• « Je vous en donne / fiche / fous mon billet »  

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    « Je vous en donne / fiche / fous mon billet  » Je vous affirme, assure, certifie que…

    À l’origine, un ‘billet’ (mot né au milieu du XIVe siècle) est un message écrit bref, au contenu réduit à l’essentiel.
    Au fil des décennies, tout en conservant son sens initial, il a également eu plusieurs significations, dont, aussi abracadabrantesque que cela puisse paraître, celle de « formule magique ».
    Le « billet de banque », au début du XVIIIe siècle, vient du ‘billet’ vu comme une promesse écrite, un engagement de payer une somme.

    C’est à la fin du XVIIe, un peu avant l’apparition de notre expression, que le ‘billet’ est aussi une attestation écrite de quelque chose.
    On peut donc comprendre je vous en donne mon billet comme « je suis tellement sûr de ce que j’affirme que je suis prêt à vous écrire un billet qui l’attesterait ».

    Les verbes ‘ficher’ et ‘foutre’ sont arrivés ensuite par simple remplacement de ‘donner’ par des équivalents argotiques.

     

    Extrait de Expressio

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  • « Siffler une bouteille / un verre »

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    « Siffler une bouteille / un verre  »

    Boire entièrement une bouteille / un verre

    Dès le XVe siècle, le verbe ‘siffler’ signifiait déjà « avaler » ou « boire d’un trait » et, au XVIIe siècle, l’expression « siffler la linotte » s’employait pour un débauché qui buvait plus que de raison.

    Ce sens-là du verbe vient probablement de la forme que prennent les lèvres lorsqu’on boit, très proche de celle nécessaire pour produire un sifflement.

    Extrait de Expressio

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  • faire la pluie et le beau temps

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    « Faire la pluie et le beau temps  »  Avoir tous les pouvoirs, être tout puissant.  Décider de tout.

    Notez que la toute puissance que suppose cette expression ne s’applique pas obligatoirement à l’univers tout entier ou même à notre planète ; elle peut parfaitement être restreinte à un tout petit domaine comme dans le cas d’un contremaître dans son atelier, ou à l’humain qui porte la culotte dans son ménage, par exemple.

    Cette expression qui date de 1732 fait une possible référence aux dieux mythologiques qui avaient le pouvoir de maîtriser les éléments et, selon leur bon vouloir, de rendre le ciel éclatant ou très menaçant au-dessus des simples mortels.

    Mais, croyance évoquée par Voltaire dans « Réflexion pour les sots », on ne peut oublier aussi qu’à Paris, Sainte-Geneviève était supposée avoir le pouvoir d’interrompre les pluies torrentielles ou les sécheresses les plus graves.

    Par extension, celui qui, dans son service ou l’espace dans lequel il a des responsabilités importantes, prend toutes les décisions, oriente toutes les carrières, punit ou récompense ses collaborateurs, donc celui qui y a tous les pouvoirs ou presque, est aussi celui qui y fait la pluie et le beau temps.

    extrait de Expressio

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  • Par la bande

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    « Par la bande  » Par des moyens indirects, de biais, allusivement.

    Voilà une expression dont l’explication sera courte et qui n’a strictement aucun secret pour les joueurs de billard.
    En effet, les pratiquants de ce jeu savent que les bordures intérieures et rembourrées du plateau s’appellent les bandes et que, bien souvent, il est nécessaire, pour taper correctement une boule, de l’attaquer indirectement, après avoir fait rebondir la boule lancée sur au moins une des bandes du plateau.

    Cela a suffit pour que, au figuré et depuis le milieu du XXe siècle, « prendre quelque chose ou quelqu’un par la bande« , soit l’opposé de le prendre de front.

    Extrait de Expressio

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  • « Etre sous la coupe de quelqu’un »

    expression : « Etre sous la coupe de quelqu’un »

    « Etre sous la coupe de quelqu’un  »

    Etre sous la dépendance ou l’influence de quelqu’un.



    Cette expression vient de la coupe aux jeux de cartes, cette opération banale qui consiste à couper le paquet en deux et qui va déterminer l’ordre dans lequel les cartes vont être distribuées.

    D’après Furetière () au XVIIe siècle, certaines personnes étaient persuadées que d’autres avaient la coupe malheureuse.
    En effet, la coupe aux cartes avait une valeur quasiment « magique » et le joueur immédiatement après le coupeur pouvait se trouver sous son influence, bonne ou mauvaise.
    Ce joueur était donc sous la coupe du précédent.

    Extrait de Expressio

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  • « De France et de Navarre »

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    « De France et de Navarre  » De partout.

    Pour ceux qui, comme les oeufs, sont un peu brouillés avec l’histoire de France ou pour ceux qui ne sont pas Français, il est important de savoir que les frontières de la France d’aujourd’hui sont relativement récentes.
    La morphologie de notre pays a subi de nombreuses modifications au cours des siècles.

    Entre autres régions qui n’en faisaient pas partie, la Basse-Navarre était un petit royaume situé au nord des Pyrénées, sur la côte Atlantique (une partie de l’actuel département des Pyrénées Atlantiques). Cette région était issue d’un découpage de la Navarre, la partie au sud des Pyrénées ayant été rattachée de force à la Castille par les Espagnols.

    Pendant la seconde moitié du XVIe siècle, c’est le roi Henri III, de la lignée des Bourbon, qui dirige ce royaume alors qu’en France, c’est également un Henri III, mais de la dynastie des Valois-Orléans, qui a en mains la destinée du pays.

    À la mort d’Henri III, qui laisse la couronne sans héritiers (il aimait pourtant aussi les femmes, contrairement à la légende), c’est à Henri de Navarre qu’elle échoit : sa grand-mère était en effet la soeur de François Ier ; d’autre part, sa mère étant l’épouse d’Antoine de Bourbon, c’est ainsi que les Bourbon accèdent au trône et que commence leur dynastie.

    Henri de Navarre devient alors Henri IV, roi de France et de Navarre  mais seulement après quelques batailles victorieuses et une conversion au catholicisme.

    Plus tard, bien que Louis XIII, fils d’Henri IV, ait tenté en 1620 un édit rattachant la Basse-Navarre à la France, ce n’est finalement qu’en 1790, juste après la révolution, que cette portion de territoire est réellement annexée et devient un département français.

    Autrement dit, depuis Henri IV, chaque roi de France était roi de France et de Navarre.

    Il n’en a pas fallu plus pour que l’expression de France et de Navarre devienne synonyme de « de partout », car, à l’époque, ne parler que de la France, c’était oublier ce bout de terre pourtant placé sous la même couronne.

     

    Extrait de Expressio

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  • le ventre mou

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    « Le ventre mou  » Le point faible, de moindre résistance de quelqu’un, d’une organisation, de quelque chose.

    Depuis le milieu du XVe siècle, le ‘ventre’ désigne aussi le courage, l’énergie, la volonté (« avoir quelque chose dans le ventre »).
    Par extension, le ‘mou’ de ce ventre, image de quelque chose de flasque, fait au contraire penser à une chose sans énergie, sans résistance (« il n’a rien dans le ventre »).

    La date exacte de naissance de cette expression ne semble pas connue, mais elle a été utilisée au moment de la seconde guerre mondiale lorsque les alliés ont discuté de l’opportunité, après avoir envahi l’Italie, de s’attaquer aux Balkans, ventre mou de l’Europe, où l’ennemi était en difficulté, en commençant par la Slovénie.
    Mais suite à l’opposition ferme de Staline et au ralliement de Roosevelt à cette position, cette zone a finalement été ‘libérée’ par les soviétiques.

    Extrait de Expressio

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  • « Prendre ses jambes à son cou 

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    « Prendre ses jambes à son cou  » Courir très vite, s’enfuir.

    Drôle d’image que celle-ci ! On peut imaginer au moins trois choses :

     

    • Quelqu’un de très souple qui ramène ses jambes au niveau de son cou (et fait un noeud autour ?). Mais le côté pratique pour courir n’est pas flagrant, les pieds ayant alors du mal à toucher le sol ;
    • Quelqu’un qui démonte son tronc et le pose à côté, de manière à être réduit à une tête et deux jambes avant de commencer à courir. Mais cela ne devrait pas avoir une influence sur la vitesse, les jambes ayant toujours la même longueur, sauf si on tient compte de la diminution du poids total à déplacer ;
    • Quelqu’un qui diminue la hauteur de son tronc et, en compensation, allonge celle des jambes jusqu’à les amener sous le cou, ce qui effectivement permet d’augmenter la vitesse de déplacement.

    Mais tout ceci ne sont que billevesées car personne ne serait capable de l’une ou l’autre.

    Il faut donc chercher ailleurs.

    Heureusement, il suffit de remonter à la fin du XVIIe siècle pour trouver l’explication de l’origine, à défaut de comprendre le lien avec le sens actuel.
    A cette époque, en effet, Furetière écrivait que prendre ses jambes à son cou se disait, au début de son siècle, « prendre ses jambes sur son col » (notez le ‘sur’) et signifiait « se résoudre à partir pour quelque message ou quelque voyage ».

    Il s’agissait donc simplement des préparatifs à un déplacement qui outre quelques menus objets nécessaires au voyage, nécessitait, bien sûr, d’emporter aussi ses jambes.
    Et comme le sac des bagages était souvent porté en bandoulière ou à l’aide d’une sangle passant derrière le cou, il fallait aussi « prendre ses jambes sur son col ».

    Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le sens

     

    Extrait de Expressio

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  • en voiture Simone !

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    « En voiture, Simone !  » Allons-y ! Il est temps de commencer une action !

    En 1929, une demoiselle de 19 ans qui s’appelait Simone Louise de Pinet de Borde des Forest (je ne crois pas en avoir oublié !) a passé son permis de conduire, ce qui était déjà plutôt rare pour une femme, et, dès l’année suivante, s’est mise à participer avec un certain succès et sans accident à des courses automobiles et des rallyes jusqu’en 1957.

    A cette époque, elle a provoqué l’étonnement et l’admiration de très nombreuses personnes, Fangio y compris, paraît-il.
    Son nom et son prénom étaient donc très connus et gravés dans de nombreux esprits.

    Et v’là t’y pas qu’en 1962, Guy Lux crée pour l’ORTF l’émission Intervilles () dans laquelle deux villes s’affrontent amicalement.

    Il animait cette émission avec son compère Léon Zitrone. Tous les deux rivalisaient de plaisanteries plus ou moins élaborées et débordaient de mauvaise foi, chaque animateur cherchant en douce à favoriser la ville dont il commentait les exploits.

    L’indispensable touche féminine était incarnée par une troisième personne, Simone Garnier.

    Guy Lux n’a donc pu s’empêcher, par allusion à la pilote célèbre et pour démarrer certaines actions du jeu, de lancer le fameux cri de guerre « En voiture Simone ! ».

     

    En réalité, l’expression complète et de haute tenue était « En voiture Simone, c’est moi qui conduis, c’est toi qui klaxonnes ! » reprise ensuite par les deux compères dans une chanson inoubliable -mais oubliée- « Le tango d’Intervilles »

    Extrait d’expressio

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