• Et À Graver Tes Joies Dans La Pierre !

    Deux amis… un long cheminement éprouvant dans un désert...

    Des gestes simples, violents, essentiels…

    Bref un conte philosophique que nous osons passer...

    Au crible du Critère des Quatres Question en simple le C2Q.

    Alors il écrivit dans le sable
    « Aujourd’hui mon ami m’a gifflé »

    Les Amis Seuls Répondront !

    Les Rotariens puiseront en eux le temps et la force...

    D’une réflexion sans doute basée...sur le Critère des Quatre Questions.

    Alors il grava dans la pierre
    « aujourd’hui mon ami m’a sauvé la vie »

    Ils trouveront alors et certainement ce trésor intérieur...

    Qui leur permet de mettre en œuvre leur éthique et de cultiver leur idéal.

    Écris tes blessures dans le sable et
    grave tes joies dans la pierre.

    Le C2Q est tout le contraire d’un dogme ;

    C’est l’expression d’une éthique respectueuse et...

    De la liberté de pensée de chacun, et de sa...

    Responsabilité d’homme libre.

    Alors je ne vais pas m’aventurer tout seul dans le désert à la recherche de quelque Oasis…

    Mais je souhaite témoigner simplement du plaisir d’avoir un instant ressenti l’envie de penser aux amis…

    qui savent si bien écrire dans le sable comme graver sur la pierre.

    1 – Est-ce conforme à la vérité ? Et quelques amis viennent spontanément à mon secours pour tenter une réponse à cette délicate question qui nous même derechef sur de longues pistes arides. Vérité ! Quelle vérité ? Comme il est difficile de trouver l’harmonie nous essayons le second critère.

    2 – Est-ce loyal de part et d’autre ? Dans ce dialogue d’homme à homme nous sommes soudain plus libre d’exprimer nos propres convictions. C’est bouclé en deux mots : Respect et Engagement !

    3 – Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer des relations amicales ? Dans ce conte philosophique nul doute que ces deux amis entretiennent et consolident leur amitié… malgré tout.

    4 – Est-ce bénéfique à tous les intéressés ? Nous nous demandions quelle vérité, et maintenant nous ne savons pas chiffrer ce bénéfice… le mot « Chiffrer » chiffonne à l’évidence.

    En fait mes réponses positives ou négatives, n’ont aucun intérêt...

    Puisque cette petite balade dans les beaux paysages désertiques reste une aventure individuelle et personnelle.

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  • Aucun jour je ne me suis dit

    Recueil : "Poème de l'amour"

    Aucun jour je ne me suis dit.............Anna de NOAILLES

    Aucun jour je ne me suis dit
    Que tu pouvais être mortel.
    Tu ressembles au paradis,
    À tout ce qu’on croit éternel!
    — Mais, ce soir, j’ai senti, dans l’air
    Humide d’un parc triste et blême,
    La terreuse odeur des asters
    Et du languissant chrysanthème…

    Quoi! tu peux mourir! — et je t’aime!

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  • Cependant que tu dis ta Cassandre divine

    Recueil : "Les Regrets"

    Cependant que tu dis ta Cassandre divine..........Joachim DU BELLAY.

    Cependant que tu dis ta Cassandre divine,
    Les louanges du roi, et l’héritier d’Hector,
    Et ce Montmorency, notre français Nestor,
    Et que de sa faveur Henri t’estime digne :

    Je me promène seul sur la rive latine,
    La France regrettant, et regrettant encor
    Mes antiques amis, mon plus riche trésor,
    Et le plaisant séjour de ma terre angevine.

    Je regrette les bois, et les champs blondissants,
    Les vignes, les jardins, et les prés verdissants
    Que mon fleuve traverse : ici pour récompense

    Ne voyant que l’orgueil de ces monceaux pierreux,
    Où me tient attaché d’un espoir malheureux
    Ce que possède moins celui qui plus y pense.

    ***********

    1. Inspiration fugitive
      ---------------------

      Le rhapsode, captant la lumière divine
      En songe, en a rempli son godet à ras bord ;
      Tel un pêcheur tirant, du torrent fier et fort,
      Les diamants qui feront sourire les ondines,

      Ou le navigateur, sous sa voile latine,
      Jusqu'au vaste estuaire accomplissant l'effort
      Qui lui fait regagner, chargé de son trésor,
      Les jardins familiers de la rive angevine.

      Mais que restera-t-il, dans le jour finissant,
      De ce soudain plaisir, de l'espoir languissant
      Qui, chaque jour, se veut sa propre récompense ?

      Rien, ces deux ou trois mots, cet ouvrage léger
      Qui traduit, malhabile, un émoi passager ;
      La faible vibration d'une plume qui pense.

       
    2. Ambilibellule
      ----------------

      Une ambilibellule est d’essence divine ;
      Et le nectar, pour elle, est servi à ras bord ;
      Nul archange des cieux n’est plus fier ni plus fort
      Que cet insecte ailé, qui charme les ondines.

      Elle maîtrise bien la grammaire latine,
      Paraphrasant Virgile et Phèdre sans effort ;
      Son antre souterrain regorge de trésors,
      Quelle-même a creusé dans la rive angevine.

      Elle aime à réciter, dans le jour finissant,
      D’un rhapsode inconnu, les sonnets languissants,
      Sans réclamer pour ça la moindre récompense.

      Depuis quatre mille ans, cet animal léger
      Est, au-dessus des eaux, des brises passager,
      Et c’est, dans tout son corps, la nature qui pense.

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  • Les oreilles d’Amaranthe

    Les oreilles d’Amaranthe..............Pierre de MARBEUF.

    Oreilles, la nature en coquillant qui gire
    Vos petits ronds voutés de long et de travers,
    Fait en vous un dédale, où bien souvent je perds
    Le langage amoureux que pour vous je soupire.

    Ô portes de l’esprit, par où le doux Zéphyre
    Fait entrer sur son aile et l’amour et mes vers,
    Chastes chemins du coeur qui toujours sont ouverts
    Pour ouïr les discours d’un pudique martyre,

    Oreilles l’abrégé de toutes les beautés,
    Petits croissants d’amour, accroissez les bontés
    De ma chère Amaranthe, afin qu’elle m’allège !

    Mais quoi par vos faveurs pourrais-je la toucher ?
    Ma voix qui n’est que feu n’ose vous approcher,
    Pource que vous avez la blancheur de la neige.

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  • La Basilique

    Recueil : "Premières poésies"

    La Basilique.............Théophile GAUTIER

    « The pillared arches were over their head,
    And beneath their feet were the bones of the dead. »

    — The Lay of the Last Minstrel.

    « On voit des figures de chevaliers à genoux sur un tombeau, les mains jointes… les arcades obscures de l’église couvrent de leurs ombres ceux qui reposent. » — GOERRES.

    Il est une basilique
    Aux murs moussus et noircis,
    Du vieux temps noble relique,
    Où l’âme mélancolique
    Flotte en pensers indécis.

    Des losanges de plomb ceignent
    Les vitraux coloriés,
    Où les feux du soleil teignent
    Les reflets errants qui baignent
    Les plafonds armoriés.

    Cent colonnes découpées
    Par de bizarres ciseaux,
    Comme des faisceaux d’épées
    Au long de la nef groupées,
    Portent les sveltes arceaux.

    La fantastique arabesque
    Courbe ses légers dessins
    Autour du trèfle moresque,
    De l’arcade gigantesque
    Et de la niche des saints.

    Dans leurs armes féodales,
    Vidames et chevaliers
    Sont là, couchés sur les dalles
    Des chapelles sépulcrales,
    Ou debout près des piliers.

    Des escaliers en dentelles
    Montent avec cent détours
    Aux voûtes hautes et frêles,
    Mais fortes comme les ailes
    Des aigles ou des vautours.

    Sur l’autel, riche merveille,
    Ainsi qu’une étoile d’or,
    Reluit la lampe qui veille,
    La lampe qui ne s’éveille
    Qu’au moment où tout s’endort.

    Que la prière est fervente
    Sous ces voûtes, lorsqu’en feu
    Le ciel éclate, qu’il vente,
    Et qu’en proie à l’épouvante,
    Dans chaque éclair on voit Dieu ;

    Ou qu’à l’autel de Marie,
    À genoux sur le pavé,
    Pour une vierge chérie
    Qu’un mal cruel a flétrie,
    En pleurant l’on dit : Ave !

    Mais chaque jour qui s’écoule
    Ébranle ce vieux vaisseau ;
    Déjà plus d’un mur s’écroule,
    Et plus d’une pierre roule,
    Large fragment d’un arceau.

    Dans la grande tour, la cloche
    Craint de sonner l’Angelus.
    Partout le lierre s’accroche,
    Hélas ! et le jour approche
    Où je ne vous dirai plus :

    II est une basilique
    Aux murs moussus et noircis,
    Du vieux temps noble relique,
    Où l’âme mélancolique
    Flotte en pensers indécis.

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  • Lueurs des tirs – Océan de terre

    Recueil : "Calligrammes"

    Lueurs des tirs – Océan de terre..............Guillaume APOLLINAIRE

    À G. de Chirico.

    J’ai bâti une maison au milieu de l’Océan
    Ses fenêtres sont les fleuves qui s’écoulent de mes yeux
    Des poulpes grouillent partout où se tiennent les murailles
    Entendez battre leur triple coeur et leur bec cogner aux vitres
    Maison humide
    Maison ardente
    Saison rapide
    Saison qui chante
    Les avions pondent des oeufs
    Attention on va jeter l’ancre
    Attention à l’encre que l’on jette
    Il serait bon que vous vinssiez du ciel
    Le chèvrefeuille du ciel grimpe
    Les poulpes terrestres palpitent
    Et puis nous sommes tant et tant à être nos propres fossoyeurs

    Pâles poulpes des vagues crayeuses ô poulpes aux becs pâles
    Autour de la maison il y a cet océan que tu connais
    Et qui ne repose jamais

    ***************

    Barthélemy de l'Atlantique
    --------------------------

    Le puisatier construit une maison dans l'île
    Qui est la lettre « A » ; puis survient Vendredi,
    Qui de la construction les angles arrondit.

    La maison s'agrandit, par étapes subtiles,
    Et ses deux habitants y sont un peu perdus.

    Le rêveur Philémon, dans un puits descendu,
    Miraculeusement emprunte un long passage ;
    Ce n'est donc pas en vain qu'il reçut des messages.

    La suite de l'histoire emplit trente volumes
    Que m'a dédicacés la licorne de brume

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  • Artémis Partant pour la Chasse

    Recueil : "Le sang de la coupe"

    Artémis Partant pour la Chasse.............Théodore de BANVILLE...

    Artémis, ô Déesse au croissant argenté,
    Les Nymphes que ravit ton sourire enchanté,
    Livrent leurs fronts au vent querelleur, et, sans voiles,
    Accourent sur tes pas comme un troupeau d’étoiles.
    Et déjà, frémissant autour de ces beaux corps,
    Dans les noires forêts, pleines du bruit des cors,
    Les molosses de Thrace, ivres de cent caresses,
    Lèchent en se pâmant les bras des chasseresses.
    O Déesse, tu pars ! Tes grands cheveux dorés
    Font resplendir de feux l’horreur des bois sacrés,
    Et pour chasser pieds nus parmi les herbes sèches,
    Voici l’enfant Éros qui t’apporte ses flèches.
    Tu pars, superbe et fière, en tête d’un essaim,
    Et, tout prêt à fleurir, le bouton de ton sein
    Virginal, que ton sang ambroisien colore,
    Rougit comme une rose aux fraîcheurs de l’aurore.

    Octobre 1849.

    ************

    Vision de janvier
    -----------------

    Un ondin, passant sous les saules argentés,
    Suit, sans faire aucun bruit, les sentiers enchantés.
    La lune est toute ronde et ne porte aucun voile ;
    Son éclat fantastique efface les étoiles.

    L'ondin se fait léger, il faufile son corps
    Entre les arbres noirs, dans les creux du décor.
    Une branche parfois le frôle ou le caresse,
    Un crapaud, du chemin, s'écarte avec paresse.

    D'un hibou, par endroits, les vastes yeux dorés
    Ont les mêmes reflets que les vases sacrés
    Que recèle le temple aux murs de pierres sèches,
    Temple où nul desservant, depuis longtemps, ne prêche.

    L'ondin parcourt la nuit, qui sait dans quel dessein,
    Peut-être simplement pour écouter l'essaim
    Des chants dont son esprit en tout temps se colore ;
    Des chants silencieux, du couchant à l'aurore.

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  • Romance

    Recueil : "L'Exilée"

    Romance.................François COPPÉE

    Quand vous me montrez une rose
    Qui s’épanouit sous l’azur,
    Pourquoi suis-je alors plus morose ?
    Quand vous me montrez une rose,
    C’est que je pense à son front pur.

    Quand vous me montrez une étoile,
    Pourquoi les pleurs, comme un brouillard,
    Sur mes yeux jettent-ils leur voile ?
    Quand vous me montrez une étoile,
    C’est que je pense à son regard.

    Quand vous me montrez l’hirondelle
    Qui part jusqu’au prochain avril,
    Pourquoi mon âme se meurt-elle ?
    Quand vous me montrez l’hirondelle,
    C’est que je pense à mon exil.

    ************

    Mon coeur, comme la rose,
    Périra sous l'azur ;
    Je n'en suis point morose,
    Car il restera pur.

    Mon coeur, ainsi qu'un astre,
    Une nuit s'éteindra ;
    Ce n'est pas un désastre,
    Car il l'acceptera.

    Mon coeur, cette hirondelle,
    Peut aller et venir ;
    Mais il reste fidèle
    À tous ses souvenirs.

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