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  • que ferais-je sans ce monde sans visage

    que ferais-je sans ce monde sans visage ..............Samuel Beckett (1906-1989

    que ferais-je sans ce monde sans visage 
    sans questions
    où être ne dure qu'un instant où chaque instant
    verse dans le vide dans l'oubli d'avoir été
    sans cette onde où à la fin
    corps et ombre ensemble s'engloutissent
    que ferais-je sans ce silence gouffre des murmures
    haletant furieux vers le secours vers l'amour
    sans ce ciel qui s'élève
    sur la poussière de ses lests
    que ferais-je je ferais comme hier comme aujourd'hui
    regardant par mon hublot si je ne suis pas seul
    à errer et à virer loin de toute vie
    dans un espace pantin
    sans voix parmi les voix
    enfermées avec moi

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  • ANNABEL LEE

    ANNABEL LEE......................

    C'était il y a longtemps, très longtemps,

    Dans un royaume au bord de l'océan,

    y vivait une vierge que vous pourriez connaître

    Du nom d'Annabel Lee;

    Cette vierge vivait sans autre pensée

    Que de m'aimer et d'être mon aimée.

     

    Elle était une enfant et j'étais un enfant,

    Dans ce royaume au bord de l'océan,

    Mais nous aimions d'un amour

    qui était plus que de l'amour

    Moi et mon Annabel Lee,

    D'un amour tel que les séraphins du Ciel

    Nous jalousaient elle et moi.

     

    Et c'est pourquoi, il y a longtemps,

    Dans ce royaume au bord de l'océan,

    Les vents firent éclater un nuage et glacèrent

    Ma toute belle Annabel Lee ;

    Si bien que ses nobles parents sont venus

    Et l'ont emportée loin de moi

    Pour l'enfermer dans un tombeau

    Dans ce royaume au bord de l'océan.

     

    Les anges, loin d'être aussi heureux que nous au Ciel,

    Nous envièrent elle et moi :

    Oui ! C'est pour cela (comme chacun le sait

    Dans ce royaume au bord de l'océan)

    Qu'une nuit le vent surgit d'un nuage

    Et glaça, et tua mon Annabel Lee.

     

    Mais notre amour était beaucoup plus fort que l'amour

    De nos aînés, de bien des personnes

    Beaucoup plus sages que nous,

    Et jamais les anges du Ciel là-haut

    Ni les démons au fin fond de l'océan

    Ne pourront séparer mon âme de l'âme

    De ma toute belle Annabel Lee.

     

    Car la lune ne luit jamais, sans qu'elle me porte

    Des rêves d'Annabel Lee, la toute belle,

    Et les étoiles ne se lèvent jamais, sans que je sente

    Les yeux vifs d'Annabel Lee, ma toute belle,

    Ainsi, aux rives de la nuit, je me couche à côté

    De ma chérie! Ma chérie, ma vie, ma promise,

    Dans son tombeau, là, au bord de l'océan,

    Dans sa tombe, à côté de l'océan.

     

    Edgar Allan Poe

    Trad. Roseau

    **************************************

    Annabel Lee

     

    It was many and many a year ago

    In a kingdom by the sea

    That a maiden there lived, whom you may know

    By the name of Annabel Lee

    And this maiden she lived with no other thought

    Than to love and be loved by me.

    I was a child and she was a child

    In this kingdom by the sea

    But we loved with a love that was more than love

    I and my Annabel Lee

    With a love that winged seraphs in Heaven

    Coveted her and me

     

    This was the reason that, long ago

    In this kingdom by the sea

    The winds blew out of a cloud, chilling

    My beautiful Annabel Lee

    So that her highborn kinsmen came

    And bore her away from me,

    To shut her up in a sepulchre

    In this kingdom by the sea

     

    The Angels, not half so happy in Heaven,

    Went envying her and me

    Yes! That was the reason (as all men know

    In this kingdom by the sea)

    That the wind came out of a cloud by night

    Chilling and killing my Annabel Lee.

     

    But our love, it was stronger by far than the love

    Of those who were older than we,

    Of many far wiser than we

    And neither the Angels in Heaven above

    Nor the demons down under the sea

    Can ever dissever my soul from the soul

    Of the beautiful Annabel Lee.

     

    For the moon never beams without bringing me dreams

    Of the beautiful Annabel Lee

    And the stars never rise, but I feel the bright eyes

    Of my beautiful Annabel Lee.

    And so, all the nighttide, I lie down by the side

    Of my darling! My darling, my life and my bride.

    In her sepulchre, there by the sea,

    In her tomb, by the side of the sea.

     

    --Edgar Allan Poe

    (Voir le manuscrit original)

    Traductions de Poe par Baudelaire.

     

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  • La Délirante

    La Délirante..............W.B. Yeats trad. Fouad el-Etr, ...

    Comment avec cette fille devant moi, 
    Fixer mon attention 
    Sur la politique espagnole
    Ou russe ou bien romaine? 
    Pourtant, voici un voyageur qui sait
    De quoi il parle,
    Et voilà un politicien 
    Qui a lu et réfléchi,
    Et peut-être ce qu'ils disent est-il vrai
    De la guerre et des risques de guerre,
    Mais ô si j'étais jeune encore
    Et la serrais dans mes bras!

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  • Le Cantique des Cantiques

    Le Cantique des Cantiques  ....du Roi Salomon

    Tu es belle, 
    mon amie, comme Tirça, 

    charmante comme Jérusalem, 
    redoutable comme des bataillons.

    Détourne de moi tes regards, car ils m'assaillent...

     

    Tes cheveux sont un troupeau de chèvres, ondulant sur les pentes

    du mont Galaad.

    Tes dents sont un troupeau de brebis, qui remontent du bain.

    Tes joues sont des moitiés de grenade derrière ton voile.

    Il y a soixante reines et quatre-vingts concubines ! 
    (et des jeunes filles ; 
    sans nombre ! )

    Unique est ma colombe, 
    ma parfaite.

    Elle est l'unique de sa mère, la préférée de celle qui l'enfanta.

    Les jeunes femmes l'ont vue et glorifiée, reines et concubines

    l'ont célébrée :

     

    Qui est celle-ci qui surgit comme l'aurore,

     

    Tes joues sont des moitiés de grenade derrière ton voile.

    Il y a soixante reines et quatre-vingts concubines !

    (et des jeunes filles ;

    sans nombre ! )

    Unique est ma colombe,

    ma parfaite.

    Elle est l'unique de sa mère, la préférée de celle qui l'enfanta.

     

    Les jeunes femmes l'ont vue et
    glorifiée, reines et concubines 
    l'ont célébrée :

    Qui est celle-ci qui surgit comme l'aurore,

     

     

    belle comme la lune,
    resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons ?

    Au jardin des oliviers 
    je suis descendu, 
    pour voir les jeunes pousses 
    de la vallée, 
    pour voir si la vigne bourgeonne, 
    si les grenadiers fleurissent.

    Je ne sais, mais mon désir m'a jeté 
    sur les chars d'Amminadîb 

     

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