• La Petite Boîte À Bonheur (Pensées Positives)

    La Petite Boîte À Bonheur (Pensées Positives)

     

    Un texte qui me parle ... et vous, qu'en pensez-vous ?

    "Quand une personne nous rejette – que ce soit en s'éloignant de nous ou en nous donnant très peu d'elle-même, notre premier réflexe est de déduire qu'on n'est pas assez. On croit qu'il y a quelque chose en nous qui n'est pas à la hauteur; on se dit que si on était plus beau, plus puissant, plus évolué, elle nous ouvrirait son cœur et sa vie en entier.

    Ça semble être la conclusion logique, n'est-ce pas? Et le résultat, bien souvent, est qu'on s'accroche à l'autre personne (si elle est toujours dans notre vie), dans l'attente du moment où elle statuera enfin qu'on est digne d'avoir tout l'amour qu'elle a à donner.

    Or, voici une chose que j'ai apprise, et que je répète parfois à mes amies, lorsqu'elles vivent des déceptions amicales ou amoureuses : si on est rejeté, ce n'est pas nécessairement parce qu'on n'est pas assez aux yeux de l'autre... au contraire, c'est bien souvent qu'on est trop.

    Notre rayonnement, notre courage, notre capacité à aimer profondément intimide et, puisque la personne ne se sent pas digne de nous, elle choisit de s'éloigner. Oh, on imagine que tout le monde est aussi ouvert que nous, mais ce n'est pas tout le monde qui est prêt à recevoir le trésor qu'on est prêt à donner.

    Tout un changement de perspective, n'est-ce pas ? émoticône smile

    Si vous avez le sentiment d'être rejeté, peut-être pouvez-vous renverser votre interprétation de la situation et utiliser cette expérience non pas pour vous voir tout petit, mais pour vous voir encore plus grand. Notre nature est ainsi faite qu'on voit toujours nos failles avant de voir celles des autres...

    Mais parfois, ce sont bel et bien eux qui ont des croûtes à manger – il ne s'agit pas ici d'un jugement, simplement de la réalité.

    Ainsi, partez à la découverte de votre splendeur. Et refusez-vous le droit d'en douter.

    Et tenez-vous bien droit. Et faites de la place dans votre vie pour les personnes qui auront la force de se tenir debout avec vous, le cœur grand ouvert, bien solides à vos côtés. "

    ( Marie-Pier Charron)

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  • Je pars dans le vent

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    Je pars dans le vent ............ de Paul-Emile Victor

    Je pars dans le vent probablement vers le néant.
    Mais si ce néant s'avérait être un trésor, je me battrais contre les puissances des ténèbres pour faire entendre ma voix enrichie de cette expérience nouvelle, pour vous dire la promesse que j'aurais arrachée au silence.

    Afin que vous sachiez que mon coeur est devenu plus riche, mon âme plus universelle. Que vous sachiez qu'après il y a quelque chose, autre chose. Autre chose qui ne peut être que Dieu, qui est en réalité Vous. L'homme matériel que nous sommes ne peut l'imaginer, et encore moins l'appréhender. Mais je me battrai.

    Poème de Paul-Emile Victor ( France )

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  • La fête des Rois, ou Épiphanie, est souvent la grande négligée des célébrations du temps des fêtes. Elle se tient traditionnellement le 6 janvier.

    Cette fête, comme Noël ou la Saint-Sylvestre (mieux connue sous le nom de veille du Jour de l'An), a son histoire et ses traditions, qui gagnent à être connues! Cette année, pourquoi ne pas ajouter la fête des Rois à votre calendrier ?

    Fêter Les Rois

    La fête des Rois est encore largement fêtée, particulièrement en Amérique latine et en Europe. En Espagne et au Portugal, c'est même à cette date que plusieurs familles échangent les cadeaux, comme pour rendre hommage aux rois qui, venus visiter l'enfant Jésus, lui avaient présenté de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

    La Galette Des Rois

    C'est toutefois de France que vient la tradition de la galette des rois. Ce gâteau fait de pâte feuilletée, souvent fourré de pommes ou de frangipane, contient traditionnellement une fève (vraie ou fausse). On peut se le procurer ou le commander tout au long du mois de janvier dans plusieurs boulangeries.

    Au moment de servir les portions, c'est habituellement au plus jeune enfant capable de le faire que revient la tâche de déterminer quel convive recevra quelle part.

    Par souci de justice, l'enfant se place parfois sous la table et désigne, à chaque fois qu'une part est servie, à qui elle sera destinée.

    Le convive qui, suite à cela, se retrouve avec la part qui contient la fève, est sacré roi de la journée.

    Malheureusement pour lui, l'année suivante, c'est lui qui devra régaler l'assemblée en fournissant le gâteau !

    Dans certaines familles, on décide plutôt de forcer le destin, et on fait en sorte que la fève se retrouve dans l'assiette d'un des enfants. Celui-ci est ainsi plus que ravi d'être le roi de la fête !

    Certains parents, pour éviter que la jalousie ne ternisse le repas, iront même jusqu'à inclure plus d'une fève à la pâtisserie, afin que chaque enfant soit roi. Bien sûr, dans un tel cas, on ne demande pas au jeune souverain de remplir la panse des convives lors de la prochaine fête.

    La Couronne

    Une fois le roi choisi par l'une ou l'autre des méthodes proposées, on lui pose normalement une couronne sur la tête, qui symbolisera son titre. Dans certaines familles, tous les convives sont affublés d'une couronne, mais celle du roi de la fête est plus massive, ou plus sophistiquée.

    Ces couronnes de papier ou de carton peuvent facilement être dénichées dans les magasins à un dollar, ou encore dans les boutiques qui se spécialisent en décorations et en accessoires festifs. Si vous avez un peu de talent artistique, vous n'aurez aucune difficulté à confectionner vous-même les royaux couvre-chefs.

    Répéter L'expérience...

    Contrairement à Noël et au jour de l'An qui, on le sait, n'arrivent qu'une fois par année, il n'est pas rare que la fête des Rois soit célébrée à plusieurs reprises au cours du mois de janvier. Alors, si lors de la première célébration, vos enfants ont adoré le principe, rien ne vous empêche de fêter les Rois encore et encore... jusqu'à la Saint-Valentin !

    Jeanne Dompierre...Rédactrice Canal Vie

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  • Le saviez vous ?


    Pourquoi dit-on "Vous pouvez embrasser la mariée"
    Il faut remonter au Moyen Age pour comprendre le sens de cette tradition.


    A cette époque, lors d'un mariage à l'église, le prêtre, après ses bénédictions, embrassait le marié au nom de Dieu,c'était ''le baiser de paix''.


    Ensuite, le marié avait la charge de transmettre le baiser à son épouse. 
    De nos jours, le prêtre n'embrasse plus le marié, mais la tradition du ''Vous pouvez embrasser la mariée'' est restée.

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  • 1.    Dites-le leur avec des mots.

    « Je t’aime » : rien de tel que ces
    trois mots  pour leur faire savoir
    que vous les aimez.
    Alors, dites-les souvent.

    2.    Dites-leur pourquoi vous les
            aimez.
    Pourquoi cette personne est-elle
    importante à vos yeux ? N’ayez pas
    peur de lui dire, et de façon précise.
    À la moindre occasion, faites-lui
    savoir que vous l’admirez, ou que
    vous l’appréciez.

    3.    Prenez le temps de les aimer.

    Passer du temps avec quelqu’un, c’est
    comme lui dire : « Tu es plus important
    pour moi que toutes les autres choses
    que je pourrais faire en ce moment.»

    4.    N’attendez pas l’occasion idéale.
    Bien souvent, des petits cadeaux-surprises
    ou des souvenirs partagés sauront mieux
    manifester votre amour que de gros cadeaux
    d’anniversaire ou de Noël. Et chaque jour
    présente des tas d’opportunités.

    5.    Faites preuve de constance.
    Lorsque tout va bien, le fait d’exprimer
    votre amour fera que les choses iront
    encore mieux. Et si ça va mal, l’amour
    pourra tout changer.

    6.    Montrez-leur  de l’affection.
    Serrez-vous dans les bras l’un de l’autre.
    N’ayez pas peur de vous toucher. La science
    a prouvé que le toucher est bénéfique, tant
    sur le plan physique que mental et émotionnel.

    7.    Soyez disposé à rendre service.
    Efforcez-vous de rendre service, ou de faire
     plus que votre part. Montrez-vous prévenant.
    C’est dire : « Je m’intéresse à ton bonheur»,
    et « je veux que tu aies une bonne journée.»  

    8.    Écoutez-les avec votre cœur.
    Faites l’effort de découvrir qui est vraiment
    l’autre personne, pour la comprendre, au lieu
    de supposer que vous la connaissez déjà.

    9.    Montrez-leur du respect
    Les relations saines sont bâties sur
    l’admiration et le respect mutuels. Recherchez
    les occasions de montrer à ceux que vous aimez
    que vous croyez en eux.

    10.    Mettez-les en premier.

    Le fait de donner la priorité aux besoins et
    aux désirs de vos proches montre que leur
    bien-être et leur bonheur sont plus importants
    pour vous que les vôtres.

    11.    Baissez votre garde.

    Il est souvent humiliant de s’ouvrir aux autres
    et d’accepter d’être vus par eux tels que vous
    êtes, mais c’est le prix à payer si vous
    recherchez l’unité de cœur et d’esprit.

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  • Une belle histoire



    « Un jour, ma mère a fait le dîner après une longue journée de travail.
    Elle a mis du beurre et des toasts brûlés sur une assiette et l’a donné
    à mon Père.


    Je me suis immédiatement rendu compte que le pain était noir, mais j’ai attendu de voir si mon père faisait un commentaire.
    Mais mon père a fait comme si de rien n’était et m’a demandé comment s’était passé ma journée.


    Je ne me souviens pas ce que je lui ai répondu, mais peu après, maman s’est excusée à propos des toasts brûlés.


    Je ne pourrais jamais oublier ce que mon père a dit :
    « Chérie, c’est comme ça que j’aime mes toasts ! »
    Quand c’était l’heure d’aller au lit, j’ai demandé à mon père s’il aime
    vraiment les toasts brûlés. Il me prend dans ses bras et me dit :
    « Ta mère a eu une longue journée, elle est fatiguée. »
    « Un peu de toast brûlé n’a jamais blessé personne, mais les mots peuvent blesser. »
    En tant qu’humain, nous ne sommes pas toujours parfaits.
    Il faut apprendre à accepter les petits défauts des autres, et à les aimer: ça, c’est la clé d’une relation saine et durable."

    (auteur inconnu)

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  • Quand elle admire le travail d'une dentellière...

    Quand elle admire le travail d'une dentellière...

    Pendant des siècles, anonymement, la dentellière a produit ce tissu ajouré composé de fils enlacés.

    Assise sur le pas de sa porte ou éclairée par une bougie au coin du feu, inlassablement, ses doigts font valser les fuseaux.

    Les fleurs, les rosaces, les festons naissent comme par magie de cette danse effrénée.

     

    "Le fil, c’est un début et une fin.

    Tout l’art de la dentellière consiste à masquer l’origine des fils et leur fin.

    Elle camoufle, élimine les coutures.

    Alors la dentelle devient fil unique, mis en boucle sur lui-même comme un
    « noeud » de Moebius.

    La dentelle nous parle de l’infini, elle qui réclame pour sa création des durées inouïes.

    La tête dans les fils, obnubilée par ma tâche, j’ai parfois vécu la réalisation d’une dentelle comme dans une bulle.

    Une éternité suspendue.

    Un certain éventail a représenté 1 200 heures de travail.

    Et puis, soudain, j’ai mis le nez à la fenêtre : les feuilles sur les arbres me disaient que le printemps était là

    Quatre mois s’étaient écoulés sans que je m’en aperçoive.

    Je suis toujours prise au dépourvu.

    Quand je fais de la dentelle, le temps ne passe pas.

    À la fin d’une pièce, le charme se rompt, et je retourne au monde.

    Tous ces fils me tiennent autant que je les tiens.

    Est-ce le fil qui me suit ou moi qui suis le fil ?"

    (La sagesse de la dentellière

     

    – Mylène Salvador)

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  • Mamie Madeleine (nouvelle).

     

    Mamie Madeleine a cent vingt ans aujourd’hui. Toute la maison de retraite a bourdonné depuis huit jours des préparatifs de cet anniversaire. La direction compte sur cette publicité, pour laquelle elle a déjà copieusement fait des avances, afin d’étendre sa clientèle ; le maire y comptait bien aussi pour sa réélection et il n’est pas un commerçant de la petite ville pour en escompter une journée exceptionnelle. À cette heure matinale, elle est encore couchée et elle est bien la seule à ne pas participer à cette activité. Elle ne sait plus reconnaître les jours et, d’ailleurs, cela lui est parfaitement égal. Elle a conduit au cimetière deux maris, ses fils et même les belle-filles, les plus coriaces. Des quelques jeunes qui viennent la voir quelquefois, elle ne sait plus si ces visages ont un air de famille. De tout temps, elle a refusé un appareil auditif, pour n’avoir pas à supporter son entourage, et, depuis belle lurette, jeté aux toilettes son dentier pour obliger le personnel à hacher menu sa nourriture. Maintenant, on la nourrit quatre fois par jour à la petite cuillère, et elle subit l’humiliation des couches. De quoi se souvenait-elle ? Ses souvenirs d’enfance étaient-ils aussi vivaces que les événements qu’elle avait vécus plus tard ? Certains le prétendaient, mais personne n’avait tenté de l’interroger dans ce sens. Il est vrai que la conversation était difficile, bien qu’elle entendît un peu, quand on lui parlait avec un cornet approprié, comme le médecin qui venait la voir une fois par semaine. Mamie parlait quelquefois à sa manière, peut-être à des personnages imaginaires, mais il était rare que les infirmières s’y intéressassent, car elle ne disait rien d’amusant comme à l’époque où elle avait atteint sa centième année et où on l’emmenait solennellement à la salle à manger. Les infirmières de ce temps-là, depuis, avaient fait place à de plus jeunes et ses propos n’avait pas été transmis à la mémoire du personnel actuel.

     

    Quand elle est entrée dans cette clinique, il y a trente ans, Madeleine n’avait pas de retraite personnelle, mais possédait un capital confortable, de quoi dépasser son centenaire d’un petit lustre. On l’avait placé dans une des meilleures chambre, avec baignoire privée, dans laquelle elle n’avait jamais trempé le bout d’un orteil. Elle était encore très alerte, et se promenait même la nuit pour faire des farces. Elle avait un superbe poste de télévision personnel, qui avait surtout servi aux employés, car elle avait les yeux faibles. Quand il avait finalement flanché, on l’avait remis dans sa chambre, sans que l’on se soit soucié de le faire réparer. Chaque chambre avait alors un poste dont la location était payante. S’en était-elle aperçu ? On en doutait, car elle avait succombé sans résistance à la rapacité de l’administration de la maison, aux compléments d’honoraires pour frais spéciaux, aux ordonnances prescrivant des médicaments inutiles, mais non remboursés par la Sécu. C’était une escroquerie, mais à cette date, elle n’avait plus de descendants de la première génération ; et les autres étaient introuvables. Vint le jour, où la « poule aux œufs d’or » fut tarie. Il fallut prendre une décision. L’envoyer dans une maison de retraite relevant de l’aide publique ? Il aurait fallu justifier la dilapidation dont elle avait été victime. Puisqu’elle avait alors, dans les cent cinq ans, la direction préféra la garder pour la montrer aux médias à chaque anniversaire, en supposant qu’elle en aurait d’autres. Néanmoins, on l’avait déménagée dans une petite pièce qui contenait en plus du lit, une table de chevet sur laquelle étaient posées quelques fioles, une bouteille d’eau et un verre à boire. Quand venait le moment de changer ses draps, on la plaçait sur un fauteuil, en forme de chaise percée, en lui soulevant sa chemise par derrière, au cas où… Une fois par semaine, on l’emmenait chez la coiffeuse, bien qu’elle n’eût presque plus de cheveux, mais en les faisant bouffer, ils avaient plus d’allure. Car, depuis que Madeleine approchait des cent quinze ans, la clinique tenait à présenter « la plus vielle mamie du monde » à tous les médias…

     

    Le grand jour est arrivé. Les journalistes sont arrivés les premiers, pour interviewer et photographier les personnalités. Le médecin de la clinique se prête aimablement aux interrogations. Oui ! sa patiente est d’une condition parfaite ; il l’a vue ce matin et elle paraît heureuse de l’événement. Il exagère car il n’est arrivé que depuis quelques minutes. Le maire fait remarquer que le bon air de sa commune produit des centenaires « à la pelle » ; du moins c’est ce que croit entendre un journaliste facétieux. Le personnel, en grande tenue, est sur le pied de guerre. On a descendu les personnes les plus valides pour afficher leur bonne mine. Un coiffeur est venu prêter son aide au titulaire pour que la présentation soit parfaite. Mais, ce jour-là, le Destin n’avait pas été invité. Voilà que dans le brouhaha général, une infirmière tout essoufflée arrive au près du directeur et lui murmure quelque chose à l’oreille. Celui-ci en fait autant auprès du médecin et tous deux s’éloignent en s’excusant. « Pour un léger contre-temps ! », disent-ils. Un temps qui paraît long s’écoule. Les bavardages diminuent. Les vielles dames, qu’on a amenées pour le spectacle, exigent de commencer à manger les petits fours prévus pour la fête… C’est dans un silence consterné, que les assistants apprennent que Mamie Madeleine n’est plus. Le médecin et le directeur refusent d’en dire plus aux journalistes, tandis qu’au contraire le Maire essaie de rattraper « la mayonnaise » pour l’intérêt de sa commune. Puis, peu à peu, les gens s’en vont. On écarte les vieilles dames de la table, où elles menacent d’attraper une indigestion, pour les conduire devant la Télévision de la salle commune. Tout est fini tristement.

     

    Une jeune fille monta alors dans sa chambre ; c’était une arrière-arrière-petite-fille que la famille avait envoyée pour la représenter. Cette adolescente avait bon cœur et s’émouvait du spectacle de cette aïeule qu’elle ne connaissait même pas par ouï-dire. Elle prit une main, qui n’était pas encore froide, et se mit à lui parler comme si elle était encore là. Elle commença par lui dire tout le regret qu’elle avait de ne l’avoir pas connue. Puis passant à sa vie personnelle, lui raconta combien le monde était dur pour elle depuis que le paysage social avait changé. Elle ne le dit pas tout à fait, mais la cause tenait au fait que dans le monde, une super-puissance se reconnaît au fait d’avoir réduit à presque zéro le taux de naissance et d’en supporter les conséquences : le nombre de personnes âgées dépassant celui des jeunes. Les gens n’avaient aucune idée de ce qu’était un paradis, ni un enfer, tant les choses s’étaient brouillées depuis vingt ans. Lui parla-t-elle de l’Amour ? S’il existait encore à cette époque, peut-être, mais la jeune fille eut l’impression que les doigts qu’elle pressait répondaient à sa pression. Dans un demi affolement, elle perçut des sons qui sortaient de cette bouche édentée. C’était quelque chose comme « Sois heureuse petite ! Sois heureuse ! ». Puis, Mamie Madeleine mourut pour la deuxième fois. J.A.

     

    --------

     

    Ecrit lors du décès d'une des plus anciennes doyennes des Français. Par discrétion, je n'ai pas voulu citer de nom, d'autant plus que mon histoire est en tout point différente. N'a jamais été publié... J.A.

     

     Illustration : (internet). 

     

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  • LA JOIE

    LA JOIE.......... de Marianne DUBOIS.

    Le mot joie : un mot clef, mot de départ sans arrivée, un mot témoin, un mot qui s'incarne en lumière ou en rire, mot pilier qui contient l'audace des mutations, s'impose maintenant et s'installe jusqu'au coeur de la substance vivante.
    Ce n'est qu'un mot et pourtant, s'il peut s'investir en dehors du temps et de toutes les avidités, c'est la fin de la souffrance, c'est le malheur incendié, c'est le souffle divin qui sort de sa prison. Dans ce mot qui pétille et déchire le voile des attachements, la vie apparaît dans sa nudité, dans la simple évidence d'un soleil qui se lève.
    Si le mot joie peut se réinventer, se délivrer de tout ce qui, jusqu'à présent le conditionne, il nous mène, infaillible et triomphant sur le seuil, enfin découvert, de la rive intérieure.
    Son corps explosé se diffuse en des milliards d'étoiles. Il s'évade et se rejoint, ne cesse de mourir et de renaître, toujours neuf en ses multiples visages. Sa musique infinie retrouve la conscience pour que s'éveille et s'illumine la moindre parcelle vivante.
    Antichambre de l'inconnu, la joie se profile sur l'écran de la métamorphose. Elle chante la terre et les rivières, les arbres et les pierres ; comme une abeille elle butine de fleur en fleur et transforme en nectar ou en miel l'horreur et le désespoir que la démence humaine inlassablement recrée.
    Accueillir l'éclatante visiteuse pour en faire une reine, c'est boire à la source et rejoindre son âme, c'est renaître plus fort en perdant ses frontières, c'est fleurir à la grâce et n'être plus qu'un grain d'ivresse, un miroir qui reflète la vie et l'immense beauté de l'univers.
    Jardin de l'âme, jardin sans limite, la joie se cache en toute chose pour peu que le regard la reconnaisse et la réverbère. Elle se montre à celui dont les yeux peuvent s'offrir l'émerveillement d'un premier matin du monde, à celui qui se lasse de l'éternel aveuglement de la séparation, à celui qui s'éveille du long sommeil de la souffrance.
    Il suffit d'une étincelle pour qu'elle s'embrase de coeur en coeur, pour qu'elle se propage, inévitable, en sa radieuse contagion. Si plus rien ne résiste à la joie, si nul ne s'en défend, la terre en fera sa convalescence, son ardeur et sa respiration.

    Extrait du prochain livre de Marianne DUBOIS

    http://www.mariannedubois.net/

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