• Mettre sa main au feu

    0000000000000000000000000000000000000000000000000000main au feu3175_file_mettremainaufeu

     

      »Mettre sa main au feu »   Être sûr de/affirmer fermement quelque chose.

    Au Moyen Âge, il existait plusieurs moyens de déterminer avec une exactitude sans faille qui était coupable de quelque chose.

    Parmi eux, il y avait les combats. Par la force divine, le vaincu n’était jamais simplement le plus faible, c’était obligatoirement le fautif.

    Et il y avait aussi l’épreuve du feu. Elle consistait soit à saisir puis garder un moment en main une barre de fer rougie au feu, soit à mettre la main dans un gant métallique également rougi au feu. Quelle que soit la méthode, grâce à l’intervention divine, celui dont la main guérissait en moins de trois jours était déclaré innocent de ce dont on l’accusait.

    C’est de cette épreuve redoutable qu’est née notre expression.

    Mais aujourd’hui, pas fous ou moins croyants on n’emploie cette expression, « je suis prêt à en mettre ma main au feu », que parce qu’on sait qu’il y a très peu de risques qu’on soit amené à le faire vraiment, même si ce qu’on a péremptoirement affirmé est  faux.

    En effet, même chez ceux qui croient fermement en D-ieu, il en est peu pour imaginer encore qu’il est suffisamment fort pour guérir très rapidement leur main dans une telle situation.

     

    Extrait d’Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • « Cousu de fil blanc »  

    000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000fil blanctéléchargement

    « Cousu de fil blanc  » Très grossier et visible (pour un procédé).
    Extrêmement prévisible (pour une histoire).

    Les couturières savent parfaitement ce que veut dire faufiler, utiliser un fil d’une couleur qui tranche avec le tissu et le coudre avec de longs points pour maintenir le tissu en place avant la couture définitive.

    La plupart du temps, ce fil est blanc (sauf sur du tissu blanc !) et on peut donc dire qu’on a affaire avec quelque chose qui est cousu de fil blanc.

    Mais si nous allons bien rester dans la couture, là n’est pas la véritable origine de l’expression.

    Elle vient simplement du fait que toute couturière qui se respecte sait parfaitement que, pour qu’une couture soit la plus discrète possible, il faut qu’elle soit faite avec un fil exactement de la même couleur que le tissu ; sinon, elle se voit comme le nez au milieu de la figure, ce qui n’est généralement pas l’effet voulu (sauf sur certains types de vêtements comme les jeans, par exemple).

    La métaphore est donc facile à comprendre. Le fil blanc rejoint ici les « grosses ficelles » qui, par rapport aux procédés, ont la même signification.

    Cette expression est attestée depuis la fin du XVIe siècle.

    Extrait de Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Voir quelque chose par le petit bout de la lorgnette 

    000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000lorgnetteimages

    « Voir quelque chose par le petit bout de la lorgnette  » Ne voir des choses qu’une petite partie, qu’un aspect accessoire dont on exagère l’importance, au point de négliger l’ensemble. Avoir des vues étriquées, un esprit étroit.

    Notre lorgnette, ici, n’est pas cette ancienne paire de lunettes tenue à la main par sa poignée mais cet instrument optique, généralement rétractable, qui permet de voir de plus près et avec plus de détail des choses éloignées ; une demi-paire de jumelles, en quelque sorte.

    Cette expression date du milieu du XIXe siècle.

    Si son sens est clair pour la plupart des gens, elle semble pourtant souvent absurde à certains car ils croient que « voir par le petit bout », veut dire tenir la lorgnette à l’envers, avec le gros bout devant l’oeil, la vue étant ‘transmise’ vers sa cible par le petit bout.

    Mais que nenni ! C’est bien du bon usage de la lorgnette qu’il s’agit !

    En effet, si vous utilisez normalement cet instrument, avec l’oeil sur le petit bout (vous regardez bien alors « par le petit bout »), pour viser un objet relativement proche de vous, vous n’en verrez qu’une toute petite partie, démesurément grossie.
    L’objet étant vu à travers la lorgnette, vous n’en voyez que des détails et sa vue d’ensemble vous échappe.

    La métaphore de notre expression devient donc limpide.

     

    Extrait de Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • tailler des croupières  

    000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000expressionimages

    « Tailler des croupières  » Occasionner des difficultés, des embarras.
    Faire obstacles à des projets.

    La croupière est une longe qui est reliée à la selle d’un cheval, qui passe sur sa croupe (d’où le nom), puis sous sa queue et qui est destinée à empêcher la selle de remonter vers le garrot.

    Au XVIIe siècle, à une époque où les blindés n’existaient pas encore et où le cheval était le seul ‘véhicule’ de combat, tailler des croupières, c’était « combattre rudement » et « mettre en fuite », par allusion aux cavaliers qui galopaient à la suite et suffisamment près des ennemis en fuite pour, de coups d’épée ou de lance, couper leurs croupières et, ainsi, les déstabiliser et provoquer leur chute.

    C’est des difficultés ainsi  occasionnées à l’ennemi que, par extension, l’expression a pris son sens actuel.

    Extrait d’Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • spiritualité et sourire

    0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000sourireyjfa8kjt

     « Est-ce que vous avez déjà expérimenté la puissance du sourire ? Vous éprouvez une déception, vous rencontrez une difficulté, un désagrément, quelqu’un vous a vexé, etc. Au lieu de vous laisser aller à l’irritation ou au découragement, essayez d’utiliser la méthode du sourire.

     

    Vous direz : « La méthode du sourire ? Qu’est-ce que c’est ? Sourire aux autres ? » Non, pas nécessairement. Même si vous êtes seul, essayez de sourire, comme ça, pour vous montrer que vous êtes au-dessus de tous les petits inconvénients de la vie. Pensez qu’au plus profond de vous, vous êtes invulnérable, immortel, éternel, et en passant devant une glace, donnez-vous un sourire… D’abord il sera peut-être un peu tordu, mais qu’importe !… ce sera déjà le commencement de quelque chose.

     

    Du moment que vous avez décidé de vous mettre dans de bonnes dispositions en prenant de la distance vis-à-vis des événements, vous arriverez plus facilement à surmonter vos contrariétés. »

     

    Omraam Mikhaël Aïvanhov

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • le pourquoi du comment ?

    0000000000000000000000000000000000000000000000000000000encrier table écoleDordogne paques2011 056

    Pourquoi dit-on « sécher » l’école ?

    C’est une expression qui date du début du siècle.

     

    Vous rappelez-vous des enfants en blouse, la plume à la main et l’encrier incrusté dans les tables en bois de l’école publique ?

     

    Pendant que l’élève faisait l’école buissonnière

    L’encre séchait dans son encrier

    Donc  « il séchait l’école »

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • un navet

    00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000exp.françaisetitreexp

    « Un navet !  » Un mauvais tableau ! (ancien – Un mauvais spectacle / film !

    Ce terme n’est pas vraiment une expression, mais comme il mérite qu’on s’y attarde un peu quand même…

    Pourquoi ce légume (peu engageant et au goût fade, certes) est-il devenu le symbole d’une oeuvre complètement ratée ?

    Selon certains, c’est au XIIIe siècle qu’il faut remonter, puisqu’à cette époque, le mot était déjà employé au figuré pour indiquer une valeur de nullité ou minime, peut-être parce que c’était un légume extrêmement répandu et au coût très faible.
    Ce sens ne s’est ensuite jamais complètement perdu (« des naveaulx ! » -variante du mot ‘navet’- était au XVIe siècle une expression de refus, comme « des nèfles ! » ou notre « que dalle ! » aujourd’hui)et c’est au milieu du XIXe siècle qu’un mauvais tableau est alors affublé du nom de ‘navet’, avant que ce terme soit transposé aux pièces de théâtre et aux films.

    Duneton donne une autre explication qui n’est pas incompatible avec la précédente, au moins pour l’usage de la dénomination à partir du XIXe.

    À Rome, dans le jardin du Belvédère, se trouve depuis longtemps une statue antique d’Apollon, longtemps considérée comme un symbole de la perfection.
    Mais à la fin du XVIIIe siècle, les jeunes artistes français qui passaient là-bas n’étaient pas complètement d’accord avec cette perception de la haute qualité de l’oeuvre et la surnommaient « le navet épluché » en raison de sa blancheur et de la forme allongée et lisse des membres sans musculature apparente.

    00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000navetth
    Cette statue ayant été transférée à Paris par Napoléon en 1798 (mais elle est retournée à Rome depuis), la moquerie l’accompagna et le terme péjoratif finit par s’étendre, au milieu du XIXe, aux tableaux mal dessinés ou mal peints.
    Et lorsque le cinématographe prit de l’ampleur, c’est assez naturellement que le ‘navet’ désigna des films bâclés, sans intérêt ou ne répondant pas aux attentes des spectateurs

     

    Extrait de Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •   tomber à l’eau / tomber dans le lac

    000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000expressionimages

    « Etre / Tomber à l’eau / dans le lac  » Échouer, n’avoir pas de suite, ne pas aboutir (en parlant d’un projet ou d’une entreprise)

    Le symbole de la noyade et de la perte de tout, la vie y compris, semble être une explication toute trouvée pour l’image que cette expression véhicule.

    On peut aussi facilement imaginer que le fait de laisser tomber à l’eau, au-dessus de la fosse de Milwaukee (), un objet indispensable pour effectuer complètement une tâche peut nuire quelque peu à sa bonne exécution.

    Mais l’explication, pour une fois, paraît un peu trop simple.

    Chronologiquement, vers le XVIIIe siècle, on trouve d’abord tomber dans le lac dont on imagine très bien qu’elle a pu se tranformer en « tomber dans l’eau » au XIXe, expression qui a précédé celle du jour avant de devenir notre tomber à l’eau si familier à ceux qui ont la poisse.

    Mais le lac est-il vraiment un lac, à savoir une « grande nappe naturelle d’eau à l’intérieur des terres », comme nous le dit le Grand Robert ?

    Eh bien non, probablement pas !

    En effet, au XIIe siècle, un ‘lacs’ désignait un nœud coulant destiné à capturer le gibier ou certains animaux nuisibles (‘lacs’ et ‘lacet’ ayant la même étymologie), et « tomber dans le lacs », c’était littéralement « tomber dans le piège », puis figurément, mais beaucoup plus tard, « tomber dans l’embarras / dans la misère ».
    À cette époque, ‘lacs’ se prononçait ‘la’.

    Ensuite, au XVIIIe, alors que l’usage du ‘lacs’ se perdait, sa prononciation s’est transformée en ‘lac’, ce qui a entraîné la confusion avec le ‘lac’ en même temps que l’évolution du sens.

    Extrait de Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Tomber de Charybde en Scylla

    0000000000000000000000000000000000000000000000000000000neptune

    « Tomber de Charybde en Scylla  » N’échapper à un danger (ou un inconvénient) que pour se frotter à un autre encore plus grave.

    Cette expression est employée depuis le XIVe siècle, mais elle remonte à l’Antiquité.

    Jean de la Fontaine l’a utilisée dans « la vieille et les deux servantes »  où il conte l’histoire de deux servantes qui, étant dérangées dès le chant du coq par leur patronne, crurent bon d’égorger l’animal. Hélas, une fois l’animal passé de vie à trépas, la vieille, craignant de laisser passer l’heure du réveil, n’arrêtait plus de les déranger.

    A l’origine Charybde et Scylla auraient été deux dangers du détroit de Messine, entre l’Italie et la Sicile, le premier étant un tourbillon, le second un écueil.
    Les marins qui cherchaient à éviter le premier allaient périr en s’écrasant sur le second.

    Présents dans la Mythologie, Scylla était présenté comme une créature monstrueuse à plusieurs têtes et Charybde comme un monstre qui, trois fois par jour, aspirait dans d’énormes tourbillons les eaux du détroit avec les bateaux qui y naviguaient, puis les recrachait .

    Dans l’Odyssée, Ulysse, qui vient à peine d’échapper aux chants des sirènes, doit tenter de se glisser entre ces deux grands dangers. Mais il y perdra 6 compagnons dévorés vivants par Scylla.

     

    Extrait d’Expressio

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique