raids vikings menés par Ragnar Lodbrok (selon la légende).

       Tête dite "tête de Guillaume le Conquérant", musée de l'abbaye de Jumièges  

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  • Les secrets du Palais-Royal

     

    Les secrets du Palais-Royal

     

    Le  Palais-Royal, construit par le cardinal de Richelieu en 1628 et légué à Louis XIII à sa mort, n’est clairement pas un palais comme les autres. Sa centralité au cœur de Paris, son histoire multi-centenaire et sa grande diversité architecturale en ont fait l’un des endroits les plus vivants de la capitale. On vous dévoile quelques secrets sur la vie trépidante du Palais-Royal à travers les siècles !

     

    Ici est né le premier musée de cire de « Madame Tussaud »

     

    Berlin, Amsterdam, Las Vegas, Singapour ou encore Hong Kong. Depuis la création, en 1835, du musée londonien accueillant des personnalités de cire, l’empire de Madame Tussauds n’a cessé de grandir. Mais saviez-vous que le premier musée Tussauds a vu le jour à Paris, au Palais-Royal précisément ?

     

    C’est en effet ici qu’une certaine Marie Grosholtz, jeune sculptrice alsacienne, crée, avec son tuteur le médecin anatomiste Curtius, le premier cabinet présentant des sculptures en cire en 1776. Dans ce cabinet sobrement nommé Salon de Figures, le concept est déjà celui qui fait le succès des musées Madame Tussauds et Grévin aujourd’hui : des sculptures faites à la cire, grandeur nature et représentant des célébrités. Voltaire, la famille royale, Jean-Jacques Rousseau ou encore Benjamin Franklin font partie des « people » de l’époque immortalisés à la cire.

     

    Le musée de cire du Palais-Royal ne durera pas très longtemps puisque Curtius le transfère dès 1782 au boulevard du Temple, mais il reste tout de même le premier du genre. Quant à Marie Grosholtz, elle se mariera plus tard avec un certain monsieur Tussaud et ouvrira son propre musée, à Londres où elle est exilée depuis plusieurs décennies. Un musée qui porte toujours son nom aujourd’hui et que l’on trouve dans presque toutes les grandes villes du monde… mais pas à Paris !

    Les secrets du Palais-Royal

    Sculpture en cire représentant Madame Tussaud 

     

    Le Palais-Royal, haut-lieu de la prostitution parisienne

     

    Tout au long du XVIIIe siècle et jusqu’à la révolution de Juillet, le Palais-Royal s’est constitué comme un micro-quartier où le divertissement et le plaisir étaient les véritables rois. Pourquoi ? La raison est double. Premièrement, tous les bâtiments et espaces verts qui gravitent autour de l’ancienne bâtisse royale sont considérés comme faisant partie du « domaine national du Palais-Royal ». Deuxièmement, la police a longtemps eu l’interdiction d’officier dans l’enceinte de ce domaine, ancienne demeure du roi Louis XIV. Résultat, on pouvait (presque) faire ce qu’on y voulait !

     

    Véritable centre du plaisir, du divertissement et du libertinage, le Palais-Royal a concentré plus d’établissements hédonistes et ludiques que n’importe quel autre lieu à Paris. Théâtres, maisons de jeu, cafés, boutiques de luxe, loteries clandestines et commerces d’ouvrages pornographiques se pressaient dans cette centaine de mètres carrés qui a connu des heures particulièrement libérées. Car, le soir venu, cet enclos protégé de la police se transformait en véritable bordel : les filles, descendant des appartements du quartier, se mêlaient aux flâneurs, entraient dans les cafés ou les maisons de jeu, etc. Bref, elle partaient à la chasse aux clients et en trouvaient beaucoup ! C’est d’ailleurs ici qujeune Napoléon se serait fait dépuceler...    

    Les secrets du Palais-Royalle jeune Napoléon se serait fait dépuceler...   

    Les feuilles du jardin ont marqué l’histoire de France

     

    Parce qu’il était un lieu où se réunissait le peuple bourgeois de Paris pour s’amuser, le Palais-Royal a très tôt été le cœur battant de la révolution française. En effet, c’est là que les premiers signes de révolte qui mèneront à la prise de la Bastille ont eu lieu. Le 12 juillet 1789 dans l’après-midi, Camille Desmoulins, jeune avocat parisien, vient d’apprendre que le conseiller Necker a démissionné à Versailles. Pour lui, pas de doute, il a été renvoyé par le roi et le peuple parisien doit reprendre le pouvoir. C’est devant une foule très nombreuse réunie dans les jardins du Palais-Royal, que le futur député de la Convention nationale entonne alors son discours historique.

     

    Debout sur une table, un pistolet à la main, il harangue la foule à prendre les armes pour défendre leurs droits. Il les invite également à revêtir une cocarde en signe de ralliement. Joignant les gestes à la parole, il s’empare, dit-on, d’une feuille de tilleul et la place sur son chapeau. La cocarde verte, couleur de l’espérance, sera le signe de ralliement des révolutionnaires parisiens. Deux jours plus tard, le peuple de Paris s’empare de la prison de la Bastille.  

    Il s’agit plus d’une légende que d’un fait avéré, Camille Desmoulins ayant lui-même avoué avoir emmené avec lui un ruban vert en guise de cocarde, mais les feuilles des tilleuls du jardin du Palais Royal sont restées, deux siècles plus tard, un symbole fort de la révolte parisienne de 1789.

    Les secrets du Palais-Royalle jeune prison de la Bastille.   

    Le petit canon méridien du jardin donne l’heure depuis 1785

     

    Vous l’avez sans doute déjà remarqué lors d’une balade dans les jardins du Palais-Royal : un petit canon en bronze posé sur un socle en pierre trône au milieu du parterre central. Pendant plus d’un siècle, ce canon, inventé en 1785 par un horloger qui possédait une boutique dans la galerie de Beaujolais, tonnait tous les jours à midi pile et permettait aux riverains de régler leurs montres.

     

    Considéré comme le meilleur de Paris pour y régler ­sa ­montre, le canon fonctionnait grâce à un ingénieux système automatique de mise à feu. Une loupe, précisément installée dans l’axe du méridien de Paris, concentrait les rayons du soleil qui enflammaient une mèche. Cette dernière mettait alors le feu à une petite charge de poudre noire qui produisait une forte détonation, à midi… pétante !

     

    L’original ayant été volé en 1998, c’est une copie qui se trouve désormais dans le jardin du Palais Royal. Cette dernière continue néanmoins de tonner l’heure chaque mercredi à midi pile grâce à un artificier chargé de déclencher le tir.

    Les secrets du Palais-Royalle

    Le petit canon méridien des jardins du Palais Royal 

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  • Les secrets du Panthéon

     

    Les secrets du Panthéon

    a-t-il une mission plus noble pour un monument que celle d’abriter les Grands Hommes de la Nation dans leur repos éternel ? C’est en tout cas ce qui a fait du Panthéon un symbole républicain et l’un des monuments les plus emblématiques de Paris. Situé au cœur du Quartier Latin, il a été témoin d’événements majeurs de l’Histoire de France et sa propre histoire est riche en rebondissements, anecdotes insolites et secrets… Sur lesquels nous levons enfin le voile dans cet article !

    Le Panthéon fut d’abord une église

    Au milieu du 18e siècle, le roi Louis XV tombe gravement malade. Il prie Sainte-Geneviève – la sainte patronne de Paris – de le sauver, lui promettant de lui faire construire une magnifique basilique en son honneur si elle exauçait sa prière. Miraculeusement guéri, il tient sa parole et lui fait élever notre actuel Panthéon en tant qu’église dont il posera lui-même la première pierre en 1764.

    Les secrets du Panthéon

    Une affectation chaotique

    Mais à la Révolution, on considère que les vrais dieux sont les héros de la Nation. On transforme donc la basilique Sainte-Geneviève en Panthéon laïc. Désormais, ce tombeau national accueillera les dépouilles des grands personnages ayant marqué l’Histoire de France. Cependant, au fil du temps et des gouvernement successifs, le Panthéon redevient une église sous le Premier Empire, puis un Panthéon pendant la Monarchie de Juillet, de nouveau une église durant le Second Empire… Et enfin un Panthéon avec la Troisième République.

    Les éjectés du panthéon

    Certains défunts ont aussi subi ces revirements de situation : c’est le cas de Mirabeau, qui avait été inhumé au Panthéon en grande pompe et qui en fut sorti 3 ans plus tard, accusé de corruption par la découverte de documents secrets ! Il fut remplacé le jour même par Marat… qui sera lui aussi dépanthéonisé 5 mois plus tard ! À ce jour, leurs corps n’ont pas été retrouvés.

    Des amis et ennemis réunis à jamais

    Etant décédés à 2 mois d’écart, les philosophes Voltaire et Rousseau ont été placés face à face au Panthéon… Dommage pour eux, car même si dans notre imaginaire collectif ils forment le même cercle des Lumières, en réalité, ils ne partageaient pas les mêmes idées et ne se fréquentaient pas du tout ! En revanche, Alexandre Dumas et Victor Hugo, les deux figures majeures du Romantisme et grands amis, sont aussi réunis côte à côté dans la crypte, pour l’éternité !

    Un écrin pour les expériences scientifiques

    Au milieu du 19e siècle, quand le physicien Léon Foucault cherche une structure assez grande pour accueillir son pendule visant à démontrer que la Terre tourne, le Panthéon est tout de suite désigné. La première démonstration publique y aura donc lieu en 1851 et vous pouvez toujours le voir fonctionner aujourd’hui ! De même quelques décennies plus tard, lorsque le scientifique Eugène Ducretet établit la première liaison de radio française en 1898, il émettra ses sons du Panthéon à la Tour Eiffel.

    Les secrets du Panthéon

    Une coupole peut en cacher une autre

    Situé en hauteur sur la montagne Sainte-Geneviève, le dôme du Panthéon est visible depuis de nombreux endroits à Paris. Mais il cache en réalité 3 coupoles encastrées :
    – Celle visible de l’intérieur, à caissons et ouverte en son centre pour laisser passer la lumière
    – Une intermédiaire, magnifiquement peinte et visible à travers l’ouverture de la première
    – Et enfin le dôme, visible de l’extérieur, et construit en pierre recouverte de plomb.

    Coupe-Panthéon-Coupoles-Paris

     
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  • Le cardinal de Richelieu, Histoire et Biographie de Richelieu

    Le cardinal de Richelieu, Histoire et Biographie de Richelieu

    Armand Jean du Plessis le cardinal de Richelieu

    Armand Jean du Plessis né le 9 septembre 1585 à Paris, est le cardinal-duc de Richelieu et de Fron Plessissac. Il était un ecclésiastique, pair de France ainsi que le principal ministre auprès de Louis XIII.

    Richelieu est décédé à paris le 4 décembre 1642.

    Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu

     

    Enfance et jeunesse

    Armand Jean du Plessis du Richelieu est né dans la rue du Bouloi à Paris, bien qu’une ancienne tradition du Poitou situe sa naissance dans le château de Richelieu en Poitou. Il est le cinquième enfant d’une famille d’ancienne noblesse et pauvre. Son père, François du Plessis était un soldat et un grand prévôt de France en 1578, il dirigeait la police et la justice pendant le règne d’Henri III.

    François du Plessis mourut en 1590 lors de l’un des combats des guerres de religion, alors qu’Armand n’avait que cinq ans laissant sa famille endettée et sans provision. Quand il a eu 9 ans, Armand fut conduit à Paris par son oncle Amador de la Porte pour étudier. Il entame une formation militaire à l’école de Monsieur de Pluvinel.

    Bien qu’il soit destiné à une carrière militaire, Richelieu était contraint d’abandonner ses études pour conserver l’héritage de son père de l’évêché de Luçon. Son grand frère Alphonse ayant  refusé de devenir moine. Il se tourne immédiatement vers les études de théologie pour approfondir ses connaissances religieuses. En 1606, il est nommé évêque de Luçon par le roi et l’investiture canonique lui a été attribuée par le pape en 1607.

    En dépit de son manque en matière de vocation religieuse, Armand se présente comme un réformateur catholique incontournable en observant à la lettre les réformes du Concile de
    Trente
    décrites en 1545 par le pape Paul III. Il est le premier évêque en France qui réussit à instaurer ses décrets.

    C’est lors de cette époque qu’il rencontre François Leclerc du Tremblay, le Père Joseph, un  moine capucin. Il devient très vite son confident intime.

    Ses débuts politiques

    Richelieu a été élu député du clergé poitevin aux états généraux en 1614, il fut obligé de se tenir à Paris. Il est désigné ensuite par Marie de Médicis comme étant la porte parole de l’assemblée. C’est à ce poste qu’il fait l’éloge du gouvernement, le 23 février 1615. En novembre 1615, Marie de Médicis lui accorda le rôle d’aumônier d’Anne d’Autriche, la future épouse de Louis XIII, ce qui lui a valu de s’installer au Conseil du roi en 1616.

    Le cardinal de Richelieu

    Le cardinal de Richelieu

    L’assassinat de Concino Concini, l’aventurier italien favori de Marie de Medicis, en 1617 dont Louis XIII est l’instigateur avec le duc de Luynes provoque la mise à l’écart de la régente et de tout son entourage.

    Richelieu a dut alors s’exiler dans son évêché où il dédie tout son temps à l’écriture, c’est à cette époque qu’il écrite L’Instruction du chrétien. Il contribua ensuite à la réconciliation entre la régente et son fils Louis XIII.

    Grâce à ces négociations qui ont abouti aux traités d’Angoulême et celui d’Angers, il réussit à avoir le titre de cardinal en 1622 avant de reprendre sa place au sein du Conseil du roi le 29 avril 1624, date à laquelle le règne de Louis XIII marque un tournant décisif.

    En effet, le rôle de Richelieu auprès du roi est similaire à ce qu’on appelle aujourd’hui  le premier ministre, à l’époque il est désigné par l’expression du ministre principal du roi. Le poste inclut les aspects politiques, diplomatiques, culturels et religieux.

    Richelieu au conseil du roi

    Dès son retour au palais, Richelieu propose des objectifs à Louis XIII afin de renforcer son autorité, il lui incite à détruire le pouvoir des protestants qui le considérait comme étant etat dans un état, ensuite la lutte contre la noblesse qui ne cessait pas de contemplait conte le roi et la minimisation du pouvoir de la maison d’Autriche.

    Réprimant violemment les duels il les fait interdire en 1626.

    Il obligea la ville de La Rochelle qui abritait les protestants de se rendre en 1628. il élabora l’accord de la paix d’Alès Richelieu en 1629 qui assura la pais, et la liberté de culte aux protestants.

    Marie de Médicis, à qui Richelieu doit tout son succès, offensée de l’indépendance extrême de ce dernier incita au roi de le destituer pendant la journée des dupes en 1630. Louis XIII sachant bien les ambitions de Richelieu, il estime cependant son besoin à l’homme, il le soutiendra. C’est finalement Marie de Médicis qui doit partir s’exiler définitivement.

    Richelieu fera décapiter le duc de Montmorency qui a dirigé une révolte en Languedoc en 1632.

    On raconte notamment que le comte de Soissons, vainqueur des troupes royales à la bataille de La Marfée, a été assassiné en 1641 par un agent du cardinal. Il ordonna l’exécution de  Cinq-Mars à la place de Grève en 1642. Quelques temps après, Armand de Richelieu mourut à Paris à l’âge de 57 ans.

    Sa mort a été accueillie avec un soulagement populaire. Pourtant, on peut le considérer parmi l’un des premiers fondateurs de l’état  moderne de la France.

    Richelieu serait à l’origine de la fondation du Palais Royal qu’il en fait cadeau au roi pour lui montrer son loyauté. Il restaurera la Sorbonne. Il était connu pour son soutien aux arts, c’est grâce à lui en fait que l’Académie française a été fondé.

    Il est notamment célèbre pour son cap rouge qui reflète son caractère sanguinaire.

    Marion  de Lorne cette très belle femme connue à l’époque du règne de LouisXIII disait  « Regardez tous ! Voilà l’homme rouge qui passe » en faisant signe vers Richelieu.

    Il faut avouer que le règne de Louis XIII guidé par le cardinal de Richelieu était de bras de fer, plusieurs nobles ont été exécutés.

     

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  • L’Histoire en images
    à la basilique Saint-Denis

    *****

     

    Nichée à côté de la mairie de Saint-Denis, invisible quand on sort du parking souterrain le plus proche, la basilique Saint-Denis mérite mieux que ses 170 000 visiteurs annuels.

    Ce joyau de l’art gothique, cercueil des rois de France depuis le Xe siècle, livre l’Histoire de France en images.

    Pas dans des livres ou sur écrans, mais au travers de gisants sculptés dans la pierre.

    Au total, 43 rois, 32 reines et une soixantaine de princes et princesses ont été enterrés ici.

    Les 70 gisants reposent à la vue des visiteurs, comme autant de témoins historiques.

    « Les rois, qu’ils soient capétiens, carolingiens ou mérovingiens, ont voulu créer ce lieu pour se légitimer, être protégés dans leurs batailles et dans l’au-delà », explique Serge Santos, administrateur de la basilique.

    On voit ici Berthe au grand pied, surnommée ainsi pour son pied de bot.

    Arégonde, la belle-fille de Clovis, découverte entourée de bijoux au détour de fouilles archéologiques en... 1959.

    Charles Martel, réputé pour son ardeur au combat, sorte de Premier ministre des rois mérovingiens, est inhumé face au roi Dagobert.

    Son fils Pépin le Bref sera le premier roi franc sacré à Saint-Denis.

    On découvre aussi le gisant de Charles V, avec ses rides sculptées sur le visage, ses veines sur la main. Les femmes reposent avec un chien à leur pied, qui les guidera au royaume des morts.

    Les hommes ont droit au lion, symbole de force et de résurrection.

    Hebergeur d'image

    Dans la crypte, une alcôve abrite les cœurs des Louis XIII, XIV et XVIII, conservés séchés dans des bocaux.

    Au fond d’un couloir en souterrain, la crypte archéologique rassemble des dizaines de sarcophages des IVe et Ve siècles.

    La ville et la basilique doivent leur nom à Denis, considéré comme le premier évêque de Paris au IIIe siècle.

    Il a eu la tête tranchée par l’épée des Romains opposés au christianisme.

    Denis est mort sans renier sa foi. La cathédrale, bâtie en 1231, en moins de 50 ans — un exploit technique ! —, sera le berceau de l’art gothique en Ile-de-France.

    Les corps baignent dans la lumière des vitraux. Les colonnes s’étirent sur 108 m de long, les croisées d’ogives s’élancent jusqu’à 30 m.

    La tombe la plus majestueuse est celle d’Henri II et Catherine de Médicis, la préférée de Serge Santos qui loue la diversité des couleurs de marbre, gris, rouge, blanc, le « travail de sculpture, gracieux, ample et maniériste, influencé par la culture italienne ».

    Les corps gisent, nus, côte à côte, et au dessus, le couple apparaît à genoux.

    Hebergeur d'image

    Les rois reposent en paix jusqu’en 1793. Les Révolutionnaires décident alors de les retirer de la basilique.

    Ils récupèrent les plombs des cercueils pour les transformer en armes.

    Tous les corps sont jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux, dans le jardin de la cathédrale.

    Sauf les gisants du Moyen Âge, préservés à 80 %.

    Ils sont transférés au Musée des monuments français, face au Louvre. En 1815, Louis XVIII fait fermer le musée, rapatrie les gisants à Saint-Denis et réintègre symboliquement les ossements des rois.

    L’objet de culte devient alors objet patrimonial. Saint-Denis se visitera désormais comme un musée, pour ses trésors.

     

    ​(Source : Le Parisien)

     
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  • On ne les a pas tous eus entre les mains.........!

    Ils racontaient notre histoire !


     Un coup de cœur  pour tous les billets en Francs


    Je voulais m'arrêter vers 1950 mais comme je les trouve beaux, je vous présente tous les billets depuis le début du siècle dernier.

     

     

    1997
     100FR
     Paul Cézanne
    1839-1906Peintre Français

     

     

    1995
     200FR

    Gustave Eiffel
    1832-1923

    Ingénieur industriel

     

     

    1994
     500FR
     Marie Curie
    1867-1934

    Phycisienne et chimiste
       
     Pierre Curie
     1859-1906
    Phycisien et chimiste

     

     

    1992
      50FR
      Antoine de St Exupéry
    1900-1944

     Ecrivain et aviateur

     

     

     

    1981
     200FR
     Charles de Secondat
     "Montesquieu"
    1689-1755

     Ecrivain philosophe

     

     

     

    1980
     50FR
     Quentin de la Tour
    1704-1789

     Peintre

     

     

    1980
     20FR
     Claude Debussy
    1862-1918

     Compositeur

     

     

     

    1972
    10FR
     Hector Berlioz
    1803-1869

     Compositeur

     

     

     

    1968
     500FR
     Blaise Pascal
    1623-1662

     Mathématicien et
     philosophe

     

     

    1966
     5FR
     Louis Pasteur
     1822-1895
     Scientifique en microbiologie

     

     

     

    1964
     100FR
     Pierre Corneille
    1608-1684

     Poête dramaturge

     

     

     

    1963
     10FR
     Voltaire
     1694-1778
     Ecrivain

    philosophe

     

     

    1962
     50FR
     Jean Racine
    1639-1699

     Poête dramaturge

     

     

    Les billets édités  en 1959 avaient la particularité d'afficher  le montant  NF (Nouveau Franc).


    Les billets en Francs que nous avons connu jusqu'au 1er janvier 2002  (Passage à l'euro)  avaient été mis en circulation le 1er janvier 1960.


    Les billets  antérieurs à 1960 ont les a donc  appelé "Anciens francs".


    A l'époque beaucoup de personnes agées ne se sont jamais familiarisées avec les nouveaux francs.
     1000 Fr ( Ancien  franc) étaient devenus 10 Fr (Nouveau franc). 
     

     

     

    1959
     10NF
     Armand Jean du Plessis de Richelieu
    1585-1642

     Ecclésiastique
     et homme d'État

     

     

     

    1959
     500NF
     Jean-Baptiste Poquelin
     "Molière"
     1622-1673
     Comédien dramaturge

     

     

     

    1959
     100NF
     Napoléon Bonaparte
     1769-1821
     Empereur

     

     

     

    1959
     50NF
     Henry de Bourbon
     "Henry IV"
     1553-1610
     Roi de France

     

     

     

    1959
     5NF
     Victor Hugo
    1802-1885

     Ecrivain poête

     

    Avant la mise en service des nouveaux francs le 1er janvier 1960 et afin de familiariser les français avec la future by Giant Savings "monnaie, les billets étaient édités avec les anciens et nouveaux francs.


    C'est le 27 décembre 1958 sous la  présidence de  Charles de Gaulle que fût décidé la création d'une nouvelle monnaie "franc lourd".

     

    C'est le ministre des finances Antoine Pinay et l'économiste Jacques Rueff qui furent chargé d'instaurer les nouveaux francs

     

     

     

    1957
     5000F
     (50NF)
     Henry de Bourbon
     "Henry IV"
    1553-1610

     Roi de France

     

     

     

    1955
     10000FR
     (100NF)
     Napoléon Bonaparte
    1769-1821

     Empereur

     

     

     

    1953
     1000FR
     (10NF)
     Armand Jean du Plessis de Richelieu
    1585-1642

     Ecclésiastique et homme d'État

     
       

     

     

    1949
     5000FR
     Recto
     Couple de divinités
     A gauche Pomone
    A droite Amphitrite

     Verso
     Couple de divinités
     A gauche Mercure
    A droite Minerve

     

     

     

    1946
     50FR
     Recto
     Le Verrier
    1811-1877

     Astronome, Mathématicien
     Verso
     Dieu Neptune
         

     

     

     

    1945
     500FR
     François René de
     "Chateaubriand"
    1768-1848

     Ecrivain
     Homme politique

     

     

     

    1945
     100FR
     Recto
     Jeune paysan
     verso
     Personnages symbolisant la mer

     

     

    1943
     5FR
     Berger et Femme coiffée
     Représentation de la région d'Agen

     

     

    1942
     20FR
     Recto
     Pêcheur sur fond du port de Concarneau
     Verso
    2 bretonnes près du calvaire de Penmark

     

     

    1942
     1000FR
     Recto
     Déesse Déméter
     Verso
     Mercure, à gauche, Dejanire et Atlas à droite, Cerbère, Hercule et Minerve

     

     

    1942
     100FR
     Descartes
     1596-1650
     Mathématicien, philosophe

     

     

    1941
     10FR
     Evocation de la Lorraine avec un mineur et une paysanne

     

     

    1940
     500 FR
     Recto
     Femme symbolisant
     la Paix
    Verso

    Couple symbolisant l'Agriculture et la Jeunesse

     

     

    1940
     1000FR
     Commerce et Industrie
     Recto
     Femme symbolisant l'Agriculture
     Verso
     Travail et commerce avec à gauche un forgeron
     A droite Mercure, Dieu du commerce et des voyageurs

     

     

    1940
     50FR
     Recto
    Jacques Coeur
    Vers 1395 - 1400

    Marchand
     Verso
    Paysage Berrichonne

     

     

    1939
     20FR
     Recto
    Visages representant les allégories du Travail et de la Science

     

     

    1939
     100FR
     Recto
     Une femme et un enfant symbolisant la France
     Verso
     Maximilien de Béthune dit
     "Duc de Sully"
    1559-1661

     Maréchal de France

     

     

    1938
     300FR
     Clément Serveau (Créateur)
     Recto
     La deesse Cérès
     Verso
     Mercure

     

     

     

    1934
     50FR
     Recto
     Déesse Cérès
    Verso

     Dieu Mercure

     

     

    1927
     1000FR
     Recto en médaillon
     Cérès et Mercure et 2 enfants symbolisant l'Agriculture et le commerce
     Verso symbolisant

    la Fortune
     A gauche Ampère et Pasteur à droite
     Au centre un forgeron et un orfèvre représentant l'artisanat

     

     

    1927
     50FR
     Luc olivier Merson (Créateur)
     Mercure (Jeune)

     

     

    1917
     5FR
     Allégorique de la France

     

     

    1916
     10FR
     Minerve

     

     

    1916
     20FR
     Peint par Georges Duval
     Représentation de Bayard au recto

     

     

    1908
     100FR
     Recto
     Femmes symbolisant l'agriculture et le commerce
     Verso
     Personnages symbolisant le travail et la fortune

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • L'anneau de Jeanne d'Arc


    Cet anneau de Jeanne d’Arc qui rembourse
    la France pour la Guerre de Cent ans


    Une relique historique d’exception, l’anneau
    de Sainte Jeanne d’Arc, est revenue en France
    après avoir été présenté à l’enchère à Londres.

    Depuis la Guerre de Cent ans, combien de
    siècles s’étaient écoulés depuis ce conflit
    franco-britannique?

    Aujourd’hui, l’histoire devient l’actualité
    avec ce retour heureux.

    L'anneau doré a été acheté pour 376.000 euros
    qui ont été collectés parmi l'ensemble des
    Français fiers de leur histoire et de leur
    culture, raconte Nicolas de Villiers,
    directeur du parc historique Puy du Fou,
    lieu où la relique a finalement trouvé
    refuge, dans un entretien accordé à Sputnik.

    "Ils ont réagi en un seul élan avec leur cœur
    de Français, avec leur cœur d'amoureux non
    seulement de la France, mais de l'histoire
    de France et qui se sont dit: on ne peut pas
    laisser passer cette opportunité, et qui nous
    ont suivi", explique le directeur du parc qui
    était l'un des initiateurs de l'achat de
    l'anneau et de son retour définitif en France.

    Selon M.de Villiers, les donateurs qui ont
    contribué à la collecte d'argent pour effectuer
    cet achat historique représentaient des couches
    sociales tout à fait différentes, et les sommes
    collectées étaient également très différentes.

    Une chose réunissait tous les participants:
    ils étaient absolument attachés à leur pays.

    "C'est vraiment toute la France qui était
    représentée parmi les donateurs", souligne
    l'interlocuteur de Sputnik.

    A noter également que l'anneau est une relique
    qui a réellement appartenu à Jeanne d'Arc,
    personnalité historique qui a survécu au temps
    dans l'âme de la France.

    "C'est assez simple: quand nous avons acquis
    l'anneau, nous avons eu accès à un certain
    nombre de documents qui nous ont permis de
    nous présenter à l'enchère et qui nous ont
    certifiés que l'anneau était bien authentique",
    raconte M.de Villiers.

    Après l'achat effectué, Londres s'est prononcé
    pour le retour de l'anneau sur le sol britannique
    en faisant référence à des particularités de la
    législation. Cependant, une telle approche ne
    semble pas provoquer l'inquiétude des Français
    et des responsables du Puy du Fou hébergeant
    désormais la relique.

    "Lorsqu'ils ont vu l'énorme buzz médiatique que
    l'anneau de Jeanne d'Arc revenant en France a
    provoqué, ils se sont ravisés, semble-t-il, et
    ils ont sans doute été pris de regret, de remords
    en se disant +il faut absolument qu'on trouve
    le moyen de le rapatrier+ ce qu'ils appellent +
    un objet de forte valeur symbolique nationale+.

    (…) Mais je vous rassure, l'anneau restera en
    France, nous en avons bien la ferme intention",
    déclare l'interlocuteur de Sputnik.

    "Nous avons eu des réactions de toute la France
    fantastiques, d'un enthousiasme extraordinaire
    parce que Jeanne d'Arc est une femme d'une
    grande modernité en ce qu'elle dépasse toutes
    les époques, tous les clivages. Elle a surpassé
    tous les régimes politiques qui ont marqué
    l'histoire de France jusqu'à nos jours", conclut
    M.de Villiers.
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