• Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre...............Mellin de SAINT-GELAIS 1487 - 1558

    Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre

    Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre...............Mellin de SAINT-GELAIS 1487 - 1558

    Du triste coeur vouldrois la flamme estaindre, 
    De l'estomac les flesches arracher, 
    Et de mon col le lien destacher, 
    Qui tant m'ont peu brusler, poindre et estraindre ;

    Puis l'ung de glace et l'aultre de roc ceindre, 
    Le tiers de fer apris à bien trencher, 
    Pour amortir, repousser et hascher 
    Foeuz, dardz et neuds, sans plus les debvoir craindre.

    Et les beaux yeulx, la bouche et main polie, 
    D'où vient chaleur, traict et reth si soubdaine, 
    Par qui amour m'ard, me poinct et me lye,

    Vouldrois tourner eulx en claire fontaine, 
    L'aultre en deux brins de Corail joinctz ensemble, 
    L'autre en yvoire, à qui elle ressemble.
    « Le soir, dans une vallée..........François-René de CHATEAUBRIAND 1768 - 1848 Une Fenêtre sur le monde #067 - ÉDIMBOURG (Écosse)..ppsx » »
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  • Commentaires

    4
    Dimanche 9 Août à 16:52

    Roi sans modération
    -------------

    Du roi griffon la soif ne peut s’éteindre,
    Dans son manoir il boit sans se cacher ;
    Les courtisans qui lui sont attachés
    Boivent aussi, trop même, on peut le craindre.

    Or, qui voudra ces ivresses dépeindre ?
    Et qui voudra sur ce sujet plancher ?
    Sur de tels gens nul ne va se pencher,
    Rien ne viendra, d’ailleurs, nous y contraindre.

    Ah ! Ce griffon, toutes peurs abolies,
    Tombe toujours où son penchant l’entraîne ;
    Bientôt sera cette perte accomplie.

    Si l’existence est une chose vaine,
    N’est-il pas mieux de toujours boire ensemble ?
    C’est la sagesse, ou bien, ça y ressemble.

      • Lundi 10 Août à 10:33

        Merci Cochonfucius pour ces 2 nouvelles poésies

        Bonne semaine

        LD

    3
    Lundi 30 Décembre 2019 à 12:19

    (1)  Dernière ligne droite
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    J’écris ces vers avant que de m’éteindre,
    Quelques mots qui n’ont pas de sens caché ;
    Pour ceux auxquels je me suis attaché,
    Pour le destin que je ne saurais craindre.

    Ce que je vois, je ne sais pas le peindre,
    La soif que j’ai, je ne peux l’étancher ;
    En mes amours ne sais vers qui pencher,
    Pour tant de lois que je ne veux enfreindre.

    De mon godet je bois jusqu’à la lie,
    Quand la serveuse à consommer m’entraîne ;
    Or, telles sont mes modestes complies.

    Mes bons amis, l’ivresse n’est pas vaine,
    Villon le chante, alors, trinquons ensemble,
    Car la taverne au paradis ressemble.

     

     

    (2)   Lumière du soir
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    La chandelle, avant de s’éteindre,
    Paraît chercher un sens caché
    Aux vieux papiers un peu tachés,
    Sans le découvrir, peut-on craindre.

    Un désordre impossible à peindre
    Encombre meubles et plancher,
    Les étagères fait pencher
    Et semble vraisemblance enfreindre.

    Chaque verre a son fond de lie,
    Chaque table un monceau qui traîne ;
    Plus d’une sous la charge plie.

    Pareille accumulation vaine,
    Pareil bizarroïde ensemble :
    C’est à mon coeur que ça ressemble.

     

     

      • Lundi 30 Décembre 2019 à 12:51

        Merci Cochonfucius pour ces 2 poèsies

        Je te souhaite tous mes meilleurs voeux pour en cette nouvelle année 2020

        en souhaitant de lire toujours tes poèsies que j'apprécie

        LD

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