• partie de cache cache




    partie de cache cache
    La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.

    Tous les invités y allèrent. Après le café, la Folie proposa :


    - On joue à cache-cache ?
    - Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
    - Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.

    Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le
    prochain à compter.

    Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.


    - 1, 2, 3 ... la Folie commença à compter.

    L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.

    La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.

    La Joie courut au milieu du jardin.

    La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit
    approprié pour se cacher.

    L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

    La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

    Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à
    quatre-vingt-dix-neuf.

    - CENT ! cria la Folie. Je vais commencer à chercher ...


    La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher
    de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En
    regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus
    d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

    Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité ...

    Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :


    - Où est l'Amour ?

    Personne ne l'avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha
    au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais
    elle ne trouvait pas l'Amour.

    Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et
    commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.

    C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.

    La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour
    avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.

    L'Amour accepta ses excuses.


    Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours ...

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  • Une leçon d’administration publique

    qui date de 400 ans !

      Toujours d’actualité…

    Voici une citation de Colbert et Mazarin qui n'a pas pris une seule ride !

      Colbert :

     « Pour trouver de l'argent, il arrive un moment ou tripoter ne suffit plus.J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou… »

     Mazarin :

      « Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.Mais l'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça. »

     Colbert :

     « Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent.Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ? »

     Mazarin :

     « On en crée d'autres. »

     

     Colbert :

     « Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà. »

     Mazarin :

      « Oui, c’est vrai, c'est impossible ! »

     Colbert :

     « Alors, les riches ? »

     Mazarin :

     « Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres ! »

     Colbert :

     « Mais alors, comment fait-on ? »

     Mazarin :

     « Colbert, tu raisonnes comme un fromage(ou comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches…Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres !

     C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus !Ceux-là… plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser; c'est un réservoir inépuisable. »

     Extrait du "Diable Rouge"

     …et c'était il y a 4 siècles !

     Vous pouvez relire et vérifier…tout est exact au mot près !

     

     

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  • petite histoire sans prétention:

     

    Il y a bien longtemps, un porteur d'eau avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules; l’une des jarres avait un éclat, et, alors que l’une des jarres conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître, l’autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.

    Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une jarre et demie d’eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.Tandis que, la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

     

    Au bout de deux ans de ce qu’elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

    « Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser. »

    « Pourquoi »? Demanda le porteur d’eau? De quoi as-tu honte »?

    « Je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à notre maître pendant ces deux ans à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu livres à notre maître que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas la reconnaissance de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

    Le porteur d’eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion répondit:

    « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du chemin ».

     

    Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au cœur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdue la moitié de son eau. Le porteur d’eau dit à la jarre

    »T’es-tu rendu compte qu’il y avait de belles fleurs de TON côté, et, presque aucune du côté de la jarre parfaite? C’est parce que j’ai toujours su que tu perdais de l’eau et, j’en ai tiré parti. J’ai planté des semences de fleurs de ton côté de chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant ces deux ans, j’ai pu cueillir grâce à toi de magnifiques fleurs qui ont décorées la table du maître? Sans toi, jamais je n’aurai jamais de fleurs aussi fraîches et gracieuses. »

     

    Morale de l’histoire Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts, nous sommes tous des jarres abîmées.

     

    Certains d’entres nous sont diminués par la vieillesse, d’autres ne brillent pas par leur intelligence, d’autres trop gros, trop maigres, chauves ou diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes. Il vaut mieux prendre les autres tels qu’ils sont, et voir ce qu’il y a de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en vous. Ceux qui sont flexibles ont souvent la chance de ne pas s’être déformés. Souvenez-vous d’apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie!

    Sans eux, la vie serait bien triste

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  •  

    Le petit chaperon rouge va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle aperçoit le grand méchant loup tapi derrière un buisson.

    - Oh ! Comme vous avez de grands yeux, lui dit-elle.

    Et le loup s'enfuit sans demander son reste...

    Un peu plus loin sur son chemin, le petit chaperon rouge voit le même loup caché derrière un arbre

    - Oh ! Comme vous avez de grandes oreilles, lui dit-elle.

    Et le loup de s'enfuit à nouveau.

    Un peu intriguée par ce comportement, le petit chaperon rouge poursuit néanmoins son chemin.

    Au bout de 2 km, elle revoit le loup, caché cette fois derrière une borne kilométrique.

    - Oh ! Comme vous avez de grandes dents, lui dit-elle.

     

    Alors le loup se met à hurler :

     

    - Mais tu vas me laisser chier tranquille, oui ?

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  • J'ai écrit au père noël

     

    J'ai écrit au père noël

    Il m'a répondu du ciel

    "Impossible de circuler

    Le firmamant est obstrué

    Une multitude de satellites

    Ont été mis sur orbitre...

    Le ciel est une autoroute

    De satellittes en déroute

    Ils ont installé un payage

    Et cela me met en rage...

     

    Mes rennes sont en grève

    Il refuse la trêve

    Je reçois quantité de "courriels"

    Qui n'ont rien de surnaturels

     

    Et des commandes extravagantes

    Pour ne dire abracadabrantes

    Le classique train électrique

    Ou la belle poupée mythique

    Laissent l'enfant indifférent

    Lui voit de plus en plus grand...

    Rêvant de consoles de jeux

    De personnages monstrueux

     

    Ou bien de vêtements de marques

    Ceux "classe" qui "démarquent"

    Quant à moi du haut de mon ciel

    Je trouve cela bien irréel

     

    Je crois que je suis démodé

    Et de moins en moins adulé

    Je ne reçois que peu de lettres

    De fait, je vais disparaitre

    Je songe prendre ma retraite

    Quelque part sur une comète

    Je délaisserai mes atours

    Et il n'y aura plus de retour

    Ni la douceur d'une certaine nuit

    Où un bonhomme venait sans bruit...

     

    Glisser dans vos cheminées

    Du rêve pour une année !

    Jacqueline. L  (Les Cahiers Francophones)

    Un peu d'humour certes, mais aussi si vrai...

     

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  • La prophétie des Guerriers de l'Arc-en-ciel
    ou Rainbow Warrior

    D'une côte à l'autre de l'Amérique du Nord, on retrouve cette légende dans la plupart des nations amérindiennes.

    Le livre "Warriors of the Rainbow", écrit en 1962 par William Willoya et Vinson Brown, est une compilation de prophéties amérindiennes et autres, desquelles les auteurs tirent la conclusion qu'une nation mondiale de Paix unissant toutes les races et religions, apparaitra pour amener un monde nouveau et meilleur. Ces "Nouveaux Indiens" porteront le nom de "Guerriers de l'Arc-en-ciel".

    En voici la version des Amérindiens Crees : "Nous auront à subir l'invasion des hommes blancs, beaucoup de nos frères et de nos soeurs y laisseront la vie. Les âmes de ces premiers hommes reviendront dans des corps de couleurs différentes : rouge, blanc, jaune, brun et noir. Quand vous verrez venir des hommes aux cheveux longs, des plumes et des fleurs dans les cheveux, le visage peint, qui parleront d’amour et de nature et qui porteront un nom ressemblant au nôtre (Hopi, Hippies) alors ce sera le début. Ensemble et unis, comme les couleurs de l'arc-en-ciel, ces hommes enseigneront à tous les peuples du monde comment aimer et vénérer la Terre Mère, dont la matière même est celle qui nous compose aussi, nous autres humains.

    Prophéties des Hopis:  "Quand la Terre sera ravagée, que l'eau des rivières ne sera plus bonne à boire, quand les arbres se feront rares et que les animaux auront presque disparu, c'est alors qu'apparaitront les guerriers de l'Arc-en-ciel. Ils se lèveront pour protéger la Terre. Ils reformeront le cercle sacré de l'harmonie et enseigneront l'unité entre toutes les races et les religions véritables de l'humanité. Ils feront entendre leurs voix pour demander la fin des guerres et la Paix entre les peuples. Ils retourneront à la Nature qu'ils respecteront, pour y vivre de la Terre nourricière et s'y assembleront en tribus. Ils porteront des plumes et des colliers et laisseront leurs cheveux pousser librement, comme les anciens d'autrefois. On leur donnera un nom semblable à celui des Hopis (hippie). Le nom Hopi veut dire pacifique, mais il implique bien plus encore. Hopi signifie de vivre en harmonie avec le plan de la Création, d'une manière simple, humble et spirituelle."

    Un jour, dans le futur, les animaux commenceront à disparaître. Les gens ne verront plus de loups, plus d’ours ni d’aigles. Les arbres géants disparaîtront eux aussi. Les gens se battront les uns contre les autres et ne s’aimeront plus. Le magnifique arc-en-ciel s’effacera peu à peu, et les gens n’en verront plus jamais d’autres.

    Et puis, les enfants viendront. Et ces enfants aimeront les animaux, et ils feront revenir les animaux. Ils aimeront les arbres, et feront revenir les arbres géants. Et ces enfants aimeront et aideront les autres gens à vivre dans la paix les uns avec les autres. Ces enfants aimeront l’arc-en-ciel, et le feront réapparaître dans le ciel. C’est pour cette raison que les Indiens ont appelé ces enfants « les guerriers de l’arc-en-ciel ».

    Selon une ancienne légende des Indiens Cherokee: le jour viendra où les peuples du monde se reconnaîtront comme les membres d'une même famille. Alors ces Guerriers de l'Arc-en-Ciel se rassembleront afin de conduire pacifiquement à de grands changements qui concerneront autant les relations harmonieuses entre les peuples que les relations avec tout ce qui existe sur la Terre-Mère. Sous le symbole de l'arc-en-ciel , toutes les races et toutes les religions du monde s'uniront pour répandre la grande sagesse de la vie en harmonie les uns avec les autres et avec toutes les créatures. Ceux qui porteront cet enseignement seront appelés les guerriers de l'arc-en-ciel. Ils auront la lumière de la Connaissance dans leurs têtes et l'Amour dans leurs cœurs, et ils ne feront de mal à nul autre être vivant. Après un grand combat mené avec la seule force de la paix, ces guerriers de l'Arc-en-Ciel finiront par mettre un terme à la destruction et à la profanation de la Terre Mère. La paix et l'abondance régneront ensuite pour un âge d'or long, joyeux et paisible, ici, sur la Terre Mère.

    Ainsi juste avant qu’il ne soit trop tard, l’Indien regagnera son esprit et enseignera à l’homme blanc le respect de la Terre. C’est avec lui qu’il créera alors l’alliance des Guerriers de l’Arc-en-ciel. Les tâches de ces « Guerriers de l’Arc-en-ciel » seront nombreuses mais aussi colossales. Il leur faudra conquérir des montagnes d’ignorance terrifiantes, lorsqu’ils rencontreront le mépris et la haine. Ils devront donc se montrer dévoués, constants dans leurs efforts et garder un coeur fort. Ils trouveront des coeurs et des esprits disposés à les suivre sur cette route du retour à la « Terre mère ». C’est par leurs efforts que celle-ci retrouvera ses beautés, à nouveau déployées dans leur abondance.

    Ces guerriers communiqueront aux peuples des principes ou des règles à suivre pour accorder leurs pas avec ceux du monde. Ces principes seront ceux qu’appliquaient les tribus anciennes. Les Guerriers de l’Arc-en-ciel transmettront ces pratiques traditionnelles qui insuffleront l’unité, l’amour et la compréhension. Ils rétabliront une harmonie qui touchera les hommes situés jusqu’aux quatre coins du monde. Les hommes pourront alors retrouver la joie de vivre aussi bien dans la solitude que dans la compagnie. Ils seront libérés des petites et grandes jalousies. Tous les hommes s’aimeront comme des frères, sans distinction de race, de couleur de peau ou de religion. Un immense bonheur entrera dans leur coeur lorsqu’ils éprouveront la sensation de se confondre à la race humaine toute entière. Les fleuves redeviendront limpides, les forêts belles et abondantes, les animaux et les oiseaux, nombreux. Le pouvoir des plantes et des animaux sera à nouveau respecté, et la sauvegarde de la beauté reconnue dans tous ses aspects s’intégrera au mode de vie.

    L'Arc-en-ciel représente plusieurs concepts: La Paix après la tempête des guerres et des souffrances, ou la porte vers l'harmonie; L'Alliance de Dieu avec l'humanité à travers ses prophètes, ou le pont entre le ciel et la terre; L'Union de toutes les couleurs des races de l'humanité en un cercle de Lumière, ou l'unité dans la diversité.

    La légende des Guerriers de l'Arc-en-Ciel serait-elle en voie de réalisation ? Nous pouvons constater l’engouement croissant dans le monde pour les nations Amérindiennes, leur culture et leurs croyances, et même l’admiration qu’ils suscitent. Croire ou penser ? C'est toute la différence entre la croyance et la science. Mais qu'importe la démarche, l'important est le résultat. Croire avec ferveur qu'une légende ou une prédiction puisse devenir une réalité ou bien penser qu'il arrive qu'une légende soit auto-réalisatrice par la puissance d'un mouvement humain conscient et volontaire atteint le même but.

    Tribute of Native Americans - Honneur aux Amerindiens

    http://triskele.eklablog.com/

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  • YULE  dans le calendrier Celtique
    Le 21 décembre :  Solstice d'hiver

    Yule (prononcé 'youle') célébre la renaissance du soleil, le retour de la lumière.

     

    Réédition de l'article de l'année dernière.

    La fête de Yule, autour du 21 décembre correspond au Solstice d'Hiver. La nuit est alors la plus longue de l'année. Yule constitue un vestige des rituels primitifs célébrés pour hâter la fin de l'hiver et la fécondité du printemps.
    De nos jours, cette célébration nous rappelle que la mort apporte finalement une renaissance.

    De toutes les fêtes des Anciens, Yule est de loin celle qui a le mieux traversé les siècles. La société moderne a apprivoisé les symboles, mais la force de ce sabbat reste entière. En cette nuit du Solstice d’Hiver, la nuit la plus longue, la Déesse donne à nouveau naissance au soleil, en recommençant le cycle annuel, et en apportant une nouvelle lumière et un nouvel espoir au monde. Lors de la nuit la plus longue de l’hiver, jaillit l’étincelle de l’espoir, le Feu Sacré, la Lumière du Monde.
    Dès lors les jours seront plus longs.

    Yule marque le jour le plus court et, comme les jours les plus difficiles de l'hiver ne viennent qu'ensuite, il est plus justement désigné par le terme "milieu de l'année".
    John Donne, poète du XVI' siècle, avait appelée ce moment "le minuit de l'année", quand "la sève du monde entier sombre".

    Dans les rituels marquant Yule, on cherche le Soleil invisible, l'étincelle vitale intérieure qui, rechargée en énergie, entretiendra l'esprit et l'énergie physique durant l'hiver. Les bougies allumées pour ranimer le feu du Soleil symbolisent aussi le désir de rallumer l'astre intérieur.

    Yule véhicule un paradoxe - de même que le solstice d'hiver commémore la disparition annuelle des pouvoirs du Soleil, il témoigne aussi de sa renaissance, raison pour laquelle cette fête est appelée par ailleurs "retour du Soleil".
    Les ténèbres sont toujours suivies par la lumière, la mort est toujours suivie d’une renaissance. Le Solstice d’Hiver est le moment où s’opère le changement. C’est le moment où nous recommençons à regarder en avant, plutôt qu’en arrière. La leçon est dans l’attente, dans la confiance en ce grand Mystère qui nous ramène au cycle de la renaissance tandis que la Roue tourne.

    Dans les temps les plus reculés, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour aider et assurer la renaissance du soleil. Un monde d'obscurité où rien de pousserait était leur plus grande peur.
    Plus tard, on a adjoint à cette tradition la naissance de différents dieux et, avec le temps, les brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d'allumer une bûche de chêne dans l'âtre, puis des bougies.

    Le solstice d'hiver est considéré depuis longtemps comme une période de naissances divines. On parle souvent de vierge pure dans le christianisme qui aurait donné naissance au Christ. Rien de bien nouveau, Krishna, Bouddha, Zoroastre seraient aussi nés d'une femme vierge.
    La Déesse qui donne naissance au soleil, aux dieux etc... montre par là sa pureté sans faille, n'importe quelle femme ne pourrait pas enfanter un Dieu. Il s'agit plus d'une virginité de l'âme (la Déesse incarnant le grand Tout), on célèbre donc la pureté originelle de la Déesse à Yule.
    Ce jour deviendra (à compter du IVe siècle après JC) le Noël chrétien fixé au 25 décembre par le pape Télesophe (date de la naissance du dieu Mithra). C'est une fête joyeuse riche en décoration.
    D'ailleurs, la plupart des symboles associés à Noël sont païens plutôt que chrétiens : la bûche, le houx et le gui, le sapin, la décoration lumineuse des rues, les rennes dans le ciel... rappel du dieu cornu.

    Les Druides, les sorcières et les prêtresses célèbrent souvent Yule juste avant l'aube et ce jusqu'au lever du soleil. Par conséquent, il est d'usage, d'allumer des chandelles ou de faire des feux pour accueillir le retour de la lumière solaire.

    Dans presque toutes les cultures et religions, le solstice d'hiver marque l'ouverture d'une période de festivités plus ou moins longue. C'est compréhensible lorsqu'on considère que nos ancêtres vivaient selon le rythme des saisons et la durée du cycle du jour. Pour eux, c'était là l'élément essentiel qui guidait leur vie. De prime abord, donc, l'arrivée du solstice indiquait la naissance d'un nouveau cycle solaire, des jours plus longs et l'arrivée des beaux jours. C'était là une occasion de réjouissances. Il faut aussi souligner que c'est une période de l'année où personne ne travaillait aux champs et où les travaux de la ferme étaient réduits à leur minimum.

    À une époque sombre, quand la terre semble aride et délaissée, on apporte dans la maison des plantes toujours vertes - houx pour la protection, lierre pour la promesse fidèle que porte la vie, gui pour la fertilité. Aux premiers jours de l'hiver, ces plantes rappellent que la Terre redeviendra verte.

    La fête allège le cœur et fait partager l'amitié pour que l'individu se réchauffe de l'intérieur. L'importance de la compagnie humaine à Yule est mise en évidence par le nombre de personnes allant visiter les sites sacrés pour assister au lever ou au coucher du Soleil. Bien que la surface de la Terre soit dénudée de la majeure partie de sa verdure lors de la saison obscure, les graines dorment dans le sol, prêtes à germer.
    Le vieux roi Houx, symbole de l’hiver qui doit mourir, passait le pouvoir au jeune roi Chêne, symbole de la nouvelle année annonçant une nouvelle vie et le retour du printemps.
    C'est de ce conflit qu'est issue la tradition de faire brûler dans la cheminée une bûche que l'on conservait toute l'année. Elle représentait le vieux roi qui était brûlé et dont le sacrifice donnait lumière et chaleur.
    C'est la bonne période pour méditer et se remettre en question. Tandis que la bûche flambe, on visualise le soleil brillant à travers le feu et on pense à des jours plus chauds. Souvent, on garde une partie de cette bûche qui servira à allumer la bûche de l'année suivante, on garde ce morceau toute l'année pour protéger la maisonnée.

    Une des façons de célébrer Yule consiste à décorer un arbre selon vos goûts et fantaisies, mais toujours en gardant une place importante aux reproductions de lunes et d'étoiles, telle que le faisaient les prêtresses d'autrefois.
    Jadis, on préférait les décorations "naturelles": pommes, oranges, citrons, noix et petits biscuits suspendus au sapin, guirlandes de boutons de roses séchés ou bâtons de cannelle.
    La décoration du sapin, les couronnes de houx, et l'échange de cadeaux sont aussi des traditions païennes. On a le choix entre un sapin en pot que l'on peut replanter ensuite, ou un sapin artificiel. Evitons le massacre des sapins coupés!
    Une des plantes associées à Yule est la plante sacrée des druides, le Gui.

    YULE  dans le calendrier Celtique Le 21 décembre :  Solstice d'hiver

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    C'est une très belle histoire, elle vaut la peine que l'on réfléchisse sur notre relation avec les autres.


     Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.


     Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini, et avant de quitter la salle de classe les élèves remirent leur copie à la prof. 


     Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun. 

     Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste.
     Peu de temps après, tous souriaient. 
     « Vraiment ? » entendait-on chuchoter...
     « Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! »
     « Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe.

     Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres. Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam, et la prof alla à l'enterrement de cet élève. 


    L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là... L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu.


    La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil.
     Un des soldats présents lui demanda : « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ? » 
      Elle hocha la tête et dit : « Oui »

     Alors il lui dit : «Marc a souvent parlé de vous. » 

     Après l'enterrement, la plupart des amis de Marc s'étaient réunis. Les parents de Marc étaient là aussi et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. 

     « Nous voulions vous montrer quelque chose. » dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre.


      Nous pensions que vous le reconnaitriez... »

     Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

     
     Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Marc.


     « Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » dit la mère de Marc. « Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.» 
      Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.

     Charlie sourit et dit : « J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.»

     La femme de Chuck dit : « Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage. » 

     « Moi aussi, j'ai encore la mienne, » dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime » 

     Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. « Je l'ai toujours avec moi, » dit Vicky et elle ajouta : « Nous l'avons tous gardée.»


     La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura ... Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

     Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s'arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. 

    C'est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l'on aime et qui nous sont importantes, qu'elles sont particulières et importantes. 

     Dis-le leur avant qu'il ne soit trop tard. 

     

     

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  • LA LEGENDE DE LA FEMME BISON BLANC (PTESAN WIN)

     Il y a plusieurs versions de cette légende, je vais vous donner celle, raccourcie, de: Archie Fire Lame Deer, Sioux/Lakota.

     La pipe sacrée fut offerte au sioux/Lakota par la femme bison blanc, dont Archie Fire Lame Deer, homme-médecine Sioux/Lakota, va vous faire le récit. Récit qui lui fut transmis par son grand père.

     Il y a très, très longtemps. Les tribus lakotas se rassemblèrent pour leur grande fête d’été, comme elles le faisaient chaque année, quand la terre était couverte de verdure, que l’herbe était haute et que les plaines regorgeaient de gibier. Cette année-là, pourtant, le gibier restait introuvable, et le peuple avait faim.

     Le chef Standing Hollow Horn (corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Ils poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain. Pourtant, au moment où ils se préparaient à renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: “Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous.” Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: “Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!”

     C’était une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle avait un visage radieux, et elle semblait flotter plutôt que marcher. Elle était vêtue d’une peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottaient doucement au vent; du côté gauche y était accrochée une touffe de poile de bison.

     Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des deux éclaireurs déclara: “cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.

     Mon frère, ne fais pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas qu’elle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?”

     Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il ne restait du guerrier qu’un tas d’os.

     Cette étrange femme s’adressa alors à l’autre éclaireur: “Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suis envoyée par la nation du bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain, au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. dis-leur de dresser un tipi spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. Â présent, repars vers ton camp sans te retourner.”

     Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow horn ce qui était arrivé à son ami et les exigences de cette étrange femme. Avec l’aide de l’ensemble du peuple, le chef fit tous las préparatifs pour cette visite. L’eyapaha (le héraut) sillonna la camp pour demander à tous les hommes, femmes et enfants de se rassembler au lever du soleil pour souhaiter la bienvenue à cette femme wakan (sacrée). Aux premières lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans la même tenue que la veille. Elle tenait au creux des mains la Pteehinchala Hulu Chanunpa, la pipe sacrée entre toutes, taillée dans l’os du jarret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas de fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le créateur, qui l’avait façonnée. Ptesan Win, femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sur les brins de sauge répandu sur le sol en chantant:

     Ptesan Win pénétra dans la hutte préparée à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant:” Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, le Créateur. Cette pipe, c’est lui qui vous la offerte.” Elle se vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la Pipe: “Je fais cette offrande aux Wakinyans, les Grands Êtres Ailés. Je leur adresse mes prières.” Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont la couleur est le rouge, et leva la Pipe: “Au tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre directions sacrées, je fais offrande.” Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: “Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit.” Elle se tourna vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: “Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà.”

     Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple: “Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation du bison.” Puis elle chanta:

     Je vous donne cette Terre,

    Vous y marcherez D’un pas sacré. vous marcherez, en parfait équilibre avec Unchi, Notre Grand-mère la Terre. Je vous donne cette Pipe sacrée. Avec elle vous prierez Pour tout ce qui vit, Pour les créatures qui marchent, qui volent, qui nagent, et qui rampent.

    S’adressant au peuple, elle ajouta: “Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence.”

     Quatre jours durant, Ptesan Win enseigna à tous à se comporter en êtres humains. Elle leur apprit tout ce qu’ils devaient savoir, hommes, femmes et enfants. Quand elle eut achevé sa tâche, elle dit au peuple: “Je dois vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim.” Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur la colline, elle se changea en jeune bison blanc, avant de lentement disparaître. Alors, le peuple eut la certitude qu’elle était envoyée par Wakan Tanka. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bisons prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre.

     Voilà, toute la légende que Acrhie Fire Lame Deer et tous les Lakotas reçurent de génération en génération.

     

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