• Quelle extraordinaire et belle comparaison entre le verbe " avoir " et le verbe " être " le tout en poème. Il faut pour si bien réussir une telle présentation être un expert de la langue " Française "…… " chapeau " !

     

     ********************

    Loin des vieux livres de grammaire,

    Écoutez comment un beau soir,

    Ma mère m'enseigna les mystères

    Du verbe être et du verbe avoir.

    ***********************

    Parmi mes meilleurs auxiliaires,

    Il est deux verbes originaux.

    Avoir et Être étaient deux frères

    Que j'ai connus dès le berceau.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Bien qu'opposés de caractère,

    On pouvait les croire jumeaux,

    Tant leur histoire est singulière.

    Mais ces deux frères étaient rivaux.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Ce qu'Avoir aurait voulu être

    Être voulait toujours l'avoir.

    À ne vouloir ni dieu ni maître,

    Le verbe Être s'est fait avoir.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Son frère Avoir était en banque

    Et faisait un grand numéro,

    Alors qu'Être, toujours en manque.

    Souffrait beaucoup dans son ego.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Pendant qu'Être apprenait à lire

    Et faisait ses humanités,

    De son côté sans rien lui dire

    Avoir apprenait à compter.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Et il amassait des fortunes

    En avoirs, en liquidités,

    Pendant qu'Être, un peu dans la lune

    S'était laissé déposséder.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Avoir était ostentatoire

    Lorsqu'il se montrait généreux,

    Être en revanche, et c'est notoire,

    Est bien souvent présomptueux.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Avoir voyage en classe Affaires.

    Il met tous ses titres à l'abri.

    Alors qu'Être est plus débonnaire,

    Il ne gardera rien pour lui.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Sa richesse est tout intérieure,

    Ce sont les choses de l'esprit.

    Le verbe Être est tout en pudeur,

    Et sa noblesse est à ce prix.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Un jour à force de chimères

    Pour parvenir à un accord,

    Entre verbes ça peut se faire,

    Ils conjuguèrent leurs efforts.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Et pour ne pas perdre la face

    Au milieu des mots rassemblés,

    Ils se sont répartis les tâches

    Pour enfin se réconcilier.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    Le verbe Avoir a besoin d'Être

    Parce qu'être, c'est exister.

    Le verbe Être a besoin d'avoirs

    Pour enrichir ses bons côtés.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>  

    Et de palabres interminables

    En arguties alambiquées,

    Nos deux frères inséparables

    Ont pu être et avoir été.

    >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 

    ...Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,

    Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus que Parfait....

    Joli, non ?

    ********************

    Bien loin des contenus humoristiques des envois habituels.

    Exceptionnellement ce texte mérite d'être transféré largement.

    Vive la langue française !

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  • Messages De Bonheur (À Partager) Cultivons L'optimisme -

    **************

     

    La clé du bonheur est de s’accepter soi-même, au lieu de chercher à se faire accepter des autres.

    L’amour a le pouvoir de transformer le chagrin en bonheur.

    Libère-toi de la tristesse, ne la laisse pas devenir une habitude confortable.

    Ce qui compte, c’est le voyage, pas la destination

    Le bonheur, c’est savoir apprécier en toute sérénité ce que l’on ressent, ce que l’on perçoit et ce que l’on pense dans le moment présent.

    Le rire est le meilleur médicament.

    Goûte à sa juste valeur le fait d’être en vie !

    N’oublie jamais la magie à laquelle tu croyais quand tu étais enfant.

    Le bonheur s’intensifie quand on le remarque.

    Les gens partent chercher le bonheur au bout du monde. Parfois, quand ils rentrent chez eux, ils le trouvent sur le seuil de leur porte.

    Suis la voie de l’amour, elle te conduira au bonheur.

    Le bonheur est contagieux.

    On est malheureux quand on se résigne ; on est heureux quand on prend des risques.

    « La bonne humeur est la tenue la plus élégante à porter en société. » William Thackeray.

    Le contentement, c’est savoir se satisfaire des choses telles qu’elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles soient.

    Nous sommes tous à la recherche du bonheur, et c’est souvent en le donnant à quelqu’un d’autre que nous le trouvons.

    Il y a un lien direct entre être reconnaissant et être heureux. Mais qui sait lequel entraine l’autre ?

    L’interaction avec la nature-que ce soit nourrir un oiseau, caresser un chat ou se promener dans la campagne-contribue à nous rendre plus heureux.

    Le bonheur se décide. Il faut le choisir, agir et avoir la foi.

    Le bonheur est un état d’esprit : il faut rester ouvert, cordial et positif.

    La créativité catalyse le bonheur.

    On n’est malheureux qu’à cause des idées fausses que l’on se fait du bonheur des autres.

    Le bonheur ne s’achète pas.

    Quand il pleut, certains sont tristes et déprimés ; d’autres considèrent que c’est une bénédiction et ils rendent grâce au ciel de donner la vie à toutes les plantes et créatures de la terre.

    Si les humains pouvaient montrer qu’ils sont heureux en remuant la queue comme les chiens, ils se comprendraient mieux entre eux.

    Moque-toi parfois de toi-même…cela t’aidera à être heureux.

    Sois ton meilleur ami.

    Ne cherche pas le bonheur en tant que tel. Concentre-toi plutôt sur les activités qui te rendent heureux.

    Pour être heureux, mieux vaut ne pas trop penser.

    C’est important de se sentir apprécié. Entoure-toi de ceux qui t’estiment et garde tes distances avec les autres.

    « La danse est l’un des raccourcis qui mènent droit au bonheur. » Vicki Baum

    Surmonte tes craintes en leur faisant face. Si tu bats en retraite, elles te hanteront toute ta vie.

    Si tu ne réussis pas du premier coup, tu es comme tout le monde. C’est ce qu’on appelle « apprendre ».

    Pardonne à tes ennemis – cela les agacera au plus haut point !

    Dans le tourbillon de la vie, tâche de trouver un endroit tranquille dans ton esprit.

    « Tout passe, tout coule, rien ne dure. » Héraclite.

    Concentre-toi sur chaque tâche, aussi banale soit-elle. La satisfaction du travail bien fait contribuera à ton bonheur.

    Le bonheur, c’est de regarder des enfants jouer et se joindre à eux.

    N’oublie pas de faire chaque jour quelque chose que tu aimes ; même si ton emploi du temps est chargé, tu peux y arriver.

    « N’impose jamais à autrui ce que tu ne choisirais pas pour toi-même. » Confucius

    Offre un cadeau à quelqu’un à qui tu veux exprimer ta gratitude. Fais la liste de toutes les raisons pour lesquelles tu souhaites le remercier et donne-la-lui.

    Fais la liste des choses qui te rendent heureux. Tu verras qu’elle est plus longue que tu ne le croyais…

    Les gens heureux n’on pas plus de chance que les autres ; ils savent juste tirer le meilleur de toutes les situations.

    Quand tu as du mal à faire face aux défis de la vie, souviens-toi des périodes difficiles du passé auxquelles tu as survécu.

    Surveille ton langage. Ne te rabaisse pas, même pour faire rire les autres. Quand on exprime des choses négatives, on crée un état d’esprit négatif.

    « Identifier ses talents et se donner l’occasion de les exploiter est la clé du bonheur. » John Dewey

    Sois affectueux, dis merci, et n’hésite pas à dire à tes amis, à ta famille et à tes collègues ce que tu aimes chez eux.

    Tout ce que tu fais mérite ton attention.

    Notre configuration génétique détermine environ cinquante pour cent de notre capacité à être heureux. Le reste dépend de nous !

    Dans la vie, tout n’est pas noir et blanc. Demande-toi ce qui pourrait arriver de pire, ce qui pourrait arriver de mieux et ce qui est le plus susceptible de se produire.

     

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  • Images rares et étonnantes ... et très belles ! Un cygne fait un câlin en enroulant son cou autour de Richard Wiese.

    Ce présentateur d’émission télé a sauvé ce cygne et l'a aidé à le soigner en le tenant, après que l’oiseau se soit blessé dans une clôture grillagée.

    (si elles n’apparaissent pas dans ce mail, dites-le moi, je les renverrais d’une autre manière

     
     
     
      Image merveilleuse …. 
      
                                                                                                                Emouvant …. !

    Voilà un cygne qui bouscule la réputation d’agressivité qu’on leur accorde ….

    Les animaux font très souvent preuve de gratitude naturelle dans des cas extrêmes.

    Celle des humains n’a pas autant de spontanéité …

     
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  • A cette époque, on rendait service, c’était une certaine entraide…

    .

    Le bus et la vache

     

    Certains doivent se souvenir de cet autobus parisien à plateforme :  

    le fameux Renault TN, "MONUMENT INDUSTRIEL". 

    Sa longue carrière ( 1931-1971 ) a fait de cet imposant véhicule ( 9,50 mètres ), reconnaissable entre tous avec 

    sa face avant dite « nez de cochon », ses énormes roues, sa livrée vert et crème, 

    mais aussi sa fameuse plate-forme arrière, incarne l’autobus parisien.

    En 1962/65, (RENAULT TN disparus définitivement en 1971), il n'y en avait déjà plus beaucoup

    entre porte d'Orléans et Montrouge mais c'était le bonheur ! 

    Il y avait un Machiniste (chauffeur) avec des biceps d’athlète pour manipuler l’énorme volant et

    tous ces leviers sans assistance mécanique.

      

     

    Mais le ''TOP'' c'était l'arrière avec sa plateforme en plein air, à la fois l’entrée, la sortie et le balcon du bus parisien. 

    Grâce à elle, les plus hardis descendaient et montaient en marche

                             

    Lorsque le temps est clément, il n’y a pas de lieu d’observation de Paris plus agréable.

    Sur cette terrasse, réservée aux seules lignes parcourant la capitale intra-muros, le Receveur règne en maître.

    Sur sa poitrine flotte la «moulinette», la petite machine qui oblitère (à l’époque, on ne parlait pas de composter)

    les tickets des voyageurs en émettant un petit bruit sec.

    Lorsque tout le monde est monté, il actionne avec autorité la chaînette qui déclenche le signal du départ,

    une clochette a à l’intention du Machiniste. 

    Relégué à l’extérieur, sous la «casquette» formée par l’avancée du toit, il transpire l’été et grelotte l’hiver.

    Elles en ont vu les plateformes remplies comme un œuf, avec des amoureux...

        

      des engueulades...!!

         

     

    Mais la meilleure anecdote, devait arriver en mars 1962, où un producteur de lait breton de Kerbanel en ROSTRENEN ,

     

    tomba en panne avec sa bétaillère porte Maillot, sur la route le menant au concours d'élevage agricole bovin

    ( CGA) de la ''semaine de l'agriculture à Paris'', ex Salon de l'agriculture créé en 1964, 

    avec Marguerite à l'intérieur, magnifique pie noir de la lande, amoureusement étrillée.

     

      Aucun transporteur n'étant disponible, il rejoignit la Porte de Versailles en bus à plateforme Renault TN… 

     

     

     

     

    Voir le chargement de Marguerite au bas des Champs-Elysées (on aperçoit l'Obélisque de la Concorde au loin)...

    Une petite poussette au c... et roule Marguerite.... pas du tout impressionnée..

     

    Ce n’est pas aujourd'hui qu'on ferait ça...!!

     

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  • 15 Faits Importants De La Vie !

    1. Il y a au moins 5 personnes dans ce monde qui t'aiment au point de mourir pour toi.

    2. Il y a au moins 15 personnes qui t'aiment d'une certaine manière.

    3. La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c'est parce qu'elle veut être comme toi.

    4. Un sourire de toi apporte de la joie à quelqu'un, même s'il ne t'aime pas.

    5. Toutes les nuits, quelqu'un pense a toi avant d'aller se coucher.

    6. Tu représentes le monde pour quelqu'un.

    7. Si ce n'était pas pour toi, quelqu'un ne pourrait pas vivre.

    8. Tu es spécial et unique.

    9. Quelqu'un dont tu ignores l'existence t'aime.

    10. Quand tu fais la plus grosse bêtise, quelque chose de bien provient de celle ci.

    11. Quand tu penses que le monde te tourne le dos, regarde bien: c'est surtout toi qui tourne le dos au monde.

    12. Quand tu penses que tu n'as pas de chance quand tu n'as pas ce que tu veux, tu ne l'auras probablement pas. Si tu crois en toi, probablement, tôt ou tard, tu l'auras.

    13. Souviens-toi toujours des compliments que tu reçois. Oublies les remarques méchantes.

    14. Dis toujours aux gens ce que tu ressens a propos d'eux; tu te sentiras mieux quand ils le sauront.

    15. Si tu as un meilleur ami, prends, le temps de lui dire ce qu'il représente pour toi.

    Auteur(e) Inconnu(e)

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  • MERCI   PAPA,  MERCI   MAMAN !

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    Comment  occuper les enfants lorsque survient le moment des vacances scolaires ?

     

     A chaque génération, les parents se posent la question et y répondent du mieux qu’ils le peuvent. En mon temps, je fus aiguillée, par trois fois, vers une colonie de vacances et j’y découvris, avec émoi, les délices de la vie communautaire.

     

    Les nuitées en dortoir et les batailles de polochon, les parties de ballon prisonnier, les veillées autour des feux de camp, les kilomètres à pied rythmés par le jambon de Mayence … mais aussi …

     

    La toilette minutée et collective à l’eau froide, les fesses à l’air devant un lavabo qui n’en finit pas de s’étirer et des paires d’yeux qui ricanent … le gloussement des « monos » qui pillaient sans scrupules les colis qu’envoyaient nos mamies … les nausées matinales, l’odeur du café, de la chicorée et du beurre ramolli …les matelas mous et les sommiers grinçants … les farces et les punitions, stupides, ou traumatisantes … la chasse aux moustiques et les siestes à mourir sous un drap …les armoires sans cadenas, le petit linge disparu ou déteint …les « t’es pas cap » et les « nananère » …

     

    « Les jolies colonies de vacances, merci papa, merci maman !

    Tous les ans, je ne voudrais pas qu’çà recommence ! Youkaïdi, aïdi, aïda ! »

     

     De retour au bercail, mon lit avec son édredon, la chambre-vue-sur-HLM que je partageais avec ma sœur, la salle d’eau où je pouvais m’isoler, sa baignoire, - même sabot ! -, ma théière et mon coquetier, c’étaient le paradis retrouvé !

     

     J’ai donc quelque difficulté à comprendre l’engouement qu’éprouvent aujourd’hui les jeunes pour les expériences de téléréalité.

      Est-ce l’appât illusoire du gain qui les attire, le désir de crever l’écran ? Le plaisir douteux de la promiscuité ? Le regret d’une « colo » édulcorée qu’ils n’ont jamais connue ? Ou bien la nostalgie d’une enfance qui leur a été volée par ces parents désireux que les enfants « s’assument », bien trop vite, bien trop tôt ?

     

     

                                                                           Septembre 2007 – janvier 2016                                                                    familleholt@yahoo.fr

     

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  • QUI VOLE UN ŒUF …

     ************

     

     1960 – Ces années-là  ont beau être « glorieuses », le souvenir de la guerre, de l’exode et des tickets de rationnement était encore très vivace dans les mémoires.

                Nos parents, comme bien des jeunes ménages, ne roulaient pas sur l’or et, marqués qu’ils étaient par les récentes privations, dépensaient avec parcimonie le peu qu’ils gagnaient.

     

    Dans ce contexte, allouer à un gamin de 12 ans un budget mensuel, - l’argent de poche -, était donc impensable, choquant même !

     J’ai donc, cahin-caha, traversé l’enfance en ignorant tout des rudiments de la gestion et, par grand bonheur, jamais je n’ai entendu mes parents me dire stupidement : « Il faut que tu t’assumes … ».

     

     A défaut de réels besoins, j’avais cependant quelques envies que je ne pouvais pas toujours satisfaire : sucreries … colifichets … ah ! Là là ! La gourmandise ! La coquetterie !

    Et donc, à l’occasion de menues courses chez le boulanger, chez la libraire, il m’est arrivé parfois, je l’avoue, de prélever … ma commission … Cinq centimes, - de francs -, cela n’allait pas bien loin, mais avec ces cinq centimes, je pouvais acheter un sachet de car-en-sac, ma friandise préférée !

    Des petits bacilles blancs, rouges, verts et bleus, que je suçais deux par deux, avec délectation, à la fois persuadée que tout service méritait récompense, et en même temps terrifiée par le proverbe souvent entendu : « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ».

     

     L’argent, - le blé, l’oseille -, ne poussait pas sous nos semelles ; il fallait le gagner !

     Quand je revenais de l’école avec une bonne note, je recevais un sou. Une première place, un tableau d’honneur ? Un sou. Le brevet des collèges ? Un billet, un mandat des grands-parents. Etant bonne élève, j’aurais pu faire fortune de bonne heure si je n’avais chanté, chanté  … comme la cigale !

     Ce mode de rétribution, qui m’avantageait, suscitait la convoitise de mes frères et sœur ; le porte-monnaie maternel eût à subir leurs assauts … Qui vole un œuf …

     

     Papa, plus pragmatique, nous embauchait chaque été. Dans la maison de campagne, le travail ne manquait pas : le marchand de matériaux venait livrer son contingent de sable et de parpaings, qu’il fallait ensuite déplacer au gré des chantiers paternels ; un parpaing, un sou.

    Une partie de nos vacances se passait ainsi à tâcheronner et emplir notre escarcelle en vue de l’hiver. Hélas, la gestion est un art difficile … Quand la bise survenait, les musettes étaient à sec. Du côté de la fratrie, un sou par ci, un sou par là, les ponctions homéopathiques reprenaient leur cours.

     

    J’ai grandi, nous avons grandi … sans jamais voler de bœuf !

    xxxxx

     

     Mère de famille, forte de mon expérience, j’ai tenté, à mon tour, d’instaurer un système plus « juste ».

    Récompenser les succès scolaires, oui, mais aussi les menus services rendus. Rémunérer certains travaux, un sou pour passer la tondeuse, un sou pour nettoyer la voiture … En même temps, éduquer, enseigner que l’argent n’est pas une fin, qu’il faut savoir donner de sa peine, et participer aux tâches de la maisonnée, gratis. Quelle alchimie !

     

     C’était si peu évident que, dans nos poches aussi, la monnaie s’évaporait parfois ! L’inflation étant passée par là, ce n’étaient plus des centimes … mais des billets.

     

    D’où vient donc que les petits enfants se laissent ainsi aller à des larcins répétés, alors même qu’ils sont bien élevés et ne manquent de rien ?

     

     C’est un mystère que je ne saurais expliquer mais qu’on se le dise : si les bœufs se font rares dans nos campagnes, les voleurs d’œufs n’y sont pour rien !

     

                                                                                       Mars 2008 – Octobre 2015

                                                                                     familleholt@yahoo.fr

     

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  • CHER  VIEUX  TELEPHONE !

     

    Petits enfants, qui pianotez sans trêve sur vos i-phones pour échanger des propos insignifiants avec le copain qui vient de vous quitter, et qui, sans doute … vous demandez comment vos grands-parents ont bien pu mener leur vie sans cet accessoire indispensable … écoutez cette histoire :

    Lorsque j’avais votre âge, téléphoner n’était pas compliqué ; il n’y avait alors dans les campagnes et les banlieues que des numéros à deux chiffres, un peu comme le « 18 » pour les pompiers. Le célèbre sketch de Fernand Raynaud,  « le 22 à Asnières », en est une illustration.

    Il suffisait donc de décrocher le combiné, d’appeler une opératrice, et de lui donner votre numéro ; elle le composait et vous mettait en communication avec x, y ou z, ce qui pouvait requérir un temps d’attente.

    Dans le village cévenol de mes grands-parents, il n’y avait qu’un poste téléphonique. Il avait été installé sur le palier extérieur d’une maison privée, au centre du village, à égale distance pour tous. Est-ce un hasard ? C’était aussi … la maison du Maire de la commune …

    Quand donc ce téléphone sonnait, l’épouse du Maire allait répondre ; il lui fallait ensuite aller chercher celui, ou celle, auquel l’appel était destiné. C’était sur le fond assez contraignant pour elle et l’on peut aujourd’hui se demander si les usagers accepteraient de rendre ce service !

    Cela manquait aussi singulièrement d’intimité et pour peu que cette femme fut indiscrète, toute la contrée avait vite fait de savoir que votre fille, ou votre cousin, avait cherché à vous joindre … et les langues jasaient … au détour d’une conversation anodine, vous vous faisiez rattraper : « Et votre fille ? Çà va bien sa famille ? » Le téléphone cévenol fonctionnait cinq sur cinq.

    De temps à autre, quand le téléphone sonnait désespérément, - Dame ! Le Maire avait bien le droit de s’absenter ! -, c’est un villageois de passage qui répondait, venait vous chercher … et parfois s’attardait dans la ruelle, oreilles au vent …

    J’ai vu ainsi plusieurs fois mon grand-père quitter son établi et se laver les mains en toute hâte pour répondre à un appel, suivi de ma grand-mère ; le combiné pour l’un, l’écouteur pour l’autre.

    Le palier de cette maison était étroit, garni d’un pauvre tabouret, exposé aux intempéries et quand soufflait le mistral, ce vent du nord redouté des Provençaux, la situation était inconfortable. Aussi, en raison de la chaleur, du froid, du vent ou de la pluie … des allées et venues de la ruelle … de la fenêtre voisine entrouverte … mes grands-parents parlaient à voix basse et limitaient la conversation au strict nécessaire.

    Et lorsqu’eux-mêmes téléphonaient, ce n’était pas pour bavasser, mais pour un motif important. En l’absence d’urgence, c’est au papier et à La Poste qu’ils confiaient leurs états d’âme.

    En ce temps-là, il faut dire aussi que le téléphone cévenol fonctionnait sans bavures : dès qu’un ancien avait consumé sa bougie, dès qu’un berger ne rentrait pas le soir au bercail, la nouvelle se répandait comme une traînée de poudre dans tous les foyers. Beaucoup sortaient sur le pas de leurs portes, s’interpelaient de fenêtre à fenêtre ; curiosité, cancanage … oui … mais aussi entraide, solidarité et communication.

    Aujourd’hui, tout en arpentant le trottoir, Mademoiselle appelle haut et fort pour décommander et reporter son rendez-vous chez le médecin … le mari en courses appelle car Madame, sur sa liste, a oublié de préciser la marque du paquet de nouilles.

    … Et nous, nous enrageons d’intercepter ces soliloques insipides qui ne nous concernent ni ne nous intéressent !

    … Et nous fulminons  d’apprendre que tel voisin est décédé brutalement, qu’il a même déjà été enterré … et que nous n’en avons rien su !

     

     

                                                                                                           Février 2016   

                                                                                                              familleholt@yahoo.fr

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  • CE RAMEAU N'EST PAS UN PORTE-BONHEUR

     

    CE RAMEAU N'EST PAS UN PORTE-BONHEUR

    A toi qui es venu chercher un rameau, tu es venu aujourd’hui pour chercher un rameau de buis.
    Tu souhaites qu’il soit béni.
    Si tu es venu chercher un porte-bonheur ou une protection divine, tu risques d’être déçu.
    Dieu, en effet, veut notre bonheur, mais il nous invite à le bâtir de nos mains.
    Mais si tu crois que vivre c’est aimer, même si la vie ne t’a pas fait de cadeaux,
    Si tu penses que la justice, le respect de l’homme et la solidarité sont des valeurs qu’il faut faire progresser, si déjà tu essaies de regarder ce qui se passe autour de toi, si tu dis bonjour à ton voisin même s’il ne répond pas, si tu essaies de vivre debout et si tu agis pour que tout homme soit respecté au travail, dans le quartier ou ailleurs... alors prends ce rameau de bon cœur et garde-le chez toi.
    Il te rappellera que la vie est plus forte que la mort, comme nous l’a prouvé Jésus, que son message d’amour est à vivre à tous les instants de notre existence.
    Ce rameau ne sera pas un porte-bonheur, mais le signe du bonheur que tu t’engages à construire pour toi et les autres avec l’aide de Dieu.

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