• Cimetière des 7777 saints à Lanrivoaré (Finistère)

    Cimetière des 7777 saints
    à Lanrivoaré (Finistère)

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    (D’après « La Tradition », paru en 1892)

     

    S’intéressant à la curieuse légende attachée au village de Lanrivoaré et son cimetière, Chapelle, officier d’académie à Saint-Etienne, entreprend de décrypter le lien unissant ce lieu au chiffre 7...

    Sous le titre de Lanrivoaré, écrit Chapelle, un chapitre des Epoques préhistoriques et gauloises dans le Finistère, par Paul du Chatellier, est ainsi rédigé :

     

    « Cimetière vulgairement nommé les 7777 saints, au sud de l’église, sur lequel existe la légende suivante :

     

    « Sept mille, sept cents, sept vingts et sept saints,

    « Débarquèrent à Kersaint,

    « Et tous allèrent à Lanrivoaré,

    « Moins le pauvre Saint-André, qui était boiteux,

    « Et qui resta à Saint-Jean.

    Hebergeur d'image

    Cimetière des 7777 saints, à Lanrivoaré près de Brest

     

    « Dans ce petit cimetière des saints se trouvent 7 grosses pierres rondes. Ce sont, dit-on, 7 pains de la fournée d’un boulanger qui ayant refusé l’aumône à Saint-Hervé, vit tous ses pains changés en pierres.

    Les pèlerins n’entrent dans ce cimetière pavé de dalles qu’en se déchaussant. (LE VOT : Histoire de la ville et du port de Brest). C’est à coup sûr, une légende remontant à la plus haute antiquité. »

     

    Le second volume du Voyage dans le Finistère, par Cambry, revu par Emile Souvestre, dit du village de Lanrivoaré qu’il est « placé sur le bord de la route qui conduit à Ploudalmézeau », et poursuit ainsi, au sujet de la légende du cimetière des 7777 saints : « visitez-y le cimetière des sept mille saints dont vous a déjà parlé Cambry.

    C’est un petit carré pavé de dalles et entouré d’un mur particulier.

     

    « Là, suivant la tradition, reposent 7777 saints. Au pied d’une croix, on aperçoit 7 grosses pierres, qui ne sont autre chose que 7 pains ainsi transformés pour punir un boulanger qui avait refusé l’aumône à Saint-Hervé.

    Les paysans n’ont coutume de circuler dans le cimetière des 7777 saints que les pieds nus et la tête découverte ».

     

    Que peut donc bien signifier cette légende à laquelle on prête une antiquité surpassant celle de la religion des druides ?

     

    Il n’est guère possible d’y voir une troupe de saints chrétiens accourus en pèlerinage à Lanrivoaré, et anéantis là par une peste quelconque.

    Il serait plus plausible d’y voir une bande de soldats envahisseurs complètement défaits par les habitants indigènes, mais vengés par d’autres envahisseurs de même origine qui en auraient fait des saints.

    Cependant, ni l’une ni l’autre opinion ne parait juste à l’examen.

     

    Au premier coup d’œil jeté sur les 4 vers de la légende citée par du Chatellier, ce qui frappe surtout, c’est la différence entre le nombre du titre de la légende et le total des nombres du texte.

     

    En effet, 7000 + 70 + 140 (7 vingts) + 7 = 7847 qui ne répond pas du tout à 7777.

    Et, si l’on ajoute les 7 pains qui ne figurent pas dans le texte reproduit par du Chatellier, mais qui font néanmoins partie essentielle et du cimetière et de la légende, on obtient le nombre 7854 qui s’écarte encore plus de 7777.

    Seulement, ce nombre 7854, quand on sait l’analyser, renforce au lieu de le contredire, le titre de la légende, et donne à cette dernière le prestige de la géométrie et de l’arithmétique dont les anciens Celtes s’inspiraient dans toutes leurs œuvres, même en religion.

    Nous voilà donc loin bien et des pèlerins et des soldats conquérants !

     

    Effectivement, 7854 représente, en unités entières, la surface d’un cercle ayant 100 mètres de diamètre ; en fractions décimales, la superficie d’un cercle ayant 1 mètre de diamètre ; et, de plus il se compose du nombre étrange 7777 déjà cité, et du nombre non moins fantastique, 77, qui, d’après les documents précédents, n’apparaît nulle part, ni dans la légende, ni dans le cimetière.

     

    La combinaison 7777 + 77 = 7854 a de nombreux équivalents non moins intéressants :

    7854 = 7077 + 777

    7854 = 7007 + 770 + 77

    7854 = 7070 + 707 +70 +7

     

    Ce groupement de 6 fois 7 ne se trouve pas seulement là, accepté par la religion chrétienne qui a voulu introduire ses saints dans la légende celtique, mais on le retrouve aussi nettement exprimé dans le premier chapitre même de l’Apocalypse de St-Jean.

    Hebergeur d'image

    Monument du cimetière des 7777 saints, à Lanrivoaré

    au début du XXe siècle

     

    7 y est énoncé 12 fois, 1 fois en double et 4 fois seul, dans des versets différents, puis 6 fois, en même temps, dans le 20e et dernier verset, comme si l’auteur avait eu la pensée de faire le total ou la récapitulation de tous les 7 énoncés dans le chapitre entier, avant de le clore.

    Nous avons déjà entretenu de cela la société académique de la Loire, en lui soumettant notre étude générale sur les nombres de l’Apocalypse, écrit Chapelle.

     

    De la géométrie à l’astronomie, il n’y a qu’un pas facile à franchir.

    Nous pouvons donc avec une certaine apparence de raison, déduire par la présence du cercle en cette matière que les 7 grosses pierres rondes représentent tout simplement les 7 planètes connues des anciens.

    On aurait ainsi devant soi, à Lanrivoaré, un vrai système planétaire.

     

    Nous saurons un gré infini à tous les archéologues bretons, qui n’ont pas à subir les frais onéreux d’un déplacement, de nous fournir une description (ou un plan) aussi exacte et aussi complète que possible, avec mesure précise, du cimetière de Lanrivoaré, de son contenu, de ses abords et des environs.

    « Ben c’est pas de chance….MDRHihihi rusé !! mdr. »
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