• Conte Du Vietnam Le Chat - Par Thu Trinh-Bouvier -

     Contes & Légendes D'Asie, Culture Du Vietnam

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    Conte Du Vietnam Le Chat - Par Thu Trinh-Bouvier -    Contes & Légendes D'Asie, Culture Du Vietnam

    Le chat  -  Il était une fois un mandarin qui possédait un chat et l’aimait énormément. Il en était si fier, il le trouvait si extraordinaire qu’il décida de le nommer “Ciel”. Mon chat est si précieux et unique que le nom «Chat» ne lui convient pas. Il n’y a que le ciel qui soit à sa mesure, puisque rien n’est comparable au ciel. Or, un jour, un ami lui dit...

    - Permettez-moi de vous faire remarquer qu’il a une chose plus puissante que le ciel, ce sont les nuages, puisque les nuages peuvent envahir le ciel.

    - Vous avez raison, répondit le mandarin. Et je vous remercie de cette remarque pleine de sens. Je vais désormais nommer mon chat “Nuage”.

    - Quelque temps après, un autre mandarin vint prendre le thé à la maison.

    - Comment, s’écria-t-il, vous appelez “Nuage” ce magnifique animal ? Mais il existe une chose bien plus forte que les nuages : c’est le vent qui les chasse.

    - Dès lors, son maître nomma “Vent” le bel animal.
    - Une semaine ne s’était pas écoulée que le maire de la ville, invité chez le mandarin, aperçut le précieux animal.

    - “Vent”, dit-il, c’est un nom bien indigne. Le vent trouve facilement son maître puisqu’un mur peut l’arrêter.

    - En effet, répondit le propriétaire du chat. Désormais, mon animal s’appellera “Mur”.

    - Un peu plus tard, un étudiant qui travaillait chez le mandarin fit remarquer respectueusement au seigneur qu’une souris était capable de vaincre le mur.

    - Cher maître, si je puis me permettre, il semble bien qu’une simple souris peut venir à bout de n’importe quel mur. Elle le mine en perçant des trous. Aussi petite soit-elle, elle est capable de grande chose puisqu’elle l’affaiblit et le détruit petit à petit.

    - C’est vrai, reconnut le mandarin. Je vais donc appeler mon magnifique chat “Souris”.

    - Vint alors à passer le petit garçon du jardinier.
    - “Souris” ! s’écria-t-il en éclatant de rire. Mais il y a quelqu’un de bien plus puissant que la souris, c’est le chat qui l’attrape et la mange !

    - Le mandarin comprit alors sa vanité.
    - Désormais, il nomma l’animal tout simplement : “ Chat ”.

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    Ce chat fait semblant d'être mort pour éviter... par PauseCafein

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  • Conte noir de Noël – 

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    Une étoile grande comme une soucoupe volante
    S’est immobilisée au-dessus de la ville.
    Comme l’année dernière,
    Comme l’année d’avant
    Et les autres années encore,
    Jésus est né dans une cave,
    La cave réfrigérée du restaurant
    Près des Grands Magasins.
    Il a vécu là quelques jours,
    Avec sa mère toujours vierge
    Et son père toujours charpentier au chômage,
    Au milieu des cartons de champagne,
    Des boites de foie gras et du caviar.
    Alors, on a illuminé la rue avec des guirlandes chinoises,
    On a décoré les vitrines avec des poupées hindoues,
    On a embauché des père Noël algériens
    Parce qu’ils étaient blancs et pas chers.
    Les boutiques et les banques sont restées ouvertes
    Des nuits entières
    Pour nous permettre d’acheter, de consommer
    Des choses inutiles produites ailleurs.
    L’Armée du salut a chanté, faux comme d’habitude,
    Pour servir un beau repas à ses pauvres.
    Des bergers charitables ont apporté de la soupe
    A Joseph et à Marie
    Qui ne pouvaient quitter leur bébé transi.
    Trois princes d’Arabie sont arrivés avec du pétrole,
    Des dollars et mille choses encore.
    Mais il était trop tard,
    Le petit bébé n’a pas résisté au froid
    Et à l’indifférence,
    Il est mort dans sa cave.
    Ses parents ont été reconduits dans leur pays d’origine.
    Jésus a disparu jusqu’à l’année prochaine.

    Martial Havel

     
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  • La chouette et le hibou

    La chouette et le hibou..................

    La nuit vint à s’étendre sur la forêt ;un hibou de grande envergure s’éveilla et étira ses grandes ailes en scrutant le ciel de ses yeux jaunes..

    Il était temps de s’éveiller et de se mettre à chasser,
    mais il avait la flemme et venait à peine de quitter sa famille.

    Je me sens bien seul, se disait-il, il faudra bientôt que je fonde famille et que je m’enquière de trouver épouse.
    Allons courage, ne soyons pas timide !

    Il se mit à hululer pour lancer un appel en espérant trouver une future compagne et pouvoir ainsi fonder famille pour avoir quelques beaux rejetons.

    Soudain à son appel, lui arriva une réponse, un cri plus aigu que le sien et moins puissant. il tourna la tête de tous côtés pour enfin apercevoir celle qui lui avait répondu.

    Avec ses grands yeux, il put la distinguer. Elle était à deux arbres de lui, debout sur une branche et le regardait avec admiration.

    Lui, n’avait jamais vu d’hibou de cette sorte. Plus petite, elle avait un visage rond et deux grands yeux ronds et jaune d’or
    qui lui dévoraient le visage.

    Belle comme une nuit claire et lumineuse, pensa t’il et il prit son envol pour aller se poser à ses côtés.

    La lune reflétait son ombre sur le sol. En deux trois coups d’ailes,le voilà arrivé.

    Oh que vous êtes beau et majestueux, lui dit-elle ; 
    c’est la première fois que je vois quelqu’un comme vous.

    Et vous, lui répondit-il avec emphase, quelle joli petit visage rond, et ces beaux yeux qui vous mangent la face.
    Voulez-vous devenir mienne ? Oh que oui, j’aimerais bien
    devenir la compagne d’un beau seigneur tel que vous,
    au moins je me sentirais protégée.

    Allez, venez, dit le hibou, je vais vous présenter à mes parents, Ils m’ont forcé à quitter le nid,
    prétendant que j’avais l’âge d’indépendance.

    Et voilà, que tous deux, ils prirent leur envol jusqu’au nid familial de notre jeune hibou, se sentant joyeux et plein d’allégresse en pensant qu’un jour, ils allaient vivre ensemble.

    A leur arrivée, ils furent bien surpris de voir le regard étonné des deux parents de notre hibou.

    Après avoir fait les présentations, maître hibou s’esclaffa bruyamment. Vous ne pouvez vivre ensemble, finit-il par dire, c’est impossible, car bien qu’ayons des mœurs et habitudes communs, vous n’êtes pas de la même espèce.

    Tu es hibou et elle est chouette. Vous reproduire est impossible.Si vous vivez ensemble, jamais vous n’aurez d’enfant.

    Quel choc, ce fut pour nos deux tourtereaux d’apprendre cette différence essentielle. S’aimer est une chose, mais il n’est pas toujours possible de supprimer toutes les incompatibilités.

    Il s’en allèrent donc chacun de leur côté, tout en restant amis
    et finirent un jour par trouver chaussure à leur pied et fonder chacun une famille.

    Titre et illustration : Nath La Muse
    Texte : Eric de La Brume
    Le 8 juillet 2018

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  • l'homme perdu

    l'homme perdu

     

    Chapitre I: L'accident

    l'homme perdu................

    Il marchait sur la route, Le visage à l’air hagard. Il sortait d’un bois, Avait le regard  vide.
    Il venait de sortir d’un long sommeil et s’était retrouvé étendu dans un fossé le long d’une route
    La tête vide comme  quelqu’un venant de naître

    Il marchait sans but, se retrouvant sans passé. C’était un homme perdu déambulant le long d’une route, avançant comme un automate.

    Il s’était réveillé sans souvenir, La tête vide, se sentant léger et aérien
    Mais une angoisse lui tordait l’estomac. C’était un homme perdu..
    Sur la route, il croisa des gens qui ne semblaient pas le voir
    Une large plaie au front était béante, mais il ne ressentait aucune douleur

     
    C’était un homme perdu, sa mémoire s’était envolée.
    De sa vie, il ne savait plus rien, Il avançait sur la route, sans but.

    Tout d’un coup, il entendit un bruit. Il approchait d’une plage, devait se trouver près de la côte
    Il entendait les vagues lécher le sable. Il approcha, la côte était déserte.
    C’était le petit matin, le jour venait à peine de poindre laissant apparaître un ciel ouateux.

    Sur un rocher, il s’assit, face à la mer regardant les vagues déferler sur le sable
    Essayant de ressasser ses souvenirs, Il se sentait léger.

    Pourtant, il devait avoir bien vécu, Il se regarda, il ne semblait ni jeune ni vieux
    Un homme entre deux âges  qui devait avoir  encore belle allure.

    Le jour, petit à petit se levait, Le soleil se levait à l’horizon
    Dispersant les nuages  pour se mettre à briller de tous ses éclats.

    Des gens passaient maintenant sur la plage.  Ils ne semblaient pas l’apercevoir alors qu’il était bien visible assis sur son rocher regardant la mer qui s’effarouchait.

    Il passa la main sur le front, sentit cette plaie béante. Le sang ne coulait plus
    Mais ses vêtements en étaient tâchés

    Soudain, il comprit ! Cette plaie dont le sang ne coulait plus,
    ces gens qui passaient sans le voir; il devait avoir eu un accident.
    Sa mémoire petit à petit  resurgit alors du fond des brumes.
    Il revit sa violente dispute à la maison, son départ précipité.

    Il se vit prendre la voiture, démarrer en trombe, déraper dans un virage
    Le choc fatal se produisit. Éjecté  de la voiture, il atterrit dans un fossé !
    Un choc sous le crâne qui lui fit quitter ce monde.

    Petit à petit, la brume qui lui restait dans le cerveau se dissipa.
    Il avait quitté ce bas monde, mais n’avait pas pu atteindre l’au-delà.
    Il se trouvait entre les deux, comme une ombre se trouvant entre les deux, obligé de rester pour expier ses fautes.

    Il n’était pourtant ni pire ni meilleur qu’un autre, avait commis des fautes
    comme beaucoup pouvaient en commettre et se demandait pourquoi c’était à lui que ça arrivait.

    Plus loin, de l’endroit d’où il était parti, on venait de retrouver la voiture emboutie, le corps étendu et maculé de sang, une plaie béante sur le front.

    Dans son énervement, il était parti en trombe, avait mal emprunté un virage et sa voiture avait  heurté un arbre sur la route.  Il était mort sur le coup..

    Tout lui revenait en mémoire maintenant, cela avait été si rapide.

    C'était une sensation étrange,il se sentait léger aérien mais comme dissous dans l'espace. Il décida de se rendre sur les lieux de l'accident, de retourner voir cet endroit d'où il était passé de vie à trépas.

     

    Chapitre II: Le pays des ombres

    Sur le chemin du retour, alors que la nuit tombait, empruntant un chemin de terre pour arriver plus vite, il sentit soudain le sol trembler sous ces pieds, il s'effondrait et s’entrouvrait.

    Il fut alors entraîné dans une chute interminable et finit par atterrir dans une espèce de couloir sombre et humide.

    la peur et l'angoisse commença par l'étreindre.  L'endroit semblait être une partie de grotte souterraine.  L'air était confiné et très humide.  Pendant tout un temps, il resta plongé dans le noir. L'angoisse et la peur le faisait trembler de tout son être.

    Après quelques instants, il finit par s'habituer à l'obscurité et se calma petit à petit.  Que lui arrivait-il donc de si grave ?  Qu'avait-il bien pu faire pour en arriver là ?

    Soudain une lumière diffuse apparût, glauque. Une forme couleur bleu nuit s'approchait et vint vers lui: Que fais-tu là, malheureux mortel, comment es-tu arrivé dans mon royaume/

    l'homme perdu................

    Ne vois-tu pas que ton heure n'est pas encore arrivée.  Qui t'a envoyé ici, dan sle pays des ombres, des sans loi et des pénitents ?

    Je ne sais pas répondit-il d'un air apeuré.  Tout ce dont je e rappelle c'est que je roulais et ai eu un accident.

    Je m'appelle Umbratilus dit alor la forme rougeoyante et je suis le maître du peuple des ombres, de ceux qui doivent réparer leur vie et n'ont pas encore droit à la félicité.

    Toi, tu n'as pas encore ta place ici et je vais te montrer ce qui risque d'arriver si jamais un jour, pour la deuxième fois tu reviens ici.  Suis-moi!

    Et voilà qu'il se mit à suivre Umbratilus dans un dédale de couloirs.  Des formes étranges presque indescriptibles peuplaient l'endroit.

    Des formes humaines et d'autres qu'il n'avait jamais vues  nulle part. Des gens décédés parfois depuis plusieurs siècles ettous se croisaient sans sembler se voir.

    Pendant ce temps, à la surface de la terre, les secours s'activaient.  Une ambulance venait d'arriver.  On ramassa délicatement le corps ensenglanté, étendu dans le fossé et on le déposa sur une civière.

    l'ambulance, s'élançaen trombe sur  l'autoroute pour rejoindre l'hopital le plus proche.  L'homme semblait  mort et on lui  recouvrit le visage.

    Pourtaant, il lui restait encore un souffle de vie,imperceptible. Pendant ce temps,dans les entrailles de la terre, son chemin puis il se retourna vers André,car c'était le nom de l'homme.

    Je ne pense pas que ton temps est là et ta vie n'a pas été assez mauvaise  pour venir nous rejoindre. Tu pourras dans quelques temps revenirà la vie mais avant cela,je vais te montrer le monde des ténèbres

    .Jamais de toutes sa vie, André n'avait vu ça.  Si un jour on lui avait demandé de le décrire , il en aurait été incapable.

     

     (à suivre)

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  • A la pointe du jour

    A la pointe du jour............... Eric de La Brume

    Chapitre 1 : Le jour se lève

    A la pointe du jour, aux premières lueurs de l’aurore,
    la campagne se réveille accompagné d’un brouhaha musical de chants d’oiseaux en fête.

    L’été est à son zénith et l’on peut voir les brumes de la soirée, au fur et à mesure que le soleil sort de son lit pour illuminer un paysage rare et encore intact, comme on n’en trouve presque plus en cette mi-août 2024.
    Jolie région perdue qu’un couple d’amoureux venait de découvrir.  Ils avaient loué un chalet, situé à la lisière de la forêt et en bord de rivière.
    Le temps était prometteur.  Déjà la chaleur se faisait ressentir et la forêt avoisinante faisait ressortir les chants d’oiseaux en liesse et fêtaient ce jour nouveau qui semblait vouloir être exceptionnel.
     

    Dans le petit chalet, le couple venait de se réveiller et regardait les premiers rayons de soleil filtrer à travers les persiennes encore baissées.
    Jeunes tourtereaux fraîchement mariés, ils avaient loué ce chalet, perdu, le long d’une route enchanteresse dans un bocage qui menait à une campagne verdoyante et encore intacte.
    Déjà une semaine s’était passée, paisible, à l’abri de tout souci et une nouvelle s’annonçait avant de reprendre la route du retour et des tâches quotidiennes de la vie, dans un monde de plus ne plus trépident et aux allures belliqueuses.

    Le soleil commençait à monter et la chaleur grimpait. Chaque année, elle devenait plus intense et beaucoup considéraient que ce phénomène n’avait plus rien de naturel et étaient dû au comportement humain.
    Aujourd’hui, vu le temps au beau fixe, une promenade campagnarde était prévue accompagnée d’une symphonie de chants d’oiseaux.
    Il faisait chaud, le ciel éait d'un bleu limpide, les prairies parsemées de fleurs sauvages, une journée de paradis pour deux amoureux épris l'un de l'autre comme au premier jour de leur rencontre.

    Un mois loin du vacarme, du traffic de la ville et des vissicitudes de la pollution.
    La journée avait bien commencé,Marie était enceinte et lanaissance était proche, six mos déjà étaient passés, encore trois pour l'heureux évènement.  Ils s'engagèrent dans une clairière parsemée de coquelicots quand, soudain,
    la symphonie musicale de nos amis les oiseaux s'interrompit, la nature sembla pendant un instant comme pétrifiée et un siflement lointain se fit entendre donnant suite comme à une explosion, puis tout reprit son cours comme si rein ne s'était passé.

     

    (à suivre)

    Créé le 19 août 2018
    Auteur : Eric de La Brume

     

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  • Le secret de la licorne.

    Le secret de la licorne.................

    Dans notre monde, il en existe plusieurs : Le monde du réel et du visible que tout le monde connaît, et celui de l’inconnu ou de l’invisible.

    Celui dont je vais vous conter l’histoire, fait partie du 2ème
    que le commun des mortels ne peut voir mais qui, parfois peut apparaître.

    Il s’agit de l’île fantastique, une île, voguant dans l’espace, entre les étoiles et sur laquelle y vivent des animaux
    qu’on ne rencontre nulle part ailleurs.

    Mais je vais vous parler d’un de ceux que j’ai rencontrés et qui peuple parfois nos rêves d’enfants en quête de merveilleux.
    Une nuit, je me suis échappé, de notre réalité et parcouru l’espace à la recherche d’aventures et découvertes
    et ai abouti sur l’île fantastique.

    Une île peuplée d’animaux extraordinaires, dont notamment des  licornes, dragons et griffons, qui étonnamment n’ont développé aucune agressivité et qui chose étrange, ne connais-sent pas la mort.

    C’est là que j’ai rencontré Flamme, une licorne, blanche comme de la neige, sa corne bien droite, plantée qui me dévisageait du haut d’un rocher.

    En un instant, pendant la nuit, en traversant l’espace,
    je suis arrivé sur l’île fantastique et me suis laissé séduire.
    Une forêt rutilante, des sources d’eau vive, une luminosité incomparable et des animaux au formes étranges qu’on ne peut voir que là.

    D’un saut leste, la licorne me rejoint et m’adressa la parole.
    J’ai un secret me dit- elle, je n’ai pas toujours été comme ça.
    Il y a fort longtemps, j’étais un ange et j’ai commis une faute, 
    une faute d’orgueil et j’ai été déchu et voilà ce que je suis devenu.

    Repenti, on m’a pardonné et placé sur cette île entre ciel et terre et répandre le bien.
    C’est une île où la vie est sans fin, il n’y existe aucune agressivité et la  nourriture est abondante et suffisante pour tous.

    Je t’invite à la visiter avant de retourner dans ton monde où
    y règne tant de haine et d’incompréhension.
    Flamme m’en fit faire le tour et je n’y trouvai que beauté et enchantement.

    Un vrai retour au paradis terrestre, mais l’homme y était absent et tout n’y semblait qu’harmonie et partage.
    Les oiseaux chantaient à tue-tête et s’ébrouaient dans l’eau de la rivière, les fleurs s’épanouissaient avec grâce et les grands fauves doux comme des agneaux.

    Le temps passa aussi vite que l’éclair et je pris le chemin de retour avec un message de paix et d’amour à partager.
    J’ouvris les yeux, et de mon lit je regardai le ciel empli d’étoiles et que la lune éclairait d’une lueur blafarde.

    Au loin, j’aperçus comme une minuscule étoile qui scintillait et se déplaçait lentement.

    C’était l’île fantastique et j’étais le seul à pouvoir l’entrevoir.

    Illustration: Nath la Muse
    Texte :Eric de La Brume
    Le 27 juin 2018

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  • La bonne fée

    La bonne fée

    Il existe dans notre univers,
    un monde mystérieux et peu connu,
    un monde parallèle et sans limite,
    sans terre ou territoire défini.

    Un monde grouillant de vie,
    où comme chez nous,
    le bien et le mal se côtoient
    mais où le temps n’a pas la même mesure que le nôtre.

    Un monde où des êtres,
    ont des pouvoirs étranges qui nous dépassent.
    Un monde sans formes particulières,
    mais habité par des êtres aux pouvoirs obscurs parfois.

    Je vais vous parler du peuple des fées,
    et d’une d’elle bienfaisante et qui parfois,
    vient visiter nos nuits,
    et détendre nos esprits.
     
    Souvent, elle se présente comme la marraine,
    la marraine de nouveau-nés délaissés,
    et s’introduit dans les rêves
    des membres de familles en difficultés.

    Issue du fonds des temps,
    elle les traverse sans entraves,
    se dissémine dans nos esprits,
    pour y mettre un baume à nos souffrances.

    Elle voyage à travers le temps
    d’époque en époque e,t parfois,
    arrivait à arranger,
    certaines erreurs du passé.

    Elle a pour nom Abondance,
    et sans peur s’oppose aux êtres maléfiques,
    qui veulent lui barrer le chemin,
    prête à porter secours au pauvre et à l’opprimé.

    Un jour, à notre époque,
    elle rencontra une famille démunie,
    prête à être mise à la rue,
    avec deux enfants.

    Elle les prit en pitié,
    et voyant le père prêt à sombrer
    dans les bras du malin, Imbibé d’alcool
    désespéré et devenant agressif, elle lui apparût.

    Il ne faut pas toujours jeter la pierre,
    à qui devient mauvais,
    blessé par les affres de la vie,
    mais chercher à comprendre.
     
    Endormi, dans cette petite pièce,
    qui leur servait de chambre,
    dans un taudis, à prix d’usurier,
    il la vit apparaître tout de rose vêtue.

    Belle et diaphane, blonde et pure,
    deux ailes délicatement transparentes,
    entourée de fleurs représentant l’amour,
    il vit son visage auréolé de lumière.

    Lui, qui depuis des lunes,
    sans travail et sans espoirs,
    vivait ses nuits comme des cauchemars,
    pour la première fois, il fit un songe.

    Beaucoup n’y croient pas,
    vivent dans un monde pauvre en rêves;
    d’autres, en ont leur esprit peuplé,
    et côtoient sans cesse cet espace parallèle.

    Étrange; avoir l’impression d’être éveillé ,
    alors qu’on est endormi.
    Tout va s’arranger, reprends espoir,
    ne laisse pas tomber les bras lui murmura t-elle à l'oreille.

    De sa baguette magique,
    elle effleura le bras de l’homme endormi,
    et il en surgit une pluie d’étoiles,
    qui le pénétra.

    Le lendemain matin, l’homme reprit courage,
    arrêta de boire et retrouva du travail.
    Abondance avant de repartir,
    promit de veiller sur les deux enfants.

    Titre et Illustration : Nath La Muse
    Texte : Eric de La Brume
    Le 23 juillet 2018

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  • Le Petit Lutin et la Lune en voyage

    Le Petit Lutin et la Lune en voyage............de Raphaële Glaux

     

    Il était une fois un petit lutin qui vivait tout seul au pôle Sud. Il s'ennuyait terriblement.

    Un soir, alors qu'il pleurait assis sur un iceberg, la lune apparut dans le ciel :

    "Pourquoi pleures-tu, petit lutin ?

    - je m'ennuie tout seul, Madame la Lune, emmenez-moi."

     

    La lune céda :

    " Montes sur mes épaules, je t'emmène dans la savane.

    - merci ", s'écria le lutin.

    La lune le déposa dans la savane. "Si  tu veux que je revienne dis mon nom trois fois, petit lutin."

    Et la lune  disparut.

    Un vent chaud soufflait et au loin une girafe dormait.

    "Oh, je suis sur que je ne m'ennuierai pas ici", s'écria le lutin.

    Mais soudain, il entendit un rire sinistre et vit une énorme hyène prête à bondir sur lui.

    "Lune, lune lune, au secours !"

    La lune apparut et le petit lutin sauta sur son dos avant de se faire croquer par la hyène.

    "Puisque  la savane ne t'a pas plu, je t'emmène dans la jungle" dit la lune

     

    Et ils s'envolèrent dans la jungle.

    "Si tu veux que je revienne, dis mon nom trois fois, petit lutin." Et la lune disparut.

    Des gouttes d'eau tombaient des arbres et des singes sautaient de liane en liane.

    "Oh , je suis sûr que je ne m'ennuierai pas ici", s'écria le lutin.

    Mais soudain, il entendit un sifflement au-dessus de lui. Il leva la tête et vit un énorme serpent prêt à l'engloutir.

    "Lune, lune, lune, au secours !"

    La lune apparut et le petit lutin sauta sur son dos avant de se faire avaler par le serpent.

    "Puisque la jungle ne t'a pas plu, je t'emmène à la montagne".

     

    Et ils s'envolèrent, la lune déposa le lutin en haut d'une montagne.

    "Si tu veux que je revienne, dis mon nom trois fois, petit lutin."

    Et la lune disparut.

    Il y avait de la neige, partout !

    Soudain, le lutin entendit un grondement inguiétant et aperçut un énorme ours affamé.

    "Lune, lune..."

    Mais trop tard !

     

    Il trébucha et tomba de la montagne avant d'atterrir, POUF, sur un épais tapis de neige.

    Etourdi, il regarda autour de lui : au milieu d'une clairière de sapins se dressait une minuscule maison en bois, décorée de guirlandes et de branches de houx.

    De la musique et des rires s'échappaient des fenêtres éclairées.


    Et partout des lutins ! Certains emballaient des jouets, d'autres, plus coquins, faisaient de la luge au lieu de travailler et un gros bonhomme habillé de rouge attelait son traîneau déjà chargé de cadeaux.

    Trois lutins l'observaient d'un air curieux

    "où suis-je ? Qui êtes vous ? demanda le lutin

    - Tu es au pays enchanté du père Noël, expliqua l'un des lutins

    Nous l'aidons à  fabriquer les cadeaux pour les enfants Veux tu nous aider ?"

    Fou de joie, le petit lutin appela :

    "Lune, lune, lune !"

    Celle-ci apparut ronde et lumineuse dans le ciel

    "Que veux tu encore, petit lutin ?

    - Vous pouvez continuer sans moi, madame la lune

    Ici, je serai heureux, merci !"

    Avant de s'éloigner, la lune sourit et souffla :

    "Joyeux Noël, petit lutin"

     

    Texte de Raphaële Glaux

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  • Le lapin de velours

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    » Il était une fois un lapin de velours, tout neuf et vraiment splendide. Il avait le ventre bien rond, comme doit l’avoir un lapin. Son pelage était à pois bruns, ses oreilles doublées de satin rose, et il avait de vraies moustaches en gros fil.

    Au matin de Noël, calé dans la chaussette aux cadeaux, il faisait plaisir à voir « .

    Il y avait d’autres  cadeaux dans la ( grande ) chaussette, un petit train, une souris mécanique, des bonnes choses à grignoter ( mais pas par le lapin jouet ).

    Puis les oncles et tantes arrivèrent, avec des surprises pour l’enfant très gentil, qui finit par oublier le lapin.

    Il attend dans la chambre du petit garçon avec les jouets, comme le cheval de bois un peu usé, plein de sagesse. Un jour Nounou décide de ranger et met tout le monde sur une planche. Le cheval en bois explique au lapin que le jour où un enfant aime son jouet très fort, le jouet devient vrai. Evidemment l’enfant se demande ce que  cela veut dire, devenir vrai, oui, vrai, même tout usé, avec une oreille ou un oeil en moins !

    Un autre jour, Nounou s’aperçoit que l’enfant n’a plus le  chien de porcelaine qui dort avec lui. Vite, elle prend sur la planche le premier jouet qui se présente, et c’est le lapin tout en velours. Il regrette de quitter son ami le cheval en bois, mais bientôt apprécie de dormir tout près de  l’enfant qui joue aussi à faire des terriers avec les draps du lit.  Tous les deux s’amusent beaucoup. Ils vont ensemble  dans le jardin, et ils voient de vrais lapins qui bougent vraiment, qui peuvent sauter sur leurs longues pattes, et le lapin de velours est très étonné.

    Il se rend compte aussi qu’il s’use peu à peu, que le bout de son nez rose a pâli à force de recevoir des baisers, mais il est si heureux avec son ami !

    Puis le petit garçon tombe malade. Il a beaucoup de température, et devient très rouge  car il a la scarlatine. Cela dure plusieurs jours, et le lapin le réconforte, bien près de lui.

    Heureusement il guérit, mais les grandes personnes prennent une terrible décision :  il faut brûler tout ce qui était dans la chambre. Ils mettent les jouets dans un grand sac qu’ils portent dans le jardin …
    Le Lapin en peluche a  compris, et il verse une larme, une vraie larme …    Une fée passe, et elle est si touchée qu’elle transforme le lapin de velours en vrai lapin vivant … il peut rejoindre les  lapins du jardin  et gambader avec eux !

    Evidemment, les grandes personnes ne doivent absolument pas dévoiler la fin de l’histoire, car il est préférable que  l’enfant puisse parcourir toute la gamme des sentiments. Il peut se rendre compte de la douleur que ressent un doudou quand  il est abandonné, donc, que dire  lorsqu’il s’agit d’un animal vivant ! Il comprend  aussi la force de l’amour et des rêves. Oui, dans la vraie vie, ils peuvent produire des miracles !

    ( Comme l’amitié, le sens de l’entr’aide : c’est pourquoi je propose que tous les animaux deviennent  vrais, en particulier le cheval de bois, qui est si gentil. Et ils pourront se retrouver dans les bois, les champs, jouant tous ensemble, heureux, en paix après tant d’émotions ! ) .

    Un livre merveilleux, tendre, émouvant, qui contribue à la légende du doudou  cher aux  petits !

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