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  • Portrait De La Huppe Faciée

    Portrait De La Huppe Faciée

    Il est impossible de confondre la huppe fasciée (Upupa epops) avec un autre oiseau.

    En effet, ce très gracile oiseau arbore une huppe érectile orangée, tachée de noir. Cet ornement s’ouvre et se ferme comme un éventail.

    L’autre caractéristique de la huppe fasciée est son long bec effilé qui lui sert à trouver insectes et larves.

    Portrait D'Upupa Epops

    On aperçoit souvent la huppe fasciée à terre cherchant des invertébrés.

    Cet oiseau a un régime carnivore. Elle se nourrit d’insectes mais également d’invertébrés qu’elle déniche dans le sol.

    Portrait De La Huppe Faciée

    Elle vit généralement seule ou en couple mais rejoint d’autres congénères pour la période de migration.
    Son cri est particulier et ressemble à « pou-pou-pou ».

    Cri de la huppe

    Oiseau diurne et solitaire, le vol de cette huppe est saccadé. Quand elle déploie ses ailes, on peut admirer un harmonieux mélange de noir et de blanc.

    La jolie huppe se déploie quand le mâle est en rut ou en cas de danger.

    Portrait De La Huppe Faciée

    By Nash Chou  (CC by-nc-sa 3.0.)

    Malheureusement, il est de plus en plus difficile d’admirer la huppe fasciée en France.

    En effet, les bocages ayant tendance à disparaître, elle fuit les zones d’agriculture intensive.

    Cette espèce est d’ailleurs protégée par l’Annexe II de la Convention de Berne.

    Portrait De La Huppe Faciée

    Dimensions : 42 à 46 cm d’envergure pour un poids de 40 à 100 g

    Il existe une autre espèce de huppe, la huppe d’Afrique (Upuppa africana) qui ressemble beaucoup à la huppe fasciée mais qui ne vit pas en Europe.

    La Migration De La Huppe Fasciée

    En hiver, cet oiseau vit en Afrique...

    Cependant, dans le sud de la France et dans le sud de l’Espagne, quelques groupes ont pu être observés en période hivernale.

    En mars, les huppes arrivent et s’installent sur un vaste territoire qui va du nord de la France, en passant par l’Asie et jusqu’à la Chine.

    Portrait De La Huppe Faciée

    Huppe fasciée. Upupa epops. © Dinosoria

    Elles repartent en Afrique à la fin de la période de reproduction.

    Reproduction de la huppe fasciée

    La huppe fasciée niche dans les cavités des arbres et des murs où elle a une à deux pontes par an composées de 5 à 8 œufs.

    La femelle les couve pendant une période de 16 à 19 jours. Le mâle s’occupe de trouver de la nourriture pour sa partenaire.

    Portrait De La Huppe Faciée

    Les fientes des petits restent au nid et dégagent une odeur proche de celle du musc.

    Cette substance provient d’un fluide sécrété par la femelle et les oisillons.

    Cette odeur plutôt repoussante a peut-être comme objectif d’éloigner les prédateurs.

    Portrait De La Huppe Faciée

    Huppe fasciée. Upupa epops. © Dinosoria

    Les petits quittent le nid au bout de 25 à 29 jours.

    Dès l’âge d’un an, ils pourront se reproduire. Leur longévité est d’environ 11 ans.

    V.Battaglia (11.04.2007)

    ****

    Toutes les photos, sauf mention contraire, étaient sous Licence creative commons Attribution-Non Commercial-No Derivs 3.0 Unported au moment de la mise en ligne de ce dossier et proviennent du site FlickR

     

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  • ÉCRIT SUR UN LIVRE DE NOTES INTIMES

    Ma vie en ce gros livre obscène tient à peine :
    Obscène, ce gros livre ? Hélas ! à peine obscène
    Au prix de ma vie et du vivant que je suis !
    Et cette vie et ce vivant, de quantes nuits
    Et de combien de jours se somme leur scandale,
    Pour faire du bouquin cette pyramidale
    Surface encore entée en tel sous-entendu ?
    Mon Dieu, sans qu’ils soient vieux comme il semblerait dû
    Cinquante ans bien sonnés couronnent de verveines
    Et de soucis leurs fronts aux fiertés jadis vaines
    Et maintenant aux sévérités d’apparat...
    Et j’ai dit tout afin que nul n’en ignorât,
    Tout, — et rien, pour qu’on ne sût rien, tiens ! qui m’importe
    Vraiment, — et semblant fort, surtout, mettre à la porte
    Toute prudence ou réticence, j’ai gardé
    Toute prudence et me suis tu quand m’a guidé
    Mon idée, et c’est bien pourquoi n’est pas obscène
    Ni gros assez ce livre où je me mets en scène.
     

    Hôpital Bichat, 7 décembre1894.
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  • Enfant, le peuple te regarde,
    La foule se tourne vers toi.
    César te voudrait dans sa garde,
    Jésus te voudrait dans sa loi.
     
    Ne sois pour l’un ni pour l’autre ;
    Ce sont deux bien grands hommes ; mais
    De la vérité sois l’apôtre,
    Laisse-les sur leurs deux sommets.
     
    George est à genoux, Jeanne prie ;
    Enfants, l’œil céleste est sur vous ;
    Inclinez-vous, l’âme attendrie ;
    Le monde est grand, le maître est doux.
     

    30 octobre 1883.

     

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  • COUPLES PRÉDESTINÉS

    COUPLES PRÉDESTINÉS..............

    Peut-être un jour l’époux selon l’amour, l’épouse
    Selon l’amour, selon l’ordre d’Emmanuel,
    Sans que lui soit jaloux, sans qu’elle soit jalouse,
     
    Leurs doigts libres pliés au travail manuel,
    Fervents comme le jour où leurs cœurs s’épousèrent,
    Nourriront dans leur âme un feu venu du ciel ;
     
    Le feu du dieu charmant que les bourreaux brisèrent,
    Le feu délicieux du véritable amour,
    Dont les âmes des Saints lucides s’embrasèrent ;
     
    Tourterelle et ramier, au sommet de leur tour
    Mystique, ils placeront leur nid sur lequel règne
    La chasteté, couleur de l’aurore et du jour,
     
    L’entière chasteté, celle où l’âme se baigne,
    Qui prend l’encens de l’âme et les roses du corps,
    Que symbolise un lys et que l’enfant enseigne ;
     
    Celle qui fait les saints, celle qui fait les forts,
    Mystérieuse loi que notre âme devine
    En voyant les yeux clos et les doigts joints des morts.
     
    Rêvant de Nazareth, sous cette loi divine,
    Ils fondront leurs regards et marieront leurs voix
    Dans l’idéal baiser que l’âme s’imagine.
     
    Qu’ils dorment sur la planche ou sur le lit des rois,
    Le monde les ignore, et leur secret sommeille
    Mieux qu’un trésor caché sous l’herbe au fond des bois.
     
    La nuit seule le conte à l’étoile vermeille ;
    Pour eux, laissant la route aux cavaliers fougueux
    Dans le discret sentier où l’âme les surveille,
     
    Ils ne sont jamais deux, le nombre belliqueux,
    Jamais deux, car l’amour sans fin les accompagne,
    Toujours Trois, car Jésus est sans cesse avec eux.
     
    Paisibles pèlerins à travers la campagne
    Et la ville où leurs pieds fleurent l’odeur du thym ;
    Et l’époux reste amant, et la Vierge est compagne.
     
    De l’aurore de soie au couchant de satin,
    Leur doux travail embaume, et leur pur sommeil prie,
    De l’étoile du soir et celle du matin.
     
    Ce sont des enfants blancs de la Vierge Marie,
    Rose de l’univers par la simplicité,
    Et mère glorieuse autant qu’endolorie.
     
    C’est Elle qui leur ouvre, étonnant la clarté,
    Sur ses genoux un livre, où leur cœur voit le rêve,
    Sous son manteau céleste et bleu comme l’été.
     
    Pudique autant que Jeanne, autant que Geneviève,
    L’épouse file et songe au lys du charpentier ;
    L’époux travaille et songe à l’innocence d’Ève.
     
    Avec sa main trempée au flot du bénitier,
    Chaque jour dans l’Église où son âme s’abreuve,
    Les doigts fiers de tourner les pages du psautier,
     
    Pour les pauvres amours qui marchent dans l’épreuve,
    Les membres de Jésus dont le faubourg est plein,
    Pour le lit du vieillard et l’habit de la veuve,
     
    Elle file le chanvre, elle file le lin,
    Comme elle file aussi le sommeil du malade,
    Et le rire innocent du petit orphelin.
     
    Musique d’or du cœur qui vibre et persuade,
    Sa parole fait croire et se mettre à genoux
    Le plus méchant, qu’elle aime ainsi qu’un camarade.
     
    Elle est plus sérieuse et meilleure que nous ;
    Il n’a que les beaux traits de notre ressemblance ;
    Couple prédestiné, délicieux époux !
     
    Ils ont la joie, ils ont l’amour par excellence !
    Leurs cœurs extasiés de grâce sont vêtus ;
    Car ils ont dépouillé toute la violence.
     
    Sortis forts des combats vaillamment combattus,
    Ils font vaguer leur corps et se mouvoir leur âme
    Dans le jardin vivant de toutes les vertus.
     
    Pour plaire à la beauté pure qui les réclame,
    Elle veut demeurer intacte, ainsi qu’un fruit,
    Dans la virginité naturelle à la femme.
     
    Docile au rayon d’or qui traverse sa nuit,
    Écoutant vaguement le monde qui va naître,
    Comme des grandes eaux dont on entend le bruit,
     
    Pour lui, content d’aimer Jésus et de connaître
    Le sens prodigieux de ses simples discours,
    Il met en Dieu son cœur, ses sens et tout son être,
     
    Respirant l’humble fleur de ses chastes amours,
    Ne prenant que l’odeur de la race éternelle,
    Ne cueillant pas le fruit qui réjouit toujours.
     
    Car cette part amère à la race charnelle,
    C’est la part du mystère et la part du lion,
    Et c’est votre avenir, Seigneur, qui couve en elle.
     
    Car nous sommes les fils de la rébellion ;
    Nos fronts sont irrités et nos cœurs taciturnes,
    Et la mort est pour nous la loi du talion.
     
    Fils du désir d’Adam sous des ailes nocturnes,
    Engendrés hors la loi des chastes paradis,
    Nous errons sur la terre, et puisons dans nos urnes
     
    Avec des vins impurs l’oubli des jours maudits ;
    Partageant nos trésors tout pleins de convoitise,
    Tel autour d’une table un groupe de bandits.
     
    Mais peut-être qu’un jour, sous les yeux de l’Église,
    Verra luire l’époux comme un diamant pur,
    Et l’épouse fleurir comme une perle exquise.
     
    Quand les nuages noirs laisseront voir l’azur
    Et paraître le mot du mystique problème,
    Et ce couple idéal brûlera d’un feu sûr
     
    Pour plaire à Dieu, qui peut tout pour nous quand on l’aime.

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  • LES HÔTESSES

    LES HÔTESSES....................Germain Nouveau (1851-1920)  

    Quand vous coulant au bas de vos lits d’accouchées
    Après les affres du premier enfantement
    Vous vous dressez enfin, vous sentant allégées
    Comme un arbre où saignait un fruit mûr, lourdement ;
     
    Que dans votre miroir, Mères, Èves maudites,
    Votre ombre frêle et pâle encore du danger
    Vous fait prendre en horreur nos enfances, proscrites
    D’un geste, et s’effarant d’un sourire étranger ;
     
    Tandis que vous traînez, mornes, vos cicatrices,
    Dieu nous voit blancs d’un lait revomi par ruisseaux,
    L’âme et le front navrés du baiser des nourrices,
    Miaulant au roulis d’impassibles berceaux.
     
    Or, grandis dans l’orgueil d’avoir des cœurs si tristes,
    Plus tard, après l’avoir respirée en chemin,
    Ô femme, dans le vent plein d’adorables pistes,
    Tu n’as tendu qu’un doigt à toute notre main.
     
    Car, ô mortelle, enfant belle comme la Terre,
    Tu ne peux attirer dans ta nuit, sans que dans
    L’entrelacement nu de ta caresse amère
    Luise toute la bête en l’éclair de tes dents.
     
    Mais comme une qui tue et qui n’est pas méchante,
    Tu souriras toujours, ne pouvant écouter,
    Pour tous les noirs baisers où notre âme déchante,
    Dans le ciel qui s’enfuit nos anges sangloter.
     
    Ah ! nous la demandons toujours, la bonne Hôtesse,
    La vraie, et dont le geste est sûr, toute au passant
    Qui marche en la stupeur de la forêt traîtresse,
    Les cheveux en sueur et les doigts lourds de sang ;
     
    Chez qui coulent des flots de bonté merveilleuse
    Et les vins rares sur la nappe, où le sommeil
    Blotti dans un parfum de lessive rieuse
    Se berce d’une ivresse encor verte au réveil ;
     
    Où tu ne pèses pas, ô main, ce que tu donnes ;
    Où, sur tes fruits charmants comme des fleurs, la faim
    S’oublie en un verger aux trésors en couronnes
    Et sous le soleil mûr d’un automne sans fin.
     
    Mais, puisque c’est en vain, ô nos bouches, crieuses
    D’infini, dont la voix, comme un oiseau de feu,
    Emporte au ciel l’amour des foules furieuses,
    Ah ! puisque Dieu sans doute existe, mais si peu !
     
    Viens, toi, la plus affreuse et pourtant la meilleure,
    Trop méconnue au temps où l’on était petit ;
    Ô Mort, dernière Hôtesse, est-ce pas qu’il est l’heure :
    Ta mort bâille comme en un morne appétit.
     
    Dérobe-nous, tes fils sont las, surtout des roses,
    Pas de tout, certe, et vieux d’aller et d’espérer ;
    Donne, ô Mort, ton sommeil aux sombres amauroses
    Et que l’aube et ses coqs ne sauraient déchirer.
     

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