• DOSSIER Les sociétés secrètes d'hier et d'aujourd'hui 3ème...Stéphane Malphettes,

     Royaume-Uni

    Fondé au XVIIIe siècle


    Baron et héritier d'une des plus grosses fortunes d'Angleterre, Francis Dashwood, Lord Le Despencer, fonde le Hell Fire Club dans les années 1750. Avant cela, il a déjà fondé de nombreuses sociétés secrètes : l'ordre des chevaliers de Saint François, les Moines de Medmenham ou encore l'ordre des Chevaliers de West Wycombe. Dans ces différentes organisations règnent toujours les mêmes mots d'ordre : satanisme et débauche. Appartenir au club veut avant tout dire partager des plaisirs licencieux avec des prostituées, seul ou à plusieurs, et abjurer sa foi pour adorer le Diable.

    Membres de la haute société

    Les membres dirigeants de ce club appartenaient souvent aux plus hautes couches de l'aristocratie britannique. Parmi eux :

    -le Comte de Sandwich, premier Lord de l'Amirauté, à la tête de la Royal Navy entre 1763 et 1771,
    -le Comte de Bute, proche du roi George III, Premier Ministre à partir de 1762,
    -Thomas Potter, fils de l'archevêque de Canterbury et vice-trésorier de l'Irlande,
    -le poète Charles Churchill,
    -le peintre William Hogarth,
    -et peut-être même Benjamin Franklin.


    Hell Fire Club, entre débauche et politique

    Etant donnée l'influence de ses membres, le Hell Fire Club a eu une immense influence sur l'Angleterre, au point, peut-être, de gouverner le pays. En 1760, le club est confronté à quelques ennuis : l'écrivain Charles Jonhson publie "Chrysal, ou les aventures d'une guinée", livre racontant les péripéties d'une pièce d'une guinée. Il est question dans un chapitre de la soirée d'un gentlemen du Hell Fire Club, entre messes noires et orgies. Le livre est un succès et des foules de curieux se pressent aux portes de l'abbaye de Medmenham, où se déroulent les réunions du Hell Fire. Ni une ni deux, Sir Francis Dashwood décide de changer le lieu de rendez-vous : sous sa demeure de West Wycombe, il décide de construire un réseau de caves et de galeries, où l'on peut traverser le "Styx", voir des sculptures grimaçantes ou boire dans le "puits des jurons". Ainsi, plus aucun œil indiscret n'a pu épier les activités très privées du Hell Fire Club, qui n'aurait disparu qu'à la mort de ses fondateurs.

     

    Inde

    Fondé au XIIIe siècle

     

    En Inde existe une légende racontant qu'au début de l'Humanité, un démon gigantesque avait le monde entre ses mains. La déesse Kâli décida de sauver le monde d'une mort certaine en exterminant le démon : cela ne fut finalement possible que par la strangulation. Les Thugs ont parcouru les routes de l'Inde du XIIIe au XIXe siècle, pillant voyageurs isolés et caravanes, avant d'étrangler leurs victimes au moyen de cordes et de mouchoirs. Hindouistes ou musulmans, les Thugs avaient tous pour particularité de rendre un culte fervent à la déesse Kâli. Pour eux, l'assassinat en vue d'un profit était une obligation religieuse, une façon de manifester leur foi, sans qu'aucune considération morale entre en compte. Les Thugs auraient tué plus de 2 000 000 de personnes.

    Les Thugs ou des meurtres par milliers

    Dans les années 1830, le capitaine William Sleeman décide de mettre un terme aux opérations des Thugs. Il enquête sur ce mouvement et découvre qu'au moins 5 000 individus font partie de ce groupe en Inde. Il collecte les informations historiques, interroge les suspects et sillonne les villages, à la recherche de récits d'attaques. Une force policière spéciale est créée : la Thuggee and Dacoity Department. S'ensuit une période d'"éradication" : assisté de 17 adjoints, Sleeman poursuit 3 000 Thugs en justice. Ces derniers lui révèlent l'existence d'un maître, un prince à qui ils obéissent tous : Faringeea. William Sleeman et ses compagnons partent à sa recherche et parviennent à interpeller sa mère, sa femme et son enfant. Quelques jours plus tard, Faringeea se rend, réclamant le statut de "repenti" : il livre ensuite une foule d'informations sur les crimes et l'organisation. Le mouvement des Thugs sera éradiqué quelques dizaines d'années plus tard.

     

    Afrique du Sud

    Fondé au XXe siècle


    En Afrique du Sud, on a volontiers affaire aux Sangomas pour se guérir de ses maux : si de nombreux sorciers se contentent de prescrire des remèdes à partir de plantes et parfois de chair animale, certains pensent que la chair humaine a aussi ses vertues. Muti, qui signifie en langue zoulou "médecine", désigne cette forme de sorcellerie.

    Certains Sangomas n'hésitent pas à fabriquer des médicaments à base de cadavres et réclament pour cela le sacrifice d'enfants, réputés plus purs que les adultes. C'est qu'en effet les parties de corps humains sont douées de bien des bienfaits : les parties génitales auraient le pouvoir d'accroître la virilité ou la fertilité ;les yeux d'un enfant donneraient une vue perçante ; la graisse de l'estomac garantirait de bonnes récoltes. Par ailleurs, le traitement aurait davantage d'effet lorsque les prélèvements sont effectués sur des victimes vivantes, leurs cris éveillant les puissances surnaturelles. En Afrique du Sud, les disparitions étranges se sont pour cette raison multipliées ces dernières années.

    Le sacrifice rituel est longtemps resté un sujet tabou, dont personne ne voulait s'occuper. Peur des représailles des sorciers, perçus comme très puissants par la majorité de la population ? Manque d'intérêt pour des disparitions qui peuvent passer inaperçues dans un pays où l'on enregistre 22 000 homicides par an ? Volonté de laisser dans l'ombre un aspect de la culture sud-africaine, traditionnel et barbare ?

    Muti : des sorciers et des sacrifices rituels

    En 1995, le gouvernement sud-africain a entrepris de lutter contre ces meurtres rituels en lançant desenquêtes sur la violence des pratiques de certains sorciers. Mais ces enquêtes sont restées dans l'ombre tandis que la vaste campagne d'information qui devait prendre leur suite n'a jamais eu lieu. Dans les zones rurales, les coutumes tribales et les superstitions restent très fortes : on a encore inculpé récemment des personnes mangeant des organes humains, tandis que de nombreux enfants ont été agressés. Des pratiques qui ne se cantonnent pas à l'Afrique du Sud : dans le reste du continent et même en Angleterre ont été découverts des sacrifices mutis. Jusqu'à Londres, où, en septembre 2001, le corps atrocement mutilé d'un enfant a été retrouvé, flottant dans la Tamise.

    Les sociétés secrètes d'hier et d'aujourd'hui

    Les sociétés secrètes ont toujours fait partie de l'Histoire et l'ont parfois même fait évoluer. Nombreuses sont les organisations qui avaient pour ambition de changer la face du monde. Sociétés occultes, premiers mouvements terroristes, lieux de débauche... . Des Haschichin à l'Ordo Templi Orientis, en passant par le Ku Klux Klan et les Thugs, les sociétés secrètes sont marquées par le mystère et le secret.

    D'autres organisations d'entraide et de club de réflexion existent et ne sont pas assimilables à des sociétés secrètes :

     

    -La Table ronde française : réseau social français d'entraide entre hommes

    -L'Ordre de Malte : association caritative catholique

    -Les Chevaliers de Colomb : association humanitaire catholique

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