• Payer rubis sur l’ongle

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    « Payer rubis sur l’ongle » Payer comptant (et totalement).

    D’où peut bien venir cette expression ?
    Pour ce qui est de la date, cela vient du XVIIe siècle.

    A cette époque, on disait « faire rubis sur l’ongle ».
    Dans son « Dictionnaire comique » publié en 1718, Philibert-Joseph Le Roux indique qu’au cours des beuveries, lors d’une tournée dédiée à un absent estimé, il était coutumier de garder au fond du verre une toute petite goutte, de la verser sur l’ongle du pouce, puis de la lécher pour marquer l’attachement porté à la personne.
    Et si le verre était rempli de vin, une telle mini-goutte pouvait passer pour un rubis ().

    A la même époque, c’est aussi devenu une métaphore pour dire « payer jusqu’au dernier sou ». Mais cette fois, c’étaient les poches qui étaient complètement vidées.

    Le ‘rubis‘ liquide ayant été progressivement oublié, c’est le deuxième sens qui a d’abord été maintenu (le verbe payer ayant pris le dessus sur ‘faire’) avant qu’on n’associe plus l’expression qu’à un paiement comptant (mais pas forcément content) et intégral.

     

    Extrait de Expressio

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  • il y a belle lurette

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    « Il y a (depuis) belle lurette  » Il y a (depuis) bien longtemps.

    Si on vous demande un jour ce que signifie ‘lurette’, n’hésitez surtout pas à répondre sans aucune crainte de paraître ridicule que vous ne savez pas.
    En effet, personne ne le sait, puisque ce mot n’existe pas.
    Et pourtant on l’utilise dans notre locution. Etonnant, non ?

    L’expression telle que nous la connaissons aujourd’hui est attestée dès 1877.

    Le pseudo-mot ‘lurette’ vient de la contraction de la fin de ‘belle’ avec le mot ‘heurette’ ou ‘hurette’, dans une expression qui est utilisée avec des petites variantes dans les dialectes de plusieurs régions : « il y a belle heurette ».

    Dans cette dernière, on trouve le diminutif ‘-ette’ accolé à l’heure qui voudrait normalement dire « une petite heure »

    sauf qu’elle est précédée de l’intensif « belle » qui donne au tout une échelle autrement plus vaste (comme dans « un sacré bout de temps », par exemple, où le « bout de temps » se trouve d’un coup sacrément démultiplié).

     

    Extrait d’Expressio

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  • C’est coton

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    « C’est coton  » C’est difficile, pénible.

    Cette signification argotique de ‘coton’ date de la deuxième moitié du XIXe siècle.

    Elle viendrait à la fois du fait que le tissage de ce matériau nécessitait une attention très soutenue pour empêcher l’apparition de bourres de coton néfastes à la qualité de la production, et du fait que les poussières de coton qui flottaient dans l’air provoquaient des problèmes respiratoires et oculaires.

     

    L’expression serait née de ces tâches pénibles dans les filatures avant de s’étendre à toute tâche ou activité difficile.

     

    Extrait de Expressio

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  • faire la cour à quelqu’un

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    « Faire la cour (à quelqu’un)  » Chercher à séduire une autre personne.
    Anciennement, chercher à gagner la faveur, les bonnes grâces de quelqu’un.

    Les méthodes d’approche ont évolué au cours des siècles, même si le but final reste toujours le même : former un couple, qu’il soit de courte ou de longue durée.

    Mais avant d’être restreint à un usage galant (plus ou moins, parce qu’on ne peut pas vraiment dire que la version moderne est un parangon de galanterie), faire la cour avait une utilisation plus générale dès le XVIe siècle.

    En effet, il faut penser à ce qu’étaient la ‘cour’, le domaine et l’entourage du roi, et les courtisans de cette époque, ceux qui s’affairaient autour du souverain à lui faire la cour, non pas dans le but de partager le même lit, mais simplement pour s’attirer ses bonnes grâces, être bien vu de lui et, autant que possible, en obtenir diverses faveurs.

    Et, même si elle en était originaire, cette expression ne s’utilisait pas uniquement à la cour, mais partout où une personne cherchait à se faire bien voir d’une autre.

    Puis, lorsqu’elle a été limitée à l’usage en galanterie et utilisée telle quelle depuis le milieu du XVIIe siècle, son but est resté le même : se faire bien voir, obtenir des faveurs de la part de la personne ‘courtisée’.

    Extrait d’Expressio

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  • Pousser comme un champignon

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    « Pousser comme un champignon  » Se développer, croître rapidement.

    Pousser comme un champignon, ça se passe plus souvent à l’automne, dans les sous-bois où il fait bon folâtrer pour profiter des couleurs magnifiques et de la douceur du fond de l’air.

    En effet, les véritables champignons communs, qui ne sont pas des végétaux, ont la particularité, contrairement à la plupart des plantes, de pousser très rapidement, parfois du jour au lendemain, si les conditions atmosphériques (humidité, température…) sont réunies.

    C’est de la comparaison avec ces poussées très rapides que l’expression est née, étant attestée dès le XVIe siècle.

    Au départ, elle désignait des personnes qui devenaient rapidement riches et puissantes (un « champignon d’une nuit » désignait un nouveau riche).

    Maintenant, on l’utilise pour évoquer une croissance rapide (« la ville, le quartier, l’entreprise pousse comme un champignon ») probablement suite à l’influence de l’expression anglaise « a mushroom city » (« une ville-champignon »).

     

    Extrait de Expressio

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  • demain, on rase gratis

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    « Demain, on rase gratis !  » Faire des promesses que l’on ne tient pas.

    « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient/les écoutent ». Voilà une phrase qui a été mise dans la bouche de nombreux élus (ou en passe de l’être).
    Il faut dire que l’activité favorite de nos hommes politiques de tous bords, c’est de faire des promesses inconsidérées, travail qui leur est facilité parce que l’Homme est faible et qu’il préfère entendre des fausses promesses de bonheur que des promesses de temps difficiles, même s’il sait que leur venue ou réalisation est bien plus probable.
    L’avantage pour les politiques, c’est que c’est un sport qui ne fatigue que leur langue et pas trop leurs méninges.

    Cette expression viendrait d’un barbier qui aurait mis à l’entrée de son échoppe une grande pancarte proclamant : « demain on rase gratis ». Mais notre artisan, pas totalement idiot et près de ses sous, l’y laissait tous les jours.
    Par conséquent, le benêt qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s’étonnait de devoir quand même payer, s’entendait répondre : « oui, mais il y a écrit que c’est demain que c’est gratuit ».

    Pourquoi cette histoire dont la véracité reste à prouver met-elle en scène un barbier ?
    C’est peut-être bien parce qu’autrefois il existait une corporation qui englobait les dentistes, les chirurgiens et les barbiers, et qui n’avait pas vraiment une bonne réputation. Ce qui explique qu’on disait : « menteur comme un arracheur de dents ».

    Extrait de expressio

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  • Trois (quatre) pelés et un tondu

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    « Trois (quatre) pelés et un tondu  » Dans une assemblée ou une réunion, très peu de monde, et que des personnes peu considérées, inintéressantes.

    Cette expression contient deux informations sur lesquelles il faut se pencher : le nombre de personnes est très réduit et ces personnes sont sans intérêt.

    Pour ce qui est du nombre, la compréhension est facile : trois plus un font quatre, ce qui est très peu pour un endroit ou une réunion où l’on s’attend à trouver du monde.

    Mais pourquoi ce dédain pour les pelés et le tondu ?

    Avant d’avancer dans l’explication, il est bon de savoir que Rabelais, au XVIe siècle, utilisait « trois teigneux et un pelé » et que, si notre expression est apparue à la fin du XVIIIe, on utilisait aussi avant « trois tondus et un pelé », donc toujours des gens mal considérés.

    En ancien français, un pelé est, dans un sens métaphorique péjoratif, un avare, une canaille, un miséreux, c’est-à-dire quelqu’un de peu fréquentable.

    A ces sens, il faut aussi ajouter plus tard celui qui est pelé parce qu’atteint de ‘pelade’, affection du cuir chevelu faisant craindre aux autres, à tort, un risque de contamination.
    Quant au tondu, s’il l’était, c’est parce qu’il avait la teigne, dermatose parasitaire du cuir chevelu (d’où les ‘teigneux’ de Rabelais).

    Nous avons donc affaire ici à des gens qui étaient considérés comme malsains ou malpropres et ce sont eux qui ont été choisis autrefois pour, dans notre expression, désigner des personnes sans intérêt, à éviter.
    Mais l’histoire ne dit pas pourquoi ce sont ceux-là et pas d’autres comme les pestiférés, les cholériques ou, plus simplement, les pouilleux ou autres ‘morpionneux’ qui ont été retenus.

     

    Extrait de Expressio

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  • « Le haut du pavé »

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    « Le haut du pavé  » Une situation sociale, hiérarchique…élevée.

    Bien avant l’apparition du tout-à-l’égout et des trottoirs, les rues et ruelles qui étaient pavées, n’étaient pas plates. Elles avaient une forme en creux, le haut du pavé contre la facade des habitations et le creux, au centre de la rue, servant d’égout à l’air libre pour évacuer les eaux de pluies mais aussi toutes les eaux usées qu’y déversaient les habitants.

    En l’absence de trottoir, les piétons marchaient le plus près possible des maisons pour éviter de s’approcher du cloaque situé au milieu.
    Lorsque des nobles ou aristocrates, ou des gens respectables, ne seraient-ce que par leur âge, croisaient des gens du peuple (mais c’était souvent simplement l’apparence ou la richesse des vêtements qui servait de repère), ces derniers devaient se décaler vers le centre et laisser le haut du pavé aux gens supposés être de la haute société.

    C’est ainsi que les gens qui tiennent le haut du pavé sont des personnes qui ont une situation sociale élevée ou qui en dominent d’autres.

     

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  •  le pourquoi du comment

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    Pourquoi un ‘croque-mort’ s’appelle ainsi ?

    Il y a quelques années, pour être sûr que l’on enterrait pas quelqu’un vivant, celui qui était chargé de fermer le cercueil mordait l’orteil du présumé mort.

    S’il ne bougeait pas, c’est qu’effectivement, il avait passé l’arme à gauche.

    L’homme qui s’occupe du cercueil est ainsi resté le  »croque-mort » !
    brrrrr….

    L’autre explication est que le croque-mort est appelé ainsi parce qu’il croquait les morts non pas en leur mordant un orteil mais en les  »croquant » , ancien mot qui voulait dire : faire disparaître, et pour cela, il utilisait un croc ou crochet qui lui servait à tirer et traîner le mort enveloppé dans son suaire jusqu’à sa charrette qui l’emmenait à la fosse commune.

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