• – Allo, chéri, tu es au hammam ?
    – Oui, ma chérie.

    – Chéri, tu ne vas pas me croire, je suis devant un magasin de fourrures. Chéri, ils ont un vison ! Magnifique, de toute beauté, à un prix. Incroyable !
    – Combien le vison, ma chérie ?

    – Donné, mon amour, donné. 7000 Euros. Tu te rends compte ?
    – Mais tu en as déjà des manteaux ma chérie !
    – S’il te plaît, chéri, il est vraiment… Superbe !
    – OK, OK. Vas-y, achète-le, ton vison !

    – Oh, merci mon amour, dis, je ne veux pas t’embêter, mais tu sais, en passant devant le concessionnaire Mercedes tout à l’heure, j’ai vu leur dernier coupé. Il est beau ! Magnifique.

    En plus, j’ai parlé au vendeur, celui en exposition est tout neuf, intérieur cuir, peinture dorée… Je ne veux pas abuser de ta gentillesse, mais qu’en penses-tu ?

    – Chérie, tu exagères, on a déjà des voitures !
    – Tu m’avais promis un jour qu’on aurait un coupé !
    – Combien, la voiture, ma chérie ?

    – Tu ne vas pas me croire, mon chéri, ils nous la laissent à seulement 100 000 Euros, avec toutes les options !

    – Bon, OK, OK, on a de l’argent, vas-y… Prend-la ta voiture !
    – Mon amour, je t’aime, c’est merveilleux la vie avec toi ! Dis, j’abuse, mais tu te souviens de notre petit voyage sur la côte d’azur ?

    Tu te rappelles la maison des Cohen avec la piscine, le tennis ? Tu sais qu’elle est en vente ? Je l’ai vue en passant devant l’agence !

    Et si on l’achetait pour avoir un pied-à-terre dans le sud ?
    – J’y avais pensé déjà, oui ! Tu me dis qu’elle est en vente ?
    – C’est vrai, chéri, tu y as pensé ? Je peux vraiment aller à l’agence ? Tu sais, elle n’est vraiment pas très chère, et quelle classe !

    – Combien elle vaut ?
    – Ils l’ont affichée à 4,2 millions, mon amour !

    – Bon, tu y vas, de toute façon, j’ai de l’argent, autant le dépenser. Mais pas plus de 4 millions !

    – Mon amour, c’est le plus beau jour de ma vie ! Tu es merveilleux, je t’aime, vivement ce soir !
    – À ce soir, ma chérie.

    Le gars raccroche, lève la main et crie :
    – Il est à qui ce portable ?

    ********************

    Le Taureau & Le Hibou

    Un taureau et un hibou discutent :
    – J’ai de la chance ! Ma femme est chouette, dit le hibou.
    – Oh, je vous envie, dit le taureau car avec ma femme, je n’en peux plus !
    – Pourquoi ? ajouta le hibou.
    – Car ma femme, elle est VACHE !!!

    **********************

    Madeleine interpelle son mari :

    – Je descends chez la voisine lui emprunter un peu de farine…
    J’en ai pour cinq minutes !

    – D’accord, chérie ! répond le mari.

    – En attendant, sois gentil d’arroser le gigot toutes les demi-heures…

    ***Robert rentre de voyage au petit matin et se glisse dans son lit. Sa femme dort, la tête sous les couvertures.

    Ne résistant pas à la chaleur de son corps, il lui fait sauvagement l'amour; puis, affamé, il descend 

    prendre son petit déjeuner. A sa plus grande stupeur, il découvre sa femme attablée dans la cuisine.

    - Mais, chérie, je viens de quitter notre lit et tu y étais encore en train de soupirer de bonheur après nos 

    folles étreintes.

    - Oh, Robert, quelle horreur ! C'était maman ! Elle a eu un malaise cette nuit et se repose dans notre lit !

    La jeune femme se rue dans la chambre :

    - Maman, je ne peux pas le croire ! Pourquoi n'as-tu rien dit à Robert ?

    Ça fait quinze ans que je n'ai pas parlé à ce connard, je ne vois pas pourquoi j'aurais commencé ce matin

    ******************

    Robert rentre de voyage au petit matin et se glisse dans son lit. Sa femme dort, la tête sous les couvertures.

    Ne résistant pas à la chaleur de son corps, il lui fait sauvagement l'amour; puis, affamé, il descend 

    prendre son petit déjeuner. A sa plus grande stupeur, il découvre sa femme attablée dans la cuisine.

    - Mais, chérie, je viens de quitter notre lit et tu y étais encore en train de soupirer de bonheur après nos 

    folles étreintes.

    - Oh, Robert, quelle horreur ! C'était maman ! Elle a eu un malaise cette nuit et se repose dans notre lit !

    La jeune femme se rue dans la chambre :

    - Maman, je ne peux pas le croire ! Pourquoi n'as-tu rien dit à Robert ?

    Ça fait quinze ans que je n'ai pas parlé à ce connard, je ne vois pas pourquoi j'aurais commencé ce matin

     

    ****************

    Le Petit Robert Est Arrivé...


    Être Au Bout Du Rouleau :   Situation peu confortable, surtout quand on est aux toilettes. 
     
    Face Book   :   Le seul endroit ou tu parles à un mur sans être ridicule. 
     
    G.P.S. :   Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin. 
     
    Autobus :   Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on assis dedans. 
     
    Taser  :   Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse. 
     
    Mozart  :   Célèbre compositeur que l'on a écouté le plus souvent dans les pizzerias, car on sent bien la mozzarella. 
     
    Sudoku :   Qui a le sudoku a le nord en face 
     
    Porte-clefs  :   Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d'un seul coup au lieu de les perdre une par une. 
     
    État  :   Système mafieux le mieux organisé de tous les temps. 
     
    Cravate  :   Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l'homme. 
     
    Carla Bruni  :   Blanche-neige moderne ayant eu une préférence pour l'un des sept nains : grincheux. 
     
    Maison-Blanche  :   actuellement Barack noire. 
     
    Voiture :   Invention ingénieuse, permettant d'avoir 11o chevaux dans le moteur et un âne au volant. 
     
    Parents :  Deux personnes qui t’apprennent a marcher et à parler pour ensuite te dire de t’asseoir 
    et de fermer ta gueule. 

     
    Titeuf  :   Ceux qui sort de TitePoule. 
     
    Orteil :   Appendice servant a détecter les coins de portes. 
     
    Égalités des sexes :   Nouveau concept créé par les hommes pour ne 
    plus payer le restaurant

    ********************

     

     

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  • Un voleur est entré dans une maison en milieu d'après-midi.

    Il a ligoté la femme et a demandé à l'homme de lui remettre les bijoux et l'argent

    L'homme commence à sangloter et dit:

    - "Tu peux prendre ce que tu veux, tu peux aussi me tuer, mais s'il te plaît détache-la et laisse- la partir."        

    Le voleur:

    - "Tu dois vraiment aimer ta femme!"

    L'homme:

    -"Non ..., mais elle devrait arriver d’une minute à l’autre".

    ************

     

    Mon grand-père disait toujours : quand on vient au monde con, on ne meurt pas ingénieur !

    Je me souviens, ma première fois avec un préservatif.

    Je suis allé à la pharmacie en acheter une boîte.

    Il y avait cette belle jeune assistante pharmacienne derrière le comptoir, et elle a tout de suite vu que c'était la première fois que j'achetais des préservatifs.

    Elle m'a donné une boîte et m'a demandé si je savais comment les utiliser.

     J'ai été honnête et je lui ai dit : Non pas vraiment, c'est la première fois.

    Elle a ouvert un sachet, en a sorti un et l'a enfilé sur son pouce en disant de toujours m'assurer qu'il était bien en place. Je devais avoir l'air confus

    car elle a jeté un coup d'œil dans l'officine pour s'assurer qu'il n'y avait personne, et elle est allée verrouiller la porte.

    Elle me prit par la main pour me conduire dans l'arrière-boutique, puis elle a déboutonné et retiré sa blouse, après avoir détaché et enlevé son soutien-gorge,

    elle m’a demandé :    Est-ce que je t'excite ?

    Je n'ai pu que faire oui d'un signe de tête.

     Elle me dit alors qu'il était temps de mettre le préservatif.

     Pendant que je m'exécutais, elle a retiré sa jupe, sa culotte et s'est étendue sur le bureau en me disant :

     Vas-y, on n'a pas beaucoup de temps

    Alors, je suis monté sur elle.

     C'était si bon que, malheureusement, je n'ai pu me retenir très longtemps.

     Elle m'a alors regardé un peu déçue et m'a demandé :

    Avais-tu bien mis ton préservatif au moins ?

     Certainement, lui dis-je avec assurance en lui montrant mon pouce......

     Et c'est à ce moment-là qu'elle est tombée dans les pommes en murmurant :

         Oh le Con...... Oh le Con…

    **********************

    ! Le Papy

     

     C'est un Papy qui vient de s'acheter une voiture neuve.

     Il l'essaye sur l'autoroute puis il décide de la pousser à 160 kms/heure pour voir.

     Au bout d'un moment dans le rétroviseur il s'aperçoit qu'un véhicule de gendarmerie le suit, il accélère !!!

     Les Gendarmes ont une voiture plus puissante et le doublent, ils le font garer sur le côté.

     Le chef descend du véhicule de police et lui dit :

     - " 160 KMS:HEURE !!!! Ça ne va pas Pépé !!!!!? Il me reste 30 minutes pour finir mon service, je veux bien me montrer indulgent et passer l'éponge à condition que vous me donniez un      motif de cet excès de vitesse et surtout un motif que je n'ai pas l'habitude d'entendre. Sinon P.V et points en moins !"

     Le papy le regarde, réfléchit, et dit :

     - " La semaine dernière ma femme s'est tirée avec un Gendarme, et là quand je vous ai aperçu dans le rétro, je me suis dit : Bon Dieu ! Ça y est! Il me la ramène!!! "

     Le Papy est reparti sans P.V.

     

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  • TESTAMENT

     

     Son infirmière, son épouse, sa fille et ses deux fils sont avec lui.

    Doug Pender a vécu à Miami pendant des années.

    Il demande à ce que deux témoins soient présents et qu'un caméscope soit en place pour enregistrer ses dernières volontés.

     Quand tout est prêt, il commence à parler.

    « Mon fils, Bernie, tu prends les maisons près de la plage.

       Ma fille, Sybil, toi tu prends les appartements sur Main Street jusqu’au rond point.

       Mon fils, Jamie, pour toi c’est les bureaux au Marathon Government Center.

      Sarah, ma chère épouse, tu t’occupes de tous les immeubles résidentiels situés du  côté de la baie de Blackwater Sound.  » 

     L’infirmière et les témoins sont émerveillés car ils ne s’étaient jamais rendu compte du patrimoine de Doug...

     

    Alors que Doug commence à sombrer dans son sommeil éternel, l'infirmière dit :

    «Madame Pender, votre mari a dû être un travailleur infatigable pour avoir accumulé toutes ces propriétés !  »

     

    Madame Pender répond:

    « Mais non ! c’est le circuit habituel de distribution de prospectus par mon crétin de mari ...  »

    __________________________________________________

    Chapeau !

     

     Un homme a perdu son chapeau et a passé plusieurs jours

    à le chercher.

     Comme il n'a pas les moyens d'en acheter un autre, il décide d'aller en  voler un à l'église pendant la messe du dimanche.

     Il se rend à l'église, et s’assoit à l'arrière près de l'endroit où les

     fidèles déposent leurs chapeaux, faisant semblant d'écouter le sermon qui porte sur les 10 commandements de Dieu.

    Après la messe, l'homme a changé d'avis, au lieu de voler un chapeau, il va parler au prêtre..

    " Mon père, je suis venu ici avec l'intention de voler un chapeau,

    car j'ai   perdu le mien, mais après vous avoir entendu, j'ai changé d’idée "

     - Soyez béni, mon fils !

      " Est-ce que c'est quand j'ai parlé du huitième commandement,

    "tu ne voleras pas ton prochain", que vous avez changé d'avis ?"

    -"Non mon père, c'est quand vous avez parlé du septième, "tu ne commettras  pas l'adultère", que ça a sonné dans ma tête ».

     

      Je me suis alors rappelé de l'endroit où j'ai laissé mon chapeau !.

    __________________________________________________ 

    Logique

     

    Un troupeau ne peut se déplacer

    qu'à la vitesse du plus lent.

     

    Quand le troupeau est pourchassé,

    ce sont les plus lents et les plus faibles

    qui sont attaqués en premier.

     

    Cette sélection naturelle est bonne

    pour le troupeau en général,

    parce   que la vitesse du troupeau augmente

    au fur et à mesure que les plus lents et les plus faibles

    sont éliminés.

     

    Vous suivez ?

      De la même façon,

    le cerveau humain ne peut fonctionner plus vite

    que ses cellules les plus lentes.

      Comme on le sait aujourd'hui,

    la consommation d'alcool détruit les cellules du cerveau.

     

      Naturellement ce sont les cellules les plus lentes et les plus faibles qui sont détruites en premier.

     

      On peut donc en déduire que la consommation d'alcool

    élimine les cellules les plus faibles,

    rendant ainsi notre cerveau de plus en plus performant.

     

      Ce qui explique pourquoi on se sent toujours un peu plus intelligent après 4 ou 5 apéros.

     

    Putain... je le savais !!!   Je le savais !!!!!

    __________________________________________________

     

    MESSAGE SANTÉ :

     

    Si la marche et le vélo étaient bons pour la santé,

    le facteur serait immortel.

    Une baleine nage toute la journée, ne mange que du poisson,

    boit de l'eau   et   pourtant elle est... Grosse.

    1. Un lapin court et saute tout le temps mais ne vit que 15 ans.
    2. Par contre une tortue ne court pas, ne fait rien..

    .Et vit 150 ans !!!

     

    ET VOUS ME DITES DE FAIRE DE L'EXERCICE

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  • La promesse de l’aube. C L

    La promesse de l’aube. C L

    Je vis en dehors du temps mes rêves, 
    Mes yeux sur l’horizon d’une image qui m’est chère.
    Je me sens frémissante comme une fleur au printemps
    D’un désir tendre et ardent.
    Je suis un cœur de fragile porcelaine, 
    Echoué en une terre lointaine.
    Je me consume dans la joie d’un autre ailleurs
    Où des rires et des cris font le bonheur
    Sur le velours de la nuit de deux cœurs qui se confondent
    Dans  la chair du ruisseau  en eaux vives profondes.
    Jouissance d’une joie éteinte
    Sur mille lendemains en demi-teinte, 
    Nos mains toujours enlacées sur les sentiers de l’amour,
    En sensations d’un équilibre entre ciel et terre en toujours. 
    Promesses intenses de câlins mutins,
    Quand je dépends de tes lèvres  et de ton sourire coquin.
    Merveilleux émois qui scintillent en lumières irréelles,
    A l’ombre des fontaines que le vent ensorcelle.
    Ce soir fais-moi rêver
    D’une folle ivresse et donne-moi ta fièvre.
    @copyrightClaudie

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  • Le judicieux conseil

    Pourquoi cette rage, 
    Ô ma chair, tu ne rêves 
    Que de carnage, 
    De baisers !
    Mon âme te regarde, 
    En tes joutes, hagarde :
    Mon âme ne veut pas 
    De ces folâtres pas. 
    Aussi, parmi cette flamme, 
    Que venez-vous faire, 
    Ô mon âme ! 
    Ah, laissez 
    Vos bouquets d'ancolie, 
    Et faites de façon
    Que l'on vous oublie.
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  • Le lendemain

    Le lendemain..............Evariste de PARNY 1753 - 1814

    À Éléonore.

    Enfin, ma chère Éléonore,
    Tu l'as connu ce péché si charmant,
    Que tu craignais, même en le désirant ;
    En le goûtant, tu le craignais encore.
    Eh bien ! dis-moi : qu'a-t-il donc d'effrayant ?
    Que laisse-t-il après lui dans ton âme ?
    Un léger trouble, un tendre souvenir,
    L'étonnement de sa nouvelle flamme,
    Un doux regret, et surtout un désir.
    Déjà la rose aux lis de ton visage
    Mêle ses brillantes couleurs ;
    Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage
    Succèdent les molles langueurs,
    Qui de nos plaisirs enchanteurs
    Sont à la fois la suite et le présage.
    Ton sein, doucement agité,
    Avec moins de timidité
    Repousse la gaze légère
    Qu'arrangea la main d'une mère,
    Et que la main du tendre amour,
    Moins discrète et plus familière,
    Saura déranger à son tour. 
    Une agréable rêverie 
    Remplace enfin cet enjoûment, 
    Cette piquante étourderie, 
    Qui désespéraient ton amant ; 
    Et ton âme plus attendrie 
    S'abandonne nonchalamment 
    Au délicieux sentiment 
    D'une douce mélancolie.
    Ah ! laissons nos tristes censeurs 
    Traiter de crime impardonnable 
    Le seul baume pour nos douleurs, 
    Ce plaisir pur, dont un dieu favorable 
    Mit le germe dans tous les coeurs
    Ne crois pas à leur imposture. 
    Leur zèle hypocrite et jaloux 
    Fait un outrage à la nature : 
    Non, le crime n'est pas si doux.
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  • La Saint-Jean

    Dansez sur la berge, les flammes, 
    Comme de petites madames, 
    Comme de tristes petites madames.

    Voici les soirs de la Saint-Jean 
    Au long du fleuve et des étangs. 
    Dansez sur la berge, les flammes, 
    Avec des gamins roux autour de vous, 
    Copeaux follets, folles spirales, 
    Dansez, dansez, dansez, 
    Petites flammes pastorales.

    L'oiseau vous frôle et jette un cri, 
    Les petites madames.

    Le vent vous fouette et vous rougit, 
    Les petites madames.

    Le curé passe et vous bénit, 
    Les petites madames.

    Voici les soirs et l'horizon couleur de lie, 
    Dansez, dansez, les petites madames, 
    Dansez votre mélancolie. 
    Déjà la nuit et ses ombres se meuvent 
    Comme des veuves 
    Au long des fleuves ; 
    Dansez encor, dansez, les flammes, 
    Pour le bon Dieu 
    Un peu 
    Et rendez-lui votre âme, 
    Votre âme avec toutes ses flammes, 
    Les vacillantes petites madames.
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  • Un soir

    Un soir................Émile VERHAEREN 1855 - 1916

    Celui qui me lira dans les siècles, un soir,
    Troublant mes vers, sous leur sommeil ou sous leur cendre,
    Et ranimant leur sens lointain pour mieux comprendre
    Comment ceux d'aujourd'hui s'étaient armés d'espoir,

    Qu'il sache, avec quel violent élan, ma joie 
    S'est, à travers les cris, les révoltes, les pleurs, 
    Ruée au combat fier et mâle des douleurs, 
    Pour en tirer l'amour, comme on conquiert sa proie.

    J'aime mes yeux fiévreux, ma cervelle, mes nerfs, 
    Le sang dont vit mon coeur, le coeur dont vit mon torse ; 
    J'aime l'homme et le monde et j'adore la force 
    Que donne et prend ma force à l'homme et l'univers.

    Car vivre, c'est prendre et donner avec liesse. 
    Mes pairs, ce sont ceux-là qui s'exaltent autant 
    Que je me sens moi-même avide et haletant 
    Devant la vie intense et sa rouge sagesse.

    Heures de chute ou de grandeur ! - tout se confond 
    Et se transforme en ce brasier qu'est l'existence 
    Seul importe que le désir reste en partance, 
    Jusqu'à la mort, devant l'éveil des horizons.

    Celui qui trouve est un cerveau qui communie 
    Avec la fourmillante et large humanité. 
    L'esprit plonge et s'enivre en pleine immensité ; 
    Il faut aimer, pour découvrir avec génie.

    Une tendresse énorme emplit l'âpre savoir, 
    Il exalte la force et la beauté des mondes, 
    Il devine les liens et les causes profondes ;
    Ô vous qui me lirez, dans les siècles, un soir,

    Comprenez-vous pourquoi mon vers vous interpelle ? 
    C'est qu'en vos temps quelqu'un d'ardent aura tiré 
    Du coeur de la nécessité même, le Vrai, 
    Bloc clair, pour y dresser l'entente universelle.
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