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  • VALETS

    On n’a pas eu besoin de les chasser. D’eux-mêmes
    Ils se sont esquivés, furtifs, grotesques, blêmes,
    La main à leur derrière ainsi qu’un bouclier,
    Perdant, l’un son toupet, l’autre son râtelier.
    Dégringolant, soufflant, suant à grosses gouttes,
    Ils se sont culbutés le long des grandes routes,
    À défaut du remords poursuivis par la peur,
    Regardant derrière eux parfois avec stupeur,
    Effrayés de leur ombre... ô jocrisses, bobèches,
    À tout fier sentiment jusqu’à la fin revêches !
    Parce que vous avez été vils, vous croyez,
    Ô hiboux ! par l’éclat du grand jour foudroyés,
    Qu’on sera comme vous, vils, abjects et féroces !
    Tremblez moins. Modérez le galop de vos rosses.
    Oui, vous avez été des chacals, vous avez
    Du sang noir de décembre à vos doigts mal lavés ;
    Vous disiez : feu ! Vos mains dressaient les guillotines ;
    Vous avez rédigé les listes clandestines
    Qui vouaient à l’exil nos plus purs citoyens ;
    Rien ne vous arrêtait alors ; tous les moyens
    Étaient bons, qui pouvaient arracher un sourire
    Au louche fondateur de ce hideux empire
    Qui vous croule à présent sur le dos, et jugeant
    Les autres d’après vous, en ce péril urgent,
    Vous croyez entrevoir de fauves représailles.
    Vous cherchez les terriers, les caves, les broussailles,
    Les trous à rats, vermine impériale. Allons,
    Rassurez-vous. Tournez moins vite les talons...
    La République, enfant des ardentes fournaises,
    Laisse à d’autres le soin d’écraser les punaises.
     

                               

    8 septembre.
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  • L’INFÂME GLATIGNY

    L’INFÂME GLATIGNY..............

    Complainte


     
    Le premier jour de l’année
    Mil huit cent soixante-neuf,
    Un être en habit pas neuf
    Marcha toute la journée.
    Cet individu chétif
    Est d’un aspect fugitif.
     
    Il a des jambes indues,
    Très-longues également.
    Son front dans le firmament
    Arrête le vol des nues.
    Pour se donner un maintien
    Il promene un petit chien.
     
    Marche, scélérat infâme !
    Tout à l’heure le hameau
    Fameux de Bocognano
    Y verra clair dans ton âme.
    Le maréchal des logis
    Veille au bas de la Foggi.
     
    Portant l’audace à son comble,
    Cet individu honteux
    Frappe à l’auberge, et chez eux
    A demandé qu’on le comble
    De nourriture en payant.
    Ce monstre est bien effrayant !
     
    Voyant de quel front il s’arme
    Et qu’il marche vers le Sud,
    Vite on a reconnu Jud ;
    Ainsi le veut le gendarme,
    Qui, étant un brigadier,
    De ce gueux est familier.
     
    Bien qu’il soit chargé de crimes,
    On lui dit : Venez danser,
    Boire, manger et causer.
    Mais ça n’était qu’une frime
    Pour piger ce criminel
    Qui n’était pas naturel.
     
    La brigade tout entière
    Demande son passeport.
    Il n’en avait pas. Alors
    C’était un trait de lumière.
    On le met dans un cachot,
    Vu qu’il ne faisait pas chaud.
     
    Puis il est couvert de chaînes,
    Ainsi que dans l’Œil Crevé
    (Moins la musique d’Hervé),
    Sans être au bout de ses peines,
    Il dort sur le lit de camp
    Pour son premier jour de l’an.
     
    Le lendemain, la brigade
    Se frottait partout les mains,
    Et criait par les chemins :
    L’homme et le chien, camarade,
    Ensemble étant verrouillés,
    Nous serons tous médaillés.
     
    On le mène chez le juge
    Suppléant qui, tout d’abord,
    Démontre qu’il est très-fort ;
    Car à tout, dans ce grabuge,
    Il répond éloquemment
    Ce mot : Effectivement !
     
    Après l’instruction faite,
    Le maréchal des logis
    Dit : Pour charmer le pays
    On va lui couper la tête,
    Car s’il n’est galérien,
    C’est un Tacadémicien.
     
    Le coupable, tête basse,
    Demandait à voir des gens.
    Ces propos désobligeants
    Empêchaient qu’on lui fît grâce.
    Puisqu’il était arrêté,
    C’était pour être embêté.
     
    Après quatre jours d’alarmes,
    On le sort de son cachot.
    Il vient dans Ajaccio,
    Entouré de deux gendarmes ;
    Sa petite chienne aussi,
    Dont le cœur est endurci.
     
    Ce rebut de la nature
    S’en va chez le procureur,
    Qui lui fait avec horreur
    Aussitôt sa procédure.
    Comme il l’avait mérité,
    Il est mis en liberté.  

    Moralité.

     
    Chrétiens, ceci nous enseigne
    Qu’il ne faut aucunement
    Voyager le Jour de l’an,
    Et que lorsque l’on dédaigne
    D’acheter un passeport
    On est toujours dans son tort.
     

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  • LE PRÉJUGÉ VAINCU

    Mignonne, sais-tu qu’on me blâme
    De t’aimer comme je le fais ?
    On dit que cela, sur mon âme !
    Aura de singuliers effets ;
    Que tu n’es pas une duchesse,
    Et que ton cul fait ta richesse,
    Qu’en ce monde, où rien n’est certain,
    On peut affirmer une chose :
    C’est que ton con vivant et rose
    N’est que le con d’une putain !
     
    Qu’est-ce que cela me peut foutre ?
    Lorsque l’on tient ces vains propos,
    Je les méprise, et je passe outre,
    Alerte, gaillard et dispos !
    Je sais que près de toi je bande
    Vertement, et je n’appréhende
    Aucun malheur, sinon de voir,
    Entre mes cuisses engourdies,
    Sur mes deux couilles attiédies,
    Ma pine flasque et molle choir !
     
    Près de toi, comme un matamore,
    Mon vit se dresse, querelleur,
    Petite, et je me remémore
    Les exploits d’Hercule en sa fleur ;
    Lorsque je te vois, ma culotte,
    Même les jours où l’on grelotte,
    A la bombure d’un tonneau ;
    Je sens ma p... qui frétille
    Avec des mouvements d’anguille
    Poursuivant un rêve en pleine eau !
     
    Que m’importe que l’on te baise !
    Pourvu que devant toi mon vit
    Se tende, rouge comme braise,
    Vers ta motte qui le ravit ?
    Sur ta poitrine souple et vaste,
    Ta gorge s’étale avec faste,
    Comme un bloc de marbre insolent,
    Et cette gorge ferme, unique,
    Glacée et chaude, communique
    Sa royale ampleur à mon gland !
     
    Viens, tu me fais bander quand même !
    Après cent coups réitérés,
    Je trouve encore du saint-chrême
    Dans mes roustons désespérés
    Et crois qu’un nouveau pucelage
    M’est revenu, tant j’ai de rage,
    Et tant je sens, ô Malvina !
    De flamme au cœur et dans le ventre,
    À cet instant suprême où j’entre
    Dans ton con plus chaud que l’Etna !
     
    Telle qu’une maîtresse poutre,
    Ton corps est solide, et tes yeux
    Ressemblent à deux lacs de foutre
    Battus par un vent furieux ;
    Ton coup de reins puissant m’enlève
    Jusques au plafond, et je crève
    De mon cul anguleux le ciel
    Du lit, qui sur nous deux surplombe,
    Et puis, comme un chat, je retombe
    Dans ton con providentiel !
     
    Je me fous bien qu’une maîtresse
    Me soit fidèle, et que jamais
    Le nœud d’un autre ne caresse
    Le cul ou le con où je mets
    Ma langue éprise d’aventure,
    Si cette honnête créature
    Me laisse indifférent et froid,
    Et fait que ma modeste queue
    Ne regarde la voûte bleue
    Que sous la pression du doigt !
     

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  • MERS-EL-KÉBIR

    MERS-EL-KÉBIR................

    J’aime ce village, où sous les orangers,
    Sans se voir, deux jeunes filles se disent leurs amours
    Sur deux infiniment plaintives mandolines.
    Et j’aime cette auberge, car les servantes, dans la cour,
    Chantent dans la douceur du soir cet air si doux
    De la « Paloma ». Écoutez la paloma qui bat de l’aile...
    Désir de mon village à moi, si loin ; nostalgie
    Des antipodes, de la grande avenue des volcans immenses ;
    Ô larmes qui montez, lavez tous mes péchés !
    Je suis la paloma meurtrie, je suis les orangers,
    Et je suis cet instant qui passe et le soir africain ;
    Mon âme et les voix unies des mandolines.
     

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