• Le rempart de neige

    Le rempart de neige



    En janvier 1814, à l'approche de l'armée russe, la popu­lation des duchés de Schleswig-Holstein vécut dans la terreur. Les troupes ennemies faisaient de grands rava­ges sur leur passage. Une femme qui aimait Dieu pria instamment que sa maison soit épargnée et protégée comme par une muraille. Avant d'aller se coucher, elle chanta encore le cantique de Luther :

    C'est un rempart que notre Dieu,
    Une invincible armure,
    Notre délivrance en tout lieu,
    Notre défense sûre.

    Son fils avait entendu la prière et s’écria : "Maman, il ne faut pas demander l'impossible !

    - Pour Dieu, tout est possible" (Matthieu 19. 26), répon­dit-elle.

    La nuit vint. Ils s'endormirent. Vers le matin, un grand tapage les réveilla. Les soldats étaient entrés dans le vil­lage, ils pénétraient dans toutes les maisons et les pil­laient. Mais personne n'entra chez eux !

    Peu à peu les bruits diminuèrent, l'ennemi s'éloigna. Comment leur maison avait-elle été épargnée ? Une neige épaisse était tombée pendant la nuit et, poussée par le vent du nord, elle s'était entassée devant la porte, la cachant complè­tement. Dieu leur avait envoyé un rempart de neige !

    Il ne leur restait qu'à remercier Celui qui "campe au­tour de ceux qui le craignent, et les délivre" du danger (Psaume 34. 7)

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    Incroyable, et pourtant bien vrai ...


    Tout Sébastopol en parla durant des années. Un groupe d'une quarantaine de chrétiens tenait une réunion dans une maison d'un village. Une bande de villageois réunis au bistrot s'en était rendu compte. Éméchés par l'alcool, ils investirent aussitôt la maison. Porte fracassée, fenêtres gardées par de solides gaillards armés de gourdins, aucun occupant n'avait une chance d'en réchapper.
    La maison fut incendiée. La sécheresse de l'été favorisa l'extension du feu et le toit de chaume flamba comme du papier. Les chrétiens, dans un premier temps, eurent très peur, les enfants hurlaient. Mais le responsable du groupe des croyants qui présidait ce rassemblement, se levant, dit :
    « Mes frères, nous allons prier. Jésus est le même hier et aujourd'hui et à jamais. Il veut nous protéger. » Tous se mirent à genoux et prièrent avec ferveur. Le Seigneur intervint de façon souveraine par un miracle.
    Soudainement, une pluie torrentielle accompagnée de tonnerre et d'éclairs s'abattit sur le village. Les assaillants furent tous dispersés et la pluie éteignit l'incendie en cinq minutes. Les chrétiens rassemblés furent ainsi merveilleusement délivrés et leurs cœurs en débordaient de reconnaissance envers Dieu.

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    J’ai survécu

    - Je peux me vanter d'avoir survécu après être passée sous un train, affirmait une portugaise de 77 ans. Ce dimanche de mars 2007, elle tentait de traverser la voie ferrée près de sa maison, dans le Nord du Portugal, mais elle glissa et ne réussit pas à se relever en raison de son arthrite. Elle attendit vainement que quelqu'un passe. Un train s'appro­chait. Elle s'allongea sur la voie.
    J'ai commencé à prier, affirme-t-elle. Et le train ne l'a même pas égratignée. Le conducteur est venu l'extraire de dessous un wagon. Mais on ne peut même pas dire qu'elle s'en tira avec la peur... Dieu avait entendu sa prière, si courte soit-elle.
     N'y a-t-il pas là un puissant encouragement à notre égard ? Cependant, nous devons bien nous garder de ne faire appel à Dieu qu'en temps de détresse, de lui lancer un S.O.S seulement lorsque le danger risque de nous mener à la mort.
    Pour que Dieu nous prenne au sérieux, quand nous lui faisons appel, commençons d'abord par le prendre au sérieux, Lui. Mettons en lui toute notre foi, disons-lui notre reconnaissance pour ses bienfaits, et tenons les promesses que nous lui avons faites. Alors, aux heures où le malheur fondra sur nous, il nous délivrera quand nous ferons appel à lui.
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    J'ai eu soif et vous m'avez donné à boire…
    Un soir de bataille, un croyant parcourait le lieu du carnage, cherchant à soulager quelques blessés. Il trouva un soldat qui n'avait plus que peu d'instants à vivre.
    « Voulez-vous que je vous lise un passage de l'évangile ? » demanda-t-il. Pour toute réponse, le mourant lui dit : « J'ai soif, si vous pouviez me donner un peu d'eau ».
    Aussitôt l'homme courut vers un ruisseau et lui rapporta de l'eau ; puis le soldat lui dit : « Mettez-moi quelque chose sous la tête » ; il prit son manteau et le plaça sous la tête du blessé. « J'ai froid », dit-il ; alors il enleva sa veste et l'étendit sur les jambes du blessé.
    « Maintenant », dit le soldat, « si c'est votre livre qui fait des hommes comme vous, ouvrez-le et lisez jusqu'à ce que je meure... »
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    La couverture chauffante
     Et si Dieu revêt ainsi une herbe qui est aujourd'hui dans les champs, et qui demain sera jetée dans le four, combien plus vous revêtira-t-il, gens de petite foi? (Luc 12:28; Matthieu 6:30)
    Jusqu'en 1989 la Roumanie était dirigée par un dictateur qui persécutait et emprisonnait les chrétiens. Écoutons le récit d'une expérience faite pendant cette période difficile par un serviteur de Dieu :
    "J'étais sans cesse surveillé pour mes activités religieuses considérées comme illégales, et pendant plusieurs jours j'avais été obligé de me cacher dans la montagne pour échapper à la police.
    C'était l'hiver. Des loups se montraient parfois, mais en fait je les craignais moins que les hommes qui me pourchassaient. Quand ils approchaient, la nuit, je leur disais : C'est maintenant, à cette heure tardive que vous me faites une visite ? Moi je vais dormir, bonne nuit, mes amis !" Et ils s'en allaient.
    Une nuit, il faisait spécialement froid. J'étais épuisé et j'ai prié : "Seigneur, envoie-moi une couverture, sinon je vais mourir gelé !" Je me suis tout de même endormi et je n'ai pas eu froid.
    Vous voulez savoir pourquoi ? Quand je me suis réveillé le matin, il faisait encore sombre. J'ai bougé pour m'étirer un peu, et qu'ai-je vu ? Un animal qui s'est alors levé. Il a disparu entre les sapins. Était-ce un chien errant ou un loup ? Je n'en sais rien. Mais il avait passé la nuit couché sur moi. Dieu est merveilleux. Il n'aurait pas pu m'envoyer une couverture plus chaude !
    Note de Patrick : Il m’est arrivé quelque chose de ce genre quand j’ai habité dans les Alpes de hautes-Provence avec ma famille, avec un chien qui m’a protégé tout le long de ma route en pleine nuit, jusqu’à ce que j’arrive à destination ; le chien a disparu comme il était venu !
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    Fruits lointain d'un acte de bonté
    Un pauvre garçon chinois tenaillé par la faim s'était embarqué clandestinement sur un bateau américain. Il s'était caché dans la cale derrière des ballots de marchandises, se nourrissant des restes qu'il pouvait trouver (et qu'il devait souvent disputer aux rats)
    Un jour, un matelot le découvrit et l'amena au capitaine. Le jeune fugitif s'attendait à recevoir une correction exemplaire - s'il échappait au châtiment habituel des passagers clandestins à cette époque-là : être jeté à la mer.
    Mais le capitaine était un homme bon qui lui trouva un travail pour le reste de la traversée et le confia à l'arrivée à une famille chrétienne. Cette famille s'occupa bien de lui et lui fit faire des études, de sorte que le jeune Soong put acquérir des grades universitaires.
    Devenu chrétien à son tour, il n'eut qu'un désir : retourner dans son pays pour y apporter l'Évangile.
    Il se maria avec une chrétienne qui lui donna trois filles. L'aînée d'entre elles épousa Sun Yat-Sen, le fondateur de la République chinoise.
    La seconde devint l'épouse de M. Kung, ministre des finances de la Chine et la troisième eut pour mari le général Tchang Kaï-chek qui devint président de la république chinoise.
    Tout cela fut la suite de la bonté du capitaine et du témoignage chrétien de la famille d'accueil du jeune réfugié.
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    « Dieu n'existe pas »
    La conversation va bon train pendant que le coiffeur coupe les cheveux de son client qu'il connaît bien. Soudain, ils abordent le sujet de Dieu. Le coiffeur dit:
    - Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le prétends.
    - Pourquoi dis-tu cela ?
    - Bien, c'est facile, tu n'as qu'à regarder autour de toi. Si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades, tant d'enfants abandonnés ? Si Dieu existait, il n'y aurait ni guerre ni souffrance... Je ne peux pas concevoir un Dieu qui permettrait toutes ces choses.
    Le client réfléchit, mais finalement il ne sait pas comment répondre. Le coiffeur termine son travail...
    En sortant du salon le client se retrouve nez à nez avec un SDF aux longs cheveux et à la barbe négligée. Il prend l'homme par le bras, retourne dans le salon et dit au coiffeur :
    - Tu sais quoi ? Les coiffeurs n'existent pas !
    - La bonne blague ! N'en suis-je pas ?
    - S'il y avait des coiffeurs, il n'y aurait pas de gens comme cet homme que j'ai rencontré devant ta boutique...
    - Tu sais bien que les coiffeurs existent ! Ce qui arrive, c'est que certains ne viennent pas chez eux... »
    - Et Dieu existe aussi ! Ce qui arrive c'est que tant de gens ne s'approchent pas de lui !
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    Dieu se moque des moqueurs
    Dans le train du matin, au vu et au su des voyageurs, un homme incroyant, orgueilleux et provocateur, déchira deux ou trois feuilles de la Bible reçue de sa mère et les jeta par la fenêtre.
    Des années après, notre railleur impénitent traverse la place publique. Il est attiré par un groupe qui chante et interpelle la foule. Ce sont des chrétiens évangélisant en plein air. Intrigué, il s'arrête un moment.
    Un homme sort du groupe et dit : « Voici comment je suis venu à la foi en Jésus. Je suis retraité de la SNCF, ancien garde-barrière. Un jour que je jardinais, ma binette heurta une feuille de papier.
    Les paroles que j'y ai lues m'impressionnèrent au point que je n'eus de cesse de savoir de quel livre il s'agissait. Cette feuille venait d'une Bible. Je m'en suis procuré une et j'y ai lu tant et si bien que j'ai compris et accepté l'amour que Dieu a pour moi en Jésus-Christ. Cela fait bien des années de cela et je suis toujours heureux de la lire »
    En écoutant ce récit, notre homme est stupéfait, comme saisi à la gorge. Il se souvient de ses fanfaronnades moqueuses et stupides à l'adresse de la Bible et de son Auteur. Lui, qui se moquait de Dieu, comprend que c'est Dieu qui s'est moqué de lui, en permettant qu'un feuillet tombe dans le jardinet du garde-barrière et l'amène à la conversion à Jésus-Christ. D'un grand mal, Dieu a tiré un grand bien.
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    Arrestation de rebelles
    Lors des persécutions qui sévirent en Ecosse contre les Réformés, au 18e siècle, le pasteur John Welsh se perdit dans les montagnes, alors qu'il se rendait à une réunion de chrétiens fixée au lendemain.
    La nuit tombait ; il aperçut une maison dans le lointain. Est-ce la maison d'un ami ou d'un adversaire ? Welsh n'avait pas d'autre choix que de frapper à cette porte.
    Bientôt les propos de son hôte lui confirmèrent qu'il était entré chez un ennemi déclaré des Réformés. Cet homme cherchait à faire comparaître devant les tribunaux un certain John Welsh dont chacun vantait le zèle.
    Le digne pasteur ne broncha pas et se contenta de dire : "Je suis en route pour arrêter des rebelles. Je sais où trouver John Welsh. Si vous voulez bien m'accompagner, je vous le livrerai demain"
    Dès le lendemain matin, les deux hommes partirent ensemble. On devine la surprise de l'hôte quand il se trouva au milieu de gens réunis pour rendre culte au Seigneur.
    Et son étonnement augmenta encore quand il vit celui qu'il avait logé la veille prendre place dans l'assistance, puis prêcher avec une puissance donnée par Dieu lui-même.
    La prédication terminée, l'homme s'approcha de Welsh et lui dit : "Vous m'avez dit hier soir que vous alliez arrêter les rebelles. Je suis du nombre. Je me suis révolté contre Dieu, mais la grâce a été plus forte, et c'est elle qui s'est emparée de moi !"
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    Un enfant les conduira
    Marie est une gentille fille d'une douzaine d'années, agréable à vivre et aimant le Seigneur. Le foyer de ses parents n'allait pas très bien par contre, et il y avait souvent des discussions entre les époux.
    Un jour, le père quitta la maison les laissant seules. Marie souffrait beaucoup de cette situation, elle s'enfermait souvent dans sa chambre priant le Seigneur, pour le retour de son père.
    Le temps s'écoulait ainsi et toujours rien ! Un jour, elle tomba malade et la maman appela le docteur qui, après l'avoir consultée, déclara à la mère : "Madame, c'est très grave. Soyez forte, je ne peux plus rien faire pour elle, votre enfant est perdue !"
    Consternée et en pleurs, elle demanda à sa petite fille ce qu'elle voudrait : un beau jouet, une poupée, un jeu quelconque ? Non, dit-elle. Que veux-tu alors ? Je voudrais revoir papa !
    La maman alla attendre son mari à la porte de l'usine. Celui-ci en la voyant lui dit durement : que viens-tu faire ici ? Va-t’en !
    Je ne viens pas pour moi, mais pour Marie qui te demande, car elle se meurt et voudrait te revoir ! Blême le père dit : "Allons vite, ne perdons pas de temps".
    Arrivés dans la chambre, ils se mirent à genoux aux pieds du lit et Marie, le visage déjà marqué par la mort, leur prenant les mains, posa les siennes sur les leurs en disant d'une voix faible :
    "Papa, maman, restez unis", et ayant dit cela avec un léger sourire, elle rendit son âme à Dieu ! Elle avait accompli sa mission !
    **********

    Comment reconnaît-on un miracle ?
    (Patrick Etienne)

    Les miracles existent bien, et je peux le testifier moi-même, parce que j’en ai vu plus d’un dans ma vie. Je n’ai aucun doute sur ce qui m’est arrivé un bon nombre de fois. La prière est réelle, elle aussi, je ne pourrais énumérer le nombre de fois que Dieu a répondu à mes prières.

    Les deux, la prière et la foi, sont le terreau de base qui favorise les miracles. Mais vous n’avez pas besoin d’être un croyant pour voir arriver un miracle dans votre vie ou dans la vie des autres.

    Si vous avez quelques connaissances scientifiques, vous savez que la vie elle-même est un miracle. Tout ce qui vous entoure est un miracle ! Vous-même êtes un miracle ! Vos enfants sont des miracles ! Votre vie est un miracle.

    « Il n’y a pas plus aveugle que quelqu’un qui refuse de croire » La Bible va même jusqu’à dire que si on ressuscité quelqu’un d’entre les morts, ils ne croiraient toujours pas.

    Pourquoi une telle incroyance aujourd’hui ? Là encore, la Bible répond clairement à cette question :

    2Th_2:3  « Que personne ne vous séduise en aucune manière, car ce jour-là ne viendra pas que l'apostasie ne soit arrivée » Alors, qu’est-ce que le mot apostasie signifie?
    Nos dictionnaires modernes donnent cette définition :

    L'apostasie (du grec ancien ἀπόστασις (apostasis), « se tenir loin de ») est l'attitude d'une personne, appelée apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion. Dans le contexte religieux (le plus courant), l'apostasie signifie le renoncement par un individu adulte et responsable, à faire partie d'une organisation religieuse.


    Ça, c’est la définition que le monde donne de l’apostasie. Mais sa vraie signification est bien plus profonde qu’une question religieuse, elle implique que vous avez rejeté l’existence de Dieu dans votre vie ; que vous l’avez banni ; et que vous refusez de reconnaître Sa présence dans les événements de votre vie, quels qu’ils soient !


    Cette rejection en masse de Dieu dans notre histoire est un des signes que prédit la Bible il y a plus de 2 000 ans, annonce le déclin de notre société, de toute forme de moralité et de piété dans les derniers jours du règne de l’homme sur la Terre.


    « et que l'homme de péché n'ait été révélé, le fils de perdition » Ceci est la continuation du verset plus haut de 2Th_2:3. Cet homme de péché et de perdition n’est autre que l’Antéchrist lui-même… Le nouveau sauveur du monde !


    Bien-aimés, pas étonnant qu’il y a tant de maladies, de cancers, de décès autour de nous, parce que les gens ont rejeté la source de la vie ; ils ont rejeté celui qui a le pouvoir de les garder et de les protéger ; celui qui peut toute chose si nous croyons et avons la foi !


    Si vous prenez le temps d’aller sur internet, il y a des milliers de cas de miracles de toutes sortes, de guérisons non seulement du corps, mais de l’esprit aussi.


    Mais cette science moderne, ainsi que ces scientifiques athées refusent de voir et reconnaître la vérité, l’intervention de Dieu, le divin, Sa main toute puissante pour changer les événements de notre vie.


    Oui, bien-aimés, ces miracles sont bien réels, cela ne dépend que de vous de les voir et de les recevoir…

    Marc 9:23  Et Jésus lui dit: Le "Si tu peux", c'est: Crois! toutes choses sont possibles à celui qui croit.

    Luc 1:37  car rien ne sera impossible à Dieu.

    Matthieu 9:29  Alors il toucha leurs yeux, disant: Qu'il vous soit fait selon votre foi.

    Hébreux 11:6  Or, sans la foi il est impossible de lui plaire; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu est, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent.

    1Jean 5:4  parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde; et c'est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi.

    Rom 4:20  et il ne forma point de doute sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu,
    Rom 4:21  et étant pleinement persuadé que ce qu'il a promis,
    il est puissant aussi pour l'accomplir.

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  • Loin du pigeonnier

    Recueil : "Calligrammes"

    Loin du pigeonnier...............Guillaume APOLLINAIRE

    Et vous savez pourquoi

    Pourquoi la chère couleuvre se love de la mer
    jusqu’à l’espoir attendrissant de l’Est

    Hexaèdres barbelés mais un secret collines bleu en sentinelle

    dans la Forêt ou nous chantons

    Malourène 75 Canteraine

    O gerbes des 305 en déroute

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  • Éventails des saveurs

    Recueil : "Calligrammes"

    Éventails des saveurs...............Guillaume APOLLINAIRE

    Attols singuliers de brownings quel goût de vivre ah!

    Des lacs versicolores dans les glaciers solaires

    1 tout petit oiseau qui n’a pas de queue et qui s’envole quand on lui en met une

    Mes tapis de la saveur moussons des sons obscurs et ta bouche au souffle azur

    ouïs ouïs le cri les pas le phoNOGRAPHE ouïs ouïs
    L’ALOÊS éclater et le petit mirliton

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  • La mandoline l’oeillet et le bambou

    Recueil : "Calligrammes"

    La mandoline l’oeillet et le bambou..............Guillaume APOLLINAIRE

    Ô batailles la terre tremble comme une mandoline
    FEMME COMME LA BALLE À TRAVERS LE CORPS LE SON
    TRAVERSE la vérité car la RAISON c’est ton Art

    Que cet oeillet te dise
    la loi des odeurs
    qu’on n’a pas encore
    promulguée et qui viendra
    un jour
    régner sur
    nos cerveaux
    bien +
    précise & + subtile
    que les sons qui nous dirigent
    Je préfère ton nez
    à tous tes organes
    ô mon amie
    Il est le trône de la futur SAGESSE

    O
    nez de la pipe les odeurs cendre
    fourneau y forgent les chaînes
    O
    univers infiniment déliées qui lient les
    autres raisons formelles
    O

     

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  • La nuit d’avril 1915

    Recueil : "Calligrammes"

    La nuit d’avril 1915...................Guillaume APOLLINAIRE

    À L. de C.-C.

    Le ciel est étoilé par les obus des Boches
    La forêt merveilleuse où je vis donne un bal
    La mitrailleuse joue un air à triples-croches
    Mais avez-vous le mot
    Eh ! oui le mot fatal

    Aux créneaux Aux créneaux Laissez là les pioches
    Comme un astre éperdu qui cherche ses saisons
    Coeur obus éclaté tu sifflais ta romance
    Et tes mille soleils ont vidé les caissons
    Que les dieux de mes yeux remplissent en silence
    Nous vous aimons ô vie et nous vous agaçons

    Les obus miaulaient un amour à mourir
    Un amour qui se meurt est plus doux que les autres
    Ton souffle nage au fleuve où le sang va tarir
    Les obus miaulaient
    Entends chanter les nôtres
    Pourpre amour salué par ceux qui vont périr

    Le printemps tout mouillé la veilleuse l’attaque
    Il pleut mon âme il pleut mais il pleut des yeux morts
    Ulysse que de jours pour rentrer dans Ithaque
    Couche-toi sur la paille et songe un beau remords
    Qui pur effet de l’art soit aphrodisiaque

    Mais orgues aux fétus de la paille où tu dors
    L’hymne de l’avenir est paradisiaque

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  • L’appel des prisons

    L’appel des prisons...............ATO

    Je n’ai pas de jour.
    Je n’ai aucun visage.
    Je méprise l’heure.
    Je n’ai pas de saison,
    pas d’âge,
    et nul ne peut retenir mon nom.
    Je méprise chaque terre
    chaque lande, chaque rivière.

    Je viens,
    et marche sur toi.

    Je marque d’une charnière ton âme.
    je brise la ligne de l’histoire.
    J’entaille la ligne de tes vies.
    Je n’ai pas de nuit,
    pas d’aurore,
    Je méprise temple, maison,
    je n’ai pas de livre, pas de rythme
    aucune couleur ne peut revêtir mon nom.

    Je viens
    et marche sur toi.

    Que tu me redoutes, que tu m’ignores,
    que tu me craignes, que tu me refuses
    Que tu me nies, que tu me fuis,
    Je connais ta prison.
    Je viens,
    Je marche,
    et m’abattrai sur toi.

    Je n’ai pas de frère,
    Je n’ai aucun rêve,
    ainsi puis je mépriser ce que
    tu aimes, ce que tu sculptes,
    ce que tu forges, tout ce que tu portes.
    Sur ta route je jette mille arbres,
    De tes mains,
    Je jetterai à la fosse tes pensées.
    Dans chacun de tes champs,
    J’arracherai de tes dents la promesse des blés.
    Sur chaque pont j’installerai l’éternité de ma haine.
    Je te chargerai de toutes mes munitions.
    Tout sera pour moi promesse de grand festin.
    C’est ce que tu appelles,
    sans aucun doute,
    le destin.

    Je viens
    Je marche
    et te fracasserai la raison.
    Tu oublieras tes heures,
    ton nom, ta maison, tes frères,
    ton champs, toute saison.
    Tu lèveras la main pour un épi de blé ,
    Tu détruiras ta forêt,
    tu ne connaîtras plus aucun nom,
    aucun visage, aucun son,
    Tu oublieras ta route
    ton village et l’amour de la raison.

    Je ferai de tes peurs et de ta faim,
    tes plus fidèles épouses.
    Je ferai du mensonge
    le plus courageux de tes fils.
    Je ferai de toi même
    ce que tu n’imaginais pas.

    Pour mon plaisir et ma seule joie,
    j’inverserai le monde.
    Moi qui ne vois en toute vie
    que chose éphémère et mortelle.

    Je viens
    Je marche
    Et entre dans ta prison.
    C’est à tes enfers
    Que je viens livrer mes fers.

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  • Pleine chair d’une vie déréglée et navrante

    Recueil : "De colère et de haine"

    Pleine chair d’une vie déréglée et navrante...............Jacques PREVEL

    Pleine chair d’une vie déréglée et navrante
    Et vous vous imaginiez que j’étais dupe de ces rêves

    Je n’étais dupe ni de cette parade ni du bariolage de
    ces voix
    Ceinturées par un alcool dépensé à même
    l’inacceptable
    Hommes perdus chaque soir dans une ville qui
    battait du sang des artères
    Conquérants sans histoire
    Si près d’une histoire avec des masques
    Dérision de sperme éclaté dans la fumée

    Mais qu’importe que ces hommes aient vécu sans
    rien connaître
    J’étais présent et leur solitude m’était révélée
    luxurieuse de gloire
    et j’ai gardé toute cette bataille faite par des enfants
    Dans les prunelles d’une femme qui me le redira
    Quand je traînerai dans les corridors d’une vie
    mal employée
    A courir de déchirement

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  • J’ai traversé les tempêtes

    Recueil : "Poèmes inédits"

    J’ai traversé les tempêtes.............Jacques PREVEL

    J’ai traversé les tempêtes et les déserts de pierre
    Je me retrouve avec le sarcasme au fond de moi
    Je me retrouve avec le pli amer
    Je retrouve la guerre et la folie
    Je retrouve la pluie qui bat
    Et qui inonde ma vie
    Je retrouve le vent qui emporte ma vie.

    14 juin 1948

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  • L’Immobile Beauté

    Recueil : "Les Heures d'Après-midi"

    L’Immobile Beauté...............Émile VERHAEREN..

    L’immobile beauté
    Des soirs d’été,
    Sur les gazons où ils s’éploient,
    Nous offre le symbole
    Sans geste vain, ni sans parole,
    Du repos dans la joie.

    Le matin jeune et ses surprises
    S’en sont allés, avec les brises ;
    Midi lui-même et les pans de velours
    De ses vents chauds, de ses vents lourds
    Ne tombe plus sur la plaine torride ;
    Et voici l’heure où, lentement, le soir,
    Sans que bouge la branche ou que l’étang se ride,
    S’en vient, du haut des monts, dans le jardln, s’asseoir.

    O la planité d’or à l’infini des eaux,
    Et les arbres et leurs ombres sur les roseaux,
    Et le tranquille et somptueux silence,
    Dont nous goûtons alors
    Si fort
    L’immuable présence,
    Que notre voeu serait d’en vivre ou d’en mourir
    Et d’en revivre,
    Comme deux coeurs, inlassablement ivres
    De lumières, qui ne peuvent périr !

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