• Les petits secrets de Paris : l'origine du pont-Marie et de l'île Saint-Louis

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  • Les petits secrets de Paris : la fausse maison natale de Molière

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  • Les toits de zinc et d'ardoise de Paris sont candidats au titre de patrimoine immatériel de l'UNESCO

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  • 10 - Balades Dans Paris, À La Découverte -

    De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    Deux mille ans déjà que Paris prospère sur les bords de la Seine. De places royales en palais, de vestiges médiévaux en constructions futuristes...

    Chaque monument de la capitale raconte un peu de la folle Histoire de France. Dans la plus belle ville du monde, il est possible de traverser les siècles, rien qu'en traversant la rue.

    Les Arènes De Lutèce - La Marque Antique -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    En 52 avant notre ère, les Romains remportent la bataille contre les Parisii et construisent Lutèce sur la rive gauche de la Seine.

    Les vestiges de leurs arènes, datant du Ier siècle, se découvrent aujourd’hui au 49 de la rue Monge.

    Le monument est mal nommé. En effet, il s’agit plus exactement d’un amphithéâtre, doté d’une arène et d’une scène.

    C'était l’un des plus grands de la Gaule, avec ses 130 mètres de longs sur 100 mètres de large.

    Ses gradins en arcs de cercle pouvaient accueillir plus de 15 000 spectateurs !

    Détruit lors des invasions barbares au IIIe siècle, l’édifice est peu à peu tombé dans l’oubli.

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, on envisagea même de le démolir entièrement...

    Mais Victor Hugo, ardent défenseur du patrimoine, l’empêcha, en plaidant ...

    « Il n’est pas possible que Paris, la ville de l’avenir, renonce à la preuve vivante qu’elle a été la ville du passé. (...)

    Les arènes sont l’antique marque de la grande ville. »

    L'enceinte du roi Philippe Auguste : la muraille disparue...

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    En 1190, Philippe Auguste doit partir en croisade. Pour protéger Paris de toute invasion pendant son absence...

    Il fait construire une muraille autour de la première enceinte, datant du XIe siècle. 

    Il faudra trente années pour bâtir ce rempart de 3 kilomètres de long, 3 mètres de large et 9 mètres de haut, renforcé par des tours hautes de 14 mètres.

    Dans un premier temps, l’ouvrage forme un arc de cercle sur la rive droite, face à l’île Saint-Louis et jusqu’au Louvre, où est bâtie une forteresse.

    Plus tard, le roi dote la rive gauche d’une autre enceinte.

    Ces remparts fixent les limites de Paris pour plus d’un siècle ; ils seront délaissés au XVIIe.

    Des pans sont encore visibles rue des Jardins-Saint-Paul...

    Rue Clovis, rue du Cardinal-Lemoine, ou impasse de Nevers.

    Le Palais Du Louvre - Une Renaissance À La Française -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    À eux seuls, les travaux d’aménagement entrepris par François Ier au Louvre disent l’apport exceptionnel du souverain à l’embellissement de Paris. 

    C’est lui qui, le premier, entreprend la métamorphose du château fort en palais royal.

    En 1546, un an avant de mourir, il choisit le projet proposé par l’architecte Pierre Lescot pour la reconstruction de l’aile Ouest...

    Dans un style qui sera le véritable manifeste de la Renaissance à la française.

    Le vieux donjon de Philippe Auguste est abattu, et les portes de l’enceinte détruites, comme une fin symbolique du Moyen Âge.

    Le bâtiment n’est qu’harmonie, avec un corps de logis sur 3 niveaux et une façade, sculptée par Jean Goujon...

    Qui s’agence autour de 3 avant-corps, coiffés par 3 frontons finement décorés.

    Fasciné par l’Italie et son foisonnement artistique, ami de Léonard de Vinci et protecteur des lettres, François Ier introduit, peu à peu, l’architecture Renaissance à Paris, par l’entremise des grands chantiers royaux.

    Le Château De Vincennes - La Forteresse Médiévale -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    C'est Charles V qui transforme le pavillon de chasse édifié par Louis VII en une splendide résidence royale, dont l'architecture...

    Conjugue art militaire et raffinement. Révolte des marchands parisiens, Grande Jacquerie, éternelle menace britannique...

    Au milieu du XIVe siècle, le royaume est au bord du gouffre. Charles V s’entoure de brillants maîtres d’œuvre, tel Raymond du Temple...

    Qui a participé à des aménagements de Notre-Dame de Paris et du Louvre.

    En quelques années, le château est protégé d’une enceinte rectangulaire de plus de 1 kilomètre de long, défendue par 9 tours hautes de 40 mètres...

    Le donjon, lui, atteint les 50 mètres ! Bâtie en peu de temps (de 1361 à 1369), cette massive tour carrée...

    Flanquée de 4 tourelles, est elle-même entourée d’une enceinte, avec un châtelet gardant l’entrée. 

    De Charles VI à Louis XIII, Vincennes reste l’une des principales...

    Résidences des rois de France jusqu’à ce que Louis XIV...

    Malgré les travaux réalisés par Louis Le Vau, lui préfère Versailles.

    La Butte Montmartre - Au Sommet Des Arts -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    La butte a la mémoire qui chante... Pour être « durs aux miséreux (...) mais protégeant les amoureux », comme le dit la fameuse Complainte...

    Ses escaliers accueillent depuis belle lurette les princes de la bohème, les poètes maudits, les écrivains en rupture de ban.

    Bernard Dimey (1931-1981), l’ogre chaleureux de la chanson française, aimait faire tinter ses vers au comptoir du Pichet du Tertre ou à celui de la Taverne d’Attilio.

    Au Grand Café, à partir de 1870, ce sont les artistes de la nouvelle peinture – Renoir, Sisley, Manet, Degas, Monet... – que l’on trouvait réunis.

    Au Lapin Agile, on croisait Verlaine, Villiers de L’Isle-Adam, Courteline, Ziem, Clemenceau. 

    Au Bateau-Lavoir, au tournant du XXe siècle : Max Jacob, Pierre Mac Orlan, Maxime Maufra, Modigliani, Picasso... 

    Enfin, au célébrissime Moulin-Rouge, imaginé en 1889 par Oller et Zidler...

    Le french cancan a qui fait son succès a inspiré plus d’un dessin à Toulouse-Lautrec.

    L'opéra Garnier - La Star Des Grands Boulevards

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    e l’Olympia à l’Opéra, en passant par les grands magasins, les Grands Boulevards sont une promenade idéale pour ceux qui aiment les arts et l’esprit du XIXe siècle. 

    Charles Garnier a 35 ans quand son projet est retenu devant 170 autres (dont celui de Viollet-le-Duc), pour bâtir le nouvel Opéra de Paris.

    Il est Prix de Rome, il a la foi, et il entend jeter les bases d’un style Napoléon III.

    Mais surtout, il propose deux réponses fortes à l’environnement haussmannien, dans lequel doit être élevé le temple de la danse et de la musique.

    D’abord, parce qu’il sera cerné par des immeubles imposants, il dessine un monument dont les proportions équilibrées ne laissent pas soupçonner les dimensions réelles.

    Ensuite, pour rompre avec le gris des façades alentour, il ose la polychromie et choisit des matériaux colorés : marbre et porphyre, sur lesquels tranche...

    L’éclat des bronzes, des cuivres et des ors. 

    Inauguré en 1875, son Opéra est encore, au XXIe siècle, l’étoile du quartier.

    La Place De La Concorde - Louis XV, La Guillotine & L' obélisque

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    Spécificités urbaines propres à l’Ancien Régime, les places royales étaient des aires de promenade conçues pour l'exposition et l'admiration de la statue du souverain.

    Après Henri IV (Vosges) et Louis XIV (Victoires), Louis XV fait aménager la sienne : l’immense place de la Concorde, dans la perspective des Tuileries et des Champs-Élysées.

    Œuvre de Ange-Jacques Gabriel, elle n’est bâtie que du côté Nord.

    À droite (en venant de la rue Royale) se trouvent les palais de Gabriel et l’hôtel de Crillon; à gauche, l’hôtel de la Marine.

    La place est remodelée dans les années 1830 par Jacques Ignace Hittorff, qui ajoute...

    Les fontaines des Mers et des Fleuves. Ex-place Louis-XV, où furent guillotinés Louis XVI et Marie-Antoinette...

    Ainsi que les chefs de la Révolution, elle prend le nom de la Concorde, en 1795.

    L’Obélisque rapporté de Louxor, colonne haute de 23 mètres et gravée de hiéroglyphes célébrant Ramsès II, est installé en son centre en 1836, sous Louis-Philippe.

    La Sainte-Chapelle - Le Chef D'oeuvre De Saint Louis -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    Saint Louis voulait un écrin pour les reliques de la Passion du Christ, acquises à grands frais auprès des Vénitiens et de l’empereur byzantin Baudoin II.

    Ce sera la Sainte-Chapelle, chef-d’œuvre de l’art gothique rayonnant.

    Elle est bâtie en 1248, au cœur de son palais de la Cité, présumément par Pierre de Montreuil.

    Les reliques ont aujourd’hui disparu, mais reste l’immense châsse, merveille de légèreté, de verticalité et de lumière.

    À l’intérieur, les vitraux occupent plus de place que la pierre ! Sur les 15 baies de la nef unique, haute de 15 mètres, figurent plus d’un millier de scènes de la Bible.

    Elles évoquent la foi et les inquiétudes de Saint Louis à la veille de son départ en croisade.

    Construite sur le modèle palatin, la chapelle se divise en 2 niveaux : la partie basse dévolue aux serviteurs lors de l’office;

    Et la partie haute – où étaient présentées les reliques – réservée au roi et à la Cour.

    La Place Dauphine - À La Gloire Du Pouvoir Royal -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    À partir de 1594, Henri IV impulse de grands projets à Paris.

    Avec une formidable énergie créatrice, il fait aménager, en 1612, une aire triangulaire à la pointe Ouest de l’île de la Cité...

    La place Dauphine. Moins connue que la place des Vosges, elle doit son nom au Dauphin, fils d’Henri IV et futur Louis XIII.

    Constituée à l’origine de 32 pavillons identiques, en brique et pierre, avec des arcades pleines et un toit d’ardoise, elle a été conçue...

    Pour relier le Pont-Neuf au palais de Justice, mais aussi – là réside la nouveauté –, pour glorifier le pouvoir royal.

    Ne subsistent que deux pavillons, qui abritaient jadis orfèvres, lunetiers et graveurs.

    La statue équestre à l’effigie d’Henri IV, elle, trône toujours sur le Pont-Neuf :

    Installée en 1614, par Marie de Médicis, seconde épouse du Vert-Galant, la sculpture a été détruite pendant la Révolution puis remplacée en 1818, sous Louis XVIII.

    Beaubourg-Les Halles - Le Centre Moderne -

    10 - Balades Dans Paris, À La Découverte - De L'histoire De France - Par Marine Guiffray -

    On ne voit que lui depuis le parvis du Sacré-Cœur : ce géant de verre et d’acier, lacis d’échafaudages et de tubes colorés...

    Décrit par ses créateurs, Renzo Piano et Richard Rogers, comme un « diagramme spatial évolutif ».

    Le centre Georges-Pompidou, ou Beaubourg, a poussé au cœur de Paris, à une époque où les architectes ne s’imposaient aucune règle, surtout pas celle de l’objectivement beau.

    Depuis l’ouverture du Centre national d'Art et de Culture en 1977, son extravagante silhouette est le symbole d’une ville qui, pour être imprégnée d’Histoire, n’oublie pas d’être moderne.

    Pour le vérifier, il suffit de s’enfoncer plus dans le quartier des Halles, et d’admirer...

    La Canopée en métal, signée Patrick Berger et Jacques Anziutti, ondulant au-dessus du forum commercial depuis 2016

     

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  • Les plus anciennes photos de Notre-Dame de Paris
     

    Les plus anciennes photos de Notre-Dame de Paris

    Grâce à l'invention de la photographie en 1839, plusieurs photographes ont immortalisé Notre-Dame de Paris. De précieux témoignages qui permettent, aujourd'hui, d'avoir un aperçu de la cathédrale avant les grands travaux de Viollet-le-Duc.

    Comment imaginer qu’à une époque les Parisiens ont connu Notre-Dame sans flèche ? Démontée en 1786 en raison de sa dangerosité, la flèche médiévale de la cathédrale a disparu du paysage parisien pendant plus d’un demi-siècle.

    Quelques photographies témoignent de cette époque lointaine. Les plus attentifs observeront sur les clichés que les statues de la galerie des rois avaient également disparu suite à la Révolution française, et que les chimères, inventées par Viollet-le-Duc, ne prenaient pas encore place sur les galeries supérieures.

    Dans la première moitié du XIXe siècle, Notre-Dame de Paris est dans un état critique. Très abîmée, les restaurations apparaissent colossales et les autorités parisiennes songent même à détruire l’édifice.

    Par chance, l’engouement populaire pour ce précieux témoin de l’architecture médiévale sauve Notre-Dame d’une mort certaine.

    L’arrivée de la photographie est l’occasion d’immortaliser la cathédrale sous tous les angles. De précieux témoignages qui permettent de se rendre compte de l’état de Notre-Dame avant les restaurations de Viollet-le-Duc mais aussi les aménagements liturgiques de l’époque.


    Notre-Dame de Paris sans trumeau et sans galerie des rois, avant 1843

    Cette photo, prise avant les grands travaux de Viollet-le-Duc commencés en 1843, montre Notre-Dame comme on la connaît peu. En 1771, l'architecte Jacques-Germain Soufflot supprime le trumeau médiéval du portail du Jugement dernier et une partie du linteau pour faciliter le passage du dais lors des processions. Une arcade en bois évoquant Marie remplace le vide. Les portes sont également remplacées et représentent le Christ portant sa croix ainsi que Marie pleurant de douleur la mort de son fils. On remarque également, au dessus des portails, que la galerie des rois est vide. L'ensemble des sculptures avaient été détruites à la Révolution française et jamais remplacées jusqu'à l'intervention de Viollet-le-Duc.

     

    L'état des arcs boutants avant restauration de Viollet-le-Duc, 1851

    Dans la première moitié du XIXe siècle, Notre-Dame de Paris est dans un tel état de décrépitude suite à de nombreuses démolitions et saccages que les autorités parisiennes envisagent sa destruction pure et simple. Heureusement l'engouement populaire et la sortie du roman de Victor Hugo Notre-Dame publié en 1831, qui connait un succès immédiat, stoppent la folie des démolisseurs. En 1851, le photographe Henri Le Secq immortalise les arcs-boutants de la cathédrale. Plusieurs pierres ont chuté, témoignant de l'état catastrophique de Notre-Dame.

     

    Notre-Dame de Paris avant sa restauration, 1852

    Cette photo, prise vers 1852 par Edouard Baldus, donne un bon aperçu de l'état de la cathédrale et les aménagements aux alentours. Des maisons, aujourd'hui disparues, venaient s'accoler sur la façade sud

     

    Notre-Dame de Paris sans flèche, avant 1853

    Prise en 1853, cette photographie de Charles Nègre montre les évolutions de Notre-Dame de Paris suite aux restaurations de Viollet-le-Duc. La galerie a désormais retrouvé ses 28 rois de Juda, reconstitués grâce à l'atelier de Geoffroi-Dechaume. Au portail central, les artisans s’affairent à la restauration de la porte afin de restituer le linteau et le trumeau d'origine comme en témoigne le grand échafaudage installé. Au niveau des galeries supérieures, on remarque les chimères installées par Viollet-le-Duc qui n'existaient pas à l'époque médiévale. Enfin, la grande flèche néogothique imaginée par Viollet-le-Duc pour remplacer celle du XIIIe qui avait été démontée, n'existe toujours pas à cette époque.

     

    La Stryge juchée sur la balustrade de la cathédrale, 1853

    Prise en 1853 par Charles Nègre, cette photographie permet d'admirer de plus près les chimères, ces statues fantastiques ajoutées par Viollet-le-Duc sur la cathédrale. Ici, la fameuse Stryge, sans doute la plus célèbre des chimères, un esprit nocturne malfaisant. Pour Viollet-le-Duc, ces statues monumentales effrayantes étaient destinées à recréer l'atmosphère fantastique qu'il imaginait du Moyen Âge.


    Façade de la cathédrale décorée à l'occasion du mariage de Napoléon III et Eugénie, 1853

    Quelques mois après sa restauration, la façade de la cathédrale est décorée de tentures à l'occasion du mariage de Napoléon III et Eugénie célébré en 1853.

     

    Notre-Dame de Paris décorée pour le baptême du prince impérial, 1856

    Trois ans après, la façade de Notre-Dame de Paris est à nouveau décorée à l'occasion du baptême du prince impérial, Eugène Louis Jean Joseph Napoléon, le fils tant attendu de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie.

     

    Echafaudages sur le chevet de Notre-Dame, 1853

    En 1853, les travaux vont bon train sur le chevet de Notre-Dame envahie par les échafaudages.

     

    Portail pendant les travaux de Viollet-le-Duc

    Les travaux de Viollet-le-Duc s'étalent durant vingt ans. Alors que le portail central a retrouvé son allure médiévale, le reste du chantier se poursuit comme en témoignent les débris qui s'accumulent devant la cathédrale.

     


    Notre-Dame de Paris et l'ancien Hôtel-Dieu aujourd'hui détruit, avant 1867

    L'Hôtel-Dieu, le plus ancien hôpital de Paris, construit à côté de la cathédrale à partir du VIIe, occupait, à l'origine, l'autre côté de l'actuel parvis, comme en témoigne cette photographie prise avant 1867, date à laquelle la destruction du bâtiment a commencé.  

     

    La construction du nouvel Hôtel-Dieu au Nord du parvis, non datée

    Il va finalement être reconstruit au nord du parvis comme en témoigne le chantier qui démarre au premier plan. L'hospice des enfants trouvés, qui faisait face à la cathédrale, et que l'on voit encore ici, va lui aussi disparaître et laisser place au grand parvis que nous connaissons aujourd'hui.

     

    Construction du nouvel Hôtel-Dieu, non datée

    Quelques années plus tard, le nouvel Hôtel-Dieu poursuit sa construction à proximité de Notre-Dame de Paris.

     

    Construction de la nouvelle flèche, 1857

    En octobre 1857, Viollet-le-Duc reçoit l'approbation pour la construction d'une nouvelle flèche. Il charge le charpentier Bellu de la reconstruire afin de remplacer l'ancienne, démontée entre 1786 et 1792.

     

    La nouvelle flèche de Notre-Dame de Paris, 1892

    Le modèle est très différent de la flèche précédente. L'ancienne était un clocher qui abritait cinq cloches. La nouvelle, imaginée dans un style néogothique, est constituée de 500 tonnes de bois, 250 tonnes de plomb et culmine à 96 m du sol. Prise en 1892 par Médéric Mieusement, cette photographie montre une flèche flambant neuve.

     

    L'intérieur de Notre-Dame de Paris, 2e moitié du XIXe siècle

    Pénétrons à l'intérieur de la cathédrale. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'aménagement est bien différent de celui que l'on connait aujourd'hui. On retrouve les grands lustres réalisés par Viollet-le-Duc mais placés autrefois devant les piliers alors qu'aujourd'hui ils sont placés entre. Au fond, on aperçoit le chœur dont l'accès est limité par une barrière en fer forgée qui n'existe plus aujourd'hui.


    Vue sur la nef et l'une des tribunes de Notre-Dame de Paris, 2e moitié du XIXe siècle

    Médéric Mieusement a réalisé de nombreuses photographies de l'intérieur de Notre-Dame dans la seconde moitié du XIXe siècle. De cet angle, on aperçoit les chaises qui envahissent la nef mais aussi les bas-côtés de la cathédrale.

     

    Vue sur une tribune de Notre-Dame de Paris, 2e moitié du XIXe siècle

    À cette époque, les tribunes étaient accessibles comme en témoignent les chaises disposées un peu partout.

     

    La statue de la Vierge Marie, 2e moitié du XIXe siècle

    La célèbre statue de la Vierge Marie, réalisée au XVIe siècle, appartenait autrefois à la chapelle Saint-Aignan du Cloître Notre-Dame. Placée sur le trumeau du portail de la Vierge en 1815, elle y reste jusqu'en 1855. À cette date, Viollet-le-Duc la déplace à l'intérieur de la cathédrale où elle demeure depuis. Au XIXe siècle, un grand dais et une petite barrière l'entourent pour la protéger.

     

    Statue de la Vierge Marie placée sur le portail, 1852

    Cette photographie, prise par Charles Marville en 1852, permet de constater que la statue de la Vierge Marie, aujourd'hui placée à l'entrée du chœur, prenait bien place sur le trumeau du portail de la cathédrale avant 1855.

     

    L'autel au XIXe siècle, non datée

    Cette photographie, non datée, témoigne des anciens aménagements liturgiques de Notre-Dame de Paris. Au XIXe siècle, l'autel principal prenait place devant la célèbre descente de croix de Nicolas Coustou et François Girardon. Une grande croix et six chandeliers prenaient place dessus.

     

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  • Chauvet et Lascaux : des grottes bien à l'abri ?

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    De récents résultats confirment la nécessité de ne pas rendre accessibles au grand public les grottes-patrimoines, Chauvet et Lascaux. Que faire pour que la grotte Chauvet conserve intactes ses peintures rupestres, vieilles de 30 000 ans et découvertes un beau soir d'hiver 1994 ? Peut-on agrandir sans risques l'entrée, exiguë et souterraine, du site pour le rendre accessible aux spécialistes de la préhistoire ?

     

    C'est au Laboratoire de Moulis, plateau technique de la Fédération de recherche en écologie toulousaine (1), que le ministère de la Culture a tout d'abord posé ces questions et qu'il a ensuite confié la surveillance du lieu. Dix ans après avoir formulé ses premières préconisations - maintenir le confinement de la grotte et veiller à son équilibre thermodynamique (2), l'équipe du laboratoire, associée au bureau d'études Géologie, environnement, conseil (3), confirme ses choix. Car « une grotte, c'est avant tout une usine chimique très complexe et dynamique, creusée dans le massif calcaire », explique Alain Mangin, qui a « depuis trente ans le nez collé à la paroi ».

    La particularité de ce milieu ? Une impressionnante stabilité des températures, de l'humidité et de la teneur en gaz carbonique (CO2). « C'est le cas à Chauvet, où, poursuit le physicien, l'air affiche invariablement 12,9 °C, avec toutefois des variations de quelques centièmes de degrés. » Ce que cela signifie ? Que la moindre variation trahit un déséquilibre du système ! Or, c'est l'état d'équilibre qui garantit l'exceptionnelle conservation des peintures préhistoriques. Ainsi, les chercheurs surveillent de très près les températures de la roche, de l'air, de l'eau - celle qui s'écoule et celle en stagnation -, les taux d'hygrométrie (voisin de 100 %), de CO2 (jusqu'à 3 %), de radon (4) et la pression atmosphérique. Tous ces paramètres, aussi importants les uns que les autres, renseignent sur les échanges de Chauvet, milieu confiné mais pas hermétique, avec l'extérieur.

    Les chercheurs ont calculé les perturbations artificielles : la chaleur d'un visiteur - 55 kilocalories en moyenne émises en une heure - et celle de l'éclairage. Ces données leur ont servi à déterminer le seuil au-delà duquel la grotte n'assimile plus les changements : 109 visiteurs par jour sur une durée de une heure mais 38 seulement si ceux-ci stationnent une heure au même point lors d'une descente de deux heures. Autres éléments de réponse nécessaires à l'aménagement de la grotte : ne pas modifier la couverture végétale extérieure, qui protège contre l'infiltration des eaux. Ensuite, limiter l'agrandissement de la chatière d'accès à 0,70 m de haut et 0,30 m de large, ce qui laisse la possibilité de passer à quatre pattes tout en maintenant le débit d'air initial à 30 l/s 5.

    Bref, l'ensemble reste d'une telle complexité qu'on ne peut le modéliser. Par ailleurs, pour Alain Mangin, « il est illusoire de vouloir traiter une paroi car on ne peut l'isoler du massif rocheux. De même, toute intervention pour modifier le milieu semble dangereuse. » On a pourtant déjà entrepris de pomper le CO2 en excès à Lascaux. Mais sans connaître l'état naturel de la cavité, cela peut avoir des effets pervers. Au final, tous les indices scientifiques confirment que l'accès du public à ces grottes-patrimoines ne pourra jamais être possible.

    Magali Sarazin

    1. Laboratoire CNRS / Université Toulouse-III / INP Toulouse / Inra.
    2. Par l'étude des échanges entre les diverses formes d'énergie, des états et des propriétés de la matière, des transformations d'état et des phénomènes de transport.
    3. Dirigé par François Bourges : Consulter le site web
    4. L'uranium, lors de sa désintégration, produit du radon en quantité constante.
    5. L'air est totalement renouvelé en 3 heures.

    Contact

    Alain Mangin
    Fédération de recherche en écologie de Toulouse
    alain.mangin@lsm.cnrs.fr

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  • Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série 

    40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    Sur les bords de Marne, l’ancienne fabrique de chocolat de Noisiel, témoignage...

    De la puissance la famille Menier, est l’un des fleurons de notre patrimoine industriel.

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    Aujourd’hui siège de Nestlé-France, cette usine...

    Qui, au XIXe siècle, alliait innovations techniques...

    Et avant-garde architecturale, a connu une réhabilitation exemplaire dans les années 1990.

    Un Lieu Délicieux -

    Souvenez-vous, dans Charlie et la chocolaterie, de ce gamin tout ébloui en découvrant une fabrique de friandises…

    C’est un peu l’impression que l’on ressent lorsque l’on pénètre dans l’ancienne usine Menier, à Noisiel en Seine-et-Marne.

    Pas pour le chocolat, puisqu’on n’en fabrique plus depuis 1992, mais pour le décor, étonnant de luxe et d’inventivité.

    Tout en étant d’une grande modernité technique pour son temps, l’usine présente une architecture d’avant-garde soucieuse d’esthétisme.

    Il faut éblouir, montrer sa puissance et son ambition.

    Nous sommes au cœur de ce qui fut l’empire Menier.

    C’est ici, sur les bords champêtres de la Marne, que la famille a bâti sa puissance industrielle à partir de 1825.

    L’entreprise démocratisera un produit de luxe, avec les tablettes de chocolat, elle fera fortune.

    La splendeur des lieux témoigne de la prospérité de la marque.

    La Halle Des Refroidisseurs -

    Construite au début des années 1880 par Jules Logre, la halle des refroidisseurs est très inspirée du modèle Baltard très en vogue à l’époque.

    Sous cette charpente métallique, à grandes baies à armature de fer, se trouvaient les machines destinées à produire du froid artificiel, selon le nouveau système Giffard à détente d’air comprimé.

    Ainsi, les tablettes de chocolat étaient démoulées dans une atmosphère réfrigérée.

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    Le bâtiment des refroidisseurs construit entre 1882 et 1884 par Jules Logre, au style proche des halles Baltard.

    Sous sa charpente métallique se trouvait la première machine à produire du froid artificiel destinée à l’industrie.

    La confiserie a été métamorphosée en restaurant d’entreprise...

    Le site a trouvé une nouvelle vocation dans les années 1990. 

    Le Moulin -

    Voyez l’imposant moulin qui enjambe un bras de la Marne. Conçu par Jules Saulnier en 1871, ce bâtiment, dévolu au broyage des fèves de cacao, est le premier à être doté d’une structure métallique porteuse apparente.

    Son décor est d’un raffinement extrême avec ses briques ocre rose vernissées, ses céramiques, ses motifs de fleur de cacao ou ses M à la gloire de Menier.

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    Jules Saulnier réalise un moulin à ossature métallique. 

    La Cathédrale -

    Derrière, s’élève, spectaculaire, la cathédrale, que les ouvriers appelaient ainsi pour sa hauteur et ses larges baies vitrées.

    Signé en 1906 par Stephen Sauvestre, collaborateur de Gustave Eiffel, cet édifice a été l’un des premiers bâtiments en béton armé en France.

    Pénétrez à l’intérieur pour découvrir, au rez-de-chaussée, une salle de toute beauté, avec son pavage délicat et ses hautes colonnes.

    Elle était dédiée au malaxage du cacao et du sucre, qui arrivaient alors par wagon (l’usine...

    Fut raccordée en 1881 au réseau ferré national par des voies qui rejoignent l’échangeur d’Émerainville).

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    La cathédrale et le pont Hardi construits en béton fretté (1903-1908)
    2 et 3 -

    Dans la cathédrale, une loggia d'où l'on pouvait regarder les mélangeurs de sucre et de cacao.

    À l’intérieur du pont Hardi, conçu par l'architecte Stephen Sauvestre.

    Cette salle de travail digne d’un palais princier était l’un des symboles de l’importance industrielle des Menier.

    Des loggias permettaient même d’admirer l’élaboration du chocolat – l’usine est ouverte aux visiteurs dès 1881.

    La cathédrale est reliée aux ateliers de dressage, par le pont Hardi, une passerelle en béton d’une seule volée couverte d’une verrière qui enjambe la rivière.

    Sauvée De La Destruction -

    Grâce à la mobilisation des habitants et de la municipalité de Noisiel, l’usine a échappé à la destruction.

    Nestlé-France, propriétaire du site, a choisi d’y installer son siège social.

    En 1996, quelque 1 500 « cols blancs » ont remplacé les ouvriers. Mais l’esprit du lieu a été préservé.

    Bernard Reichen et Philippe Robert, architectes qui avaient travaillé sur l’ancienne filature Leblan à Lille ou...

    La grande halle de la Villette à Paris (1985), ont réhabilité avec respect ce chef-d’oeuvre, tout en l’adaptant à ses nouvelles

    Usine Menier, L'empire Du Chocolat - Hors Série -  40 Lieux À Visiter - Pour Redécouvrir Le Patrimoine -

    L’entrée du moulin Saulnier et l’ancien bâtiment de dressage (à gauche).

    Les machines ont laissé place à des bureaux. Mais l’histoire des lieux et...

    Leurs traces industrielles, comme les rails des wagonnets, ont été conservées et mises en valeur.

    La reconversion de la chocolaterie est montrée en exemple tant les édifices emblématiques...

    Ont été harmonieusement restaurés et intégrés dans un programme architectural contemporain.

    « Le décor prestigieux où Nestlé-France s’est installé donne à la branche française du groupe alimentaire...

    Une image et une épaisseur historique qu’elle n’aurait sans doute jamais eues ailleurs », écrivait Emmanuel de Roux*

    * Patrimoine industriel, éditions du Patrimoine/ Scala, 2000, p.272, 25 €

    La Saga Menier Jean-Antoine Brutus -

    Le hallMenier (1795-1853) fonde en 1816, à Paris, une fabrique de produits pharmaceutiques, à base de cacao pour certains.

    En 1825, il s’installe à Noisiel, près d’un moulin sur les bords de la Marne.

     

    Son fils Émile-Justin (1826- 1881), surnommé le « Baron Cacao », lui succède à la tête de l’entreprise, qui bientôt ne se consacre qu’à la fabrication du chocolat.

    Il acquiert des plantations de cacaoyer au Nicaragua, affrète une flotte pour acheminer les récoltes, se dote d’une sucrerie en Picardie...

    D’une affaire florissante, il fera un empire. 2 000 ouvriers produisent jusqu’à 70 tonnes de chocolat par jour.

    Le hallGaston, l’un de ses trois fils, va encore accroître la puissance de l’entreprise, en lui assurant une renommée mondiale...

    Et en utilisant la publicité avec, notamment, ses célèbres affiches présentes dans toute la France.

    En 1893, l’usine Menier est consacrée plus grande entreprise de production de chocolat au monde.

    Le déclin surviendra après la Seconde Guerre mondiale.

    Incapable de faire face à la concurrence, la famille liquide l’entreprise en 1959.

    Après le départ des Menier, l’usine passe entre plusieurs mains. Nestlé-France en devient propriétaire en 1988 et y installe son siège social huit ans plus tard.

    Service D'animation Du Patrimoine -

     

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  • Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Par Philippe Bourget Du Magazine Détours en France
     

    Entre France et Espagne, les Pyrénées tombent dans la Méditerranée. La confrontation est violente et...

    Le paysage se tord en caps et anses superbes. Qu’elle se nomme Vermeille ou Brava, cette côte est un territoire gâté, exalté par Matisse et Dalí.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    collioure_

    Soixante kilomètres. Voilà la distance qui sépare Collioure de Cadaqués. Peu au regard de la géographie mais beaucoup à l’aune de l’intérêt touristique.

    La côte méditerranéenne rompt ici brutalement avec l’atonie rectiligne du Languedoc.

    Elle se tortille en anses, pointes, villages et ports, livrant au pied du schiste pyrénéen l’éventail des prétentions humaines. Un parcours de rêve.

    Collioure -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Zoom sur son château royal comme posé sur l’eau. Il fut fortifié
 par Vauban, mais sa physionomie générale date du XIIIe siècle.   À droite, le clocher- fanal de l’église Notre- Dame-des-Anges.

    Collioure signe l’entrée en matière de l’itinéraire. Autour du château royal, successivement dans le giron des rois d’Aragon...

    De Majorque, des Habsbourg puis des Bourbons – l’enjeu frontalier explique son rôle de place forte –, le village affiche une harmonie rare.

    La petite baie, soulignée par le château et l’ancien phare fortifié, devenu clocher d’église, ne se contente pas d’abriter des barques catalanes et des plages bondées durant l’été.

    Elle protège aussi un noyau villageois aux maisons pastel, des rues hautes et basses à balcons fleuris...

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Battues par la tramontane et la marinade, témoins d’une activité jadis florissante : la pêche aux anchois.

    L’intimité méditerranéenne du village ne pouvait pas échapper aux artistes.

    Dans le sillage de Paul Signac, Matisse, Derain, Max Jacob, Dufy et tant d’autres débarquent à Collioure dès le début du XXe siècle.

    Ils sont subjugués par la couleur, au point que Matisse et Derain y inventeront, l’été 1905...

    Le fauvisme, art pictural défini par sa « violence » chromatique. Une épopée dont on s’imprègne au musée d’art moderne de Collioure.

    Port-Vendres, 
« Gueule D’atmosphère »
 -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Vue sur la Côte Vermeille et la chaîne des Albères depuis le cap Béar au-dessus de Port-Vendres. Le massif des Albères couvre 175 km2.

    À peine 4 kilomètres au sud, Port-Vendres roule des mécaniques plus populaires. Une « gueule d’atmosphère », dirions-nous...

    Entretenue par une activité maritime portée par le dernier chalutier, les pêcheurs au lamparo et les navires fruitiers venus d’Afrique.

    Comme dans tous les ports du monde, il faut rôder près des quais et humer ce parfum d’iode et de poissons mêlés, sur fond d’aventure embarquée.

    L’arôme remonte jusque rue Pasteur et place Bélieu, accessibles par des volées d’escaliers, ici nommées rampes Madeloc, Massane, de la Tramontane...

    Il suinte aussi rue Arago, surnommée rue du Soleil. Bordée de maisons colorées, près de l’église Notre-Dame-de-la-Bonne-Nouvelle, leurs façades jouent des coudes pour mieux profiter de la lumière du port.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Port naturel en eau profonde. Son église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XIXe siècle) est de style «romano-byzantin».

    Dynamite & Vins Doux -

    La pêche, certes, mais aussi la vigne ! De Vermeille à vermillon, il n’y a que trois lettres et un 
saut de puce, celui qui expédie le visiteur vers les
 cépages...

    Dont on fait d’excellents vins rouges, secs ou doux, de Collioure et de Banyuls.

    Flirtant avec la tour de guet Madeloc (XIIIe siècle), l’étroite route s’élève dans les collines désertes, au-dessus de Port-Vendres.

    Elle explore de près le carroyage des parcelles en terrasses, ouvrant des panoramas sublimes sur Collioure, Port-Vendres, le cap Béar et la mer.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    À droite du cap, une anse abrite le site des Paulilles. Depuis 2008, l’ancienne dynamiterie Nobel, créée en 1870 par Gambetta, est accessible au public.

    On s’y promène entre pelouses et vieux bâtiments industriels.

    Dans les années 1960, jusqu’à 400 personnes vivaient là, tout près de l’usine à poudre, dans des maisons ouvrières.

    Boum boum, c’est ce que fait le cœur des amateurs de vin doux naturel de passage à Banyuls-sur-Mer !

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    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Un excellent moyen de découvrir les falaises de Banuyls sans devoir les escalader ? Une sortie en kayak de mer !

    Le village n’a pas le charme de Collioure et de Port-Vendres, alors autant prendre la mer pour découvrir son rivage et ses vignes.

    En kayak, on aperçoit vite les parcelles gagnées au plus près de la mer, celles qui font dire que les barques catalanes servaient jadis aux vendanges autant qu’à la pêche...

    La côte est ici déchiquetée, falaises bosselées, éboulis de schistes... Survolés par les sternes et les goélands, des figuiers...

    De Barbarie s’y accrochent tant bien que mal, entre deux criquettes de gravier, du côté du cap Oullestreil.

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      Les Barques Catalanes De Banyuls-sur-Mer -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Cap Cerbère, Voici L’Espagne -

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Il est temps de filer vers Cerbère. La route, sauvage, tortueuse, bordée de vignobles, est jalonnée de caps échancrés (Rederis, Peyrefte, Canadell).

    À la frontière, Cerbère rappelle le temps des contrôles douaniers, quand il fallait ouvrir le coffre de sa Peugeot pour prouver qu’on ne rapportait pas 30 kilos de jambon ou 20 litres de sangria...

    Le Rayon Vert, hôtel-squelette abandonné au-dessus des rails, témoigne des haltes de voyageurs, sur le chemin de Barcelone et de l’Andalousie.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Étonnant squelette de béton, l’hôtel du Belvédère du Rayon Vert, construit à Cerbère dans les années 1930, est en cours de restauration.

    Passé le cap Cerbère et l’espace mémoire du col des Balitres, voici Port-Bou, autre verrou ferroviaire.

    Avec son immense verrière métallique, ses entrepôts et son faisceau de rails, la gare paraît démesurée.

    Elle témoigne d’une activité encore vive : ici, rails français et espagnols...

     À l’écartement différent, obligent toujours au transbordement.

    Dalí, Celui De Cadaqués...

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Cadaqués la Blanche, bijou de l’espagnole Costa Brava, s’agenouille doucement dans la mer.   Autour de son église Santa Maria du XVIe siècle, les maisons du village semblent n’avoir pas vu le temps passer depuis que Salvador Dalí et Elena Ivanovna Diakonova, alias Gala, s’y sont rencontrés en 1929.

    Cadaqués, enfin. Heureux village qui malgré la notoriété a su préserver son harmonie.

    Les maisons chaulées de blanc aux volets bleus se jouent des ondulations de terrains en un lacis de carrer (ruelles) et d’escaliers, laissant apparaître les dalles de schiste.

    Des bougainvillées et lauriers-roses odorants débordent des balcons. Entre deux arêtes de maisons, le bleu roi de la Méditerranée jaillit.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    On comprend que Dalí, artiste « ultra-localiste universel », comme il se définissait, ait adopté ce village, tant il incarne la cohérence entre l’humain et la nature, si près de Figueras, sa ville natale.

    Côte Vermeille - Grand Spectacle Littoral -

    Salvador Dali vécut tout près, ici, dans cette maison qu’il agrandit peu à peu et qui abrite aujourd’hui la Fondation Gala- Salvador Dalí.

    Jeune homme, il y passait des vacances et c’est tout naturellement qu’en 1930, séduit par le pay- sage et la lumière, il s’installe dans une petite maison de pêcheur...

     À Portlligat, à deux brassées du village. Il en fera son refuge, partageant son temps entre le travail, les sorties en mer et son amour pour Gala.

    L’ombre de Dalí plane toujours sur Cadaqués.

    https://www.equinoxmagazine.fr/wp-content/uploads/2019/04/salvador-dali-oeuf-maison.jpg

     

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  • Le classement 2020 des villes vertes en France

    Par Marine Guiffray
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    Parcs, jardins publics, arbres d'alignement, initiatives pour préserver la biodiversité, pistes cyclables... En matière d'écologie, certaines villes sortent du lot. Tous les trois ans depuis 2014, l'Observatoire des villes vertes établit son palmarès des 10 communes les plus engagées en faveur de l'environnement parmi les 50 plus peuplées de France. Découvrez le classement 2020 ! 

     

    10 – Brest

    Le jardin des Explorateurs, créé en 2002, recense des espèces botaniques importées des quatre coins du monde.

    Avoir les pieds dans l’eau n’empêche pas de virer au vert ! La preuve : en 2020, Brest fait son entrée dans le classement. Avec une note de 64,5/100, elle est promue 10e ville la plus verte de France. Une distinction qu’elle doit notamment à ses nombreux jardins publics : le jardin de Kerraros, le parc d’Eole, le jardin des Explorateurs…


    9 – Nancy

    Jardin du musée de l'école de Nancy.

    Un constat cette année : les meilleurs élèves se situent dans la moitié nord du pays. Deuxième plus grande ville de Lorraine, Nancy se voit ainsi attribuer une note de 65/100 par l’Observatoire. Ce dernier salue notamment les efforts de la métropole pour aménager davantage de pistes cyclables, planter des arbres d’alignement et entretenir ses nombreux espaces verts. On citera seulement le parc de la Pépinière, les rives de la Meurthe en pleine mutation ou encore le plateau de Haye.

    8 – Caen

    65,5/100. C’est la note que l’Observatoire des villes vertes a donnée à la ville normande, qui chute de trois places au classement depuis 2017. Il faut dire que les résultats sont serrés et qu’au pied du podium, les communes se talonnent. Caen conserve toutefois son titre de deuxième ville de France à avoir la densité d’espaces verts publics la plus importante (après Angers). Le grand chantier qui fait mouche : l’aménagement du nouveau quartier des rives de l’Orne placé sous le signe du végétal.

    7 – Renne

    Le parc du Thabor.

    De 6e ville la plus verte de France en 2017, Rennes passe désormais 7e. Rien d’alarmant pour le fief d'Ille-et-Vilaine, qui offre une belle qualité de vie à ses habitants. D’après la start-up Kermap – rennaise, certes – qui a collaboré avec l’Observatoire des villes vertes pour cette étude, elle est en effet plus arborée que la moyenne nationale, avec 37 m2 par habitant.

    6 – Poitiers

    Grâce à ses initiatives récentes pour développer des promenades plantées et aménager les berges du Clain, Poitiers glane la note de 69,5/100. 6e du classement général, elle atteint la 3e place quand il s’agit de densité d’espaces verts. Le plus célèbre parc du centre-ville ? Celui de la Roseraie, créé en 1978, et qui s’étend sur 3,7 hectares.

    5 – Lyon

    Élue capitale française de la biodiversité en 2019, Lyon creuse l’écart avec ses concurrentes en obtenant une note de 73,5/100. Plus que les autres, en effet, la métropole s’engage en faveur de la protection de sa faune et de sa flore. Elle demeure toutefois moins arborée que la moyenne nationale selon Kermap, avec 16% de patrimoine arboré contre 22% à Marseille et 20% à Paris.

    4 – Amiens

    Avec une note de 75/100, Amiens fait un bond dans le classement : 10e du palmarès 2017, elle se place cette année au 4e rang des villes les plus vertes de France. Ses points forts ? La promotion de ses espaces verts auprès de ses habitants et un budget important alloué à leur entretien et développement.

    3 – Metz

    Sur la 3e marche du podium, nous retrouvons donc le Grand Est. Capitale de la Lorraine, Metz se distingue en incluant fortement les citoyens dans ses politiques « vertes », à travers diverses manifestations culturelles : « L’Art dans les jardins », « Jard’in Metz », « Constellations de Metz »... L’Observatoire rappelle en outre qu’elle fut la première à proposer un budget participatif « éco-citoyen » dédié aux espaces verts. Elle obtient la note de 78/100.

    2 – Nantes

    La grande gagnante de ce palmarès 2020 est la région Pays de la Loire, dont les deux plus grandes villes caracolent en tête. Nantes, avec une note de 83,5/100, coche presque toutes les cases : promotion de son patrimoine, protection de sa biodiversité et une part significative de son budget allouée aux chantiers de végétalisation de la ville ; plus de 41 millions d’euros par an, selon l’Observatoire.

    1 – Angers

    Port fluvial sur la Maine.

    En 2020, Angers conserve sa place de n°1. En plus d’investir de manière significative dans ses espaces verts – 98 euros par habitant en moyenne –, elle s’attache à limiter leur arrosage automatique et l’utilisation de pesticides dans leur entretien. Des initiatives qui s’inscrivent dans un projet de « Smart city » à long terme, engagé sur 12 ans.

     

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