• Hansel et Gretel

    Hansel et Gretel .................Jacob et Wilhelm (frères) Grimm

    Dans une grande forêt vivaient un pauvre bûcheron, son épouse et ses deux enfants ; le garçon s’appelait Hansel et la jeune fille Gretel. Il avait peu à manger et à partager, et lorsque les prix s’envolèrent dans le pays, il ne put plus ramener le pain quotidien. Alors qu’il faisait sa prière du soir en cherchant une solution à ses problèmes, il soupira et parla à sa femme : 
    — Qu’allons nous devenir ? Comment pourrions-nous nourrir nos pauvres enfants alors que nous n’avons pour nous-mêmes plus rien ?
    — Sais-tu quoi mon époux ? répondit la femme. Nous conduirons tôt demain les enfants dans la forêt, là où elle est la plus dense. Nous y ferons du feu et nous donnerons à chacun un morceau de pain, et puis nous irons travailler en les laissant seuls. Ils ne trouveront plus le chemin de la maison et nous en serons débarrassés.
    — Non femme, dit l’homme, je ne ferai jamais cela ; comment pourrais-je supporter de laisser mes enfants seuls dans la forêt ! Les bêtes sauvages les dévoreraient aussitôt.
    — Oh fou ! dit-elle. Alors, nous devrions tous les quatre mourir de faim, tu n’aurais plus qu’à nous façonner nos cercueils. 
    Et elle ne le laissa plus tranquille jusqu’à ce qu’il se décidât.
    — Mais les pauvres enfants me manqueront aussi, dit l’homme. 
    Cependant les deux enfants, qui ne s’étaient pas endormis, du fait de leur manque de nourriture, avaient entendu ce que leur belle-mère racontait à leur père. Gretel pleurait des larmes amères et dit à Hansen : 
    — Que nous advient-il ?
    — Calme-toi Gretel, dit Hansen, ne t’inquiète pas, je vais nous en tirer.
    Et alors que les parents dormaient, il se leva, enfila sa camisole, ouvrit la sous-porte puis se faufila dehors. La lune brillait de tous ses rayons, et les graviers qui jonchaient le devant de la maison scintillaient comme une multitude de . Hansen se pencha et en enfouit dans ses poches autant qu’elles pouvaient en contenir jusqu’à en déborder. Puis il rentra et dit à Gretel : 
    — Sois rassurée ma chère sœur et endors-toi en paix, Dieu ne nous laissera pas tomber.
    Puis il s’allongea dans son lit.

    Lorsque le jour , juste quand le soleil fut levé, la femme vint réveiller les enfants :
    — Levez vous, fainéants, nous devons aller en forêt chercher du bois.
    Puis elle leur donna à chacun un morceau de pain et ajouta :
    — Vous avez ainsi de quoi manger pour le déjeuner, mais ne le mangez pas avant car vous n’aurez plus rien après.
    Gretel prit le pain dans sa blouse car Hansen avait les cailloux dans ses poches. Puis ils se mirent en route pour la forêt. Lorsqu’ils eurent fait un bout de chemin, Hansen s’arrêta et regarda vers la maison, puis il après quelques pas il recommençait à nouveau. Le père dit alors : 
    — Hansen, que regardes-tu là bas et pourquoi restes-tu en arrière, fais attention et n’oublie pas tes jambes !
    — Ah mon père, dit Hansen, je regarde mon chat blanc qui est assis en haut sur le toit et qui veut me dire adieu.
    La femme déclara : 
    — Idiot, ce n’est pas ton chat, c’est le soleil qui brille sur la cheminée. 
    Hansen ne regardait pas le chat mais jetait à chaque fois un caillou blanc de sa poche...

    Une fois arrivé au milieu de la forêt, le père dit : 
    — Allez les enfants, ramassez du bois, je vais vous faire un feu pour ne pas que vous ayez froid.
    Hansen et Gretel ramenèrent quelques fagots, de quoi en faire un joli tas. On mit le feu au tas et quand les flammes s’élevèrent, la femme déclara : 
    — Mettez-vous près du feu les enfants, reposez-vous, nous allons dans la forêt couper du bois. Lorsque nous en aurons fini, nous reviendrons vous chercher.

    Hansen et Gretel s’assirent près du feu et lorsque midi fut venu, ils mangèrent chacun un petit morceau de pain. Et parce qu’ils entendaient les coups de la cognée, ils pensaient que leur père était proche. Mais ce n’était pas les coups de la cognée, c’était une branche qu’il avait attaché à un arbre mort et que le vent balançait de ci, de là. Comme ils étaient assis depuis un long moment, le sommeil leur vint et ils s’endormirent. Lorsqu’ils s’éveillèrent, le crépuscule était déjà bien avancé. Gretel se mit à pleurer et dit :
    — Comment allons-nous sortir du bois maintenant ?
    Hansen la consola :
    — Attends un peu que la lune se lève, nous retrouverons enfin notre chemin. 
    Et quand la lune fut bien levée, Hansen prit sa sœur par la main et suivit les cailloux blancs qu’il avait semés. Ils scintillaient comme des Batzen fraîchement frappés et leur montraient le chemin. Ils marchèrent toute la nuit et arrivèrent à  devant la maison de leur père. Ils frappèrent à la porte, la femme ouvrit et lorsqu’elle s’aperçut que c’était Hansen et Gretel, elle leur dit : 
    — Méchants enfants, pourquoi avez dormi aussi longtemps dans la forêt ? Nous avons cru que vous ne vouliez plus revenir à la maison. 
    Mais le père se réjouissait car il s’en voulait de les avoir laissés seuls.

    Peu de temps après, la misère s’était de nouveau répandue dans toute la contrée. Les enfants entendaient de nouveau comment la mère, la nuit dans son lit, parlait à son mari : 
    — Tout est de nouveau précaire, nous n’avons plus qu’une demi miche de pain. Toute chanson a une fin. Nous devons nous séparer des enfants, nous devons les emmener plus loin dans la forêt afin qu’ils ne puissent plus retrouver le chemin du retour ; nous n’avons plus le choix. 
    L’homme se sentit bouleversé et il pensa : « Ce serait mieux que tu partages les dernières bouchées avec tes enfants. » Mais la femme ne prêtait aucune attention à ses paroles, elle fit tout pour qu’il change d’idée. Elle lui fit des reproches. Qui dit oui une fois doit le dire deux fois, et s’il s’est rendu une fois, il se rendra à nouveau.

    Tandis que les parents dormaient, Hansen se leva de nouveau, et voulut sortir pour ramasser des graviers comme la fois précédente mais la femme avait fermé la porte à clé et Hansen ne put sortir. Il rassura sa sœur et lui dit : 
    — Ne pleure pas Gretel, dors tranquillement, le Bon Dieu nous viendra en aide !

    Tôt le matin, la femme vint tirer les enfants du lit. Ils reçurent leur morceau de pain qui était encore plus petit que la fois précédente. En cheminant, Hansen le brisait dans sa poche, s’arrêtait et jetait une miette sur le sol. 
    — Hansen ! Pourquoi t’arrêtes-tu et regardes-tu autour de toi ? l’interpellait le père, avance !
    — Je regarde ma colombe qui se tient sur le toit et me fait au revoir, répondit Hansen.
    — Idiot, dit la femme, ce n’est pas ta colombe, c’est le soleil qui se lève et qui brille sur la cheminée.
    Mais Hansen continuait à jeter ses miettes sur le chemin.

    La femme emmena les enfants encore plus profondément dans la forêt, plus profond qu’elle ne fut jamais allée dans sa vie. Là ils firent un feu encore plus fort et la mère dit :
    — Restez ici les enfants, et si vous êtes un peu fatigués, vous pouvez dormir un peu. Nous allons dans la forêt couper du bois, et ce soir, lorsque nous en aurons fini, nous viendrons vous reprendre.
    Vers midi, Gretel partagea son pain avec Hansen qui avait éparpillé le sien sur le chemin. Puis ils s’endormirent. Le soir vint mais personne ne vint reprendre les pauvres enfants. Ils se réveillèrent au beau milieu de la nuit, Hansen rassura sa sœur et lui dit : 
    — Attends Gretel, jusqu’à ce que la lune se lève, nous verrons les miettes de pain que j’ai semées, elles nous montreront le chemin de la maison.
    Lorsque la lune fut haute, ils se levèrent, mais ils ne trouvèrent aucune miette de pain, car les milliers d’oiseaux qui voletaient dans les bois et les prés les avaient picorées. Hansen dit à Gretel : 
    — Nous retrouverons notre chemin.
    Mais ils ne le retrouvèrent pas. Ils marchèrent toute la nuit et le jour entier encore, du matin au soir, mais ils ne trouvèrent jamais la sortie de la forêt et étaient si affamés car ils n’avaient rien de mieux que les quelques baies qu’ils trouvaient de ci, de là. Comme ils étaient trop fatigués et que leurs jambes refusaient de les porter plus loin, ils s’allongèrent sous un arbre et s’endormirent. C’était déjà le troisième jour qu’ils avaient quitté la maison de leur père. Ils se remirent en marche mais ils s’enfoncèrent encore plus dans la forêt et si plus aucune aide ne leur venait, ils s’affaibliraient. Lorsque midi vint, ils virent un bel oiseau blanc perché sur une haute branche et qui lançait de si belles  qu’ils restèrent à l’écouter. Lorsqu’il eut fini, il étendit ses ailes et se mit à voleter autour d’eux, ils le suivirent jusqu’à ce qu’ils arrivent à un cabanon sur le toit duquel il  et lorsqu’ils s’approchèrent, ils virent que le cabanon était fait de pain, que le toit était fait de gâteaux, les fenêtres de sucre transparent. 
    — Voilà où nous pouvons nous installer, dit Hansen, et avoir un repas béni. Je veux bien manger un morceau de toit, Gretel, tu peux manger la fenêtre, c’est sucré.
    Hansen se hissa sur le toit et ramena un peu du faîtage pour le goûter, tandis que Gretel se tenait près de la fenêtre et la grignotait. Alors retentit une petite voix et qui venait du cabanon.

    — Grignotti, grignotti, qui grignote ma maison ?

    Les enfants répondirent : 
    — Le vent, le vent, la brise légère.

    Et ils mangeaient sans s’arrêter, sans se laisser distraire. Hansen, à qui le toit plaisait beaucoup, en prit un bon morceau, Gretel brisa un morceau rond de la fenêtre, s’assit et s’en rassasia.

    Soudain la porte s’ouvrit et une très vieille femme apparut appuyée sur une canne. Hansen et Gretel en furent tellement effrayés qu’ils en laissèrent tomber ce qu’ils avaient dans les mains. La vieille femme  et s’exclama : 
    — Hé ! mes enfants, qui vous a emmené ici ? Entrez et restez chez moi, il ne vous arrivera rien.
    Elle les attrapa tous les deux par la main et les entraîna dans sa maison. Un bon repas y était dressé : lait, crêpes avec du sucre, pommes et noisettes. Enfin un bon lit les attendait, tout drapé de blanc. Hansen et Gretel y plongèrent en rêvant qu’ils étaient au Ciel...

    La vieille s’était faite amicale, en fait, c’était une méchante sorcière qui avait tendu un piège aux enfants en construisant une maisonnette en pain, uniquement pour attirer les enfants. Une fois sous son pouvoir, elle les tuera, les cuira et les mangera comme pour un jour de fête.

    Les sorcières ont des yeux rouges et ne peuvent pas voir loin, mais elles ont un odorat très fin comme les animaux et ne remarquent pas quand un être humain approche. Lorsque Hansen et Gretel se sont approchés d’elle, elle avait souri méchamment et avait dit mielleusement : 
    — Je les tiens, ils ne doivent pas m’échapper !
    Le lendemain matin, à peine les enfants réveillés, elle se leva aussitôt, et tout en les regardant tranquillement avec leurs joues bien rouges, elle se murmura à elle-même : 
    — Cela fera un bon déjeuner.
    Puis elle saisit Hansen de ses mains raides et l’enferma dans une pièce derrière une porte à barreaux. Il pouvait crier autant qu’il le voulait mais c’était inutile. Puis elle alla vers Gretel et la réveilla en hurlant : 
    — Debout, feignasse, va chercher de l’eau et fait cuire quelque chose de bon pour ton frère, il est assis dehors dans l’étable et doit prendre du poids. Quand il sera bien gras, je pourrai le manger.
    Gretel se mit à pleurer amèrement ; mais tout cela était inutile, elle devait faire ce que la méchante sorcière lui avait ordonné.

    La meilleure cuisine fut alors cuite pour Hansen, tandis que pour Gretel on ne servait que les carapaces d’écrevisses. Chaque matin, la vieille se pressait jusqu’à l’étable et criait :
    — Hansen, passe ta main par les barreaux que je vois si tu es bien gras. Hansen lui glissait alors un vieil os et la vieille qui n’y voyait presque plus, pensait que c’était la main de Hansen et s’étonnait de ce qu’il ne voulait pas engraisser. Quatre semaines passèrent, Hansen était toujours aussi maigre, la vieille à bout de patience ne voulut plus attendre.
    — Gretel ! allez ouste ! appela-t-elle. Va chercher de l’eau ! Que Hansen soit gras ou qu’il soit maigre, demain je le tue et je le cuis.
    La pauvre Gretel pleurait toutes les larmes de son corps en allant chercher de l’eau, il fallait voir comment elles roulaient sur ses joues. 
    — Mon Dieu, aide-nous donc ! supplia-t-elle. Si au moins les bêtes sauvages nous avaient dévorés, on serait mort ensemble !
    — Épargne-nous tes sanglots, dit la vieille, ça ne sert à rien.

    Le lendemain matin, Gretel sortit remplir le seau, le suspendit dans la cheminée et alluma le feu. 
    — Nous allons d’abord faire du pain, dit la vieille. J'ai déjà chauffé le four et pétri la pâte. 
    Elle poussa la pauvre Gretel vers le four duquel les flammes déjà sortaient. 
    — Penche-toi et vois si c’est suffisamment chaud afin que nous puissions y enfourner le pain.
    Puis lorsque Gretel fut assez proche, elle voulut ouvrir le four pour la faire rôtir dedans et ensuite la dévorer. Mais Gretel devinant ses intentions dit : 
    — Je ne sais pas comment faire pour entrer dedans !
    — Oie stupide, dit la vieille. La porte est assez grande, ne vois-tu pas que même moi je peux y passer, affirma-t-elle en rampant et en passant la tête dans le four. 
    Alors Gretel lui donna un bon coup si bien qu’elle bascula dedans puis elle referma la porte en fer et tira le verrou. 
    — Hou ! hou ! hurla-t-elle horriblement. 
    Gretel partit en courant tandis que l’horrible sorcière brûlait abominablement.

    Elle courut tout droit vers Hansen, lui ouvrit l’étable et lui cria : 
    — Hansen, nous sommes libres, la vieille sorcière est morte !
    Hansen bondit comme un oiseau de sa cage lorsqu’on lui ouvre la porte. Comme ils se sont réjouis en tombant dans les bras l’un de l’autre et comme ils ont sauté de joie et se sont embrassés ! Ils se dirigèrent vers la maison de la sorcière puisqu’ils n’avaient plus à la craindre. Dans tous les recoins ils trouvèrent des perles et des pierres précieuses.
    — C’est bien plus beau que des cailloux, déclara Hansen en remplissant ses poches de ce qui pouvait bien y entrer. 
    Puis Gretel dit :
    — Je veux aussi rapporter quelque chose à la maison, et elle remplit aussi son tablier.
    — Partons maintenant, ordonna Hansen. Sortons de cette forêt maléfique.
    Mais après deux heures de marche, ils arrivèrent près d’une rivière. 
    — Nous ne pouvons pas traverser, affirma Hansen, je ne vois ni passerelle ni pont.
    — Il ne passe aucun bateau non plus, renchérit Gretel, mais je vois un canard blanc, si je le lui demande il nous aidera à traverser.
    Et elle appela :
    — Canard, canard attentionné 
    Gretel et Hansen n’ont 
    Ni passerelle, ni pont 
    Sur ton dos fais-nous passer.

    Le canard approcha et Hansen s’installa sur son dos et pria sa sœur de le rejoindre s’asseoir près de lui. 
    — Non, répondit Gretel. Ce sera trop lourd pour le canard, il doit nous faire passer l’un après l’autre.
    Le bon volatile s’acquitta bravement de sa tâche. Lorsqu’ils furent passés et qu’ils eurent fait un bout de chemin, la forêt se fit de plus en plus familière et soudain, ils aperçurent la maison de leur père. Ils se mirent alors à courir, se précipitèrent à l’intérieur, et sautèrent au cou de leur père. Depuis qu’il avait abandonné ses enfants dans la forêt, l’homme n’avait plus eu de joie, sa femme était morte.

    Gretel secoua son tablier pour en faire tomber les perles et les gemmes qui se répandirent dans la cuisine, pendant que Hansen en jetait poignée après poignée de ses poches. Tous les soucis avaient enfin pris fin et ils purent vivre avec bonheur ensemble.

    Une histoire est finie, là court une souris, qui l’attrape doit s’en faire une grande cape fourrée.

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  •  - La Princesse Au Petit Pois...Hans Christian Andersen

    Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la Terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C'était difficile à apprécier ; toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu rencontrer une véritable princesse.

    Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascades de pluie que c'en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C'était une princesse qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l'air dans cette pluie, par ce temps ! L'eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon… et elle prétendait être une véritable princesse !
     
    « Nous allons bien voir ça », pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. Elle alla dans la chambre à coucher, retira toute la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu'elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d'eider. C'est là-dessus que la princesse devait coucher cette nuit-là. Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.
    « Affreusement mal, répondit-elle, je n'ai presque pas fermé l'œil de la nuit. Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit. J'étais couchée sur quelque chose de si dur que j'en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C'est terrible ! »
    La Princesse au petit pois - illustration 1
    Alors ils reconnurent que c'était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d'eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d'une authentique princesse.
    Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d'avoir trouvé une vraie princesse, et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d'art, où l'on peut encore le voir si personne ne l'a emporté. Et ceci est une vraie histoire.
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  • Conte Du Vietnam Le Chat - Par Thu Trinh-Bouvier -

     Contes & Légendes D'Asie, Culture Du Vietnam

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    Conte Du Vietnam Le Chat - Par Thu Trinh-Bouvier -    Contes & Légendes D'Asie, Culture Du Vietnam

    Le chat  -  Il était une fois un mandarin qui possédait un chat et l’aimait énormément. Il en était si fier, il le trouvait si extraordinaire qu’il décida de le nommer “Ciel”. Mon chat est si précieux et unique que le nom «Chat» ne lui convient pas. Il n’y a que le ciel qui soit à sa mesure, puisque rien n’est comparable au ciel. Or, un jour, un ami lui dit...

    - Permettez-moi de vous faire remarquer qu’il a une chose plus puissante que le ciel, ce sont les nuages, puisque les nuages peuvent envahir le ciel.

    - Vous avez raison, répondit le mandarin. Et je vous remercie de cette remarque pleine de sens. Je vais désormais nommer mon chat “Nuage”.

    - Quelque temps après, un autre mandarin vint prendre le thé à la maison.

    - Comment, s’écria-t-il, vous appelez “Nuage” ce magnifique animal ? Mais il existe une chose bien plus forte que les nuages : c’est le vent qui les chasse.

    - Dès lors, son maître nomma “Vent” le bel animal.
    - Une semaine ne s’était pas écoulée que le maire de la ville, invité chez le mandarin, aperçut le précieux animal.

    - “Vent”, dit-il, c’est un nom bien indigne. Le vent trouve facilement son maître puisqu’un mur peut l’arrêter.

    - En effet, répondit le propriétaire du chat. Désormais, mon animal s’appellera “Mur”.

    - Un peu plus tard, un étudiant qui travaillait chez le mandarin fit remarquer respectueusement au seigneur qu’une souris était capable de vaincre le mur.

    - Cher maître, si je puis me permettre, il semble bien qu’une simple souris peut venir à bout de n’importe quel mur. Elle le mine en perçant des trous. Aussi petite soit-elle, elle est capable de grande chose puisqu’elle l’affaiblit et le détruit petit à petit.

    - C’est vrai, reconnut le mandarin. Je vais donc appeler mon magnifique chat “Souris”.

    - Vint alors à passer le petit garçon du jardinier.
    - “Souris” ! s’écria-t-il en éclatant de rire. Mais il y a quelqu’un de bien plus puissant que la souris, c’est le chat qui l’attrape et la mange !

    - Le mandarin comprit alors sa vanité.
    - Désormais, il nomma l’animal tout simplement : “ Chat ”.

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    Ce chat fait semblant d'être mort pour éviter... par PauseCafein

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  • Conte noir de Noël – 

    **********

    Une étoile grande comme une soucoupe volante
    S’est immobilisée au-dessus de la ville.
    Comme l’année dernière,
    Comme l’année d’avant
    Et les autres années encore,
    Jésus est né dans une cave,
    La cave réfrigérée du restaurant
    Près des Grands Magasins.
    Il a vécu là quelques jours,
    Avec sa mère toujours vierge
    Et son père toujours charpentier au chômage,
    Au milieu des cartons de champagne,
    Des boites de foie gras et du caviar.
    Alors, on a illuminé la rue avec des guirlandes chinoises,
    On a décoré les vitrines avec des poupées hindoues,
    On a embauché des père Noël algériens
    Parce qu’ils étaient blancs et pas chers.
    Les boutiques et les banques sont restées ouvertes
    Des nuits entières
    Pour nous permettre d’acheter, de consommer
    Des choses inutiles produites ailleurs.
    L’Armée du salut a chanté, faux comme d’habitude,
    Pour servir un beau repas à ses pauvres.
    Des bergers charitables ont apporté de la soupe
    A Joseph et à Marie
    Qui ne pouvaient quitter leur bébé transi.
    Trois princes d’Arabie sont arrivés avec du pétrole,
    Des dollars et mille choses encore.
    Mais il était trop tard,
    Le petit bébé n’a pas résisté au froid
    Et à l’indifférence,
    Il est mort dans sa cave.
    Ses parents ont été reconduits dans leur pays d’origine.
    Jésus a disparu jusqu’à l’année prochaine.

    Martial Havel

     
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  • La chouette et le hibou

    La chouette et le hibou..................

    La nuit vint à s’étendre sur la forêt ;un hibou de grande envergure s’éveilla et étira ses grandes ailes en scrutant le ciel de ses yeux jaunes..

    Il était temps de s’éveiller et de se mettre à chasser,
    mais il avait la flemme et venait à peine de quitter sa famille.

    Je me sens bien seul, se disait-il, il faudra bientôt que je fonde famille et que je m’enquière de trouver épouse.
    Allons courage, ne soyons pas timide !

    Il se mit à hululer pour lancer un appel en espérant trouver une future compagne et pouvoir ainsi fonder famille pour avoir quelques beaux rejetons.

    Soudain à son appel, lui arriva une réponse, un cri plus aigu que le sien et moins puissant. il tourna la tête de tous côtés pour enfin apercevoir celle qui lui avait répondu.

    Avec ses grands yeux, il put la distinguer. Elle était à deux arbres de lui, debout sur une branche et le regardait avec admiration.

    Lui, n’avait jamais vu d’hibou de cette sorte. Plus petite, elle avait un visage rond et deux grands yeux ronds et jaune d’or
    qui lui dévoraient le visage.

    Belle comme une nuit claire et lumineuse, pensa t’il et il prit son envol pour aller se poser à ses côtés.

    La lune reflétait son ombre sur le sol. En deux trois coups d’ailes,le voilà arrivé.

    Oh que vous êtes beau et majestueux, lui dit-elle ; 
    c’est la première fois que je vois quelqu’un comme vous.

    Et vous, lui répondit-il avec emphase, quelle joli petit visage rond, et ces beaux yeux qui vous mangent la face.
    Voulez-vous devenir mienne ? Oh que oui, j’aimerais bien
    devenir la compagne d’un beau seigneur tel que vous,
    au moins je me sentirais protégée.

    Allez, venez, dit le hibou, je vais vous présenter à mes parents, Ils m’ont forcé à quitter le nid,
    prétendant que j’avais l’âge d’indépendance.

    Et voilà, que tous deux, ils prirent leur envol jusqu’au nid familial de notre jeune hibou, se sentant joyeux et plein d’allégresse en pensant qu’un jour, ils allaient vivre ensemble.

    A leur arrivée, ils furent bien surpris de voir le regard étonné des deux parents de notre hibou.

    Après avoir fait les présentations, maître hibou s’esclaffa bruyamment. Vous ne pouvez vivre ensemble, finit-il par dire, c’est impossible, car bien qu’ayons des mœurs et habitudes communs, vous n’êtes pas de la même espèce.

    Tu es hibou et elle est chouette. Vous reproduire est impossible.Si vous vivez ensemble, jamais vous n’aurez d’enfant.

    Quel choc, ce fut pour nos deux tourtereaux d’apprendre cette différence essentielle. S’aimer est une chose, mais il n’est pas toujours possible de supprimer toutes les incompatibilités.

    Il s’en allèrent donc chacun de leur côté, tout en restant amis
    et finirent un jour par trouver chaussure à leur pied et fonder chacun une famille.

    Titre et illustration : Nath La Muse
    Texte : Eric de La Brume
    Le 8 juillet 2018

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  • l'homme perdu

    l'homme perdu

     

    Chapitre I: L'accident

    l'homme perdu................

    Il marchait sur la route, Le visage à l’air hagard. Il sortait d’un bois, Avait le regard  vide.
    Il venait de sortir d’un long sommeil et s’était retrouvé étendu dans un fossé le long d’une route
    La tête vide comme  quelqu’un venant de naître

    Il marchait sans but, se retrouvant sans passé. C’était un homme perdu déambulant le long d’une route, avançant comme un automate.

    Il s’était réveillé sans souvenir, La tête vide, se sentant léger et aérien
    Mais une angoisse lui tordait l’estomac. C’était un homme perdu..
    Sur la route, il croisa des gens qui ne semblaient pas le voir
    Une large plaie au front était béante, mais il ne ressentait aucune douleur

     
    C’était un homme perdu, sa mémoire s’était envolée.
    De sa vie, il ne savait plus rien, Il avançait sur la route, sans but.

    Tout d’un coup, il entendit un bruit. Il approchait d’une plage, devait se trouver près de la côte
    Il entendait les vagues lécher le sable. Il approcha, la côte était déserte.
    C’était le petit matin, le jour venait à peine de poindre laissant apparaître un ciel ouateux.

    Sur un rocher, il s’assit, face à la mer regardant les vagues déferler sur le sable
    Essayant de ressasser ses souvenirs, Il se sentait léger.

    Pourtant, il devait avoir bien vécu, Il se regarda, il ne semblait ni jeune ni vieux
    Un homme entre deux âges  qui devait avoir  encore belle allure.

    Le jour, petit à petit se levait, Le soleil se levait à l’horizon
    Dispersant les nuages  pour se mettre à briller de tous ses éclats.

    Des gens passaient maintenant sur la plage.  Ils ne semblaient pas l’apercevoir alors qu’il était bien visible assis sur son rocher regardant la mer qui s’effarouchait.

    Il passa la main sur le front, sentit cette plaie béante. Le sang ne coulait plus
    Mais ses vêtements en étaient tâchés

    Soudain, il comprit ! Cette plaie dont le sang ne coulait plus,
    ces gens qui passaient sans le voir; il devait avoir eu un accident.
    Sa mémoire petit à petit  resurgit alors du fond des brumes.
    Il revit sa violente dispute à la maison, son départ précipité.

    Il se vit prendre la voiture, démarrer en trombe, déraper dans un virage
    Le choc fatal se produisit. Éjecté  de la voiture, il atterrit dans un fossé !
    Un choc sous le crâne qui lui fit quitter ce monde.

    Petit à petit, la brume qui lui restait dans le cerveau se dissipa.
    Il avait quitté ce bas monde, mais n’avait pas pu atteindre l’au-delà.
    Il se trouvait entre les deux, comme une ombre se trouvant entre les deux, obligé de rester pour expier ses fautes.

    Il n’était pourtant ni pire ni meilleur qu’un autre, avait commis des fautes
    comme beaucoup pouvaient en commettre et se demandait pourquoi c’était à lui que ça arrivait.

    Plus loin, de l’endroit d’où il était parti, on venait de retrouver la voiture emboutie, le corps étendu et maculé de sang, une plaie béante sur le front.

    Dans son énervement, il était parti en trombe, avait mal emprunté un virage et sa voiture avait  heurté un arbre sur la route.  Il était mort sur le coup..

    Tout lui revenait en mémoire maintenant, cela avait été si rapide.

    C'était une sensation étrange,il se sentait léger aérien mais comme dissous dans l'espace. Il décida de se rendre sur les lieux de l'accident, de retourner voir cet endroit d'où il était passé de vie à trépas.

     

    Chapitre II: Le pays des ombres

    Sur le chemin du retour, alors que la nuit tombait, empruntant un chemin de terre pour arriver plus vite, il sentit soudain le sol trembler sous ces pieds, il s'effondrait et s’entrouvrait.

    Il fut alors entraîné dans une chute interminable et finit par atterrir dans une espèce de couloir sombre et humide.

    la peur et l'angoisse commença par l'étreindre.  L'endroit semblait être une partie de grotte souterraine.  L'air était confiné et très humide.  Pendant tout un temps, il resta plongé dans le noir. L'angoisse et la peur le faisait trembler de tout son être.

    Après quelques instants, il finit par s'habituer à l'obscurité et se calma petit à petit.  Que lui arrivait-il donc de si grave ?  Qu'avait-il bien pu faire pour en arriver là ?

    Soudain une lumière diffuse apparût, glauque. Une forme couleur bleu nuit s'approchait et vint vers lui: Que fais-tu là, malheureux mortel, comment es-tu arrivé dans mon royaume/

    l'homme perdu................

    Ne vois-tu pas que ton heure n'est pas encore arrivée.  Qui t'a envoyé ici, dan sle pays des ombres, des sans loi et des pénitents ?

    Je ne sais pas répondit-il d'un air apeuré.  Tout ce dont je e rappelle c'est que je roulais et ai eu un accident.

    Je m'appelle Umbratilus dit alor la forme rougeoyante et je suis le maître du peuple des ombres, de ceux qui doivent réparer leur vie et n'ont pas encore droit à la félicité.

    Toi, tu n'as pas encore ta place ici et je vais te montrer ce qui risque d'arriver si jamais un jour, pour la deuxième fois tu reviens ici.  Suis-moi!

    Et voilà qu'il se mit à suivre Umbratilus dans un dédale de couloirs.  Des formes étranges presque indescriptibles peuplaient l'endroit.

    Des formes humaines et d'autres qu'il n'avait jamais vues  nulle part. Des gens décédés parfois depuis plusieurs siècles ettous se croisaient sans sembler se voir.

    Pendant ce temps, à la surface de la terre, les secours s'activaient.  Une ambulance venait d'arriver.  On ramassa délicatement le corps ensenglanté, étendu dans le fossé et on le déposa sur une civière.

    l'ambulance, s'élançaen trombe sur  l'autoroute pour rejoindre l'hopital le plus proche.  L'homme semblait  mort et on lui  recouvrit le visage.

    Pourtaant, il lui restait encore un souffle de vie,imperceptible. Pendant ce temps,dans les entrailles de la terre, son chemin puis il se retourna vers André,car c'était le nom de l'homme.

    Je ne pense pas que ton temps est là et ta vie n'a pas été assez mauvaise  pour venir nous rejoindre. Tu pourras dans quelques temps revenirà la vie mais avant cela,je vais te montrer le monde des ténèbres

    .Jamais de toutes sa vie, André n'avait vu ça.  Si un jour on lui avait demandé de le décrire , il en aurait été incapable.

     

     (à suivre)

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  • A la pointe du jour

    A la pointe du jour............... Eric de La Brume

    Chapitre 1 : Le jour se lève

    A la pointe du jour, aux premières lueurs de l’aurore,
    la campagne se réveille accompagné d’un brouhaha musical de chants d’oiseaux en fête.

    L’été est à son zénith et l’on peut voir les brumes de la soirée, au fur et à mesure que le soleil sort de son lit pour illuminer un paysage rare et encore intact, comme on n’en trouve presque plus en cette mi-août 2024.
    Jolie région perdue qu’un couple d’amoureux venait de découvrir.  Ils avaient loué un chalet, situé à la lisière de la forêt et en bord de rivière.
    Le temps était prometteur.  Déjà la chaleur se faisait ressentir et la forêt avoisinante faisait ressortir les chants d’oiseaux en liesse et fêtaient ce jour nouveau qui semblait vouloir être exceptionnel.
     

    Dans le petit chalet, le couple venait de se réveiller et regardait les premiers rayons de soleil filtrer à travers les persiennes encore baissées.
    Jeunes tourtereaux fraîchement mariés, ils avaient loué ce chalet, perdu, le long d’une route enchanteresse dans un bocage qui menait à une campagne verdoyante et encore intacte.
    Déjà une semaine s’était passée, paisible, à l’abri de tout souci et une nouvelle s’annonçait avant de reprendre la route du retour et des tâches quotidiennes de la vie, dans un monde de plus ne plus trépident et aux allures belliqueuses.

    Le soleil commençait à monter et la chaleur grimpait. Chaque année, elle devenait plus intense et beaucoup considéraient que ce phénomène n’avait plus rien de naturel et étaient dû au comportement humain.
    Aujourd’hui, vu le temps au beau fixe, une promenade campagnarde était prévue accompagnée d’une symphonie de chants d’oiseaux.
    Il faisait chaud, le ciel éait d'un bleu limpide, les prairies parsemées de fleurs sauvages, une journée de paradis pour deux amoureux épris l'un de l'autre comme au premier jour de leur rencontre.

    Un mois loin du vacarme, du traffic de la ville et des vissicitudes de la pollution.
    La journée avait bien commencé,Marie était enceinte et lanaissance était proche, six mos déjà étaient passés, encore trois pour l'heureux évènement.  Ils s'engagèrent dans une clairière parsemée de coquelicots quand, soudain,
    la symphonie musicale de nos amis les oiseaux s'interrompit, la nature sembla pendant un instant comme pétrifiée et un siflement lointain se fit entendre donnant suite comme à une explosion, puis tout reprit son cours comme si rein ne s'était passé.

     

    (à suivre)

    Créé le 19 août 2018
    Auteur : Eric de La Brume

     

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  • Le secret de la licorne.

    Le secret de la licorne.................

    Dans notre monde, il en existe plusieurs : Le monde du réel et du visible que tout le monde connaît, et celui de l’inconnu ou de l’invisible.

    Celui dont je vais vous conter l’histoire, fait partie du 2ème
    que le commun des mortels ne peut voir mais qui, parfois peut apparaître.

    Il s’agit de l’île fantastique, une île, voguant dans l’espace, entre les étoiles et sur laquelle y vivent des animaux
    qu’on ne rencontre nulle part ailleurs.

    Mais je vais vous parler d’un de ceux que j’ai rencontrés et qui peuple parfois nos rêves d’enfants en quête de merveilleux.
    Une nuit, je me suis échappé, de notre réalité et parcouru l’espace à la recherche d’aventures et découvertes
    et ai abouti sur l’île fantastique.

    Une île peuplée d’animaux extraordinaires, dont notamment des  licornes, dragons et griffons, qui étonnamment n’ont développé aucune agressivité et qui chose étrange, ne connais-sent pas la mort.

    C’est là que j’ai rencontré Flamme, une licorne, blanche comme de la neige, sa corne bien droite, plantée qui me dévisageait du haut d’un rocher.

    En un instant, pendant la nuit, en traversant l’espace,
    je suis arrivé sur l’île fantastique et me suis laissé séduire.
    Une forêt rutilante, des sources d’eau vive, une luminosité incomparable et des animaux au formes étranges qu’on ne peut voir que là.

    D’un saut leste, la licorne me rejoint et m’adressa la parole.
    J’ai un secret me dit- elle, je n’ai pas toujours été comme ça.
    Il y a fort longtemps, j’étais un ange et j’ai commis une faute, 
    une faute d’orgueil et j’ai été déchu et voilà ce que je suis devenu.

    Repenti, on m’a pardonné et placé sur cette île entre ciel et terre et répandre le bien.
    C’est une île où la vie est sans fin, il n’y existe aucune agressivité et la  nourriture est abondante et suffisante pour tous.

    Je t’invite à la visiter avant de retourner dans ton monde où
    y règne tant de haine et d’incompréhension.
    Flamme m’en fit faire le tour et je n’y trouvai que beauté et enchantement.

    Un vrai retour au paradis terrestre, mais l’homme y était absent et tout n’y semblait qu’harmonie et partage.
    Les oiseaux chantaient à tue-tête et s’ébrouaient dans l’eau de la rivière, les fleurs s’épanouissaient avec grâce et les grands fauves doux comme des agneaux.

    Le temps passa aussi vite que l’éclair et je pris le chemin de retour avec un message de paix et d’amour à partager.
    J’ouvris les yeux, et de mon lit je regardai le ciel empli d’étoiles et que la lune éclairait d’une lueur blafarde.

    Au loin, j’aperçus comme une minuscule étoile qui scintillait et se déplaçait lentement.

    C’était l’île fantastique et j’étais le seul à pouvoir l’entrevoir.

    Illustration: Nath la Muse
    Texte :Eric de La Brume
    Le 27 juin 2018

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  • La bonne fée

    La bonne fée

    Il existe dans notre univers,
    un monde mystérieux et peu connu,
    un monde parallèle et sans limite,
    sans terre ou territoire défini.

    Un monde grouillant de vie,
    où comme chez nous,
    le bien et le mal se côtoient
    mais où le temps n’a pas la même mesure que le nôtre.

    Un monde où des êtres,
    ont des pouvoirs étranges qui nous dépassent.
    Un monde sans formes particulières,
    mais habité par des êtres aux pouvoirs obscurs parfois.

    Je vais vous parler du peuple des fées,
    et d’une d’elle bienfaisante et qui parfois,
    vient visiter nos nuits,
    et détendre nos esprits.
     
    Souvent, elle se présente comme la marraine,
    la marraine de nouveau-nés délaissés,
    et s’introduit dans les rêves
    des membres de familles en difficultés.

    Issue du fonds des temps,
    elle les traverse sans entraves,
    se dissémine dans nos esprits,
    pour y mettre un baume à nos souffrances.

    Elle voyage à travers le temps
    d’époque en époque e,t parfois,
    arrivait à arranger,
    certaines erreurs du passé.

    Elle a pour nom Abondance,
    et sans peur s’oppose aux êtres maléfiques,
    qui veulent lui barrer le chemin,
    prête à porter secours au pauvre et à l’opprimé.

    Un jour, à notre époque,
    elle rencontra une famille démunie,
    prête à être mise à la rue,
    avec deux enfants.

    Elle les prit en pitié,
    et voyant le père prêt à sombrer
    dans les bras du malin, Imbibé d’alcool
    désespéré et devenant agressif, elle lui apparût.

    Il ne faut pas toujours jeter la pierre,
    à qui devient mauvais,
    blessé par les affres de la vie,
    mais chercher à comprendre.
     
    Endormi, dans cette petite pièce,
    qui leur servait de chambre,
    dans un taudis, à prix d’usurier,
    il la vit apparaître tout de rose vêtue.

    Belle et diaphane, blonde et pure,
    deux ailes délicatement transparentes,
    entourée de fleurs représentant l’amour,
    il vit son visage auréolé de lumière.

    Lui, qui depuis des lunes,
    sans travail et sans espoirs,
    vivait ses nuits comme des cauchemars,
    pour la première fois, il fit un songe.

    Beaucoup n’y croient pas,
    vivent dans un monde pauvre en rêves;
    d’autres, en ont leur esprit peuplé,
    et côtoient sans cesse cet espace parallèle.

    Étrange; avoir l’impression d’être éveillé ,
    alors qu’on est endormi.
    Tout va s’arranger, reprends espoir,
    ne laisse pas tomber les bras lui murmura t-elle à l'oreille.

    De sa baguette magique,
    elle effleura le bras de l’homme endormi,
    et il en surgit une pluie d’étoiles,
    qui le pénétra.

    Le lendemain matin, l’homme reprit courage,
    arrêta de boire et retrouva du travail.
    Abondance avant de repartir,
    promit de veiller sur les deux enfants.

    Titre et Illustration : Nath La Muse
    Texte : Eric de La Brume
    Le 23 juillet 2018

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