• D’où Vient L’expression « Ça Fait Des Lustres » ?

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    « Ça fait des lustres » signifie « ça fait très longtemps ». L’expression date du 17ème siècle.

    Les « lustres » en question ne sont pas des appareils d’éclairage suspendus au plafond des salons. Le lustre fait ici référence à l’unité de temps du même nom qui correspondait à une durée de 5 ans dans la Rome antique.

    A cette époque le lustre était plus précisément une cérémonie de purification effectuée avant les recensements réalisés tous les cinq ans.

    A cette occasion les censeurs, c’est à dire les hauts magistrats, le plus souvent choisis parmi les anciens consuls, étaient élus.

    Mais le lustre désignait tout aussi bien la cérémonie que le laps de temps s’écoulant entre deux « lustres ».

    Par extension, utilisé au pluriel, « des lustres » ont pris le sens d’une période toute à la fois de étendue et imprécise.

    Ainsi, aujourd'hui lorsque par exemple, on croise une personne que l'on n'a plus vue depuis longtemps on emploie:

    " Ben Ça Alors, Ça Fait Des Lustres!"

    Dans ce cas  précis il est  également fait usage de l'expression

    " Ca Fait Un Bail !"

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  •  Pourquoi Dit-On « À Tue-Tête » ?

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    Celui qui chante à tue-tête a une voix si forte et puissante que le son qu’il émet peut faire mal à la tête. Il est en tous cas le plus souvent dérangeant.

    Dès le 12ème siècle « tuer » était utilisé dans diverses expressions afin d’exprimer l’idée d’évanouissement. Mais la locution « à tue-tête » trouve son origine bien plus tard, au XVIe siècle.

    A cette époque le terme « tuer » ne signifiait pas seulement enlever la vie. Il pouvait être également être utilisé pour exprimer l’idée de frapper le plus souvent à la tête ou bien signifier « fatiguer » ou « exténuer ».

    Cette dernière signification explique l’expression aujourd’hui disparue « à tue-chevaux » signifiant « très vite ».

    Dès lors, le sens de l’expression qui nous intéresse est apparu naturellement et n’a pas évolué malgré les siècles.

    Quelqu’un qui chante ou crie à tue-tête a de fortes chances de fatiguer ceux ou celles qui se trouvent à proximité....

    Il est à noter que aussi bizarrement que cela puisse paraitre...

      Ce terme est régulièrement utilisé pour des oiseaux semblant  s'égosiller  donc " à  tue-tête "...Chantant fort....

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  • Expressions d'un Autre Temps, vraimen

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    -1-Tu es fagoté comme un as de pique.

    -2-Tu risques de te casser la margoulette !

    -3-Ne te monte pas le bourrichon !

    -4-T'es pas en sucre !

    -5-On va pas attendre jusqu'à la Saint-glinglin quand même ?

    -6-Il n'y a pas le feu au lac !

    7-C'est kif-kif bourricot !

    8-Je vais aller faire les commissions.

    9-Ça ne tombera pas plus bas !

    10-Il n'y a pas de petites économies.

    11-On n'est pas sortis de l'auberge.

    12-N'en fais pas tout un fromage !

    13-Regarder une page de réclame.

    14-Ne mets pas la charrue avant les boeufs.

    15-Il a pris la poudre d'escampette.

    16-Il est beurré comme un Petit Lu !

    17-Elle a vu le loup !

    18-Faire une tête de six pieds de long.

    19-On n'est pas aux pièces.

    20-Ça ne fait pas un pli.

    21-Tu files un mauvais coton.

    22-Brûler la chandelle par les deux bouts.

    23-Je t'ai payé rubis sur l’ongle.

    24-À la bonne franquette.

    25-Parlons peu mais parlons bien.

    26-Faut pas pousser Mémé dans les orties.

    27-Cela ne fait ni une ni deux.

    28-Péter plus haut que son cul.

    29-Pas la peine de chercher midi à 14h.

    30-Il a une descente que j'aimerais pas remonter à vélo.

     

    MOI JE LES UTILISE ENCORE.....

     

    Et vous ?

     

     

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  •  EXPRESSION DE LA LANGUE FRANCAISE   COMME UN POISSON DANS L'EAU

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    Comme un poisson dans l'eau
    Être complètement à l'aise
    Se trouver dans son élément

    Origine

    Si vous décrochez un poisson de l'hameçon qui l'a sorti de l'eau et le déposez au fond  de votre seau, il restera certes muet comme une carpe, mais vous constaterez   aisément et rapidement qu'il n'est pas vraiment à son aise. Alors que si, à travers une  eau claire, vous en regardez un en train de nager, il vous semble vraiment dans son   élément. Peut-être tout simplement parce qu'il y est, autant que vous à l'air libre.

    Cette constatation facile à faire par tout un chacun a donné naissance à notre  expression sous sa forme actuelle au XVIIe siècle, parfois accompagné de l'adjectif 

    'heureux' ("Être heureux comme...").
    Mais on a eu auparavant un "sain comme un poisson en l'eau" et même, au XIIIe, un

    "je ne suis pas si aise com le poisson qui noe (nage)".

    Autant dire que ça fait bien longtemps que les poissons dans l'eau sont comme des  poissons dans l'eau (étonnant, non ?).

    Exemple

    « Nous savons que le plus intime de nos gestes contribue à faire l'histoire (…) que nous

    appartenons à une époque qui aura plus tard un nom et une figure et dont les grands  traits, les dates principales, la signification profonde, se dégageront aisément : nous  vivons dans l'histoire comme les poissons dans l'eau, nous avons une conscience  aiguë de notre responsabilité historique. »
    Jean-Paul Sartre - Situations II - 1965

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  • Quelle est l’origine de l’expression: « Montrer patte blanche » ?

    « Montrer patte blanche » signifie donner un signe de reconnaissance pour être autorisé à entrer dans un lieu.

    Par ce geste on prouve que l’on est digne de confiance.

    Cette expression semble trouver son origine, ou du moins l’explication de sa popularisation, dans une fable de Jean de La Fontaine qui date de 1668...

    Le loup, la chèvre et le chevreau. Dans cette histoire, la chèvre s’absente et doit laisser son chevreau seul. Elle lui recommande durant son absence de n’ouvrir à personne, d’être méfiant et d’attendre son retour.
    Consigne supplémentaire, le chevreau devra demander à voir la patte du visiteur avant d’ouvrir, pour s’assurer qu’elle est bien blanche, comme celle de sa mère et non pas sombre comme celle du loup.

    Il faudra attendre plus de deux siècles après la mort de La Fontaine pour trouver cette expression reprise dans un ouvrage.

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  • Avoir les yeux de Chimène

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    Éprouver un fort intérêt ou une passion (pour quelque chose ou quelqu'un).


    Origine

    Ceux qui sont passés par le lycée se souviennent certainement de la pièce de Corneille "Le Cid" dont le personnage principal[1] est inspiré par un guerrier ayant réellement existé au XIe siècle, Rodrigo Díaz de Bivar dit le Cid Campéador  .

    Dans cette pièce, Rodrigue, surnommé Le Cid, est le fils de Don Diègue, rival du Comte de Gormas dont la fille, Chimène, est amoureuse de Rodrigue (et inversement). Mais ce dernier est partagé entre son amour et son intention de venger l'honneur de son père humilié par le Comte.
    À la fin, Chimène condamne Rodrigue qui a assassiné son père.

    Les premières représentations de la pièce, au début de l'an 1637, sont un triomphe. Mais elle est vite critiquée par des auteurs rivaux ainsi que par Richelieu.
    Boileau, qui la défend, écrira :
    « En vain contre le Cid un ministre se ligue,
    Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue »
    Car tout Paris, effectivement, évoque le dilemme (cornélien, bien sûr !) de Rodrigue.

    Mais, comme tout est bien qui finit presque bien (sauf pour le Comte), l'amour que Chimène porte à Rodrigue lui fait en partie pardonner son acte, d'autant plus que, pendant un moment, elle le croit mort.
    La fin reste ouverte : Chimène retombera-t-elle vraiment dans les bras de Rodrigue alors que le roi lui demande de l'épouser ? L'histoire ne le dit pas car Corneille n'a pas écrit "Le Cid II - Le retour".

    Si les yeux de Chimène sont d'abord ceux d'une femme amoureuse, qui finit généralement par pardonner, l'expression a pris un sens figuré pour désigner un intérêt certain pour quelque chose ou quelqu'un.

    Qui, je tiens à le préciser pour certains, n'était ni Breton, ni brute.

    Exemple

    « C'était un beau garçon joufflu, haut en couleur, large d'épaules, ayant l'air heureux d'être au monde et enchanté de sa robuste personne ; le type complet d'un Rodrigue de village pour qui tout Gigondas aurait eu les yeux de Chimène. »
    A. de Pontmartin - Les jeudis de Madame Charbonneau - 1862
    Compléments

    On oublie parfois que le Comte, un des personnages de la pièce, était féru d'informatique.
    Et pourtant, il en reste cette fameuse scène :

    « - À moi Comte, deux mots, connais-tu bien ton dièse ? »
    À ces mots, le Comte ne se sentit plus de joie
    Et, de ses doigts habiles, tapa AltGr 3

     
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  • EXPRESSION DE LA LANGUE FRANCAISE  JETER L'ARGENT PAR LES FENETRES
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    Être extrêmement dépensier
    Origine

    Au Moyen-Âge, en l'absence de tout-à-l'égout, les fenêtres voyaient passer toutes sortes de choses, et il ne faisait pas bon passer dessous à ce moment là ; on pouvait en effet se faire décorer de liquides souillés ou d'immondices diverses. On y jetait aussi parfois des pièces de monnaie pour récompenser le troubadour de passage (ou le faire partir vite, s'il chantait comme Assurancetourix).

    Mais l'image que véhicule cette expression se comprend très aisément : celui qui jetterait son argent par les fenêtres de son logement gaspillerait aussi stupidement sa fortune qu'en la dépensant à acheter des quantités de choses sans intérêt ou inutiles.

    La version de 1762 du dictionnaire de l'Académie Française nous signale qu'on disait déjà à cette époque "un homme ne jette rien, ne jette point son bien par les fenêtres" pour dire "il ne fait point de folles dépenses".
    Cette expression date donc probablement de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle.

    Claude Duneton signale qu'Oudin écrivait qu'au XVIIe, "jeter les épaules de mouton par la fenêtre" était signe de prodigalité.
    Pourquoi les épaules ? Et que du mouton ? C'est un mystère !
    Exemple

    « (...) car je ne suis pas de ces avares qui vivent misérablement pour le plaisir de laisser une fortune considérable à des héritiers qui se moquent d'eux, et qui jettent l'argent par les fenêtres comme si c'était de la boue. »
    Felix Macdonogh - L'hermite en Écosse - 1825

     
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  • D’où vient l’expression « avoir un poil dans la main »

     

    « Avoir un poil dans la main » signifie être fainéant ou paresseux. L’image est aisément compréhensible.

     Tel individu est un si grand oisif qu’il utilise peu ses mains. A tel point que l’absence de frottements a permis à des poils d’y pousser.

     L’origine exacte de l’expression n’est pas attestée. Mais il est certain que le poil y symbolise la paresse coupable.

    Même si la composition du corps humain empêche la réalisation physique de cette expression, elle a bel et bien vu le jour dès le 19ème siècle.

     Depuis le langage parlé comme la littérature l’utilisent largement. Comme Catherine Challandes, dans L’escarlopette publié en 1990 :

     « Lui, on ne le voyait pour ainsi dire jamais, il devait avoir un poil dans la main, ce qui lui permettait d’écouter la radio à longueur de journée. »

     Dans certaines régions de France le poil est remplacé par un palmier pour accentuer l’effet comique.

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  • DES MOTS DES PHRASES  DES EXPRESSIONS ,UNE RICHESSE QUI S'EST FAITE AU FILS DU TEMPS ET DES SIECLES.

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    S'en laver les mains


    Décliner toute responsabilité de ce qui pourrait se passer.
    Ne plus s'en préoccuper.

    une bien triste histoire vieille de deux millénaires et parler de Ponce. Non pas Pierre, l'homme au tempérament volcanique, mais Pilate.

    Ponce Pilate, donc, est procurateur romain en Judée, environ 33 ans après la naissance de Jésus. Et quand on est procurateur, on a des décisions à prendre, fussent-elles lourdes de conséquences. Or, cette fois-là, il doit ratifier la condamnation à mort de Jésus alors que sa femme, à la suite d'un rêve, lui a conseillé de ne pas s'associer au meurtre d'un juste.
    Mais la foule excitée gronde et Ponce Pilate voit mal comment il pourrait ne pas lui accorder la victime tant attendue. Alors pour se disculper, il « prend de l'eau et se lave les mains en présence de la foule en disant : je suis innocent de ce sang, c'est désormais votre affaire ». Les Juifs, sans imaginer non plus les conséquences, acceptent que le sang retombe sur eux et leurs enfants, puis s'emparent de Jésus pour le crucifier.
    Et c'est à partir du moment où n'y a plus eu de Pilate dans l'avion que les choses ont vraiment mal tourné pour Jésus.

    C'est de ce lavage de mains 'purificateur', permettant de s'exonérer de la responsabilité d'un acte, que notre expression est née.

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