• Le Mont Cook en Nouvelle Zélande

     

    Le Mont Cook en Nouvelle Zélande

     

    Mark Gee

    Aoraki/Mont Cook

    VL'Aoraki/mont Cook est le point culminant de la Nouvelle-Zélande. Il fait partie des Alpes du Sud et culmine à3 724 mètres d'altitude, au-dessus du glacier Tasman. Il se situe dans le parc national Aoraki/Mount Cook. Son nom combine depuis 1998 celui de la légende māori et celui rendant hommage à James Cook. Le sommet est gravi pour la première fois en 1894 par Tom Fyfe, George Graham et Jack Clarke.

    Toponymie

    Pendant longtemps, Aōraki a été interprété comme une déformation linguistique d’Aorangi qui peut être traduit par « perce-nuages »2, de ao le « monde, journée, nuage... »3 et rangi le « jour, ciel, temps... »4. Il s'agit en fait d'un nom prénom māori de l'iwi Ngāi Tahu5.

    Le nom anglais mont Cook est donné en 1851 par le capitaine John Lort Stokes en l'honneur du navigateur James Cook qui fut le premier à explorer les côtes de la Nouvelle-Zélande en 17706. Cook décrivit les Alpes du Sud mais n'aperçut pas la montagne7.

    En 1998, à la suite de l'accord entre les Ngāi Tahu et la Couronne britannique, les deux noms sont officiellement accolés8,9.

    Alors que de nombreux toponymes incorporent leur nom māori, la montagne est la seule où celui-ci est placé en tête, signifiant toute l'importance qui lui est accordée9. Suivant les termes du même accord, les Ngāi Tahu peuvent décider à tout moment de céder la propriété de l'Aoraki/mont Cook à la nation néo-zélandaise10.

    Géographie

    L'Aoraki/mont Cook est situé en Nouvelle-Zélande, dans le Centre-Ouest de l'île du Sud, dans le district de Mackenzie de la région de Canterbury, à une trentaine de kilomètres de la mer de Tasman. Il se trouve à 200 kilomètres à l'ouest deChristchurch, la seconde ville du pays. Le sommet s'élève à 3 724 mètres d'altitude1 dans les Alpes du Sud, ce qui en fait le point culminant du massif et du pays.

    Topographie

    La montagne donne naissance au glacier Hooker sur son versant occidental et alimente le glacier Tasman, le plus long de Nouvelle-Zélande, sur son versant oriental.

    Malgré sa proximité avec la côte Ouest, le sommet appartient entièrement au bassin versant de la rivière Tasman (en), qui se déverse dans l'océan Pacifique sur la côte Est. En effet, la ligne de partage des eaux avec la mer de Tasman, qui est aussi la limite administrative avec le district de Westland de la région West Coast, passe le long d'un épaulement600 mètres au nord.

    Le pic principal, le High Peak, est prolongé au sud par une crête où s'élèvent également le Middle Peak et le Low Peak.

    Les Alpes du Sud continuent de s'élever sous le biais de la tectonique et le déplacement vers l'ouest de la plaque pacifique contre la plaque australienne. Ainsi, l'Aoraki/mont Cook gagne sept millimètres d'altitude par an, sans compter l'érosion.

    Climat

    Les vents d'ouest dominants buttent contre les reliefs des Alpes du Sud après avoir parcouru tout l'océan Indien, depuis l'Afrique australe en passant par le Sud de l'Australie. La moyenne annuelle des précipitations sur les piémonts est d'environ 7 500 millimètres. En altitude, elles se traduisent par une grande quantité de neige. 

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • DESCRIPTION DU PRINTEMPS

      

    Voyez comme à l’entrée
    Du Printemps gracieux
    La brigade sacrée
    Des Grâces et des Dieux,
    Le giron et le sein
    Porte, de roses plein ?
     
    Voyez comme les ondes
    De l’écumeuse mer
    Et les rides profondes
    Commencent à calmer ?
    Et cent sortes d’oiseaux
    Se jouent dans les eaux ?
     
    Voyez comme la grue
    Est déjà de retour ?
    Et le soleil sans nue
    Nous allume le jour,
    Et chasse l’ombre épais
    Du trait de ses beaux rais ?
     
    Voyez en apparence
    Nos journaliers labeurs
    Comme la terre avance
    Et enfante ses fleurs ?
    Voyez arbres fruitiers
    Poindre, et les oliviers ?
     
    Voyez comme on couronne
    La vineuse liqueur,
    Quand l’attente fleuronne
    Du grain, en sa verdeur,
    Sous les ombres issants
    Des rameaux verdissants ?
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Ah pensers trop pensés, donnez quelque repos
    Quelque trêve à mon âme, et d’espérances vaines
    Favorisez au moins mes emprises hautaines,
    Et me faites changer quelquefois de propos !
     
    Vous sucez à longs traits la moelle de mes os,
    Vous me séchez les nerfs, le poumon et les veines,
    Vous m’altérez le sang, et d’un monde de peines
    Fertile renaissant, vous me chargez le dos.
     
    Si je suis à cheval, vous vous jettez en croupe,
    Si je vogue sur mer, vous êtes sur la poupe,
    Si je vais par les champs, vous talonnez mes pas.
     
    Ah pensers trop pensés, si vous n’avez envie
    De me laisser goûter les douceurs de la vie,
    Avancez je vous prie l’heure de mon trépas !
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Je ne voi rien qui ne me refigure ...............

    Je ne voi rien qui ne me refigure
    Ce front, cet œil, ce cheveu jaunissant,
    Et ce tétin en bouton finissant,
    Bouton de rose encor en sa verdure.
     
    Son beau sourcil est la juste voûture
    D’un arc Turquois, et le rayon hissant
    Du point du jour est son œil languissant,
    Son sein, le sein qui surpasse nature.
     
    Quand j’oi le bruit des argentins ruisseaux,
    Je pense ouïr mille discours nouveaux,
    Qu’Amour compose en sa bouche de bâme.
     
    Si c’est le vent, il me fait souvenir
    De la douceur d’un amoureux soupir,
    En soupirant qui me vient piller l’âme.
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Pendant que votre main docte, gentille et belle
    Va triant dextrement les odorantes fleurs
    Par ces prés émaillés en cent et cent couleurs,
    Par le sacré labeur de la troupe immortelle :
     
    Gardez qu’Amour tapi sous la robe nouvelle
    De quelque belle fleur n’évente ses chaleurs,
    Et qu’au lieu de penser amortir vos douleurs,
    D’un petit trait de feu ne vous les renouvelle.
     
    En recueillant des fleurs la fille d’Agénor
    Fut surprise d’Amour, et Proserpine encor
    L’une fille de roi, l’autre toute déesse.
     
    Il ne faut seulement que souffler un bien peu
    Le charbon échauffé, pour allumer un feu,
    Duquel vous ne pourriez enfin être maîtresse.


    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L’OMBRE

    L’OMBRE..........Rémy Belleau (1528-1577)

     
    Étant au frais de l’ombrage
    De cet ormeau refrisé
    Sur les plis de son feuillage,
    D’un beau sep favorisé,
    D’un beau sep qui l’entortille,
    Et qui de grâce gentille
    A son tige éternisé :
     
    Et prenant l’haleine douce
    D’un doux Zéphyr voletant,
    Qui de mignarde secousse
    Un doux soupir va soufflant,
    Je suis contraint en échange
    De te chanter la louange
    De cet Ombre tremblotant.
     
    Ombre gentil, qui modères
    Sous une fraîche douceur
    Les plus ardentes colères
    Du ciel, étant en chaleur,
    Et les plus chaudes haleines
    Que reçoivent point les plaines
    Du Soleil en son ardeur.
     
    D’une couleur ombrageuse,
    Tu contrefais le portrait
    Que la main industrieuse
    De la Nature portrait :
    Tu contrefais en nuage,
    De tout apparent visage,
    D’un noir brun, le premier trait.
     
    C’est toi qui retiens en bride
    Des heures le glissant pas,
    Et l’inconstance du vide
    Qui mesures aux compas :
    C’est toi qui brunis et voiles
    Le feu brillant des étoiles
    Qui rayonne en contrebas.
     
    C’est toi qui fais que la Lune
    Mène au galop ses morceaux
    Le long de la lisse brune,
    Claire de mille flambeaux :
    C’est toi qui de main maîtresse
    Pousse avant la blonde tresse
    Du Soleil au fond des eaux.
     
    C’est toi qui sur l’herbelette
    De ton Été froidureux,
    Entends la douce musette
    Et les discours amoureux
    Du berger à la bergère,
    Lors que la Chienne en colère
    Rend ses abois chaleureux.
     
    Ombre frais je te salue,
    Je te salue, ô l’honneur
    De la crinière feuillue
    Des bois, et de la fraîcheur,
    Et des antres solitaires,
    Les plus loyaux secrétaires
    De ma plaintive langueur.
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • DESCRIPTION DES VENDANGES


     
    Filles, garçons, à paniers pleins
    Portez de toute votre force
    Le raisin à la noire écorce
    Sur votre épaule et sur vos reins.
     
    Sus, versez dedans le tonneau,
    Et des pieds seulement y foulent
    Les hommes nus, et qu’ils écoulent
    Des grappes le germe nouveau.

    Chacun honore ce bon Dieu
    D’une belle hymne de vendanges,
    Chacun chante tant de louanges
    Qu’on en remplisse tout le lieu.

    Qu’on aille voir ce Dieu coulant,
    Ce Dieu qui rit dedans la tonne,
    Ce Dieu nouveau qu’on emprisonne,
    De colère encor tout bouillant.

    Sitôt que le gentil vieillard
    A pris de ce Dieu qui l’entête,
    Tremblant des pieds et de la tête,
    Aussitôt il danse gaillard.

    Et lors quelque jeune garçon
    Amoureux, de près échauguette
    Le téton de la bergerette
    Qui dort à l’ombre d’un buisson.

    Puis Amour voyant le dessein,
    D’une alléchante mignardise,
    Donne ferveur à l’entreprise,
    Et lui met le feu dans le sein.

    Le mignon vient, ell’ se défend,
    Ell’ se courrouce, il n’en fait conte ;
    Mais enfin tellement la dompte
    Que douce entre ses bras la rend.

    Ainsi Bacchus qui fait le jeu,
    Ose quelquefois entreprendre
    De suborner et de surprendre
    La jeunesse quand il a beu.
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • LES SABLIERS

    LES SABLIERS.............

    À Georges Ancey.

     

     

    Assis sur la plage solitaire du Toulinguet où viennent s’agenouiller les haquenées de l’Océan, je méditais, après la chute de l’empereur des Coupes de Thulé.

    Devant, hérissée d’un dernier vol où se pêlemêlaient guilloux, mouettes, gaudes, hirondelles de mer et perroquets japonais sans queue, l’Île ; à ma droite, derrière le fort, la Pointe Saint-Mathieu avec ses ruines ecclésiastiques ; à ma gauche, devinées, des pierres et des pierres donnant un frison d’Éternité à poil, la Tribune, le Lord-Maire, le Dante, les Tas de Pois, le Château de Dinan, le Cap de la Chèvre, la Pointe du Raz, l’Île de Sein...

     

    Je comparais douze cormorans alignés sur un écueil à une phrase de Poe traduite en alexandrin par Baudelaire ou Mallarmé, — lorsque des crissements singuliers venant de Camaret m’intriguèrent la nuque et me firent sursaillir.

    Plusieurs théories d’êtres bizarres descendaient le versant : espèces de sauterelles aux membres de bois et corps de verre.

    Plus proches, je reconnus des Sabliers.

    De toutes dimensions :

    Sept, menus comme les fœtus de cinq mois, marquant l’heure ;

    Sept, mignons comme les nourrissons, marquant le jour ;

    Sept, petits comme les communiants, marquant la semaine ;

    Sept, grands comme les adolescents, marquant le mois ;

    Sept, hauts comme les titans, marquant l’année ;

    Sept, colossaux comme les clochers de cathédrale, marquant le lustre ;

    Un, enfin, le dernier, incommensurable comme le génie, marquant le siècle.

     

    « Hélas ! glapirent les Sabliers. Disgraciés déjà par l’invasion des damoiselles de chêne au nombril d’or, irrévocablement perdus depuis les décrets impies, nous pourrissions dans les moustiers branlants de l’angélique Pays des Coiffes ; inutiles désormais loin des reclus qui nous vinrent ici remplir, nous revenons, accomplie notre destinée, à cette plage si sabuleuse depuis le départ des sandales, et notre guide fut la soif de reposer au lieu natal. »

     

    Je compris que nul ne rendrait à ces oubliés le pieux service si le poète ne daignait.

     

    Aussi, commençant par les moindres, je me mis en devoir de vider sur la grève les Sabliers l’un après l’autre.

    À cet office nous restâmes des heures, des jours, des semaines, des mois, des années, des lustres...

     

    J’avais entrepris le dernier Sablier, le séculaire, lorsque l’invisible faulx du Temps me détacha l’âme du corps.

    Les pêcheurs de Kerbonn trouvèrent mon cadavre sur lequel flottait une longue barbe blanche.

    Et j’avais l’âge que j’aurai, ô mes Héritiers, le jour de mon décès.

     


    Camaret, à Pen-hat, août 189
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • MESSAGE

      

    Issu de l’éclatante race des prophètes
    Que griffe le sarcasme ou que mord le vautour,
    Je vis, loin des moments dont les villes sont faites,
    Parmi l’éternité qui règne dans ma tour.
     
    Ayant fui la lanterne des lois imparfaites, 
    J’ai trouvé la splendeur entière à leur détour,
    Certain que l’ignorance, en remords de ses fêtes,
    Jettera sa fanfare aux pieds de mon retour.
     
    Ainsi j’aurai vécu pour donner le spectacle
    Attardé sous le voile du divin miracle
    Et délier le temps de son humain sommeil.
     
    Je ne demande rien au monde qui va vivre
    Au sortir véhément de son propre délivre
    Alors que je serai parti dans le soleil.
     

    Google Bookmarks

    votre commentaire