• Désir De Partir

    Désir De Partir.............De Jacques Brel

    Allons il faut partir. Allons, il faut partir, n’emporter que son coeuret...

    N’emporter que lui, mais aller voir ailleurs...

    Allons il faut partir, trouver un paradis...

    Bâtir et replanter parfums, fleurs et chimères...

    Allons il faut partir sans haine et sans reproche...

    Des rêves plein les poches, des éclairs plein la tête...

    Je vaux quitter le port, j’ai l’âge des conquêtes...

    Partir est une fête, rester serait la mort...

    Allons il faut partir, peut-être délaisser...

    Les routes d’Amérique et les déserts peuplés...

    Allons il faut partir, elle n’est plus chimérique...

    La voie des voies lactées, la lune s’est allumée...

    (Jacques Brel)

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  • Petit poème dis-lui... ........ (Pasionata Du Net)

    Petit poème dis-lui...

    Petit poème va vite...

    Lui porter ce message...

    Chez lui tu peux aller...

    Toi tu as cet avantage...

     

    Je sais que là-bas il pense à moi...

    Va lui parler de ma vie...

    Dis-lui que tout va bien...

    Puisque dans mon coeur il est le roi...

     

     Dis-lui que j’oublie ma solitude...

    Mes peines s’effacent je souris...

    Que du bout de mes lèvres...

    Je l’embrasse tout en douceur...

    Au-delà de l’océan emporté par le vent...

     

    Petit poème tu rejoins sa toile...

    Les perles du temps s’envolent...

    Mais j’aime bien savoir que le temps...

    C’est du bonheur qui, à chaque instant...

    Parfume mes jours de couleurs de l’arc- en -ciel...

     Nos rendez-vous devant la toile...

    Connectés nos jours se transforment en étoiles...

    Nos mots des liens, merveilles d’amitié d’amour...

     

     Petit poème revient de son pays...

    Ramène-moi ces mots à la vitesse du vent...

    Dis-lui que je l’aime tout simplement...

     (Pasionata Du Net)

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  • Toujours Éviter...

    De Regarder Derrière...

    Toujours Éviter...  De Regarder Derrière...

    Quelque soit ton passé, quelles que soient tes barrières,

    Tout cela est bien loin, secoues-en la poussière,

    Fais souffler sur ta vie un vent de volonté.

    La poussière des regrets sera vite balayée.

     

     La poussière des regrets est un mal ennuyeux,

    Elle pénètre partout et fait pleurer les yeux,

     Elle se glisse en douceur dans les moindres recoins,

    Pour nous faire étouffer, suffoquer de chagrin.

     

      Elle se dépose en une épaisse couche à terre,

    Où demeurent nos pas quand on regarde en arrière,

    Elle applique au regard un voile obscurcissant,

    Qui cache la lumière et rend triste en dedans.

     

      Elle accumule d’autant mieux qu’on ne bouge pas,

     Et puis un jour, on se sent figé sous son poids,

    Ne laissant son coeur s’étouffer sous la cendre !

    Mais respire et tu verras que le feu de l’amour va reprendre.

     

      Si tu doutes , contemple la vie dans la nature,

    Les oiseaux savent bien qu’en haut, l’air est plus pur,

    Aussi, vois comment ils prennent soin de leurs ailes.

    Pas une tache ne souillera leur grâce dans le ciel.

      

      Et de plus au cas où tu n’y a pas pensé,

    Aucun d’eux ne regarde le sol pour s’envoler.  

    (Pris Sur Le Net)

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  • Croire En Soi -

    Croire En Soi -...........De Richard Chaigneau -

    Laisser ton corps danser,

    Libérant l’énergie bloquée,

    Jouer avec le soleil en toi,

    Mélodie des couleurs,

    Du fond de notre coeur…

     

    Canaliser ces belles émotions

    au gré des notes d’amour,

    égrainées juste pour toi,

    parfum féminin,douce potion,

    aurore, caresse de velours..

     

    S’abandonner à tes yeux,

    Croire au merveilleux,

    Respirer dans l’émoi,

    La lumière des cieux,

    Tendres instants délits-cieux..  

    (Richard Chaigneau)

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  • Il Y A De Ces Mots Que Parfois On T’assène...

    Il Y A De Ces Mots Que Parfois On T’assène... ...( Du Net )....

    Où l’on y ressent facilement la haine.

    Lorsqu’on se démène, non sans gène,

    Pour te causer de la peine.

    Tout ça étant dû à un profond ressentiment...

    La jalousie ou je ne sais quoi,

    Causé sans que tu ne saches comment,

    Car tu ne penses quand même pas mériter,

    Une si grande animosité.

     Car tu n’a pourtant rien fait, si ce n’est rester qui tu es.

    On t’invente une vie, on t’accuse de je ne sais quoi,

    Alors que tu ne demandes rien à personne.

    Par conséquent tu tentes de faire abstraction

    De ce trop d’émotion, de ce plein d’émotions,

    Car tu ne souhaites être affectée par autant de méchancetés.

    Le mieux est donc de ne pas écouter, afin de ne pas être blessée.

    Et pour y parvenir, il faut que tu résistes,

    Même si de l’autre côté on insiste !

     Et n’oublie pas que dans ces moments où l’on s’en prend à toi,

    L’indifférence fait encore plus mal.

    Ta famille, tes vrais amies sont là...

    Et savent au fond qui tu es réellement.

    ( Du Net )

    Ce Poème Est dédié À Tous Ceux & Celles Qui Vivent Ce Tourment !

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  • LES DEMOISELLES D’AUTREFOIS

    LES DEMOISELLES D’AUTREFOIS...........Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)


    Deux demoiselles d’autrefois
    Rêvent au fond d’un cadre en bois ;
    Elles regardent dans l’espace
    Languissamment le temps qui passe
    Tandis que leur pastel s’efface
    Peu à peu comme un souvenir.
    Elles suivent de leurs yeux pâles
    Les heures lentes à mourir
    Et les roses aux blancs pétales
    Fanent dans leurs cheveux poudrés.
    Mais je les aime et je voudrais
    Soulevant de mes doigts le verre
    Qui les abrite de son mieux,
    Poser mes lèvres sur leurs yeux,
    Car je les aime avec mystère.
    Deux demoiselles d’autrefois
    Rêvent au fond d’un cadre en bois.
     

    (Janvier 1906.)
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  • LUNA

    LUNA.............Victor.Hugo (1802-1885)

    Ô France, quoique tu sommeilles,
    Nous t’appelons, nous, les proscrits !
    Les ténèbres ont des oreilles,
    Et les profondeurs ont des cris.
     
    Le despotisme âpre et sans gloire
    Sur les peuples découragés
    Ferme la grille épaisse et noire
    Des erreurs et des préjugés ;
     
    Il tient sous clef l’essaim fidèle
    Des fermes penseurs, des héros,
    Mais l’Idée avec un coup d’aile
    Écartera les durs barreaux,
     
    Et, comme en l’an quatre-vingt-onze,
    Reprendra son vol souverain ;
    Car briser la cage de bronze,
    C’est facile à l’oiseau d’airain.
     
    L’obscurité couvre le monde,
    Mais l’Idée illumine et luit ;
    De sa clarté blanche elle inonde
    Les sombres azurs de la nuit.
     
    Elle est le fanal solitaire,
    Le rayon providentiel.
    Elle est la lampe de la terre
    Qui ne peut s’allumer qu’au ciel.
     
    Elle apaise l’âme qui souffre,
    Guide la vie, endort la mort ;
    Elle montre aux méchants le gouffre,
    Elle montre aux justes le port.
     
    En voyant dans la brume obscure
    L’Idée, amour des tristes yeux,
    Monter calme, sereine et pure,
    Sur l’horizon mystérieux,
     
    Les fanatismes et les haines
    Rugissent devant chaque seuil
    Comme hurlent les chiens obscènes
    Quand apparaît la lune en deuil.
     
    Oh ! contemplez l’Idée altière,
    Nations ! son front surhumain
    A, dès à présent, la lumière
    Qui vous éclairera demain !
     

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  • LE NOVICE EN PARTANCE
    ET
    SENTIMENTAL

       

                  À la déçente des marins ches
                  Marijane serre à boire & à manger
                  couche à pieds et à cheval.
                                debit.


     
    Le temps était si beau, la mer était si belle...
            Qu’on dirait qu’y en avait pas.
    Je promenais, un coup encore, ma Donzelle,
            À terre, tous deux, sous mon bras.
     
    C’était donc, pour du coup, la dernière journée.
            Comme-ça : ça m’était égal...
    Ça n’en était pas moins la suprême tournée
            Et j’étais sensitif pas mal.
     
    ... Tous les ans, plus ou moins, je relâchais près d’elle
            — Un mois de mouillage à passer —
    Et je la relâchais tout fraîchement fidèle...
            Et toujours à recommencer.
     
    Donc, quand la barque était à l’ancre, sans malice
            J’accostais, novice vainqueur,
    Pour mouiller un pied d’ancre, Espérance propice !...
            Un pied d’ancre dans son cœur !
     
    Elle donnait la main à manger mon décompte
            Et mes avances à manger.
    Car, pour un mathurin[1] faraud, c’est une honte :
            De ne pas rembarquer léger.
     
    J’emportais ses cheveux, pour en cas de naufrage,
            Et ses adieux au long-cours.
    Et je lui rapportais des objets de sauvage,
            Que le douanier saisit toujours.
     
    Je me l’imaginais pendant les traversées,
            Moi-même et naturellement.
    Je m’en imaginais d’autres aussi — censées
            Elle — dans mon tempérament.
     
    Mon nom mâle à son nom femelle se jumelle,
            Bout-à-bout et par à peu-près :
    Moi je suis Jean-Marie et c’est Mary-Jane elle...
            Elle ni moi n’ons fait exprès.
     
    ... Notre chien de métier est chose assez jolie
            Pour un leste et gueusard amant ;
    Toujours pour démarrer on trouve l’embellie :
            — Un pleur... Et saille de l’avant !
     
    Et hisse le grand foc ! — la loi me le commande. —
            Largue les garcettes[2], sans gant !
    Étarque à bloc ! — L’homme est libre et la mer est grande —
            La femme : un sillage !... Et bon vent ! —
     
    On a toujours, puisque c’est dans notre nature,
            — Coulant en douceur, comme tout —
    Filé son câble par le bout, sans fignolure...
            Filé son câble par le bout !
     
    — File !... La passion n’est jamais défrisée.
            — Évente tout et pique au nord !
    Borde la brigantine et porte à la risée !...
            — On prend sa capote et s’endort...
     
    — Et file le parfait amour ! à ma manière,
            — Ce n’est pas la bonne : tant mieux !
    C’est encor la meilleure et dernière et première...
            As pas peur d’échouer, mon vieux !
     
    Ah ! la mer et l’amour ! — On sait — c’est variable...
            Aujourd’hui : zéphyrs et houris !
    Et demain... c’est un grain : Vente la peau du diable !
            Debout au quart ! croche des ris !...
     
    — Nous fesons le bonheur d’un tas de malheureuses,
            Gabiers volants de Cupidon !...
    Et la lame de l’ouest nous rince les pleureuses...
            — Encore une ! et lave le pont !
    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
     
    Comme ça moi je suis. Elle, c’était la rose
            D’amour, et du débit d’ici...
    Nous cherchions tous deux à nous dire quelque chose
            De triste. — C’est plus propre aussi. —
     
    ... Elle ne disait rien — Moi : pas plus. — Et sans doute,
            La chose aurait duré longtemps...
    Quand elle dit, d’un coup, au milieu de la route :
            — Ah Jésus ! comme il fait beau temps. —
     
    J’y pensais justement, et peut-être avant elle...
            Comme avec un même cœur, quoi !
    Donc, je dis à mon tour : — Oh ! oui, mademoiselle,
            Oui... Les vents hâlent le noroî...
     
    — Ah ! pour où partez-vous ? — Ah ! pour notre voyage...
            — Des pays mauvais ? — Pas meilleurs...
    — Pourquoi ? — Pour faire un tour, démoisir l’équipage...
            Pour quelque part, et pas ailleurs :
     
    New-York... Saint-Malo... — Que partout Dieu vous garde !
            — Oh !... Le saint homme y peut s’asseoir ;
    Ça n’est notre métier à nous, ça nous regarde :
            Éveillatifs, l’œil au bossoir !
     
    — Oh ! ne blasphémez pas ! Que la Vierge vous veille !
            — Oui : que je vous rapporte encor
    Une bonne Vierge à la façon de Marseille :
            Pieds, mains, et tête et tout, en or ?...
     
    — Votre navire est-il bon pour la mer lointaine ?
            — Ah ! pour ça, je ne sais pas trop,
    Mademoiselle ; c’est l’affaire au capitaine,
            Pas à vous, ni moi matelot.
     
    — Mais le navire a-t-il un beau nom de baptême ?
            — C’est un brick... pour son petit nom ;
    Un espèce de nom de dieu... toujours le même,
            Ou de sa moitié : Junon...
     
    — Je tremblerai pour vous, quand la mer se tourmente...
            — Tiens bon, va ! la coque a deux bords...
    On sait patiner ça ! comme on fait d’une amante...
            — Mais les mauvais maux ?... — Oh ! des sorts !
     
    — Je tremble aussi que vous n’oubliiez mes tendresses
            Parmi vos reines de là-bas...
    — Beaux cadavres de femme : oui ! mais noirs et singesses...
            Et puis : voyez, là, sur mon bras :
     
    C’est l’Hôtel de l’Hymen, dont deux cœurs en gargousse
            Tatoués à perpétuité !
    Et la petite bonne-femme en froc de mousse :
            C’est vous, en portrait... pas flatté.
     
    — Pour lors, c’est donc demain que vous quittez ?... — Peut-être.
            — Déjà !... — Peut-être après-demain.
    — Regardez en appareillant, vers ma fenêtre :
            On fera bonjour de la main.
     
    — C’est bon. Jusqu’au retour de n’importe où, m’amie...
            Du Tropique ou Noukahiva.
    Tâchez d’être fidèle, et moi : sans avarie...
            Une autre fois mieux ! — Adieu-vat !
     

                                     

    Brest-Recouvrance.

    ______
    [1] Mathurin : Dumanet maritime.
    [2] Garcettes : Bouts de cordes qui servent à serrer les voiles.

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  • À UN JUVÉNAL DE LAIT

    À UN JUVÉNAL DE LAIT............


                    Incipe, parve puer, risu cognoscere...
     
    À grands coups d’avirons de douze pieds, tu rames
    En vers... et contre tout — Hommes, auvergnats, femmes. —
    Tu n’as pas vu l’endroit et tu cherches l’envers.
    Jeune renard en chasse...  Ils sont trop verts — tes vers.
     
    C’est le vers solitaire. — On le purge. — Ces Dames
    Sont le remède. Après tu feras de tes nerfs
    Des cordes-à-boyau ; quand, guitares sans âmes,
    Les vers te reviendront déchantés et soufferts.
     
    Hystérique à rebours, ta Muse est trop superbe,
    Petit cochon de lait, qui n’as goûté qu’en herbe,
    L’âcre saveur du fruit encore défendu.
     
    Plus tard, tu colleras sur papier tes pensées,
    Fleurs d’herboriste, mais, autrefois ramassées...
    Quand il faisait beau temps au paradis perdu.
     

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