• Lancelot

    Lancelot est généralement considéré comme le fils du roi Ban de Bénoïc et de la reine Élaine. Il est donc l'héritier d'un royaume de Bretagne armoricaine.

    Le château de son père, situé non loin de la forêt de Brocéliande, était réputé imprenable. Cependant, lors d'une campagne aux côtés du roi Arthur, le roi Ban de Bénoïc mourut en quittant son château incendié par Claudas de la Terre Déserte, laissant seule sa femme enceinte. Quelques mois après sa naissance, le jeune Lancelot est enlevé sous les yeux de sa mère par la fée Viviane (La dame du Lac) une créature venant du fond du lac, et, aux yeux de sa mère, disparaît.

    Ce lac était en fait la demeure de la Dame du Lac, et était la « passerelle » vers l'île enchantée d'Avalon, pays des mages et sorciers. La fée Viviane, car c'était elle, avait enlevé Lancelot pour l'emmener dans son palais sous-marin et l'éduquer comme un fils. De là lui vint son surnom de Lancelot du Lac. Durant toute sa jeunesse, elle l'éduqua à dessein d'en faire le chevalier parfait, lui enseignant chasse, musique, combat mais aussi courtoisie et noblesse d'esprit. il deviendra le meilleur chevalier au monde.

    Quand le moment fut venu, Viviane fit venir Lancelot à la cour du roi Arthur pour qu’il soit adoubé, ce qu’Arthur consenti volontiers. Néanmoins, il ne put finir la cérémonie, et c’est au final Guenièvre qui adouba Lancelot le jour de la Saint-Jean. C’est ici que leur amour sans borne est né, mais c’est qu’un peu plus tard qu’ils s’en rendirent vraiment compte. Très vite Lancelot acquis une très forte réputation au sein des chevaliers de la Table Ronde. En effet, jamais il n’entreprit une quête sans la finir, jamais il ne rencontra un chevalier qui fût en mesure de le battre, et jamais il ne perdit un tournoi.

    Son premier exploit fut de conquérir la Douloureuse Garde, seulement quelques jours après avoir été adoubé. Ce château était gardé par 20 chevaliers (10 à la porte de la première muraille, 10 à la seconde) qui attaquaient en même temps n'importe quelle personne qui essayait d'entrer. Lancelot réussit à les vaincre, notamment grâce aux boucliers que lui avait donné la Dame du Lac (un lui donnait la force d'un homme, l'autre la force de deux et le dernier de trois : il n'utilisa pas le dernier). Une fois entré on le conduisit au cimetière et il vit une tombe avec l'inscription suivante "Ci-gît Lancelot du Lac, fils du roi Ban de Bénoïc" (c'est effectivement là que sera enterré Lancelot, bien des années plus tard). Ce château fut renommé la Joyeuse Garde. Etant prêt de Camelot, il y passa souvent lorsqu'il allait sur les terres d'Arthur.

    Lancelot et Arthur devinrent de vrais amis, et pour l’honorer (et aussi peut-être pour retenir un peu plus à la cours ce chevalier errant), Arthur le fit chevalier de la Table Ronde, et champion du Roi. Evidement, il s’attira la sympathie d’un grand nombre de chevaliers, comme Gauvain et son jeune frère Gahériet, mais aussi la jalousie de quelques autres, comme Agravain et Mordred.

    A l’origine, c’est lui qui devait réussir la quête du Graal, mais entretenant une liaison adultère avec Guenièvre, il ne put qu’entrevoir les mystères de la Sainte Coupe (ce qui est déjà bien plus que les autres chevaliers). En réalité ce sera son fils, Galaad, qui achèvera cette quête. Tout au long de sa vie, Lancelot mena un grand nombre d’aventure, suivant une ligne de conduite irréprochable (hormis sa liaison avec Guenièvre). En effet c’est probablement le chevalier qui accomplit le plus grand nombre d’aventures.

    Un amour fatal
    Malgré ses explLancelotoits, la proximité de Lancelot et Guenièvre est vue d’un mauvais œil par les autres chevaliers, et leur relation rapidement éventée. Un soir, alors qu’il avait rejoint Guenièvre dans sa chambre après un banquet, il est surpris par Arthur. Celui-ci voit donc ses soupçons confirmés, et décide alors de le faire arrêter. Lancelot réussit à s’enfuir, mais doit abandonner sa dame. Selon les lois du royaume, celle-ci a trahi et doit donc mourir : elle montera sur le bûcher.

    Le jour dit, les soldats hésitent à s’emparer de la reine : son aura est encore intacte. Alors que celle-ci avance d’elle-même vers le lieu du supplice, une trentaine de cavaliers arrivent à bride abattue : c’est Lancelot qui, à leur tête, vient enlever Guenièvre. Mais les chevaliers d’Arthur veillent : après une rude bataille, dans laquelle Lancelot tue Agravain et Gahieret, seuls Gauvain et Lancelot sont en mesure de se battre. Arthur voit alors s’affronter ses deux meilleurs chevaliers, autrefois amis. Il leur demande d’éviter ce massacre inutile mais la détermination de Gauvain est grande. Dans cet ultime combat entre deux adversaires de même valeur, Lancelot finit par prendre le dessus et assène un coup fatal. Il demande alors à Arthur la faveur d’arrêter le combat et de retourner dans sa Gaule natale. C’est ainsi qu’il quitte le roi Arthur, pour rejoindre l’ermitage de ses derniers jours et ne plus revoir son roi et sa dame, qui elle, finira ses jours dans un  couvent.

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    L’Anneau

    Il existe depuis l’Antiquité des légendes concernant des anneaux magiques.

    L’anneau de Gygès est une fable racontée par Platon au début du deuxième livre de La République. Inspirée d'Hérodote, elle raconte l'histoire de Gygès qui trouve un anneau qui lui permet de devenir invisible. Gygès découvre qu'en tournant vers l'intérieur de sa main le chaton d'une bague découverte par hasard lors d'un violent orage qui ouvrit le sol devant lui, il peut devenir invisible. Une fois ce pouvoir découvert, il s'arrange pour faire partie des messagers envoyés au palais royal. Là, grâce à cette invisibilité, il séduit la reine, complote avec elle et assassine le roi pour s'emparer du pouvoir. Rien ne peut lui résister, doté d'une telle arme.

    Le rôle de l’anneau est alors double, il permet à la fois de rendre un corps invisible et de partir à la découverte des secrets les mieux cachés. C’est cette deuxième particularité qui explique d’ailleurs la fortune de l’anneau d’invisibilité bien au delà de l’Antiquité :
    -dans le Roland furieux de l’Arioste, l’enchanteresse Mélisse remet à Roger, prisonnier de la magicienne Alcine, un anneau d’or qui lui permet de voir la véritable nature, corrompue et misérable, de l’île enchantée;
    -dès les premières versions du Seigneur des anneaux, J. R. R. Tolkien fait de l’anneau découvert par Smeagol un puissant outil d’informations; et ce thème est particulièrement développé dans :
    -Les Bijoux indiscrets de Diderot, où, sous l’influence d’un anneau d’or, le sexe des femmes se transforme en une bouche bavarde, avide de révéler les secrets de leur maîtresse.
    -celui d’Odin, dans la mythologie scandinave, aux capacités merveilleuses,
    -l’anneau des chevaliers romains signe de leur noblesse,
    -celui que s’échangent les époux lors de la cérémonie du mariage,
    -l’anneau épiscopal…
    -Pline raconte que la chute de la république romaine est directement liée à un anneau : une dispute entre le démagogue Drusus et le leader des sénateurs Caepius, au sujet de la possession d'un anneau, querelle qui aurait conduit à l'éclatement des guerres sociales jusqu'à l'effondrement de la république.
    -On trouve la même idée pour la chute de la république de Venise, mais il s'agit de simples anneaux d'or; par contre, dans toute l'histoire on retrouve des pratiques de dactylomancie, et on sait que cette utilisation des anneaux pour la divination et la magie était partie intégrante de la vie quotidienne, et pas seulement arguments mythiques ou littéraires.

    Mais il peut signifier aussi plus que sa forme, devenir un symbole, et par analogie se rapporter à d’autres réalités, telle l’année, entité quasi divinisée dans certaines religions d’origine indo-européenne (la roue de l‘année celtique) .
    -On connaît le serpent scandinave qui entoure le monde, par exemple, qui lui aussi est qualifié d'anneau.

    Dans la mythologie Nordique:
    L'Anneau des Nibelungen
    Dans les mythes nordiques, l'anneau a eu cependant une signification différente, celle que Richard Wagner a reprise dans L'Anneau des Nibelungen. L'anneau a été forgé à partir de l'or du Rhin par Albérich et confère la puissance. Wotan, le maître des dieux, le lui vole. Albérich le maudit.
    Les Nibelungen sont des nains des légendes germaniques, les fils du brouillard. Ils possédaient de grandes richesses qu'ils tiraient de leurs mines en dessous des montagnes, là où ils habitaient. Ils avaient pour roi Nibelung. Cette légende récite les exploits du chevalier Siegfried. . Il ne tient pas compte des avertissements des fantômes et prend l'anneau, pièce maîtresse du trésor des Niebelungen.

    Comme celui d'Albérich, l'Anneau de Puissance de Tolkien est attaché à une malédiction: il permet de dominer les possesseurs des autres anneaux magiques.
    Un anneau pour les gouverner tous.
    Un anneau pour les trouver,
    Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres
    Les lier au pays de Mordor où s'étendent les ombres."

    Le mytho-cycle héroïque dans Le Seigneur des Anneaux
    Dans cette geste héroïque, le cœur de l’aventure se coalise autour de la Communauté de l’Anneau, ce groupe d’Elfes, d’Hommes, de Hobbits et de Nains réunis pour l’occasion, et qui acceptent de porter l’anneau dans la Montagne du Destin pour le détruire.
    Le titre de la trilogie de Tolkien n'est pas indifférent. L'anneau a une symbolique puissante, liée au cercle dont il est la représentation concrète. Il a habituellement le rôle protecteur du cercle, moyen efficace de se protéger des mauvais esprits. N'ayant ni début, ni fin, il est le symbole du lien, de l'appartenance à une communauté et à l'éternité. C'est dans cette perspective qu'il est devenu aussi le symbole du mariage et de la fidélité.

    L'Anneau de Puissance, comme tout objet magique, détient un pouvoir considérable. Outre l'invisibilité, il procure à son détenteur un entendement et une conscience élargis, au-delà des limites humaines. Cette clairvoyance cosmique conduit irrévocablement son propriétaire à une domination tyrannique de ses semblables. Il est donc maléfique, en transmettant le revers de ses vertus, corrompant immédiatement tous ceux qui se le mettent au doigt. L'Anneau est ainsi la chose la plus extraordinaire et aussi la plus dangereuse.

    Quelques faits historiques :
    -Byzance (370) sous l'empereur romain Valens : prophétie à l'aide d'un anneau suspendu au-dessus d'un cercle marqué des lettres de l'alphabet, l'anneau tourne et répond à la question : qui succèdera à l'empereur Valens. réponse : T-H-E-O-D... (cf. Gibbons, déclin et chute de l'empire romain)
    -1431 : Jeanne d'Arc est accusée d'utiliser des anneaux magiques pour enchanter et pour soigner.
    -1545 : Joalium de Cambrai raconte comment un jeune garçon est devenu esclave d'un anneau de cristal où il pouvait voir tous les démons qui s'y trouvaient enfermés et ce qu'ils exigeaient de lui. Pour s'en défaire il dut briser l'anneau.
    -XVè siècle, à Venise : Pythonickes, sculpteur, possède un anneau enchanté (possédé par des esprits) qui menaçait de lui voler son âme. Son frère, religieux, dut détruire l'anneau à coup de marteau pour le sauver.
    -Pendant l'antiquité romaine, le tyran de Phocide utilisait un procédé magique consistant dans l'utilisation des sons émis par le choc de deux anneaux de grande taille.
    -De son côté, le roi de Rome, Numa Pompilius, utilisait la méthode divinatoire consistant à remplir un bol d'eau et d'y immerger un anneau suspendu au doigt. Suivant la question posée, l'anneau répondait en tapant le bord du bol un certain nombre de fois.

    -Côté littérature, on retrouve bien sûr le thème dans les légendes arthuriennes, et il y a un lien évident entre ces légendes, la quête du Graal, la saga Völsunga, Parsifal (Wagner)... Mais on retrouve le mythe de l'anneau dans les légendes celtes et saxonnes, comme dans le Mabinogion (légendes galloises) où ils y a de nombreuses interventions d'anneaux magiques (comme celui qui rend invisible donné par dame Luned au héros Owain).
    -Les Grecs racontaient comment avait été forgé le premier anneau, à l'aube des temps, et cette légende est directement liée à l'arrivée des dieux puis à la création des hommes, dans un climat de guerre totale et apocalyptique...
    -L'anneau de Prométhée, qui n'est autre que l'un des maillons de ses chaînes... Cet anneau premier est intimement lié au forgeron, au feu, et au magicien.
    -On ne peut oublier le roi Salomon dont les pouvoirs magiques étaient associés à la détention d'un anneau magique.

    Bien d'autres mythes se rapportent à l'anneau magique, anneau de pouvoir, anneau corrupteur etc. Bref, l'anneau, dans l'histoire et dans l'imaginaire de l'Humanité, c'est une vieille histoire...

     

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    Sources Wikipédia et http://ardalie.faerylands.eu/index.php?action=artikel&cat=21&id=75&artlang=fr

     

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  • Le Scarabée

    Le Scarabée

    Scarabée commémorant le mariage du roi Aménophis III avec la reine Tiyi -
    Schiste émaillé -Taille : 10 cm. Musée du Louvre

    Le scarabée, Khépri

    Symbole du soleil levant, il favorise la vie et la fertilité

    Le mot scarabée en égyptien, khéper, sert à écrire les verbes "devenir", "se transformer" et à nommer le couronnement du roi "Neb-khéperou-Rê" (Maître des transformations du soleil). C'est peut être cette assonance qui a déterminé le choix de cet insecte comme symbole de résurrection et comme déterminatif du verbe .

    Les moeurs du scarabée (le bousier) ont amené les Egyptiens à le comparer au soleil. En effet, l'animal, à l'aide de son front et de ses pattes antérieures forme une boule avec les excréments des mammifères. Puis avec ses pattes postérieures, il fait rouler la boule jusqu'à un trou pour y pondre son oeuf.

    Pour les Egyptiens, le scarabée poussant sa boule rappelle la course du soleil dans le ciel. Le jeune coléoptère qui naît de la boule qui l'a nourri pendant sa gestation est comparé à la naissance du soleil tous les matins à l'horizon.

    De cette image de l'être qui s'engendre, naquit le dieu Khépri, scarabée céleste qui pousse entre ses pattes l'astre solaire qui donne la vie. Khépri fut rapidement assimilé au dieu Rê à son lever, astre en devenir.

    Le scarabée revêt donc une importance capitale : il incarne le dieu solaire qui renaît tous les matins à l'aube, il est un symbole de renaissance pour les morts et un emblème protecteur pour les vivants.

    Sur les momies, le scarabée est souvent posé près du coeur, siège de l'esprit. L‘amulette est le symbole de la résurrection . Souvent les gros scarabées comportent une inscription du Livre des Morts pour le jugement dernier qui appelle le coeur à ne pas témoigner contre le défunt devant le tribunal divin. Parfois même les égyptiens remplaçaient le coeur impur par un scarabée symbolique chargé de témoigner à sa place.

    L'amulette du coeur permet au défunt de renforcer ses capacités intellectuelles et recouvrir la motricité de ses membres.

    Les bijoux portent souvent l'effigie du scarabée .

     

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    Sources: jfbradu.free.fr/egypte/SIXIEMES/symboles/symboles.html
    Et cathjack.ch/egypte_pages/les_symboles_egyptiens.htm

     

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  • Symbole de sagesse, de longévité et d’immortalité

    Animal existant depuis plus de 250 millions d’années, la tortue, est omniprésente dans la mémoire des hommes et des civilisations.
    De tous temps, les tortues ont été associées à la culture des différents peuples de la planète. Six siècles avant Jésus Christ, des tortues étaient déjà représentées sur des pièces grecques. Elles font partie intégrante des mythes et des folklores de plusieurs sociétés, jouant un rôle important dans les traditions religieuses comme artistiques.
    La tortue est au cœur des croyances, des légendes, mais aussi de la cosmogonie, c’est à dire la représentation du monde et de sa création dans les civilisations anciennes. En Extrême-Orient (Chine, Japon, Vietnam, Corée, Inde, Tibet…) comme en Amérique du Nord (du Mexique jusqu’en Alaska), la tortue est avant tout le support du monde.

     Dans la quasi-totalité des civilisations anciennes du monde entier la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. Cela tient bien sûr à sa très longue durée de vie et à son apparence de tranquillité inébranlable.

    Cultes, traditions et symbolisme
    En Polynésie, la tortue est associée à la longévité et à la fertilité.
    Parmi les motifs animaliers, la tortue occupe une part importante dans de nombreuses cultures polynésiennes et de l’océan pacifique. Il s’agit probablement du plus ancien symbole animal.
    Dans de nombreuses cultures tribales fortement associées au tatouage, on retrouve des représentations de la tortue comme animal totem ou sacré. Les tortues en tant qu’animaux sacrés sont considérées dans les iles du pacifique comme des ancêtres, des alliés, comme aux iles Samoa où elle est vénérée comme l’esprit du dieu de la famille. Emblème de Bora Bora, symbole de fertilité, longévité et sagesse dans l’archipel des Tuamotu, on trouve des traces de représentation de tortues aux iles Fidji, ou sur des poteries et pétroglyphes d’origine Maori, dessins symboliques gravés dans la pierre.
    On comprend dès lors l’importance du tatouage de tortue dans la culture polynésienne.
    Elle est également souvent représentée sur des bijoux.

    Pour les Aborigènes d'Australie, la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. La lenteur de ses déplacements la fait également figurer comme une digne représentante de l'art d'avoir toute l'éternité devant soi.

    Dans l'imaginaire Amérindien, la tortue est associée aux grands mythes de la création du monde. Lent et tenace, cet animal symbolise la sagesse et la persévérance. De nobles qualités qui ont permis aux nations autochtones de survivre, depuis des millénaires, en terre d'Amérique.

    Légende de la Création du monde
    Le récit de la création du monde chez les Hurons fait une place importante à la tortue. La légende raconte qu’avant la vie, toutes les créatures vivantes résidaient au-dessus des nuages, au milieu des lacs, des rivières et des forêts. Quand, un vieil homme atteint d’une maladie dut se faire soigner par un breuvage à base d’écorce, sa fille se porta volontaire pour aller en forêt, accompagnée de son chien. En arrivant à la forêt, un ours la flaira et tenta de l’attraper pour la manger.
    Il lui sauta dessus, mais tomba dans un trou et entraîna le chien avec lui. La fille tenta de sauver son chien en se précipitant vers ce trou. Durant la chute, elle s’agrippa à un arbre pour se retenir, mais au lieu de remonter, elle descendit en emportant avec elle tout le paysage qui l’entourait. Elle tomba et atterrit directement sur la carapace d’une tortue. Celle-ci tout étonnée d’avoir une passagère clandestine sur le dos, demanda au castor, à la loutre et au crapaud d’apporter de la terre sur sa carapace pour que la femme s’y sente à l’aise.
    Ainsi, grâce aux animaux, la Terre prit de l’expansion sur le dos de cette tortue et, devint la Terre telle qu’on la connait.

    La TortueComme elle porte l’univers sur son dos, la tortue est un symbole important, elle représente la Terre-Mère sacrée, spécialement pour les Hurons, mais également pour tous les autres nations  Amérindiennes.
    Avoir la tortue comme totem signifie que vous avez une affinité avec la sagesse ancienne de la terre. Vous êtes naturellement à l’écoute des éléments naturels, des plantes et des animaux. La Tortue a une carapace qui nous enseigne comment nous protéger des blessures, de l'envie, de la jalousie et de l'inconscience des autres.
    Tortue enterre ses pensées, comme ses œufs, dans le sable et permet ainsi au Soleil de couver ses petits. Cette habitude vous enseigne à « mûrir » vos idées avant de les sortir au grand jour. En cas d’agression invoquer toujours la protection de la tortue pour vous aider.
    Renforcez également votre propre carapace et restez-y à l’abri pendant quelques temps.

    En Afrique, la tortue est souvent associée à la fertilité. Elle représente la femme par opposition au serpent, symbole de la puissance de l'homme.
    Dans la mythologie Sénoufo en Côte d'Ivoire, la tortue porte le monde sur son dos. La tortue devient ici symbole de sagesse et de connaissance, car dans sa carapace elle possède toute la connaissance du monde.

    En Chine, la tortue possède une symbolique particulièrement forte et importante, se faisant l'allégorie du monde. Le ventre de la tortue forme un carré, inscrit dans le cercle formé par la carapace, figurant ainsi la conception schématisée du monde chinois: le carré au centre du monde représente la Chine, les parties entre la carapace et le ventre représentent le reste du monde, les "barbares", tandis que le monde céleste s'étend au-delà du cercle. Elle est connue en Chine comme détenant les secrets du ciel et de la terre.
    Dans le culte des ancêtres, les Chinois croyaient pouvoir établir une communication avec le monde des morts par le biais des tortues (c'est le principe de la scapulomancie). Ainsi, ils inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question qu'ils désiraient poser aux ancêtres, après quoi ils exposaient ce morceau dans les flammes. Le craquèlement du morceau de carapace sous l'effet de la chaleur devait signifier la réponse des ancêtres. Le morceau était alors confié à un collège divinatoire qui interprétait les craquelures. Un exemple de cette pratique, datant de la période Shang, est notamment visible au musée Guimet à Paris.

    Au Japon, la tortue est symbole de chance et de longévité. La tortue est considérée comme un animal de bon augure censé apporter 10 000 ans de bonheur.

    En Inde également, la tortue prend une certaine importance dans les mythes et légendes. La tortue Kurma est le second avatar, la seconde incarnation de Vishnu sur terre. Schématiquement, c'est encore la tortue qui supporte le monde, le portant sur sa carapace.

    L’astrologie tibétaine est  basée sur la Grande Tortue Cosmique

    Dans le Mexique précolombien ces animaux sont associés au culte de l'eau., puisque la tortue est autant en relation avec la terre qu’avec l’eau.

    Dans les traditions du Feng Shui, la tortue est l'un des principaux symboles de longévité et de santé. Sa présence dans la maison est censée favoriser une vie longue et favorable. La tortue est aussi un véritable symbole général de protection, de soutien, de richesse et de prospérité.
    Sa position dans la maison : arrière de la maison afin d’atténuer les mauvaises influences qui pourraient arriver du nord.

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    Sources:  Wikipédia et http://www.pacific-art.fr/art/tortue
    http://www.magiemetapsychique.org/t717-symbolique-tortue#axzz2rgvxQjqZ
    http://www.univerciel.com/index.php/chamanisme/animaux-totem/41-tortue

     

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  • Le Serpent

    Le Serpent

    La symbolique du serpent est l'une des plus profondes et complexes. Il n'est guère de cultures et de mythologies qui n'aient leur Grand Serpent, souvent marin et ambigu, sinon ambivalent, quelquefois ailé. Serpents et dragons, amphisbènes, basilics, guivres, hydres, chimères, les monstres ophidiens sont présents sous de nombreuses formes dans presque tous les folklores. Ils y jouent deux rôles principaux : celui de gardien (légendes de la Toison d'or, de saint Georges) ou d'initiateur (Fáfnir et Sigurd).

    Loin de cette image maléfique qu'on tentera de lui attribuer, il incarne aussi l'immortalité, l'infini, et les forces sous-jacentes menant à la création de la Vie. Opposé au « Feu Primal », il est cependant fortement associé à la Terre à cause de son mode de déplacement. Puisque chthonien et rival de la lumière primale, il est associé au monde des morts et de la nuit, certainement aussi parce que son corps étrangement froid semble se passer de la chaleur de la vie. Puisqu'il connaît les secrets de l'après-vie et qu'il est une figure de patience, il devient symbole de toute sagesse et de gnose, de la connaissance, de l’initiation.

    Dieu créateur : Le serpent comme créateur apparaît dans diverses mythologies, chez les aborigènes australiens: le Serpent Arc-en-Ciel joue un rôle important dans le Temps des Rêves, chez les Dogons du Mali, ou chez les Massim de Papouasie, où il protégea le feu, civilisateur, des déluges de Goga, déesse de la pluie. Dans l'Égypte antique, Atoum, dieu-serpent, est le premier à avoir émergé des eaux primordiales, et a engendré le monde. Le Livre des Morts lui fait dire : «Je suis ce qui demeure...Le monde retournera au Chaos, à l'indifférencié, je me transformerai alors en serpent qu'aucun homme ne connaît, qu'aucun dieu ne voit !» En Chine, un mythe de création fait intervenir Nü Gua, descendue du ciel sur la terre, et qui créa les humains à partir de boue. Quetzalcóatl, le serpent à plumes, serait allé dans le monde souterrain pour y créer le cinquième monde de l'humanité.
    Le serpent est relié aux divinités proche-orientales du monde souterrain: la déesse de l'amour et de la fertilité assyrienne, Ishtar, ou Qadesh en Palestine. Des statuettes du XIIe siècle avant J.C. les représentent avec une forte connotation sexuelle; l'une d'entre elles avait la hanche entourée par un serpent. Ce lien avec une figurine du culte de la fertilité représente la vie qui vient de la terre et qui est donnée par la déesse.

    Le Serpent a aussi un rôle de protecteur, comme en Égypte où le cobra, l’uræus sacré, protégeait les pharaons. Dans la cosmogonie nordique, Yggdrasil - l’Arbre du monde, a ses racines rongées en permanence par un Serpent, Nidhögg. Dans le bouddhisme, un cobra géant protège Bouddha en méditation. Dans la tradition hindouiste, l'arc de Shiva doit sa puissance au serpent arc-en-ciel enroulé autour de sa corde. L'arc-en-ciel était alors considéré comme le pont entre le royaume des hommes et celui des dieux. Shiva porte une guirlande de serpents autour du cou. La Kundalini est par ailleurs représentée comme un serpent endormi, lové au niveau du premier chakra (l’éveil de cette énergie vitale permet à l’initié d’atteindre la Sagesse).
    Chez les Grecs anciens, dans les temples qui lui étaient dédiés, à Epidaure notamment, l’oracle était rendu par l’intermédiaire de serpents; le serpent Python est l'hôte du temple de Delphes d'où Socrate tirera sa devise, « connais-toi toi-même », celle-ci étant écrite au fronton de ce temple. Il représente ici le symbole même de la sagesse philosophique, le pouvoir de la connaissance et du savoir. Le serpent est aussi un des attributs du dieu des médecins Asclépios et d'Hermès qui le portent sur leurs caducées. On trouve aussi le serpent dans les représentations d'Apollon terrassant Python ou d'Hercule enfant en train d'étrangler un serpent ou adulte combattant Achéloüs métamorphosé en serpent.  La chevelure de Méduse est formée d'un nœud grouillant de vipères, que l'on retrouve sur le bouclier de Persée son vainqueur. Les textes ont fourni aux peintres historiques matière à des épisodes où le serpent figure de façon prééminente, notamment la mort d'Eurydice (femme d'Orphée), piquée par un serpent et celle de Cléopâtre, qui se suicide en se laissant mordre par un aspic.

    Différentes significations
    Symbole de la terre : Le serpent, dépourvu de pattes, le corps tout entier collé à au sol, s'abritant sous terre, est considéré assez universellement comme le symbole de la Terre-mère.

    Symbole de l'eau : Le serpent, créature parfois aquatique, représente parfois l'Esprit de l'Eau. La vouivre (wywre) est une femme-serpent aquatique dans la mythologie celte.

    Symbole de la connaissance : Messager de la Terre, il apporte aux hommes la clef des mystères naturels, la connaissance, et donc la sagesse, et devient le symbole des sciences. Dans le Gnosticisme le symbole du Serpent ramène à la symbolique de la peau et de cette mue que l'homme subit et qu’il quitte afin de devenir éveillé, il est de plus dans toutes les cultures, le symbole de la Connaissance Divine. La mue du Serpent symbolise également le dualisme de la matière et de l'esprit donc plus particulièrement de l'âme et du corps. Le serpent est aussi l'animal qui se régénère puisque la saison venue il mue, il change de peau : il fait peau neuve. Il représente l'une des plus vieille aspirations chimériques à la jeunesse éternelle, rajeuni ou plutôt jamais mort.
    Les Alchimistes pensent que la pierre philosophale est logée dans sa tête oblongue.

    Symbole du Mal : De par sa symbolique de connaissance, le serpent est devenu le Tentateur des hommes qui la recherchent, et bravent Dieu qui la leur interdit. C'est au Moyen-âge que Satan, métamorphosé en serpent, fut désigné responsable du péché d'Ève et de la chute de l'homme. Dans l'iconographie chrétienne, le serpent est un symbole ambigu. Il apparaît dans les illustrations du récit de la tentation d'Adam et Ève où il symbolise le tentateur, le mal, le péché ainsi que l'avènement de la mort. Par extension il devient un attribut de Lilith. Il figure également dans les représentations de Moïse changeant en serpent la verge d'Aaron, ou l'épisode du serpent d'airain ou paradoxalement, il représente aussi la guérison.

    Symbole d'immortalité et de Renaissance : Comme d'autres animaux, qui entrent sous terre comme on enterre les morts, et en ressortent, les serpents sont symboles de renaissance, et d'immortalité. Quetzalcoatl, ou «Serpent à plumes», chez les Aztèques, était un dieu de la mort, mais aussi de la Renaissance.

    Une créature insaisissable
    Mais c'est dans l'ambiguïté que le serpent dévoile sa véritable essence symbolique. Diurne aussi bien que nocturne, il est le lien entre les deux pôles de la Création, entre le ciel et la terre, entre la vie et la mort.

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    Sources: Wikipédia et http://onirym.online.fr/v3/symbolique_serpent.php

     

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  •  Le Chat Noir

     

    Le Chat Noir

    Adoré par les anciens puis objet de haine au Moyen Âge, le chat, qui n’a laissé indifférent aucune grande civilisation, occupe une place tout à fait singulière dans les superstitions. Les présages funestes qui lui sont attachés, notamment en France et en Belgique, ont la vie dure : aujourd’hui encore, cet animal suscite parfois une répulsion irraisonnée, sans parler de la crainte du matou noir, diabolique par excellence, et symbole des ténèbres et de la mort.

    De tout temps, le chat noir a su faire parler de lui. Fidèle compagnon de la sorcière, annonciateur de malheur selon les uns, porte bonheur selon les autres, il laisse rarement indifférent. Au cœur de toutes les superstitions, aujourd'hui encore, les avis sont partagés quant à lui, d'autant que son statut varie souvent d'une croyance à l'autre...

    Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi : le chat, emblème de fécondité, fut particulièrement vénéré par les anciens Egyptiens, comme en témoigne un hymne inscrit sur une colonne du IVe siècle avant notre ère et adressé à Râ d’Héliopolis : « Ô chat sacré ! Ta tête est la tête du dieu soleil. Ton nez est le nez de Thoth, du seigneur trois fois grand d’Hermopolis. Tes oreilles sont celles d’Osiris qui entend la voix de tous ceux qui l’invoquent. Ta bouche est la bouche du dieu Atmou, le seigneur de la Vie, qui t’a préservé de toute souillure. Ton cœur est le cœur de Phtah ».
    Tout d'abord avatar du dieu Rê en tant que pourfendeur du serpent Apophis, il connaîtra le sommet de son influence en tant qu'incarnation de la déesse Bastet, d'ailleurs souvent représentée par un chat noir.
    Des chats, considérés comme de véritables dieux vivants, vivaient dans la cour du temple de la déesse bienfaitrice et protectrice Bastet, femme à tête de chat, honorée à Bubastis. Les enfants de cette ville portaient autour du cou un médaillon représentant une tête de chat, qui les mettaient à l’abri de tous les maux. Dans toute l’Egypte, quand le chat de maison mourait, la famille prenait le deuil (en se rasant la tête ou les sourcils) et, qu’elle fût riche ou non, l’embaumait.

    Le culte du chat en Egypte ne s’éteignit qu’au Ive siècle de notre ère. Ces félins appelés « mangeurs de chagrin », passaient pour absorber les mauvaises influences et pour posséder le don de dédoublement. On leur attribuait neuf vies.


    Le rapport entre chat noir et sorcellerie trouve sa source aux racines du Moyen-Âge et même avant. Selon la légende, avant la création du Monde se trouvait Diane (Diana). Par elle naquireent les Ténèbres ainsi que la Lumière primordiale, représentée par son frère et fils, Lucifer. Alors qu'elle représentait les Ténèbres, et désireuse de recevoir à nouveau la lumière, elle s'éprit d'amour pour Lucifer qui finit par la fuir en chutant sur la Terre. Diane chuta à son tour, désireuse de retrouver son frère. C'est à ce moment qu'elle enseigna aux Hommes la Magie et la Sorcellerie. On dit que, une fois devenue mortelle, elle se transforma en chat, prenant la place du familier pour lequel Lucifer s'était pris d'affection, et qui dormait chaque nuit dans son lit. (extrait et résumé d'Aradia ou l'Evangile des Sorcières, par Charles Godfrey Leland, 1899)

    A l'époque de l'Inquisition et de la lutte contre la sorcellerie, on a vu se développer l'image du chat démoniaque, symbolisant un fort rapport avec le diable, et qui éloignait le bon chrétien du droit chemin. Ainsi, on le soupçonnait des pires méfaits, dont celui de participer à de mystérieux Sabbats avec les Sorcières, en compagnie du Diable.
    Au XIIIe siècle, toute personne accueillant un chat noir sous son toit risquait donc le bûcher... à moins que le chat “noir” ait au jabot une petite touffe de poils blancs appelée “marque de l'ange” ou “doigt de Dieu”, alors chat et propriétaire étaient éventuellement épargnés. Dans l'esprit populaire, les dents du chat noir étaient venimeuses, sa chair empoisonnée et ses poils mortels si vous en avaliez quelques uns. Et que dire de ses yeux “chargés d'étincelles” que le plus malin des hommes ne parvient pas à sonder ? Il faut dire que l'activité nocturne du chat renforce les suspicions... Outre les supplices affreux infligés à nos pauvres petites bêtes, on leur a causé bien d'autres misères. Entre autres, on a longtemps ferré les chats pour éviter qu'ils surprennent dans la nuit. N'est-ce pas que rencontrer un chat noir à minuit, c'est Satan en personne qui vient vous acheter votre âme ! Et lors de funérailles, la rencontre avec un chat noir était encore plus néfaste puisqu'elle présageait la mort imminente d'une personne du cortège. Pour contrer la malédiction, le cortège changeait d'itinéraire pour se rendre au cimetière.

    Le chat noir, mystérieux et doté de pouvoirs étranges, doit également son malheur à ses vertus de guérisseur. Lorsqu'on n’accusait pas le chat d'avoir la chair empoisonnée, on en vantait ses mérites contre les rhumatismes. Et pour se remettre d'une mauvaise chute, un seul remède : trancher la queue d'un chat noir et en sucer le sang ! Malgré les différents rôles que le chat a joué dans les traditions populaires, son aspect maléfique est retenu. Encore aujourd'hui, n'est-il pas associé à l'Halloween et aux sorcières des livres de contes ?

    En général, la présence d’un chat, qu’il soit noir ou non, purifie la maison et repousse les mauvaises influences. Il attire à lui les maladies et les fluides négatifs de son maître. Le chat éloigne les lutins et les esprits qui provoquent les cauchemars et repère les endroits maléfiques.

     http://triskele.eklablog.com/


    Sources : mysticlagoon.unblog
    http://choura2001.free.fr/chatsnoirs/chatsnoirs.html

     

     

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  •                      LES AVENTURES DE CHACHA
     
    Un jour, il me vint une idée folle,Créée, mon propre personnage pour de futures aventures.

     Alors, je parle de mon projet à Michel Maes, un ami dessinateur  Je lui dis, comment j'aimerais qu'elle soit, mon héroïne,  J'ai joint des photos de vêtement bref son trousseau aux allures déjantées et ses caractéristiques,Telles que ces chaussures toujours de couleurs différentes et nœuds dans les cheveux aussi, etc. Et Michel Maes créa « Chacha » Ô, je peux vous dire, qu'elle correspondait du premier coup d'œil, à mes exigences et caprices d'auteur Lol Michel en est témoin et donc fut créé la première aventure de Chacha pour petits et grands, elle est merveilleuse et drôle et ces espiègleries lui sont toujours pardonnées, voilà pour la petite histoire ...À découvrir donc..

     
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  • Vacances à Seaqueen

     

    Sur la plage de l'île ''Seaqueen'' les maitres nageurs sont les dauphins, beaux et gentils au langage rieur, ils gouvernent sur l'océan en maîtres.

    Beaucoup de touristes apprécient et n'oublient généralement jamais un séjour à Seaqueen, ce qui signifie Reine de la mer.

    En effet, sur cette île vit la reine de l'océan ! C'est une sirène majestueuse au regard brillant comme un éclat de diamant,

    aux cheveux aussi longs que sa queue et blond comme les blés.

    Son doux sourire s'affiche en permanence sur son visage, sa bonté est grande ! Elle a toutes les qualités d'une Reine.

    Elle vit entre mer et terre et lorsqu'elle rejoint le sable blanc de la plage, sa nageoire se transforme en deux très jolis pieds chaussés de jolis escarpins dorés et ses écailles en une robe soyeuse dorée également.

    Nul ne peut ignorer sa présence et les dauphins gardiens de l'océan règnent et veillent à ses côtés sur le bonheur de l'île.

    Pourtant un des touristes récemment arrivé sur l'ile est un pêcheur de sirènes, devenues très rares depuis le siècle dernier, notre Reine sirène n'a pas échappé à son attention.

    Il projette de la capturer et de la transporter par bateau sur un autre continent, ainsi, il deviendrait riche grâce a sa découverte.

    Les vacances se déroulent bien et sur la plage les enfants comme les adultes éprouvent du plaisir, par divers jeux, nage ou bronzette.

    Un des dauphins propose comme activité aux enfants de s'asseoir dans une barque et de la tirer par lui-même, ce qui fait beaucoup rire les petits.

    Un autre offre de jouer au waterpolo et la suivante offre son beau spectacle de sauts.

    La sirène, quant à elle, est là posée sur un rocher à contempler l'océan et la plage noire de monde.

    Bientôt le soir tombe et petit à petit, la plage retrouve son état sauvage totalement désert à une exception près : le pêcheur est là qui guette sa proie cachée derrière un rocher. Il attend le bon moment pour sauter sur la sirène et la mettre dans un grand sac de toile pour que personne ne la voit une fois capturée.

    Les dauphins errent sur le bord de la plage, leur va-et-vient ressemble un peu à un ballet, ils se croisent et se décroisent sur le même rythme avec grâce, brassent les vagues et l'écume vient mourir sur la plage, doux spectacle dont personne ne profite hélas !

    Le pécheur toujours sur le qui-vive, regarde la sirène étendue sur le sable, parée, dorée, elle brille et scintille comme les grains de sable à ses côtés, on dirait qu'une poudre d'or se détache de sa robe.

    Elle finit par s'endormir au son des vagues qui berce ses rêves quand soudain surgit une ombre, qui l'attrape et la glisse dans le sac et le porte sur l'épaule. Le pécheur s'enfuit, mais les dauphins ont remarqué la sirène en danger et de leurs cris, ils rassemblent très vite une centaine de dauphins tous prêts à retrouver la reine de l'océan.

    Le pécheur caché sur un bateau amarré au ponton s'endort. La sirène émet une fin crie en ultrason que seuls les dauphins peuvent entendre, ils se dirigent vers elle à toute vitesse, encerclent le bateau, libèrent la sirène et chassent le pêcheur loin des plages !

    On ne le reverra plus ! Ainsi, Seaqueen retrouve alors toute sa joie et beauté !

    Telle l'aime les touristes ! Les dauphins et la sirène règneront encore longtemps sur cette île merveilleuse.

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  • Il s’agit d’une histoire vraie:

     

    "Un musicien de rue était debout, dans la station L’Enfant Plaza du métro de Washington DC. C’était un matin froid, en janvier 2007… Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer du Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et , de nouveau, du Bach.

     

    À cette heure de pointe (il était près de 8 h du matin), quelques mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot. Après 3 minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti le pas, s’est même arrêté quelques secondes puis il est reparti en accélérant.

     

    Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : sans s’arrêter, un femme avait déposé un billet dans sa soucoupe. Quelques minutes plus tard, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais, regardant sa montre, il a recommencé à marcher. il était visiblement en retard…

     

    Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon d’environ trois ans. Sa mère l’a tiré, pressée mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste… Finalement, sa mère l’a secoué et agrippé vivement afin qu’il reprenne sa marche, Toutefois, en marchant, l’enfant gardait la tête tournée vers le musicien…

     

    Durant les 3/4 d’heure où il a joué, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter, un temps… Il a récolté en tout et pour tout 32 dollars… Quand il a eu terminé de jouer personne ne l’a remarqué, personne ne l’a applaudi. Une seule personne sur plus de mille l’a reconnu…

     

    Personne donc ne s’est douté que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre.

     

    Dans ce hall, il a joué les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston avait eu lieu à guichet fermé avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

     

    L’événement Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le Washington Post dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

     

    Les questions en jeu étaient les suivantes:



     

      • Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?

     


    Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ?

     

      • Pouvons-nous reconnaitre le talent dans un contexte inattendu ?

     



    Une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être:

     

    Si nous n’avons pas le temps de nous arrêter pour écouter l’un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses exceptionnelles passons-nous …

     

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