• À UNE BELLE DÉVOTE..........Alexandre Privat d’Anglemont (1815-1859)

    À UNE BELLE DÉVOTE

    Que n’avons nous pu voir ce siècle — même un jour —
    Où les abbés galants, sans trouver de cruelles,
    Lisaient leur bréviaire à l’oreiller des belles ;
    Quand Bernis pour Madone adorait Pompadour !
     
    Ils sont passés, ces temps, et passés sans retour,
    Où, d’un pied libertin, ils couraient les ruelles,
    Et bravaient de l’enfer les flammes éternelles
    Dans les boudoirs rocaille enflammés par l’amour !
     
    Oh ! que n’existions nous, — vous, toute à Dieu, madame !
    Moi, tout au sentiment que votre vertu blâme ;
    À notre culte vrai l’un et l’autre attachés.
     
    J’aurais pris la tonsure, — et, qu’en sait-on ? peut-être,
    Tout en vous confessant, m’auriez-vous permis d’être
    De moitié quelque soir dans vos divins péchés.

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