•   tomber à l’eau / tomber dans le lac

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    « Etre / Tomber à l’eau / dans le lac  » Échouer, n’avoir pas de suite, ne pas aboutir (en parlant d’un projet ou d’une entreprise)

    Le symbole de la noyade et de la perte de tout, la vie y compris, semble être une explication toute trouvée pour l’image que cette expression véhicule.

    On peut aussi facilement imaginer que le fait de laisser tomber à l’eau, au-dessus de la fosse de Milwaukee (), un objet indispensable pour effectuer complètement une tâche peut nuire quelque peu à sa bonne exécution.

    Mais l’explication, pour une fois, paraît un peu trop simple.

    Chronologiquement, vers le XVIIIe siècle, on trouve d’abord tomber dans le lac dont on imagine très bien qu’elle a pu se tranformer en « tomber dans l’eau » au XIXe, expression qui a précédé celle du jour avant de devenir notre tomber à l’eau si familier à ceux qui ont la poisse.

    Mais le lac est-il vraiment un lac, à savoir une « grande nappe naturelle d’eau à l’intérieur des terres », comme nous le dit le Grand Robert ?

    Eh bien non, probablement pas !

    En effet, au XIIe siècle, un ‘lacs’ désignait un nœud coulant destiné à capturer le gibier ou certains animaux nuisibles (‘lacs’ et ‘lacet’ ayant la même étymologie), et « tomber dans le lacs », c’était littéralement « tomber dans le piège », puis figurément, mais beaucoup plus tard, « tomber dans l’embarras / dans la misère ».
    À cette époque, ‘lacs’ se prononçait ‘la’.

    Ensuite, au XVIIIe, alors que l’usage du ‘lacs’ se perdait, sa prononciation s’est transformée en ‘lac’, ce qui a entraîné la confusion avec le ‘lac’ en même temps que l’évolution du sens.

    Extrait de Expressio

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  • Tomber de Charybde en Scylla

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    « Tomber de Charybde en Scylla  » N’échapper à un danger (ou un inconvénient) que pour se frotter à un autre encore plus grave.

    Cette expression est employée depuis le XIVe siècle, mais elle remonte à l’Antiquité.

    Jean de la Fontaine l’a utilisée dans « la vieille et les deux servantes »  où il conte l’histoire de deux servantes qui, étant dérangées dès le chant du coq par leur patronne, crurent bon d’égorger l’animal. Hélas, une fois l’animal passé de vie à trépas, la vieille, craignant de laisser passer l’heure du réveil, n’arrêtait plus de les déranger.

    A l’origine Charybde et Scylla auraient été deux dangers du détroit de Messine, entre l’Italie et la Sicile, le premier étant un tourbillon, le second un écueil.
    Les marins qui cherchaient à éviter le premier allaient périr en s’écrasant sur le second.

    Présents dans la Mythologie, Scylla était présenté comme une créature monstrueuse à plusieurs têtes et Charybde comme un monstre qui, trois fois par jour, aspirait dans d’énormes tourbillons les eaux du détroit avec les bateaux qui y naviguaient, puis les recrachait .

    Dans l’Odyssée, Ulysse, qui vient à peine d’échapper aux chants des sirènes, doit tenter de se glisser entre ces deux grands dangers. Mais il y perdra 6 compagnons dévorés vivants par Scylla.

     

    Extrait d’Expressio

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  • manger le morceau/se mettre à table

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    « Manger le morceau / Se mettre à table  » Avouer, dénoncer des complices (pour un truand).

    Ces expressions sont argotiques. La première est apparue à la fin du XVIIIe siècle, la deuxième au milieu du XIXe.
    Leur origine est strictement identique.

    Autrefois, quand les policiers voulaient faire avouer un truand capturé, un des moyens utilisés était de le priver d’alimentation.
    Lorsque le repris de justice finissait par craquer, il avait alors le droit de manger, au sens propre du terme.

    C’est ainsi qu’en argot, celui qui avait fini par manger (le morceau) ou qui s’était mis à table pour manger est donc devenu celui qui avait avoué.

    Extrait de Expressio

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  • être à couteaux tirés

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    « Etre à couteaux tirés  » Être dans une situation de grande hostilité.

    Voilà une expression qui nous vient de la fin du XVIIe siècle sous sa forme actuelle, et dont l’origine est facile à comprendre lorsqu’on se réfère aux habitudes de l’époque lorsqu’une dispute éclatait entre des personnes.

    Au XVIe siècle, on disait « en être aux épées et aux couteaux » en l’appliquant à des personnes ayant un différend et ayant dégainé leurs armes de leur fourreau et prêtes à en découdre, sans craindre de verser le sang.

    C’est à la fin du XVIe qu’apparaît « aux cousteaux tirer » dont le sens était « prêts à tirer les couteaux », c’est-à-dire prêts à dégainer les lames.
    Ensuite, l’expression a évolué, avec un cran de plus dans la préparation au combat, puisque maintenant les couteaux sont tirés ou dégainés.

    Si, aujourd’hui, les gros différends se règlent plutôt en justice ou à l’arme à feu, la locution est restée, suffisamment explicite.

    Extrait de Expressio

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  • expression : à gogo

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    « A gogo  » Abondamment, à profusion.

    Cette expression date du XVe siècle.
    gogo est une duplication plaisante à l’oreille de ‘go’, issu de ‘gogue’ qui voulait dire « réjouissance, liesse ».

    Furetière écrivait : « A gogo se dit des choses plaisantes et agréables qu’on a en abondance. Les gens riches vivent à gogo. Il a de l’argent à gogo… »

    C’est de ‘gogue’ que viennent les mots ‘goguenard’ et ‘goguette’ encore employés de nos jours.

    Extrait de Expressio

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  • la critique est aisée mais l’art est difficile

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     La critique est aisée, mais l’art est difficile  »

    Il est très facile de critiquer ce que font les autres, autrement plus difficile de réaliser quelque chose.

    Cette locution proverbiale a été imaginée en 1732 par Philippe Néricault, auteur et comédien dont le nom de scène était Destouches.

    En tant qu’auteur, il n’a pas laissé de souvenir réellement impérissable sauf pour trois de ses citations, toujours très utilisées à notre époque.
    On a en effet retenu de lui, en plus de notre expression, « les absents ont toujours tort » et « chassez le naturel, il revient au galop »

    La version originale de l’expression était : « la critique est aisée et l’art est difficile ».
    Le sens de l’expression est très simple à comprendre, la « critique » étant ici le jugement défavorable, tandis que l’ « art » n’est pas seulement lié à la création d’oeuvres artistiques, car il désigne, d’une manière générale, la façon de faire quelque chose.

    extrait d’Expressio

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  • expression : la croix et la bannière

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    « La croix et la bannière  » De grandes complications ou difficultés.

    Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l’italien.

    A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société.

    La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu’il s’agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l’arrivée d’un notable dans la ville.

    Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d’une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant.

    Mais l’organisation de ces processions n’était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l’importance des participants, qu’elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes.

    Ce qui explique le sens de « grandes complications ».

    En 1690, Furetière indique que « il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu’un » signifiait « il faut aller le chercher avec des formes telles qu’il ne puisse se dérober ».

    Dans ce sens, on retrouve l’apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s’esquiver.

    Notre forme actuelle « c’est la croix et la bannière pour… » est attestée en 1822.

     

    Extrait de Expressio

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  • faire revenir une viande, un aliment

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    « Faire revenir une viande, un aliment  » Passer un aliment dans un corps gras très chaud afin d’en dorer le pourtour.

    Cette expression date du XVIIe siècle.

    Elle vient probablement du sens de ‘revenir’ dans « revenir à soi », ou « retrouver ses esprits, retrouver vie », comme après un évanouissement, par exemple.

    Dès le XVIe siècle, on utilisait ‘’se revenir’’ pour parler de la viande qui se ramollit (qui reprend vie ?) lorsqu’on la passe au feu.

    Puis, au XVIIe, faire revenir est une opération culinaire qui consiste à poser de la viande sur des charbons allumés ou sur un gril, soit pour la barder avant de la rôtir, soit pour la préserver de l’altération.

    C’est à la fin du XVIIIe siècle que notre expression prend exactement son sens d’aujourd’hui.

     

    Extrait de Expressio

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  • Pourquoi dit-on : 22 v’la les flics ?

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    Pourquoi dit-on ’22′ lorsque la police passe ?

    Plein d’explications possibles

     

    1)    Vers 1870 les typographes signalaient l’arrivée du chef en utilisant un code basé sur la valeur numérique du mot « chef » soit : c=3+h=8+e=5+f=6 = 22

    2)    Une déformation du juron « vingt Dieux »

    3)    Le 22 était l’ancien numéro de téléphone pour appeler la police remplacé aujourd’hui par le 17

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