• AUTANT QUE VALIANE AVAIT DE BEAUTÉS........Pierre de Marbeuf (1596 ?-1645)

    AUTANT QUE VALIANE AVAIT DE BEAUTÉS

    Tourmenté d’un amour qui me plaît et me blesse,
    Blessé d’un désespoir que j’aime et qui me nuit,
    Amant désespéré, la fureur m’a réduit
    Au secours des sorciers contre une enchanteresse.
     
    Ses cheveux ont lié mon esprit à leur tresse,
    Ses beaux yeux m’ont charmé, sa bouche m’a séduit,
    Son sein porte une fraise, et plus bas est un fruit
    Qui me fait enrager dans la faim qui me presse.
     
    Venez à moi, Démons, apportez avec vous
    Vos herbes et votre art, afin qu’à mon courroux
    Ma main et mon amour puissent fournir des armes.
     
    Aimez-moi, Valiane, ou bien tant de tourments
    Me feront contre vous aider d’enchantements,
    Voyant que contre moi vous vous servez de charmes.
     

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  • Commentaires

    2
    Lundi 16 Septembre à 07:04

    Merci Cochonfucius c'est vraiment très beau 

    j'aime beaucoup surtout celui du papillon celtique

    LD

    1
    Samedi 14 Septembre à 11:43

    (1)Papillon celtique
              -----------

    Aux jardins de jadis il vole avec noblesse,
    Lui qui n’est nullement un papillon de nuit ;
    L’espérance l’anime et l’amour le conduit,
    Car cet être gourmand nulle fleur ne délaisse.

    Il aime la prairie où les tiges se dressent
    Et surtout le pavot dont son coeur est séduit ;
    Je le vois voleter à la saison des fruits
    Qu’il admire en passant, lorsque rien ne le presse.

    Soyez ainsi, lecteurs, ça sera bon pour vous,
    L’été vous sera frais, l’hiver vous sera doux,
    Et vous serez vainqueurs dans les combats sans armes.

    Avec ses compagnons, qui sont loin des tourments,
    Il connaît l’Armorique et ses enchantements
    Grâce auxquels son destin restera plein de charme.


     


     


    (2) Ornithoduc
                       --------------

    Voici l’ornithoduc, dans sa grande noblesse.
    Son pas est élégant, le jour comme la nuit,
    Et même s’il a faim, jamais il n’est réduit
    À prendre sur le sol ce que les autres laissent.

    La forêt retentit des poèmes qu’il tresse,
    Plus d’un commentateur par ses mots fut séduit ;
    Il est surtout joyeux à la saison des fruits
    Qui le peut soulager de la faim qui le presse.

    Venez à lui, lecteurs, apportez avec vous
    Des bouteilles de vin, soit du fort, soit du doux,
    Car souvent l’on a pu le vaincre par cette arme.

    C’est notre ornithoduc, il n’a pas de tourments;
    Sa petite existence est un enchantement,
    Et même, une duchesse est tombée sous son charme.


     


     

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