• A toi, mon Amour...

    Chacun, à votre tour, vous avez sur la route

    Rencontré l'âme soeur

    Et votre âme, aussitôt, se sentit prise, toute, 

    Par cet amour vainqueur 

     

    Désormais, l'univers vous apparut splendide

    Tout semblait rajeunir

    Et, comme un soleil d'or, dans un ciel plus splendide

    Apparut l'avenir 

     

    Vous qui, jadis, avez échangé des promesses

    D'amour et de bonheur, 

    Coulez en paix des jours et des jours de tendresse, 

    C'est mon voeu le meilleur...

    J.A. 

    ----------

    A toi, mon Amour

    Un des premiers poèmes que je t'ai envoyé. 

    Plus de passion que de science... 

     

    Présenté par J.A. Illustration Dali (Google). 

    Engagement à retirer l'image en cas de demande des ayants droit.

     

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  • L'amour d'une mère ...

     

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  • Mai

    Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
    Les pétales fleuris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

    Guillaume Apollinaire.

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  • Aux femmes

    S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre,
    Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère,
    Si, dans le sentier rude avançant lentement,
    Cette âme s’arrêtait à quelque dévouement,
    Si c’était la Bonté sous les cieux descendue,
    Vers tous les malheureux la main toujours tendue,
    Si l’époux, si l’enfant à ce cœur ont puisé,
    Si l’espoir de plusieurs sur Elle est déposé,
    Femmes, enviez-la. Tandis que dans la foule
    Votre vie inutile en vains plaisirs s’écoule,
    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
    Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
    Enviez-la. Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
    Que l’homme à son secours incessamment appelle,
    Sa joie et son appui, son trésor sous les cieux,
    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
    Vers cette arche en danger de la famille humaine,
    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

     

    Et que votre cœur flotte, au hasard entraîné,
    Elle a sa foi, son but et son labeur donné.
    Enviez-la ! Qu’il souffre ou combatte, c’est Elle
    Que l’homme à son secours incessamment appelle,
    Sa joie et son espoir, son rayon sous les cieux,
    Qu’il pressentait de l’âme et qu’il cherchait des yeux,
    La colombe au cou blanc qu’un vent du ciel ramène
    Vers cette arche en danger de la famille humaine,
    Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
    Pour branche d’olivier a rapporté l’amour.

     

     

    Louise Ackermann.

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  • La jeune fille.

    La jeune fille...............Théophile Gautier.

    Brune à la taille svelte, aux grands yeux noirs, brillants,

    À la lèvre rieuse, aux gestes sémillants,

    Blonde aux yeux bleus rêveurs, à la peau rose et blanche,

    La jeune fille plaît : ou réservée ou franche,

    Mélancolique ou gaie, il n'importe ; le don

    De charmer est le sien, autant par l'abandon

    Que par la retenue ; en Occident, Sylphide,

    En Orient, Péri, vertueuse, perfide,

    Sous l'arcade moresque en face d'un ciel bleu,

    Sous l'ogive gothique assise auprès du feu,

    Ou qui chante, ou qui file, elle plaît ; nos pensées

    Et nos heures, pourtant si vite dépensées,

    Sont pour elle.

    Jamais, imprégné de fraîcheur,

    Sur nos yeux endormis un rêve de bonheur

    Ne passe fugitif, comme l'ombre du cygne

    Sur le miroir des lacs, qu'elle n'en soit, d'un signe

    Nous appelant vers elle, et murmurant des mots

    Magiques, dont un seul enchante tous nos maux.

    Éveillés, sa gaîté dissipe nos alarmes,

    Et lorsque la douleur nous arrache des larmes,

    Son baiser à l'instant les tarit dans nos yeux.

    La jeune fille !  elle est un souvenir des cieux,

    Au tissu de la vie une fleur d'or brodée,

    Un rayon de soleil qui sourit dans l'ondée !

     

    Théophile Gautier.

     

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  • La femme

    Ô compagne de l'homme et sa plus douce amie !
    Femme qu'un Dieu d'amour mit sur notre chemin,
    Et qui dans ce labeur qu'on appelle la vie,
    Quand notre cœur faiblit, nous tendez votre main ;

    Rester auprès de nous, car tout à vous nous lie ;
    Sans vous notre bonheur est passager et vain ;
    Et, lorsque nous souffrons, notre douleur s'oublie,
    Si nos pleurs en tombant soulèvent votre sein.

    Qu'un stoïque, insensible à mon enthousiasme,
    À ses impurs dédains ajoute le sarcasme !
    Ses coups n'atteindront pas votre front radieux.

    Qui ne sait pas que Dieu vous a faite si belle
    Que jadis plus d'un ange, épris d'une mortelle,
    Pour mourir dans ses bras, a déserté les cieux .

     Armand de Flaux.

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  • L'ÂNE ET LE CHIEN

    Il se faut entraider, c'est la loi de nature :

                L'Âne un jour pourtant s'en moqua :

                Et ne sais comme il y manqua ;

                Car il est bonne créature.

    Il allait par pays accompagné du Chien,

                Gravement, sans songer à rien,

                Tous deux suivis d'un commun maître.

    Ce maître s'endormit : l'Âne se mit à paître :

                 Il était alors dans un pré,

                 Dont l'herbe était fort à son gré.

    Point de chardons pourtant ; il s'en passa pour l'heure :

    Il ne faut pas toujours être si délicat ;

                 Et faute de servir ce plat

                 Rarement un festin demeure.

                 Notre Baudet s'en sut enfin

    Passer pour cette fois. Le Chien mourant de faim

    Lui dit : Cher compagnon, baisse-toi, je te prie ;

    Je prendrai mon dîné dans le panier au pain.

    Point de réponse, mot ; le Roussin d'Arcadie

                 Craignit qu'en perdant un moment,

                 Il ne perdît un coup de dent.

                 Il fit longtemps la sourde oreille :

    Enfin il répondit : Ami, je te conseille

    D'attendre que ton maître ait fini son sommeil ;

    Car il te donnera sans faute à son réveil,

                 Ta portion accoutumée.

                 Il ne saurait tarder beaucoup.

                 Sur ces entrefaites un Loup

    Sort du bois, et s'en vient ; autre bête affamée.

    L'Âne appelle aussitôt le Chien à son secours.

    Le Chien ne bouge, et dit : Ami, je te conseille

    De fuir, en attendant que ton maître s'éveille ;

    Il ne saurait tarder ; détale vite, et cours.

    Que si ce Loup t'atteint, casse-lui la mâchoire.

    On t'a ferré de neuf ; et si tu me veux croire,

    Tu l'étendras tout plat. Pendant ce beau discours

    Seigneur Loup étrangla le Baudet sans remède.

    Je conclus qu'il faut qu'on s'entraide.

    Jean de La Fontaine,

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