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  • Fin d'année

    Sous des cieux faits de filasse et de suie,

    D'où choit morne et longue la pluie,

    Voici pourrir,

    Au vent tenace et monotone,

    Les ors d'automne ;

    Voici les ors et les pourpres mourir.

     

    Ô vous qui frémissiez, doucement volontaires,

    Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,

    Tristes feuilles comme des mains,

    Vous gisez, noires, sur la terre.

     

    L'heure s'épuise à composer les jours ;

    L'autan, comme un rôdeur, par les plaines circule ;

    La vie ample et sacrée, avec des regrets sourds,

    Sous un vague tombeau d'ombre et de crépuscule,

    Jusques au fond du sol se tasse et se recule.

     

    Dites, l'entendez-vous venir au son des glas,

    Venir du fond des infinis là-bas,

    La vieille et morne destinée ?

    Celle qui jette immensément au tas

    Des siècles vieux, des siècles las,

    Comme un sac de bois mort, l'année.

     

    Émile Verhaeren

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  • "Je vous salue Marie" de Francis Jammes

    "Je vous salue Marie" de Francis Jamme(J.A)

    "Je vous salue Marie" ("La prière") 

    Agonie

     

    Par le petit garçon qui meurt près de sa mère

    tandis que des enfants s’amusent au parterre;

    et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment

    son aile tout à coup s’ensanglante et descend;

    par la soif et la faim et le délire ardent:

    Je vous salue, Marie.

     

    Flagellation

     

    Par les gosses battus, par l’ivrogne qui rentre,

    par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre,

    et par l’humiliation de l’innocent châtié,

    par la vierge vendue qu’on a déshabillée,

    par le fils dont la mère a été insultée:

    Je vous salue, Marie.

     

    Couronnement d’épines

     

    Par le mendiant qui n’eut jamais d’autre couronne

    que le vol des frelons, amis des vergers jaunes,

    et d’autre sceptre qu’un bâton contre les chiens;

    par le poète dont saigne le front qui est ceint

    des ronces des désirs que jamais il n’atteint:

    Je vous salue, Marie.

     

    Portement de croix

     

    Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,

    s’écrie:  » Mon Dieu !  » Par le malheureux do


     

    nt les bras

    ne purent s’appuyer sur une amour humaine

    comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène;

    par le cheval tombé sous le chariot qu’il traîne:

    Je vous salue, Marie.

     

    Crucifiement

     

    Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,

    par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,

    par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,

    par le malade que l’on opère et qui geint,

    et par le juste mis au rang des assassins:

    Je vous salue, Marie.

     

    Invention de Notre Seigneur au Temple

     

    Par la mère apprenant que son fils est guéri,

    par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid,

    par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée,

    par le baiser perdu par l’amour redonné,

    et par le mendiant retrouvant sa monnaie:

    Je vous salue, Marie.

    Francis Jammes

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    Brassens n'a pas retenu le troisième couplet (Couronnement d’épines). Par ailleurs, il a utilisé deux fois la même mélodie, d'abord sur le poème d'Aragon, "Il n'y a pas d'amour heureux", puis sur celui de Francis Jammes, "La prière".

    Il s'en est expliqué dans une interview où il raconte qu'au XIXème siècle circulaient des mélodies de base (un peu comme pour le blues en jazz) sur lesquels les chanteurs pouvaient faire coller les paroles qu'ils avaient composées. Ces mélodies passe-partout s'appelaient des "timbres". 

    Les timbres ont été utilisés jusque dans les années 50 en France, notamment par les chansonniers du Grenier de Montmartre (sur Paris Inter) qui écrivaient ou même improvisaient des couplets d'actualité sur des airs standards, dont le public reprenait les refrains. 

    Mais voyant que ce qu'il avait cherché à ressusciter était mal compris, ("Qui c'est ce flemmard qui nous sert deux chansons sur le même air?") Brassens ne renouvela pas l'expérience.

    Présenté par J.A. Image (Google).  

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  • MA MAISON

    J'y suis née , j'y suis bien ,c'est mon bonheur cette maison
    Au loin j'y vois la mer
    Des bateaux y passent
    Les vagues se fâchent, je n'y vois plus les bateaux au loin
    Dans le ciel, de gros nuages gris
    Une tempête à l'horizon
    J'y suis en sécurité
    Je ne m'inquiète pas
    Bien au chaud devant la cheminée
    J'admire les nuages, les vagues
    La nature est divine, comme je suis calme et bien dans cette maison
    Demain ,le soleil reviendra et le calme reviendra
    Il réchauffera mon corps et mon coeur
    @copyright Théma

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  • LIMBUS. de BADAR.............................(D.SCH)

       LIMBUS. de BADAR.. Publié par Dominique Hardy


    Tape Tape Madame,
    .
    Je tombe à genoux
    Tel un soldat de plomb,
    Suis-je devenu son joujou ?.
    Je laisse mon corps à l'abandon,
    Il ne vaut plus un sou.
    .
    Tape Tape Madame,
    .
    Ça ne sert plus à rien,
    Juste assouvir son besoin malsain
    De voir couler mes larmes,
    L'encre de mon sang,
    À jamais mon néant....
    .
    Tape Tape Madame
    .
    Je ne veux plus éclairer mes nuits
    Que regarder le ciel étoilé.
    Vers lui,mon corps fleurit
    D'une douce et amère sensation apaisée...
    Je sens mon Âme meurtrie
    Quitter à jamais mon corps,
    Pour rejoindre ce chemin
    Où il aurait encore
    Une vie pour demain ?
    .
    Tape Tape Madame,
    .
    Je ne sens plus rien,
    Je ne suis plus rien.
    Enfin voilà mon destin,
    Je dis adieu à mon enveloppe
    Pour rejoindre la douce chaloupe ,
    Vers ce lointain voyage,
    A travers les nuages.
    .
    Je t'aimais.....Maman...

      — Publié par Dominique Hardy

     
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  • QUEL EST TON NOM.? de BADAR...

    Toi que l'on dit "tout puissant" sur ta croix adulée, là- haut
    Bien installé Seigneur de l'église bien chauffée.
    D'un pas bien décidé tu fais venir à toi bon nombre de badauds
    Qui en une poignée de minutes se transformeront en bonté..
    .
    .
    Parvis bien usé,femmes chapeautées, hommes endimanchés,
    Tu renvoies tes fidèles brebis décidées et jurant de refaire la vie.
    Leurre de la foi, tu nous lis et nous glorifies de tes nobles et magiques écrits.
    On y chante, on s'embrasse, miracle dominicale, on sourit à ses ennemis
    .
    .
    De l'enfant massacré, tu choisis les fonds baptismaux .
    De la femme lapidée, violée, tu confesses l’adultère.
    Sang, feu, haine... tu restes aveugle à la misère et aux maux.
    Comment dire à cet homme agonisant qu'il n'est pas en enfer ?
    .
    .
    Quelle belle famille ! je suis ton fils, nous sommes tous frères.
    Clairvoyant,inapte tu n'as mis que trois jours à fuir notre terre.
    Comme je te comprends, on est mieux dans les airs.
    De ton passage sur terre, tu n'as laissé que misère.

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