• UN BEAU LANGAGE.

    ********

    le chien aboie quand le cheval hennit

    et que beugle le bœuf et meugle la vache,

    l'hirondelle gazouille,

    la colombe roucoule et le pinson ramage

    Les moineaux piaillent,

    le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse

    La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse

    Et le chat comme le tigre miaule,

    l'éléphant barrit,

    l'âne braie, mais le cerf rait

    Le mouton bêle évidemment et bourdonne l'abeille

    La biche brame quand le loup hurle.

     

    Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?

     

    Que si le canard nasille, les canards nasillardent !

    Que le bouc ou la chèvre chevrote

    Que le hibou hulule mais que la chouette, elle chuinte.

    Que le paon braille,

    que l'aigle trompète.

     

    Sais-tu ?

    Que si la tourterelle roucoule,

    le ramier caracoule et que la bécasse croule,

    que la perdrix cacabe,

    que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse,

    la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.

     

    Tu sais tout cela ? Bien.

     

    Mais sais-tu ?

    Que l'alouette grisolle,

     

    Tu ne le savais pas. Et, peut-être, ne sais-tu pas davantage

    que le pivert picasse.

     

    C'est excusable !

     

    Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère

     

    Et que c'est à cause du chameau que l'on déblatère !

     

    Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule

    Et je ne sais pas non plus si on l'appelle en Limousin la pépue parce qu'elle pupule ou parce qu'elle fait son nid avec

    de la chose qui pue.

     

    Qu'importe ! Mais c'est joli : la huppe pupule !

     

    Et encore sais-tu ?

    que la souris, la petite souris grise : devine ?

    La petite souris grise chicote ! Oui !

     

    Avoue qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir que le geai cajole!

     

    Faites suivre sinon nous oublierons cette belle langue dont, finalement, nous ne savons pas grand-chose.

     

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  • Histoires poétiques. — La Lampe de Tullie. — La Seconde Vue.

    Histoires poétiques. — La Lampe de Tullie. — La Seconde Vue.......Auguste Brizeu (1803 – 1858)

    LE ROI.Sume superbiam
    Quaesitam meritis.
    Horace.

    1

    Les reptiles sortaient des gerbes,
    Sur la lande couraient les étalons superbes,
    Les daims bondissaient dans les herbes ;

    Par milliers, les poissons des fleuves, de la mer,
    Écaillés ou luisans, gracieux ou difformes,
    Polypes merveilleux ou cétacés informes,
    Fourmillaient dans l’eau douce et dans le gouffre amer ;

    Et les rapides hirondelles,
    Les cygnes voyageurs et les ramiers fidèles
    Volaient, volaient à tire d’ailes ;

    Mais l’homme plus hardi montait jusqu’à l’éclair ;
    Des monstres l’emportaient, noirs, enflammés, énormes ;
    Ce roi des animaux prenait toutes leurs formes ;
    Sur la terre il régnait, et sur l’onde, et dans l’air.

    II.LA LAMPE DE TULLIE.I.

     Belle Voie-Appienne, ô route des tombeaux,
    Sous le brûlant soleil, et la nuit aux flambeaux,

     

    Quel pieux voyageur aux campagnes latines
    N’est venu lentement errer dans tes ruines?
    Ou de loin, sous les pins d’une sombre villa,
    N’a salué la tour blanche de Métella?
    Moi-même j’ai souvent rêvé sous tes décombres;
    Mais mon pied attentif n’y troubla point les ombres.
    Plus d’un pâtre m’a vu dans l’herbe agenouillé;
    Mon bâton n’a jamais sous les marbres fouillé.
    Aux curieux malheur, et malheur aux avares,
    Cent fois plus que les Huns, les Vandales barbares!
    Les morts ne peuvent plus sommeiller en repos;
    On disperse leur cendre, on emporte leurs os.
    Les ornemens sacrés des chambres sépulcrales.
    Leurs lampes, leurs trépieds, les urnes lacrymales,
    Vont se suspendre aux murs de grossiers amateurs.
    Les héros sont en proie à des profanateurs.
    Rome fait un musée avec ses catacombes.
    Même mon vieux pays perd le respect des tombes :
    Des nains sous les men-hîr volent, guerriers d’Arvor,
    Vos haches de silex et vos bracelets d’or!

    II.

    Ces crimes sont anciens. Quand, pontife suprême,
    Sixte-Quatre portait le triple diadème.
    Dans la nuit, un savant du collège romain
    Suivait, noble Appius, ton antique chemin.
    Deux serviteurs, vêtus comme lui d’une robe
    Dont l’immense capuce aux regards les dérobe,
    L’escortaient. Arrivé non loin de Métella,
    Le vieillard s’arrêtant dit aux jeunes : « C’est là! »
    Et leurs pieux, leurs leviers brisèrent avec rage
    Le dur ciment romain encor durci par l’âge.
    Un marbre se leva sous leurs triples efforts.
    Eux, comme des larrons, dans ce palais des morts
    D’entrer!... Sous la lueur d’une lampe d’opale
    Une femme dormait calme, élégante et pâle.
    Des roses à la main et souriante encor,
    Et ses longs cheveux noirs ornés d’un réseau d’or.
    Sur la couche d’ivoire artistement polie
    Étaient gravés ces mots : A ma fille Tullie.
    Le vieillard défaillit à ce glorieux nom :
    « Fille de Tullius ! amour de Cicéron ! »

     

    Il sentait près de lui l’ombre de ce grand homme,
    Dans la morte il voyait le symbole de Rome.

    III.

    Après quinze cents ans, oui, dame, c’était vous!
    A l’heure de donner un fils à votre époux,
    La mort vint menaçante, et votre illustre père
    Voyait fuir avec vous son étoile prospère.
    Les plus savans de Côs arrivent à sa voix.
    Puis, mandant un exprès au pays des Gaulois :
    « Bon Divitiacus, pontife des druides,
    A la vie, à la mort, ô sage, tu présides;
    Tu lis dans les secrets du temple de Bangor;
    La nature t’ouvrit son magique trésor;
    Tu sais l’herbe vitale et la plante mortelle...
    Or ma fille se meurt, et je meurs avec elle !
    Hôte de Cicéron, noble ami de César,
    A ton enclos royal est un rapide char;
    Hâte-toi! L’Apennin est encor blanc de neige,
    Mais l’homme bienfaisant, un esprit le protège.
    O mage, ô saint druide, ô grand chef éduen,
    Tout le savoir des Grecs pâlit devant le tien ! »

    L’enchanteur se hâta, mais déjà sous la porte
    La fille du consul, Tullia, gisait morte.

    IV.

    Aux bois de Tusculum, près d’un antre isolé,
    Avec son livre errait le père désolé :
    « O fille vertueuse, ô femme de génie,
    La mort ne t’aura pas tout entière bannie!
    Le marbre de Paros et l’art athénien
    Garderont ton beau nom immortel près du mien.
    Le sanctuaire pur que mon amour te dresse
    Aux regards des Romains va te faire déesse;
    Quand le passant lira : Tulliolœ meœ,
    Un nouveau signe au ciel pour toi sera créé. »

    Le prêtre respecta ces éloquentes larmes.
    Mais Tullia semblait vivante par des charmes :
    Enfin, le monument superbe étant construit,
    L’archidruide seul s’y renferma de nuit;
    La morte, il l’étendit sur la couche d’ivoire,

     

    Couvrit d’un réseau d’or sa chevelure noire,
    Et suspendit brillante au funèbre séjour
    La lampe qui ne meurt jamais comme l’amour...
    Elle vivrait encore, ô vieillard sacrilège,
    Savant, si tu n’étais sorti de ton collège !
    Mais tu touchais à peine à ce corps surhumain,
    Qu’en poussière il tombait indigné sous ta main!
    Et par l’art des Gaulois cette lampe allumée,
    Sous tes yeux indiscrets s’exhalait en fumée.

    V.

    Antiquaires, respect à ma tombe ! Pourquoi
    Troubler qui ne peut rien emporter avec soi,
    Hors quelques vers écrits dans le dernier délire?
    Le poète aujourd’hui n’a plus même une lyre...
    Il chante cependant! Loyal dispensateur,
    Son vers sacre le bon, flétrit le malfaiteur :
    O vers, soyez bénis, vers trempés dans nos larmes!
    Arme noble et puissante entre toutes les armes,
    Belle arme protectrice, aux champs, dans la cité,
    Je te porte toujours vibrante à mon côté !

    III.

    L’ARBRE DU NORD.


    Des bois de Lan-Veur 1855.

    I.

    O chêne, tu couvrais notre terre sacrée,
    Mais, symbole de sa durée,
    L’Avarice te hait : Meurs, roi de la contrée!

    Tu veux mille ans et plus, dans ton paisible orgueil,
    Pour former les nœuds durs où la hache s’émousse :
    L’arbre frêle du Nord plus rapidement pousse.
    Chaque avril, un marchand le mesure de l’œil,

    Aux fêtes à venir, s’il reste encor des fêtes,
    Où trouver, guerriers et poètes.
    Le feuillage élégant qui doit ceindre vos têtes?

    Partout le noir sapin aura jeté son deuil;
    Sous cet ombrage froid, plus de fleurs, plus de mousse,
    Plus de nid amoureux d’où sort une voix douce,
    Mais le murmure sourd de l’arbre du cercueil.

    II.

    — Je suis triste, il est vrai, mon murmure l’annonce;
    Mais écoute, hélas! ma réponse,
    Tant je saigne des coups que ta colère enfonce !

    Arbre plaintif du Nord, de mon flanc déchiré,
    J’épancherai pour toi la résine odorante.
    Qui pourra dans la nuit guider ta course errante,
    Par qui sera le chaume en novembre éclairé.

    Le sapin reste vert quand le chêne est sans feuille;
    A l’heure où la muse t’accueille,
    Sous mes rameaux houleux le penseur se recueille.

    Je suis l’arbre pieux. L’être le plus aimé
    Laisse bien peu de jours sa mémoire vivante;
    Moi, je le suis fidèle au lieu de l’épouvante.
    Je l’abrite et m’éteins près de lui consumé.

    III.

    — Tes bienfaits soient bénis, arbre à la rude écorce,
    Consolateur du Nord durant l’âpre saison.
    Gaulois, j’aime la grâce unie avec la force :
    Buis verts, chênes, ormeaux, entourez ma maison!

    IV.

    LA SECONUE VUE.


    Il y a plus de choses dans le ciel
    et la terre, Horatio, qu’il n’en est
    rêvé dans votre philosophie.

    SHAKSPEARE, Hamlet.

    I.


    Dans son fauteuil doré, le roi voluptueux
    Un soir plus que jamais s’étendait soucieux.
    Sur le chemin boisé de Saint-Cloud à Versailles,
    Son carrosse deux fois heurta des funérailles.
    Pâle épicurien, au terme de son sort,
    Comme pour l’éviter, il consultait la mort.
    — Çà, maréchal, dit-il, s’adressant à Soubise,
    L’histoire des Lo’-Christ, vous me l’avez promise!
    Comtesse du Barri, versez-nous du tokay;
    Versez aux morts, comtesse, ils ont place au banquet.

     

    — Si j’en crois les Bretons, fit sans tarder le prince,
    Les morts plus qu’aucun lieu visitent leur province,
    Et surtout les Lo’-Christ, vieux noms très avoués,
    D’une seconde vue étrange sont doués :
    Chacun, quand doit s’ouvrir sa dernière demeure,
    Un mois d’avance apprend le jour précis et l’heure.

    Un de ces loups de mer si communs autrefois
    Qui, leur poil grisonnant, vont courir dans les bois.
    Humbles gens à la cour, mais fiers dans leur domaine,
    Un soir, l’amiral Jean, vert à sa soixantaine.
    Le fusil sous le bras, par un sentier bien noir.
    De lièvres tout chargé regagnait son manoir,
    Lorsqu’il voit (le croissant montait sur la bruyère)
    Le fossoyeur du bourg, l’homme du cimetière,
    Qui creusait à la hâte une fosse en ce lieu.
    « Alan, que faites-vous? Parlez, au nom de Dieu! »
    Le fossoyeur creusait, creusait, et de plus belle
    Sans répondre jetait la terre avec sa pelle.
    « Une seconde fois, parlez, au nom de Dieu!
    Pour qui donc creusez-vous une fosse en ce lieu? »
    Le front tout en sueur, mais sans perdre courage,
    Le muet fossoyeur poursuivait son ouvrage.
    « Pour la troisième fois, parlez, au nom de Dieu!
    Pour qui donc creusez-vous une fosse en ce lieu? »
    Alors, le fossoyeur cédant à sa prière,
    L’amiral vit son nom écrit sur une pierre.

    De retour au manoir, le marin orgueilleux,
    Comme le fossoyeur, resta muet; ses yeux
    Reprirent leur gaîté… C’était une folie,
    Quelque vapeur du soir... Le vin jusqu’à la lie,
    L’hydromèle fumeuse et le cidre nouveau
    D’une vapeur nouvelle emplirent son cerveau.
    Trente jours sont passés, une noce l’appelle :
    « Sellez mon cheval noir, la mariée est belle.
    Et moi, le vieux barbon, je suis garçon d’honneur! »
    Sur la route en sifflant galopait le seigneur.
    Quand son cheval se cabre, et frissonne, et s’arrête.
    Il excite, éperonne, ensanglante la bête,
    Et la bête, à travers champs, vallons et forêt,
    Monture de l’enfer, courait toujours, courait;
    Une pierre se dresse enfin, le marin tombe :
    C’est là, le mois passé, qu’il vit creuser sa tombe.


    II.

    Louis Quinze agitait ses pincettes d’acier,
    Mais le front impassible, avec son air princier.
    Lorsqu’un des esprits forts, en jabot de dentelle,
    S’écria : « Maréchal, vous nous la donnez belle !
    Moi qui ne crois à rien, croirai-je aux revenans!
    — Ah ! vous croyez en Dieu?... Soupçons inconvenans,
    Mon cher duc! Eh bien! Dieu, pour qui rien n’est merveilles,
    Peut dessiller nos yeux, entr’ouvrir nos oreilles.
    Sa main à qui lui plaît dévoile l’avenir.
    Une âme vint au monde, elle y peut revenir...
    Mais un signe du roi m’ordonne de poursuivre.
    Voici ce que mes yeux ont vu : je vous le livre.

    III.

    Vers le premier de juin, reprit le maréchal,
    Madame de Ker-Lan, fille de l’amiral.
    Arriva dans ma terre en galans équipages.
    Hervé, son jeune fils, est la fleur de vos pages;
    Tous deux vous sont connus : on ne voit pas souvent
    Et mère plus aimable et plus aimable enfant.
    Elle entre douce et fière, elle parle, on s’étonne :
    Quelle Parisienne égalait la Bretonne?
    Seul, un plus ferme accent annonçait le pays,
    Mais c’était une grâce encor; son goût exquis
    Y mettait la mesure, une fraîcheur vitale.
    Et lorsqu’elle chantait dans sa langue natale.
    Sous nos cheveux poudrés, nos habits de velours.
    Plus forts, nous devenions Celtes des anciens jours.
    Tel passa mon été près de l’enchanteresse.
    Un père pour sa fille aurait moins de tendresse.
    Le dernier mois, assis tous deux dans son boudoir,
    Où la persienne ouverte envoyait l’air du soir.
    Le chant du rossignol et le parfum des roses,
    Vers minuit nous causions en paix de mille choses,
    Et surtout de son fils loin d’elle grandissant.
    Quand un cri dans sa gorge éclate, aigu, perçant;
    Une pâleur de morte a recouvert sa face;
    Tous ses membres tremblaient : « Regardez dans la glace!
    Un cierge est à mes pieds, entendez-vous le glas?
    Couverte d’un drap blanc ne me voyez-vous pas?

     

    C’en est fait! dans un mois la terre me dévore...
    Amenez-moi mon fils, que je l’embrasse encore! »

    Horrible, horrible nuit! Dès la pointe du jour,
    Son carrosse à grand bruit s’échappait de ma cour;
    Elle allait à Lo’-Christ, tout au bout du royaume.
    Ses gens, lorsqu’elle entra, crurent voir un fantôme.
    Aussitôt, rassemblant fermiers, hommes de loi,
    Parens, elle met tout en ordre autour de soi;
    Puis, devant son cercueil ouvert, la pauvre femme,
    Avec son confesseur, ne songe qu’à son âme...
    Hervé, qui sanglotait hier dans le jardin,
    M’apprit, le pauvre enfant, qu’il était orphelin...

    Le récit achevé du prince de Soubise,
    Le roi, que reflétait un miroir de Venise,
    Pâlit; mais sa pâleur fixant sur lui les yeux,
    Il vida, toujours calme, un verre de vin vieux,
    Dit bonsoir de la main, puis entra dans sa chambre.
    Neuf mois après (cela se passait en septembre),
    Le roi voluptueux, ses jours étant finis.
    Escorté d’un seul page, allait vers Saint-Denis.

    V.

    LES QUATRE JÉROMES.


    De la ferme de Ker-Gùze.

    Le vénérable aïeul, selon le vœu du prêtre.
    Put bénir les enfans de ses petits-enfans,
    Et j’arrivai pour voir Jérôme Quatre naître.

    Chaume patriarcal ! humbles et nobles gens !
    Le repas fut joyeux, et grave la prière...
    Seigneur, un tel abri pour ma saison dernière !

    La nuit, quand tout dormait, l’âtre silencieux
    Versait dans la maison une lueur de fête;
    Hors du lit clos, la mère, en inclinant la tête,
    Sur le cher nouveau-né fixait longtemps les yeux.

    Et moi j’observais tout, ému, non curieux;
    J’écoutais le grillon chanter, léger prophète;
    Et ces vers qu’aujourd’hui je formule, poète,
    Dans mon cœur s’amassaient, calmes, mystérieux.

    A. BRIZEUX.

     

     

     

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  • La Petite Boîte À Bonheur (Pensées Positives)

    La Petite Boîte À Bonheur (Pensées Positives)

     

    Un texte qui me parle ... et vous, qu'en pensez-vous ?

    "Quand une personne nous rejette – que ce soit en s'éloignant de nous ou en nous donnant très peu d'elle-même, notre premier réflexe est de déduire qu'on n'est pas assez. On croit qu'il y a quelque chose en nous qui n'est pas à la hauteur; on se dit que si on était plus beau, plus puissant, plus évolué, elle nous ouvrirait son cœur et sa vie en entier.

    Ça semble être la conclusion logique, n'est-ce pas? Et le résultat, bien souvent, est qu'on s'accroche à l'autre personne (si elle est toujours dans notre vie), dans l'attente du moment où elle statuera enfin qu'on est digne d'avoir tout l'amour qu'elle a à donner.

    Or, voici une chose que j'ai apprise, et que je répète parfois à mes amies, lorsqu'elles vivent des déceptions amicales ou amoureuses : si on est rejeté, ce n'est pas nécessairement parce qu'on n'est pas assez aux yeux de l'autre... au contraire, c'est bien souvent qu'on est trop.

    Notre rayonnement, notre courage, notre capacité à aimer profondément intimide et, puisque la personne ne se sent pas digne de nous, elle choisit de s'éloigner. Oh, on imagine que tout le monde est aussi ouvert que nous, mais ce n'est pas tout le monde qui est prêt à recevoir le trésor qu'on est prêt à donner.

    Tout un changement de perspective, n'est-ce pas ? émoticône smile

    Si vous avez le sentiment d'être rejeté, peut-être pouvez-vous renverser votre interprétation de la situation et utiliser cette expérience non pas pour vous voir tout petit, mais pour vous voir encore plus grand. Notre nature est ainsi faite qu'on voit toujours nos failles avant de voir celles des autres...

    Mais parfois, ce sont bel et bien eux qui ont des croûtes à manger – il ne s'agit pas ici d'un jugement, simplement de la réalité.

    Ainsi, partez à la découverte de votre splendeur. Et refusez-vous le droit d'en douter.

    Et tenez-vous bien droit. Et faites de la place dans votre vie pour les personnes qui auront la force de se tenir debout avec vous, le cœur grand ouvert, bien solides à vos côtés. "

    ( Marie-Pier Charron)

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  • Je pars dans le vent

    ****

    Je pars dans le vent ............ de Paul-Emile Victor

    Je pars dans le vent probablement vers le néant.
    Mais si ce néant s'avérait être un trésor, je me battrais contre les puissances des ténèbres pour faire entendre ma voix enrichie de cette expérience nouvelle, pour vous dire la promesse que j'aurais arrachée au silence.

    Afin que vous sachiez que mon coeur est devenu plus riche, mon âme plus universelle. Que vous sachiez qu'après il y a quelque chose, autre chose. Autre chose qui ne peut être que Dieu, qui est en réalité Vous. L'homme matériel que nous sommes ne peut l'imaginer, et encore moins l'appréhender. Mais je me battrai.

    Poème de Paul-Emile Victor ( France )

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  • La fête des Rois, ou Épiphanie, est souvent la grande négligée des célébrations du temps des fêtes. Elle se tient traditionnellement le 6 janvier.

    Cette fête, comme Noël ou la Saint-Sylvestre (mieux connue sous le nom de veille du Jour de l'An), a son histoire et ses traditions, qui gagnent à être connues! Cette année, pourquoi ne pas ajouter la fête des Rois à votre calendrier ?

    Fêter Les Rois

    La fête des Rois est encore largement fêtée, particulièrement en Amérique latine et en Europe. En Espagne et au Portugal, c'est même à cette date que plusieurs familles échangent les cadeaux, comme pour rendre hommage aux rois qui, venus visiter l'enfant Jésus, lui avaient présenté de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

    La Galette Des Rois

    C'est toutefois de France que vient la tradition de la galette des rois. Ce gâteau fait de pâte feuilletée, souvent fourré de pommes ou de frangipane, contient traditionnellement une fève (vraie ou fausse). On peut se le procurer ou le commander tout au long du mois de janvier dans plusieurs boulangeries.

    Au moment de servir les portions, c'est habituellement au plus jeune enfant capable de le faire que revient la tâche de déterminer quel convive recevra quelle part.

    Par souci de justice, l'enfant se place parfois sous la table et désigne, à chaque fois qu'une part est servie, à qui elle sera destinée.

    Le convive qui, suite à cela, se retrouve avec la part qui contient la fève, est sacré roi de la journée.

    Malheureusement pour lui, l'année suivante, c'est lui qui devra régaler l'assemblée en fournissant le gâteau !

    Dans certaines familles, on décide plutôt de forcer le destin, et on fait en sorte que la fève se retrouve dans l'assiette d'un des enfants. Celui-ci est ainsi plus que ravi d'être le roi de la fête !

    Certains parents, pour éviter que la jalousie ne ternisse le repas, iront même jusqu'à inclure plus d'une fève à la pâtisserie, afin que chaque enfant soit roi. Bien sûr, dans un tel cas, on ne demande pas au jeune souverain de remplir la panse des convives lors de la prochaine fête.

    La Couronne

    Une fois le roi choisi par l'une ou l'autre des méthodes proposées, on lui pose normalement une couronne sur la tête, qui symbolisera son titre. Dans certaines familles, tous les convives sont affublés d'une couronne, mais celle du roi de la fête est plus massive, ou plus sophistiquée.

    Ces couronnes de papier ou de carton peuvent facilement être dénichées dans les magasins à un dollar, ou encore dans les boutiques qui se spécialisent en décorations et en accessoires festifs. Si vous avez un peu de talent artistique, vous n'aurez aucune difficulté à confectionner vous-même les royaux couvre-chefs.

    Répéter L'expérience...

    Contrairement à Noël et au jour de l'An qui, on le sait, n'arrivent qu'une fois par année, il n'est pas rare que la fête des Rois soit célébrée à plusieurs reprises au cours du mois de janvier. Alors, si lors de la première célébration, vos enfants ont adoré le principe, rien ne vous empêche de fêter les Rois encore et encore... jusqu'à la Saint-Valentin !

    Jeanne Dompierre...Rédactrice Canal Vie

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  • Le saviez vous ?


    Pourquoi dit-on "Vous pouvez embrasser la mariée"
    Il faut remonter au Moyen Age pour comprendre le sens de cette tradition.


    A cette époque, lors d'un mariage à l'église, le prêtre, après ses bénédictions, embrassait le marié au nom de Dieu,c'était ''le baiser de paix''.


    Ensuite, le marié avait la charge de transmettre le baiser à son épouse. 
    De nos jours, le prêtre n'embrasse plus le marié, mais la tradition du ''Vous pouvez embrasser la mariée'' est restée.

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  • 1.    Dites-le leur avec des mots.

    « Je t’aime » : rien de tel que ces
    trois mots  pour leur faire savoir
    que vous les aimez.
    Alors, dites-les souvent.

    2.    Dites-leur pourquoi vous les
            aimez.
    Pourquoi cette personne est-elle
    importante à vos yeux ? N’ayez pas
    peur de lui dire, et de façon précise.
    À la moindre occasion, faites-lui
    savoir que vous l’admirez, ou que
    vous l’appréciez.

    3.    Prenez le temps de les aimer.

    Passer du temps avec quelqu’un, c’est
    comme lui dire : « Tu es plus important
    pour moi que toutes les autres choses
    que je pourrais faire en ce moment.»

    4.    N’attendez pas l’occasion idéale.
    Bien souvent, des petits cadeaux-surprises
    ou des souvenirs partagés sauront mieux
    manifester votre amour que de gros cadeaux
    d’anniversaire ou de Noël. Et chaque jour
    présente des tas d’opportunités.

    5.    Faites preuve de constance.
    Lorsque tout va bien, le fait d’exprimer
    votre amour fera que les choses iront
    encore mieux. Et si ça va mal, l’amour
    pourra tout changer.

    6.    Montrez-leur  de l’affection.
    Serrez-vous dans les bras l’un de l’autre.
    N’ayez pas peur de vous toucher. La science
    a prouvé que le toucher est bénéfique, tant
    sur le plan physique que mental et émotionnel.

    7.    Soyez disposé à rendre service.
    Efforcez-vous de rendre service, ou de faire
     plus que votre part. Montrez-vous prévenant.
    C’est dire : « Je m’intéresse à ton bonheur»,
    et « je veux que tu aies une bonne journée.»  

    8.    Écoutez-les avec votre cœur.
    Faites l’effort de découvrir qui est vraiment
    l’autre personne, pour la comprendre, au lieu
    de supposer que vous la connaissez déjà.

    9.    Montrez-leur du respect
    Les relations saines sont bâties sur
    l’admiration et le respect mutuels. Recherchez
    les occasions de montrer à ceux que vous aimez
    que vous croyez en eux.

    10.    Mettez-les en premier.

    Le fait de donner la priorité aux besoins et
    aux désirs de vos proches montre que leur
    bien-être et leur bonheur sont plus importants
    pour vous que les vôtres.

    11.    Baissez votre garde.

    Il est souvent humiliant de s’ouvrir aux autres
    et d’accepter d’être vus par eux tels que vous
    êtes, mais c’est le prix à payer si vous
    recherchez l’unité de cœur et d’esprit.

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  • Une belle histoire



    « Un jour, ma mère a fait le dîner après une longue journée de travail.
    Elle a mis du beurre et des toasts brûlés sur une assiette et l’a donné
    à mon Père.


    Je me suis immédiatement rendu compte que le pain était noir, mais j’ai attendu de voir si mon père faisait un commentaire.
    Mais mon père a fait comme si de rien n’était et m’a demandé comment s’était passé ma journée.


    Je ne me souviens pas ce que je lui ai répondu, mais peu après, maman s’est excusée à propos des toasts brûlés.


    Je ne pourrais jamais oublier ce que mon père a dit :
    « Chérie, c’est comme ça que j’aime mes toasts ! »
    Quand c’était l’heure d’aller au lit, j’ai demandé à mon père s’il aime
    vraiment les toasts brûlés. Il me prend dans ses bras et me dit :
    « Ta mère a eu une longue journée, elle est fatiguée. »
    « Un peu de toast brûlé n’a jamais blessé personne, mais les mots peuvent blesser. »
    En tant qu’humain, nous ne sommes pas toujours parfaits.
    Il faut apprendre à accepter les petits défauts des autres, et à les aimer: ça, c’est la clé d’une relation saine et durable."

    (auteur inconnu)

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  • Quand elle admire le travail d'une dentellière...

    Quand elle admire le travail d'une dentellière...

    Pendant des siècles, anonymement, la dentellière a produit ce tissu ajouré composé de fils enlacés.

    Assise sur le pas de sa porte ou éclairée par une bougie au coin du feu, inlassablement, ses doigts font valser les fuseaux.

    Les fleurs, les rosaces, les festons naissent comme par magie de cette danse effrénée.

     

    "Le fil, c’est un début et une fin.

    Tout l’art de la dentellière consiste à masquer l’origine des fils et leur fin.

    Elle camoufle, élimine les coutures.

    Alors la dentelle devient fil unique, mis en boucle sur lui-même comme un
    « noeud » de Moebius.

    La dentelle nous parle de l’infini, elle qui réclame pour sa création des durées inouïes.

    La tête dans les fils, obnubilée par ma tâche, j’ai parfois vécu la réalisation d’une dentelle comme dans une bulle.

    Une éternité suspendue.

    Un certain éventail a représenté 1 200 heures de travail.

    Et puis, soudain, j’ai mis le nez à la fenêtre : les feuilles sur les arbres me disaient que le printemps était là

    Quatre mois s’étaient écoulés sans que je m’en aperçoive.

    Je suis toujours prise au dépourvu.

    Quand je fais de la dentelle, le temps ne passe pas.

    À la fin d’une pièce, le charme se rompt, et je retourne au monde.

    Tous ces fils me tiennent autant que je les tiens.

    Est-ce le fil qui me suit ou moi qui suis le fil ?"

    (La sagesse de la dentellière

     

    – Mylène Salvador)

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