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  • PROVERBES ET DICTONS

     

    Il s'agit des langues du groupe slave de l'Est : russe, ukrainien et biélorusse, qui possèdent peut-être le plus grand nombre de proverbes et dictons du monde, richesse que l'on retrouve dans la langue, dans la pratique quotidienne où l'usage en est fréquent, et parfois jusque dans les discours publics officiels.

     

    "Les proverbes sont particulièrement utiles dans le cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand-chose pour nous justifier"
    A.Pouchkine

     

    Quand les roubles tombent du ciel, le malchanceux n'a pas de sac.
    Tel dans le berceau, tel dans le tombeau.
    Tout est amer à qui a du fiel dans la bouche.
    Qui n'a pas senti le besoin, ne connaît pas le bonheur.
    Le matin est plus sage que le soir.
    Une roue mal graissée grince.
    Fais asseoir le cochon à ta table, il mettra les pieds dessus. 
    Les plumes décorent le paon, et l'instruction l'homme.
    Mieux vaut être boiteux que toujours assis.
    Mesure sept fois, mais ne coupe qu'une.
    En cueillant grain à grain, tu empliras ton panier. 
    Si le tonnerre n'éclate pas, le paysan ne fait pas le signe de la croix. 
    Tout ce qui porte froc n'est pas moine.
    Si tu as saisi la corde, ne dis pas que les forces te manquent.
    Qui dit A doit dire B.
    Bon politique, mauvais chrétien.
    Cuillère sèche écorche la bouche.
    La peur fait courir l'âne plus vite que le cheval.
    Dieu aime la trinité.
    Pour un paresseux, chaque jour est férié.
    Si tout le monde devient seigneur, qui fera tourner notre moulin?
    Ne crache pas dans le puits - il peut se faire que tu en boives. 
    Où le tsar a des dartres, la gale n'est pas une maladie.
    Même d'un bon chien, on attrape des puces
    Avec une promesse, on ne coud pas une pelisse.
    Bonne épouse et grasse soupe aux choux, n'allez pas chercher d'autres biens.
    Le tsar est bien loin et Dieu bien haut.
    Même à Paris, on ne fera pas de l'avoine avec du riz.
    À Dieu le chandelier, et la chandelle au diable.
    Le cordonnier est toujours sans chaussure. 
    Qui achète une cage veut un oiseau.
    Un hôte à la maison, Dieu à la maison.
    La louange et le chou ont bon goût, mais ils gonflent.
    Dieu récompense celui qui se levé de bonne heure.
    Même en enfer, il est bon d'avoir un ami.
    Celui qui a un bon voisin vendra sa maison plus cher. 
    L'aboiement du chien ne fait rien à la lune.
    Il aime comme le loup aime la brebis.
    Ne s'égare pas celui qui pose des questions.
    Un invité et un poisson ne sont bons que trois jours. 
    Si deux hommes te disent : «Tu es ivre!», va te coucher.
    Ne te fie pas à l'amitié d'un bouffon.
    Nous regardons le même soleil, mais nous ne mangeons pas le même dîner.
    Mari et femme, une seule âme. 
    Quand on couche avec les chiens, on se lève avec des puces. 
    Où le tsar veut tailler des courroies, le paysan doit fournir sa peau.
    Où va l'aiguille, le fil suit.
    Chaque courlis vante son marais. 
    La peur a de grands yeux.
    On est jamais ami par force.
    Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture.
    Après la bataille, bien des braves.
    Avec un morceau de pain, on trouve son paradis sous un sapin.
    Au vol on connaît l'oiseau.
    La neige est blanche, mais le chien y pisse; la terre est noire, mais elle produit le froment.
    L'ivrogne cuve son vin, le fou cuve en vain.
    La première crêpe est toujours manquée. 
    En été prépare le traîneau, en hiver le chariot.
    Pain en voyage n'est pas fardeau.
    Plus proche du corps est la chemise. 
    Avec sept nourrices l'enfant est sans surveillance.
    Au festin et au cabaret, beaucoup d'amis.
    Parole n'est pas flèche et n'en perce que mieux.
    Les bruits rampent plus vite que ne volent les nouvelles.
    As-tu donné ta parole? Tiens-la. Ne l'as-tu pas donnée? Tiens bon.
    A force de dire à un homme pendant quarante jours qu'il était fou, on l'a rendu fou.
    La barbe n'amène pas toujours la sagesse.
    Devant la bêtise humaine, même les dieux sont impuissants.
    Le premier arrivé au moulin moud le premier.
    Accord vaut mieux qu'argent.
    La gaieté est la moitié de la santé.
    II n'y a pas deux étés dans l'année.
    Même dans une cage d'or, le rossignol regrette son bosquet.
    Quand Dieu envoie la farine, le diable enlève le sac. 
    À qui a de la chance, son coq pondra.
    Où va l'aiguille, le fil suit.
    À quoi sert à l'aveugle de savoir que la chandelle coûte cher?
    Chat qui gratte gratte pour lui.
    Vécusses-tu un siècle, apprend toujours.
    La fourmi n'est pas grande, mais elle creuse la montagne.
    Si Jésus-Christ me vient en aide, je me moque des anges!
    Quand on est tombé dans l'eau, la pluie ne fait plus peur.
    Tel prêtre, telle paroisse.
    Un mur ne se fait pas avec une seule pierre.
    Sept n'attendent pas un.
    Ne bats pas le boeuf parce qu'il ne donne pas de lait.
    À qui dit la vérité, donnez un cheval afin qu'il puisse se sauver après l'avoir dite.
    A qui se marie vieux, la nuit est courte.
    La couronne du tsar ne le protège pas contre le mal de tête.
    La vérité est au fond du verre.
    Le pire diable est celui qui prie.
    Quand deux personnes se battent, une troisième en profite.
    Le prodigue est un futur mendiant, l'avare est un éternel mendiant.
    Un ducat avant le procès vaut mieux que trois après.
    Mesure deux fois et coupe une fois!
    Le fardeau est léger sur l'épaule d'autrui.
    La vache ne peut pas attraper un lièvre.
    Qui a peur des loups ne va pas au bois.

     

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  • CITATIONS

    *****************************

     

    Vassili KAPNIST
    1757-1823

     

    La Chicane
    Prends, prends, autant que tu pourras,
    L'art est facile à bien apprendre
    Aurions-nous des mains et des bras
    Si ce n'était afin de prendre?

    Les lois nous sont sacrées,
    Mais leurs exécuteurs ne sont pas trop pressés.

    *****************

    Nikolaï KARAMZINE
    1766-1826

    Histoire de l'État russe, 1816
    L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.


    ********************

    Ivan KRYLOV
    1769-1844

     

    Le chat et le cuisinier, Fables (Bossange, 1825)
    Pour corriger les chats et la plupart des hommes,
    Il ne faut pas toujours leur étaler
    De sublimes discours et de beaux axiomes :
    Agir dans certains cas vaut mieux que de parler.

     

    Le cochon, Fables (Bossange, 1825)
    Tel médit du château, des jardins et du maître,
    Qui ne s'est promené que dans la basse-cour.

     

    L'éléphant en faveur, trad. Parfait (Plon, 1867)
    Par la jalousie excités
    À noter les défauts des autres,
    Nous leur cherchons des qualités
    Pour attirer l'oeil sur les nôtres.

     

    Les musiciens, trad. Parfait
    Moi, je dirai: boire n'est rien,
    Quand tu te charges d'une affaire,
    Bois si tu veux, mais fais-la bien.

     

     

    Le Parnasse, trad. Partait
    Dans mainte place, on croit en vain
    Qu'avec le rang vient le génie ;
    On s'estime grand écrivain
    Dès qu'on siège à l'académie.

     

    L'âne et Jupiter, trad. Parfait
    Du rang qu'importe la hauteur
    Qui veut trop se grandir s'abaisse,
    Quand on est petit par le coeur
    On n'est pas grand par sa noblesse.

     

    Le singe et le chasseur, trad. Partait
    II faut toujours avec esprit
    Savoir choisir ce qu'on imite.

     

    L'aigle et les poules, trad. Partait (Plon, 1867)
    Censeur indiscret et bavard,
    Toi qui vas du génie épier la faiblesse,
    Cherche plutôt sa force ; élève ton regard
    Pour le suivre planant dans les hauteurs de l'art ;
    Détourne les yeux, s'il s'abaisse!

     

    Le lion et la panthère, trad. Parfait
    Tout ami qu'un ennemi nous vante
    N'est jamais l'ami qu'il nous faut.

     

    Les passants et les chiens, trad. Parfait
    Sur les pas du talent qui marche solitaire
    La voix de l'envieux toujours se récriera:
    Poursuis ta route, il aboiera,
    Mais il finira par se taire.

     

    La grenouille et Jupiter, trad. Parfait
    L'on rencontre plus d'un sot
    Qui, très prudent, à sa manière,
    Pour faire en paix bouillir son pot
    Mettrait en feu la terre entière.

     

    L'éducation du lionceau, trad. Parfait
    Sachons bien du pays les mours, les intérêts,
    C'est là vrai savoir: le reste vient après!

     

    Le sansonnet, trad. Parfait
    Mieux vaut un sansonnet qui chante à peu près bien
    Qu'un faux rossignol qui détonne.

     

    Les fleurs, trad. Parfait
    Aux censeurs qu'il sait affronter,
    Parfois le vrai talent doit des grâces nouvelles ;
    Si la pluie est à redouter,
    Ce n'est qu'aux fleurs artificielles.

     

    La souris et le rat, trad. Partait
    Le poltron, prompt à se troubler,
    Croit que l'ennemi qu'il redoute
    Est celui qui fait tout trembler.

     

    Les plongeurs, trad. Partait
    Hélas! les trop fougueux apôtres,
    Par l'abîme attirés y tombent tôt ou tard,
    Et c'est encore heureux hasard
    S'ils n'y font point tomber les autres.

     

    Le paysan et la hache, trad. Partait
    Pour bâtir, un couteau ne t'est d'aucun usage ;
    La hache y suffira, si tu sais ton métier
    Tout n'est pas propre à tout, et tant vaut l'ouvrier
    Tant vaut l'outil, nous dit le sage.

     

    Le lion et le loup, trad. Partait
    Ce qui plaît dans un jouvenceau,
    Dans un vieux barbon nous offense.

     

    Le nuage, trad. Parfait
    Bienfait mal placé n'est qu'un vol
    Qu'on fait à l'indigent qui souffre.

     

    La fourmi vaniteuse, trad. Partait
    Tel, en faisant grand bruit de son ardeur guerrière,
    Croit à la renommée être enfin parvenu,
    Qui de tous est bien inconnu,
    Quand il sort de sa fourmilière.

     

    Le chat et le rossignol, trad. Partait
    Je vous le dis tout bas: c'est en vain qu'on se flatte
    De faire aux rossignols chanter de doux accords,
    Quand le chat les tient sous la patte.

     

    Le vieux balai, trad. Parfait
    Commente l'ouvre d'un savant,
    On est bien sûr que maint chapitre
    Sera moins clair qu'auparavant.

     

    L'écureuil en service, trad. Partait
    Qui donne à temps donne deux fois.

     

    Les rasoirs, trad. Partait
    Je sais maint personnage,
    Qui sans nous avouer le motif qui l'engage,
    Craignant les gens d'esprit et leurs malins propos,
    Plus volontiers choisit des sots,
    Pour en former son entourage.

     

    Les trois moujiks, trad. Parfait
    On entend pérorer maint bavard ridicule
    Sur tout fait étranger qui le touche assez peu
    II voit très bien la Chine en feu,
    Et ne voit pas son toit qui brûle.

     

    Le coucou et le coq, trad. Partait (Plon. 1867)
    Sans honte et sans pudeur quand un flatteur vous loue,
    D'éloges mutuels il sait qu'il fait un troc:
    À vanter le coucou lorsque le coq s'enroue,
    C'est pour que le coucou vante à son tour le coq.



    Alexandre GRIBOÏEDOV
    1795-1829

     

    Le Malheur d'avoir trop d'esprit, 1824, trad. Daniel (L'Arche, 1966)
    À tous les simples d'esprit - le bonheur,
    À ceux qui ont trop d'esprit - le malheur.

     

    II arrivera certainement très loin,
    Car des muets on a toujours besoin.

     

    Les mauvaises langues sont plus redoutables que les pistolets.

     

    Même dans le mensonge, mesure il faut garder.

     

    Un homme intelligent ne peut pas ne pas être un fripon.

     

    Ce que nous avons le plus à redouter, c'est la colère des maîtres et aussi leur affection.

     

    Je serais heureux de servir; ce qui me répugne, c'est d'être asservi.



    Alexandre POUCHKINE
    1799-1837

     

    La Tempête de neige, Récits de Belkine, 1830
    Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand-chose pour nous justifier.

     

    Mozart et Salieri, 1830, trad. Meynieux, Ouvres complètes (Bonne, 1953)
    Tous disent : « II n'y a pas de justice sur terre. »
    Mais il n'est pas non plus de justice là-haut !

     

    Boris Godounov, 1831
    L'habitude est l'âme des États.

     

    Eugène Onéguine, 1833
    Heureux celui qui fut jeune en son jeune temps, heureux celui qui sut mûrir à temps !

     

    Eugène Onéguine, 1833 trad. Mikhaïlov (Ghio, 1884)
    Bouche qui ne commet d'erreurs grammaticales
    Me semble être une bouche ignorant le sourire,
    Tout rose qu'elle est, elle perd tout son prix.

     

    Les amis précieux
    Sont plus à redouter: préservez-m'en, grand Dieu!
    C' est l'aide que j'attends de la grâce suprême,
    Et quant aux ennemis, je m'en charge moi-même.

     

    Hymne en l'honneur de la peste, trad. Aragon, Triolet
    Tout par quoi la ruine nous vient
    Pour notre coeur mortel détient
    Des voluptés inexplicables:
    Est-ce immortalité qui naît?

     

    Lettre à sa femme, 30 novembre 1833 trad. Meynieux, Oeuvres complètes (Bonne, 1953)
    Pourvu que l'on ait une auge, on trouvera les cochons.

     

    Les invités se réunissent à la ville, Meynieux
    La malveillance est un trait de notre caractère. Dans le peuple, il se traduit par la moquerie, dans la haute société par l'indifférence et la froideur.

     

    Gogol, Passages choisis de ma correspondance avec mes amis
    Les paroles d'un poète sont déjà ses actions.

     

    Notes
    La pédanterie a son bon côté. Elle est ridicule et repoussante seulement quand elle exprime mesquineries et niaiseries.

     

    Anecdote sur Byron
    L'âme de l'homme est le dépôt inaccessible de ses desseins : s'il les cache lui-même, alors ni l'oeil perfide de l'hostilité, ni le regard prévenant de l'amitié n'y pourront pénétrer.

     

    Lettre
    Un savant sans talent ressemble au pauvre mulet qui mit en pièces et dévora le Coran pour s'imprégner de l'esprit de Mahomet.

     

    Article
    Il suffit d'un lexique pour contenir tous les mots. Mais à la pensée, il faut l'infini.

     

    Bagatelles
    Un vieux traînasseur disait: moralement, je suis toujours physique, mais physiquement je suis devenu moral.



    Nikolaï GOGOL
    1809-1852

     

    Le Journal d'un fou, trad Luneau, Ouvres complètes (Gallimard)
    Pas de date. Ce jour-là était sans date.

     

    Le Révizor, 1836, Luneau
    La femme du sous-officier vous a menti en disant que je l'ai fait fouetter. Elle s'est fouettée elle-même.

     

    Rendons au rire son authentique signification ! Enlevons-le à ceux qui en font une raillerie sacrilège, frivole et mondaine!

     

    Il n'y a qu'une âme profondément bonne à pouvoir rire d'un bon rire clair.

     

    Les Âmes mortes, 1842, Luneau
    Qu'importent les trésors! Plutôt qu'argent entasser, mieux vaut amis posséder, a dit un sage.

     

    Qui a une fois serré le poing ne saurait le rouvrir.

     

    Un mot bien senti ne saurait s'abattre à coup de hache.



    Ivan GONTCHAROV
    1812-1891

     

    Souvenirs
    Nous donnons toujours aisément ce que l'on n'exige pas de nous et ce qu'on ne nous oblige nullement à donner.



    Alexandre POGOSSKI
    1816-1874

     

    N'est pas un bon soldat celui qui ne songe pas à devenir général.



    Ivan TOURGUENIEV
    1818 - 1883

     

    Ermolaï et la Meunière, Mongault
    On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du côté de la forêt.

     

    Le Hamlet du district de Chtchigry, Mongault
    Celui à qui la nature n'a point donné de chair est assuré de ne pas engraisser.

     

    Tchertopkhanov et Nédopiouskine, Mongault
    La nature indifférente et peut-être ironique nous gratifie de penchants qui n'ont aucun rapport avec notre état ou nos moyens d'existence.

     

    Un mois à la campagne, 1850, trad. Boche (Bossard, 1822)
    La nature est beaucoup plus simple et plus grossière que vous ne le croyez. Les bouleaux ne fondent point et ne se trouvent pas mal, comme des dames nerveuses.



    Alexandre SOUKHOVO-KOBYLINE
    1817-1903

     

    L'Affaire, 1862
    Un honnête homme ne saute à la gorge d'un autre qu'en cas de nécessité urgente.

     

    Lettre
    Chacune de mes pièces est un procès que je dois gagner en rusant avec la censure et la presse.



    Kozma PROUTKOV
    (Alexis Tolstoï 1817-1875, Alexis Jemtchoujnikov 1821-1908 et Vladimir Jemtchoujnikov 1830-1884)

     

    Pensées et aphorismes
    Beaucoup d'hommes sont considérés comme malintentionnés seulement parce qu'ils ignorent les opinions qui plaisent à leurs supérieurs.

     

    Le coq se lève tôt ; mais le voleur encore plus tôt.

     

    L'égoïste est semblable à celui qui, entré dans un puits, n'en sortirait pas.

     

    L'encouragement est aussi nécessaire à l'écrivain génial que la colophane à l'archet du virtuose.

     

    L'huître, elle aussi, a des ennemis.

     

    II est bien plus facile de mécontenter la plupart des gens que de les contenter.

     

    Les ongles et les cheveux sont donnés aux hommes pour leur fournir une occupation constante.

     

    Parfois il suffit d'injurier un homme pour ne pas être trompé par lui.

     

    Si sur la cage d'un éléphant tu vois écrit "buffle", n'en crois pas tes yeux.



    Anton TCHEKHOV
    1860-1904

     

    Platonov, 1880, trad. Triolet, Théâtre (Éditeurs français réunis, 1962)
    Vis-à-vis des femmes, nous sommes devenus plus malins, mais devenir plus malin vis-à-vis des femmes, c'est se traîner dans la boue, et soi-même, et les femmes.

     

    À sa naissance, l'homme choisit l'une des trois voies de la vie, et il n'y en a pas d'autres : tu vas à droite et les loups te mangent, tu vas à gauche et c'est toi qui manges les loups, tu vas tout droit et tu te manges toi-même.

     

    Le caractère est une force de la nature, l'absence de caractère d'autant plus.

     

    Oncle Vania
    Une femme ne peut devenir l'amie d'un homme qu'après avoir été une camarade, puis une maîtresse.

     

    L'état normal d'un homme est d'être un original.

     

    Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ?

     

    C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.

     

    Ce ne sont ni les brigands ni les incendies qui détruisent le monde, mais la haine, l'hostilité, les petites intrigues...

     

    Le talent, c'est la hardiesse, l'esprit libre, les idées larges.

     

    Platonov
    Le caractère est une force de la nature, l'absence de caractère d'autant plus.

     

    Lettres
    Vivre éternellement serait aussi difficile - me semble-t-il - que dormir toute la vie.

     

    Les oeuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.

     

    Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge.

     

    Nous savons tous ce qu'est une action malhonnête, mais ce qu'est l'honnêteté, personne ne le sait.

     

    Quel que soit le sujet de la conversation, un vieux soldat parlera toujours de guerre.

     

    Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.

     

    Lettre, Correspondance, trad. Gauchet (Éditeurs français réunis, 1967) 14 janvier 1887
    Un écrivain devrait avoir l'objectivité du chimiste [...] et savoir que même les tas de fumier jouent un rôle appréciable dans le paysage.

     

    En littérature, les petits grades sont nécessaires qu'à l'armée ; c'est ce que dît la raison, et le coeur devrait en dire davantage.

    Qui ne sait pas être serviteur ne pourrait être maître.

     

    Quel que soit le sujet de la conversation, un vieux soldat parlera toujours de guerre.

     

    Nous savons tous ce qu'est une action malhonnête, mais ce qu'est l'honnêteté, personne ne le sait libre ; et a l'esprit libre celui qui ne craint pas d'écrire des sottises.

     

    La brièveté est soeur du talent.

     

    Si l'on vous sert une tasse de café, ne vous efforcez pas d'y trouver de la bière.

     

    Il ne faut pas montrer sur la scène un fusil personne n'a l'intention de s'en servir.

     

    Les ouvres d'art se divisent en deux catégories celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.

     

    Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat, et, sans elles, les hommes s'abêtissent.

     

    Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan: c'est la foi ; et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.

     

    Rien n'unit aussi fort que la haine - ni l'amour, ni l'amitié, ni l'admiration.

     

    Si tu veux avoir peu de temps, ne fais rien du tout.

     

    L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.

     

    Un pauvre plutôt qu'un riche vous donnera l'aumône.

     

    Un chien affamé n'a foi qu'en la viande.

     

    Un homme bon a honte même devant un chien.

     

    Mieux vaut périr à cause d'un imbécile qu'être flatté par lui.

     

    Ceux qui n'ont pas l'esprit libre ont des pensées toujours confuses.

     

    L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.

     

    Les paysans sont sans cesse au travail et c'est un mot qu'ils n'utilisent jamais.



    Mikhaïl ZOCHTCHENKO
    1895-1958

     

    Histoire d'une vie
    Le vol est l'envers du capitalisme.



    Ilya ILF
    1897-1940

     

    Calepin
    Il n'y a pas une seule offense qui n'ait été associé au nom de l'homme.

     

    La crainte de la flagornerie a atteint un tel degré que les subordonnés sont devenus grossiers envers leurs supérieurs.

     

    Pendant la révolution, certains n'eurent pas le temps de grandir et restèrent collégiens.

     

    Dis-moi ce que tu lis, je te dirai à qui tu as volé ce livre.

     

    L'appétit vient en faisant la queue.



    Alexandre et Lev CHARGORODSKI

    Le persifleur
    Pour vivre longtemps, il faut souvent mourir de rire.

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